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« La laïcité, c'est pour les autres »

Gil Courtemanche   27 octobre 2007  Québec
Imaginons quelqu'un qui s'est enfermé dans un monastère durant un an pour se ressourcer, faire le point sur sa vie. Un an de silence sans journaux ni télévision. Cette personne dorénavant sereine revient à la civilisation québécoise cette semaine et reprend la lecture des journaux, ouvre son poste de télé à RDI durant la prestation grotesque des gens de Hérouxville. Cette personne ne se pose qu'une seule question: qu'est-ce qui a bien pu se passer durant son absence pour que le Québec soit menacé dorénavant de lapidation, pour que le Parti québécois veuille priver de certains droits cette vieille voisine italienne arrivée en 1940 et qui ne parle pas français, pour que les pages des journaux débordent d'articles alarmistes sur la menace à l'identité québécoise et sur la définition du «nous»? Que s'est-il passé, se demande cette personne, pour que renaissent les débats sur le crucifix et la prière avant les séances de conseil municipal et surtout pour entendre dire sérieusement que le passé catholique du Québec fait partie de ses valeurs identitaires?

Il ne s'est vraiment rien passé de fondamental et de grave, sinon quelques incidents montréalais désagréables et gérés de manière idiote, une fenêtre givrée par-ci, un foulard par-là, un cours prénatal interdit aux hommes, un sandwich au jambon dans la cafétéria d'un hôpital juif. Ce qui s'est passé vraiment, c'est l'irresponsabilité médiatique, le sondage sur le racisme de la pieuvre Quebecor, le Tout le monde en parle de Hérouxville, le populisme éhonté de Mario Dumont et la fâcheuse tendance que possède Jean Charest à refiler à d'autres la difficile tâche de trancher dans le vif quand c'est nécessaire. Comme quoi le battement d'ailes d'un papillon...

***

De ce grand fourre-tout émotif dans lequel le débat sur les accommodements a entraîné toute la société québécoise se dégagent des tendances lourdes chez les Québécois de souche qui se sont exprimés en région. Une de ces tendances a été admirablement résumée par la journaliste Rima Elkouri quand elle a écrit: «La laïcité, c'est pour les autres.» Le voile est offensant et dérangeant, les chansons des hassidim sont bruyantes, les petits kirpans, menaçants. Dans les religions des immigrants, les femmes sont dominées; elles ne sont pas comme chez nous les égales des hommes. Il faut donc interdire tout cela au nom des chartes et des valeurs de la société québécoise. Mais au nom de ces mêmes valeurs, le crucifix et la prière au conseil municipal ne semblent pas trop déranger.

Ce que sous-tend cette attitude paradoxale, c'est que pour beaucoup de Québécois, peuple catholique le moins pratiquant de l'Occident, c'est que «notre» religion est plus douce, plus civilisée, moins offensive que la religion des autres. Leurs religions sont archaïques, dépassées, cruelles, pour ne pas dire barbares. Pour nous, la religion et ses manifestations font partie de notre bagage culturel et de notre héritage historique; pour les autres, leur religion est répressive et constitue une barrière à l'affranchissement et à la modernité. Ce que nous disons, c'est que le christianisme est la meilleure des religions. Nous qui ne pratiquons plus voulons souvent que les autres ne pratiquent pas leur religion tel qu'ils en comprennent la pratique et les obligations.

Il faudrait peut-être rappeler à ceux qui brandissent les droits à l'égalité et à la non-discrimination que les femmes n'ont pas plus de place et de droits dans l'Église catholique que dans l'islam, que ces deux religions tiennent sur l'homosexualité des discours semblables et que le catholicisme, en interdisant aux femmes la contraception, a contribué à la propagation du sida dans les pays pauvres.

***

Ce qui est fascinant et troublant aussi c'est ce retour du catholicisme dans la panoplie des «valeurs» et des caractéristiques de l'identité québécoise. Le crucifix de l'Assemblée nationale fait certes partie de notre passé, mais il n'a pas sa place dans ce lieu laïque. Sa place est dans une église, ou un musée s'il représente une valeur patrimoniale par ses qualités artistiques.

Tout comme nous avons vécu en catholicisme longtemps, les Français ont vécu des siècles en monarchie. Dira-t-on que le système monarchique fait partie des caractéristiques identitaires des Français? Évidemment non. On dira que la monarchie fait partie du passé historique.

Les valeurs qui définissent le Québec d'aujourd'hui ne sont pas celles qui définissaient notre identité quand l'Église et Duplessis régnaient sur le Québec. Tout comme la Révolution de 1789 a donné une nouvelle identité aux Français, la Révolution tranquille a transformé l'identité québécoise.

L'identité dont on se réclame pour imposer la laïcité aux autres, c'est celle de l'égalité de tous et toutes, de l'équité, de l'existence d'une culture française originale et unique, d'une société ouverte et sans discrimination, teintée de progressisme et de tolérance. Voilà en gros comment on peut définir les «valeurs» québécoises. Ces valeurs n'ont rien à voir avec les valeurs historiques du catholicisme.

Le Québec est devenu cette société dans laquelle nous souhaitons intégrer harmonieusement les immigrants en grande partie en se libérant progressivement de ses valeurs catholiques, en rejetant le discours d'obéissance à l'autorité coloniale, de la servitude acceptée, de l'obéissance aux autorités, de l'infériorité de la femme, de la prédominance de la religion sur l'État. Le catholicisme ne fait pas partie de l'ADN identitaire québécois, il fait partie de son curriculum vitae.

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Vos réactions

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  • David Lépine
    Inscrit
    samedi 27 octobre 2007 06h31
    très bien dit
    « Combien de personnes parmi celles qui veulent garder le crucifix dans les endroits publics en ont un chez eux? »

  • Michael Laughrea
    Inscrit
    samedi 27 octobre 2007 07h12
    Comment le crucifix dérange le PQ
    « Si le crucifix dérange le Parti Québécois, c'est probablement surtout que l'inscription sur le crucifix (I.N.R.I.: Jésus le Nazoréen, roi des Juifs) n'est pas écrite en français, mais en latin (1): une atteinte directe au coeur de l'identité québécoise selon Mmes Marois et Beaudoin!

    Si l'inscription avait été par ailleurs en anglais, il est envisageabl que le PQ chercherait à interdire toute conversion au christianisme, de peur que quelqu'un y perde son âme et son identité...

    (1) Bon, je sais, elle était écrite aussi en grec et en Araméen. Les Romains n'étaient quand même pas PQistes au point d'imposer l'unilinguisme... L'essence de leur identité à eux, ce n'était pas le latin...

    PS: une pointe d'humour n'est pas absente de ce commentaire... »

  • Geneviève Lessard
    Abonnée
    samedi 27 octobre 2007 07h13
    Identite
    « Tres eclairant votre texte,je partage votre point de vue sur l,identite. Je souhaite que beaucoup de Quebecois lisent ce texte et partagent votre position. Notre reflexion sur l,identite doit nous preparer pour l,avenir et non nous asseoir sur le passe.
    (je ne peux trouver les acents sur le clavier) »

  • Suzanne Guérin
    Abonné
    samedi 27 octobre 2007 07h36
    la laicité, c'est pour les autres
    « Merci à Gil Courtemenche.Que ces popos sont rafraichisssants en ces moments de fragilité identitiaire et frilosité à l'égards des autres. Je suis d'acccord à 100 % avec votre analyse. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 27 octobre 2007 07h47
    Mauvaise foi de M. "Gil" Courtemanche
    « Vous êtes de mauvaise foi ou dans l'erreur, M. Courtemanche, quand vous écrivez ; «Qu'est-ce qui a bien pu se passer pour que le Québec soit menacé dorénavant de lapidation, pour que le Parti québécois veuille priver de certains droits cette vieille voisine italienne arrivée en 1940 et et qui ne parle pas français,»

    Je vous répond : Avec l'immigration importante prévue qui vient d'un peu partout, il est mieux de prévenir que de guérir en envoyant un signal fort aux immigrés que la lapidaton, l'excision et autres affaires barbares, ne seront pas tolérées au Québec, Hérouxville a bien fait de faire lever le lapin avant qu'il ne devienne trop gros et impossible à contrôler.

    Pour ce qui est de la vieille Italienne qui vit au Québec depuis 1940, aucun droit ne lui sera enlevé puisque les personnes vivant au Québec quand la loi serait passée, en seront exemptées. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    samedi 27 octobre 2007 07h50
    Le père Noël est-il catholique?
    « Bravo M. Courtemanche.
    S'attaquer au crucifix, c'est s'exposer à la lapidation de ses concitoyens.
    Le fameux crucifix. Un poids deux mesures. "Notre" religion historique et la leur, barbare.
    Comme si le mâle suprême ne dominait pas la masse des femelles dans le catholicisme. C'est dit crûment, mais bien réel. Ce n'est pas demain que nous aurons une femme pape. D'ailleurs pourrions-nous trouver une femme ayant ce degré de prétention requis pour devenir pape?

    Plus facile de rire des couettes et des turbans que de rire de nos capuches, nos soutanes et nos bagues. La prière serait requise aux assemblées du conseil et interdite dans les cabanes à sucre. Non, mais, lâchez-moi le crucifix! On se fait mener par la religion ou on la met de côté. La religion c'est personnel, nous voulons une société laïque, ou le gouvernement gouverne avec autre chose que des prières, la charia ou la bible.

    Il est grand temps de sortir le crucifix des parlements. Et cessez de nous sortir le damné sapin qui n'a rien de religieux. Noël qui est historiquement une fête religieuse, n'a plus grand-chose de religieux. Le Père Noël n'a jamais rencontré le pape et il a fait vendre du coke puis ensuite Eaton et maintenant ce sont les bébelles chinoises, alors lâchez-nous le sapin et le père noël lorsque vous parlez de religion. Quoi que, l'économie soit aussi, en soi, une religion.

    Noël devrait être déclaré officiellement fête de la paix. Fête laïque mondiale de la paix, malgré ses origines chrétiennes. La religion économique pourrait probablement imposer ce concept qui serait accepté de tous, car la religion économique unit pratiquement toutes les religions ésotériques.

    Noël, la première fête mondiale laïque! La fête laïque de la paix. Une fête poussée par l'économie... Le seul problème, c'est que l'économie est la religion qui ne promeut pas du tout la paix.


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 27 octobre 2007 08h15
    Et si on parlait de Toronto?
    « Courtemanche, avec sa courte vue du Plateau, n'a que mépris pour les gens d'Hérouxville. Alors si on parlait de Toronto.

    Dans les années 50, les WASP faisaient 90% de la population de Toronto et les Blancs 98%. Dans les années 70, les WASP ont été renversés à Toronto et l'an prochain Statistiques Canada va nous apprendre que les Blancs ont été renversés à Toronto.
    En deux générations à peine, la double majorité ethnique et raciale de la métropole d'un pays du G8 aura été renversée par l'immigration.
    Si c'est que souhaite pour Montréal le gars qui a tripé trop fort sur une grande Tutsi de Kagili, qu'il est donc le courage de le dire plutot que de mépriser les gens d'Hérouxville. »

  • BERTRAND LEGER
    Inscrit
    samedi 27 octobre 2007 08h23
    Pas de «deux poids, deux mesures»
    « Si on enlève TOUS les signes religieux catholiques de la place publique, il va falloir enlever aussi TOUS les signes visibles de l'Islam et des autres religions sur la même place publique: plus de voiles, plus de «boudins», plus de turbans, etc.
    Va-t-on démolir la Place Ville Marie ? Cet édifice cruciforme dérangera sûrement le B'Nai Brith...
    Merci »

  • claire dufour
    Abonnée
    samedi 27 octobre 2007 09h00
    Bravo M.Courtemanche
    « Si nous ne comprenons pas le sens du mot laïcité à la lumière de cet article soit que nous sommes complètement ignares ou tout comme le maire Jean Tremblay de Saguenay, nous ne voulons pas comprendre. »

  • Carole Minguy
    Abonné
    samedi 27 octobre 2007 09h26
    Comme vous avez raison
    « Vous avez admirablement bien résumé ma pensée et vous avez vu exprimer ce qui me chiffonne le plus dans toute cette débâcle. J'ai 55 ans. J'ai connu les mantilles à l'église.On m,a raconté aussi que les femmes avec leur règles devaient s'asseoir à l,arrière puisqu'impures.Je suis pour une école laïque. Mes enfants n'ont pas été baptisés.Et ils m'en remercient aujourd'hui. Ce qui ne les empêchent pas d'avoir un code moral. Et quand je vois le cardinal de Québec tenter de raviver la flamme catholique avec la mouvance actuelle j'ai les plus grandes craintes. Vive une société laïque.Ouverte à tous et unie par la langue. En ce sens j'approuve le projet de loi si controversée. »

  • Claude Paré
    Inscrit
    samedi 27 octobre 2007 09h44
    Inexactitude
    « Bonjour,
    Au sujet de la loi sur la citoyenneté,
    Vous n'accomplissez pas adéquatement votre mandat journalistique en affirmant que la veille italienne qui demeure ici depuis 40 ans sera privée de certains droits selon la loi présentée par le PQ. Le texte de cette loi implique toute personne vivant au Québec au moment de sa promulgation devient citoyen québécois. L'exigence de l'apprentissage du français s'applique aux nouveaux arrivants. Il est de même pour un nouvel arrivant qui veut devenir citoyen du Canada :
    1) Il doit passer un examen de français ou d'anglais et un test de connaissance s'il veut devenir citoyen. «L'examen et votre interaction avec le personnel de Citoyenneté et Immigration Canada nous permettront de savoir si vous pouvez parler français ou anglais suffisamment bien pour communiquer avec les gens.

    Vous devez pouvoir comprendre des affirmations et des questions verbales simples. Vous devez également être en mesure de transmettre des renseignements simples.» Texte du site du gouvernement du Canada.
    2) Seuls les citoyens du Canada ont droit de vote, et donc le droit de se présenter aux élections. «Si vous êtes citoyen canadien et que vous avez au moins 18 ans le jour du scrutin, vous avez le droit de voter aux élections et aux référendums fédéraux. » Site du directeur des élections, Canada.

    Le problème se pose réellement pour les citoyens canadiens des autres provinces désirant s'établir au Québec, rien de plus.
    Ce qui n'empêche pas de critiquer ce projet de loi, bien entendu.

    Voici le texte de loi sur l'identité québécoise :
    « DE LA CITOYENNETÉ QUÉBÉCOISE
    « 49.1. Est instituée une citoyenneté québécoise.
    « 49.2. A qualité de citoyen toute personne qui :
    1° détient la citoyenneté canadienne et est domiciliée au Québec le (indiquer
    ici la date de l'entrée en vigueur de la présente loi) ;
    6
    2° est née au Québec ou est née à l'étranger d'un parent détenant la
    citoyenneté québécoise après le (indiquer ici la date de l'entrée en vigueur de
    la présente loi).
    Le ministre attribue la citoyenneté à toute personne qui, à la fois :
    1° détient la citoyenneté canadienne depuis au moins trois mois ;
    2° est domiciliée au Québec ;
    3° a résidé d'une manière effective sur le territoire du Québec pendant six
    mois, dont les trois mois précédant le dépôt de sa demande ;
    4° a une connaissance appropriée de la langue française ;
    5° a une connaissance appropriée du Québec et des responsabilités et
    avantages conférés par la citoyenneté.
    «49.3. La personne à qui est attribuée la citoyenneté prête, devant le
    ministre de la Justice ou la personne qu'il désigne, le serment suivant :
    «Je, (nom du citoyen), déclare sous serment que je serai loyal envers le
    peuple du Québec, que j'observerai fidèlement les lois du Québec et que je
    remplirai loyalement mes obligations de citoyen dans le respect de la
    Constitution québécoise. ».
    «49.4. Le gouvernement peut, lorsqu'il est convaincu, sur rapport du
    ministre de la Justice, que l'attribution de la citoyenneté est intervenue sous le
    présent titre par fraude ou au moyen d'une fausse déclaration ou de la
    dissimulation intentionnelle de faits essentiels, prendre un décret aux termes
    duquel la personne, à compter de la date qui y est fixée, perd sa citoyenneté.
    «49.5. Le ministre de la Justice délivre une carte de citoyenneté à tout
    citoyen qui en fait la demande.
    Cette carte ne prend effet que si le citoyen s'est conformé aux dispositions
    du présent code et aux règles régissant la prestation du serment de citoyenneté.
    «49.6. Toute personne détenant la citoyenneté québécoise a le droit :
    1° d'éligibilité lors d'élections municipales, scolaires et législatives ;
    2° de participer au financement public des partis politiques ;
    3° d'adresser des pétitions à l'Assemblée nationale pour le redressement
    de griefs. »

  • Mme et M. JMR et IJ
    Abonné
    samedi 27 octobre 2007 10h04
    Laisser le temps au temps...
    « Il me répugne d'utiliser le terme «valeur» (trop chargé de moralisme ou de valeur ajoutée) pour désigner nos points communs d'entendement collectif. Je ne sais pour l'instant, quel mot ou expression langagière qui pourrait avantageusement le remplacer.

    Oui, le catholicisme fait partie du Curriculum Vitae des Québécois de laine, de souches et de racines. Cette partie de notre histoire est maintenant et heureusement derrière nous. Collectivement s'entend, car il y a des souches difficilement «arrachables» parce que trop enracinées au terrain. Nos ancêtres défricheurs le savaient bien, eux qui laissaient pourrir le tronc d'un gros arbre en l'entaillant d'une blessure profonde, en forme de croix, laissant au temps le temps d'agir et de faire son oeuvre (ce qui prenait, soit dit en passant, 5 à 7 ans pour un tronc d'un diamètre de18 pouces).

    Sur un tout autre sujet. En 2003, le gouvernement Libéral de Jean Charest avait soulevé bien des points d'interrogation en octroyant un protocole d'entente entre le gouvernement et la communauté juive en leur donnant la sous-traitance en immigration. Qu'en est-il aujourd'hui, cinq ans plus tard de ce «Protocole d'entente»? Comment a-t-il évolué? »

  • Gilles Laterrière
    Abonné
    samedi 27 octobre 2007 12h00
    À classer dans votre sottisier.
    « Lorsque vous dites que le projet Marois prive une vielle italienne installée au Québec depuis 1940 de certains droits, vous dites une autre sottise.

    Gilles Laterrière »

  • william morris
    Abonné
    samedi 27 octobre 2007 14h50
    Bravo pour cet article !
    « Bonjour,
    Je suis chrétien et croyant, mais modérément pratiquant. Je suis de sang mixte, en partie celte écossais et en partie français. Je ne vois pas la nécessité de s'énerver autour de ces questions.
    Je vois une chose, cependant, et c'est mon petit point de vue: les Québécois de souche craignent de disparaître ou de compter pour peu, ici au Québec, et à mesure que le temps passe. Donc, plusieurs éprouvent le besoin de se rattacher fortement à des symboles de notre passé. Je dis <<notre>>, car je me fais Québécois et j'ai beaucoup lutté, silencieusement et autrement, pour le maintien et l'épanouissement de la langue française ici. Je la crois menacée et je crois que, d'ici peu, Montréal sera majoritairement autre que de langue française. Adieu l'expression <<Montréal, deuxième ville française du monde>>!
    Il faut montrer de la compréhension et de l'empathie à l'égard de ceux qui s'inquiètent. Il faut aussi leur offrir du soutien, et gloser un peu moins.
    Humblement soumis,

    William Morris
    www.lemont.canalblog.com »

  • Claude Poulin
    Inscrit
    samedi 27 octobre 2007 15h02
    Commentaire
    « En fouillant dans les profondeurs de son inconscient Gilles Courtemanche trouverait sans doute que son pari pris à gauche et son laïcisme puise ses racines dans son éducation qui est chrétiennes. Ces traditions qui remontent au XIX ème siècle de l'Occident chrétien. On ne connais pas d'autres religions qui ont donné le rationalisme (la Réforme) le libéralisme (la Révolution française) et le socialisme et l'humanisme social de Proudhon et de Marx ( La Révolution industrielle).Il ne s'agit pas de dire « que le catholicisme est la meilleure des religions », mais de rappeler, que l'on le veuille ou non, que les valeurs de gauche sont en lien (ADN plus que curriculum vitae ) avec cette tradition léguée par l'Eglise québécoise. Le sociologue Jean Pierre Warren ( voir la critique de son essai signée par Louis Cornellier) dit que l'histoire de notre gauche s'est construite sur « un fond de résurgence de vieux réflexes catholiques ».

    Au sujet de la monarchie française, la manière dont la démocratie se pratique laisse souvent apparaître des relents monarchistes bien proches de caractéristiques identitaires. Mais c'est là une autre affaire. Claude Poulin Québec/Sillery »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    samedi 27 octobre 2007 15h15
    Le Québec me tue...
    « ...et pour la première fois de ma vie, je songe à partir.

    Pus capab' d'entendre cette haine de l'Autre qui envahit les écrans et les journaux, jour après jour, après jour depuis plus d'un an !

    Pus capab' d'entendre des gens tellement ignorants qui se croient investis d'une mission salvatrice du Québec aux Québécois !

    Pus capab' du nationalisme ethnique !

    Pus capab' des je-suis-plusse Québécois-que-toi !

    Pus capab' des maires de villages gaulois !

    Pus capab' de retenir cette envie de vomir ! »

  • Jordi Pourcher
    Inscrit
    samedi 27 octobre 2007 15h28
    Son Éminence Monseigneur Gilles Courtemanche.
    « Le moralisme avec lequel Gilles Courtemanche parle de la religion catholique et des gens d'Hérouxville n'a rien à envier au discours d'un évêque. Ce qu'il nous dit c'est qu'il y a d'un coté les bons: les gens ouvert ;et de l'autre les méchants:les gens fermés. Et que si on ne suit pas les bons, on va se retrouver en enfer. À la suite de son sermon, il n'a toujours pas dit en quoi consistait ni l'ouverture, ni l'intégration, sinon qu'en étant comme Lui, et en crachant sur l'héritage pré-révolution tranquille. M. Courtemanche fait partie de cette génération qui traite mes grands parents comme des gens asservis ou des idiots qui n'ont pas vu la lumière.( pas étonnant qu'avec la mentalité Courtemanche, 40% d'entre eux soient laissés dans une totale solitude). En effet, M. Courtemanche incarne le proverbe qui suit: la manière la plus facile de montrer qu'on est une lumière est de dire que les gens qui nous précédaient, étaient dans la GRANDE noirceur. Cette manière de présenter les choses est la preuve même que le catholicisme et son moralisme le plus lourd est bel et bien dans l'ADN québecois et particulièrement chez les clerc de la laïcité.
    Aussi, on ne peut comparer la révolution française avec la révolution tranquille. La première à été faite dans le sang et la guerre civile. La deuxième s'est faite de manière très passive et pieuse. Nous avons seulement suivit les normes édictées (par d'autres) par les courants de pensées dominant, et ce avec autant de zèle qu'auparavant. Aucune armée ne s'est levée contre le changement. Tous, y compris les communautés religieuses, se sont soumis à celui-ci. Demandons maintenant la finalité du progrès dont il est question dans la laïcité de M. Courtemanche et surtout quelle forme cette finalité s'apparente. Il ne serait pas étonnant qu'il nous réponde: un monde ouvert remplis d'amour, de paix et d'égalité ou tout le monde se tiendra main dans la main en chantant des chansons et en déjeunant avec les lions. Exactement comme dans la représentation de l'Eden dans la brochure des témoins de Jéovahs.
    Décidément, Mgr Courtemanche désire vraiment passé à l'histoire et être canonisé comme le saint des causes perdus.

    Jordi Pourcher »

  • Clément Valois
    Inscrit
    samedi 27 octobre 2007 15h33
    La laïcité enfin et pour toujours
    « Je suis parfaitement d'accord avec vous Monsieur Courtemanche. Actuellement dans ce débat sur l'identité québécoise, les partisans du "catholicisme historique" sont devenus les meilleurs alliés stratégiques des groupes fondamentalistes religieux de toutes sortes. On ne pourra jamais arriver à une société neutre et laïque tant qu'un non-croyant ne sera pas traité avec autant de respect qu'un adhérent à une religion. Actuellement le non-croyant n'est pas protégé par aucune charte. C'est lui qui doit subir quotidiennement le délire religieux de toutes ces pratiques qui n'ont pas leur place dans un espace public digne du 21ème siècle. Le non-croyant qui assiste au conseil municipal de Chicoutimi (Ville Saguenay) et qui doit endurer la prière obligatoire du "vertueux" maire Tremblay le catho le plus imbu de lui-même qu'on puisse rencontrer n'est pas du tout dans un contexte de laïcité. Il doit la plupart du temps cacher le fait qu'il est non-croyant car sa réalité n'est jamais prise en compte, il est même considéré comme un être méprisable aux yeux du citoyen moyen. Que dire de ces employés qui vont travailler avec une étiquette au front du genre "je suis musulmane"(un voile omniprésent), je suis baptiste(macaron Jésus t'aime). Imaginez quel message ou plutôt quelle propagande ça envoie à la clientèle ou aux autres collègues de travail. Comment avoir confiance en cet employé si le client d'un service de santé réclame de l'assistance médicale spécifique (exemple: médicaments pour MTS, aide psychosociale pour acceptation d'orientation sexuelle,etc.). L'employé ultra-religieux est protégé dans ses droits mais le client usager est presque obligé de "quémander" dans la gêne et le malaise... un service auquel il a pourtant droit.
    C'est le monde à l'envers, le non-croyant doit se taire. Son inconfort face à ce manque de respect,il doit le vivre dans son espace privé et personnel...
    Oui je sais, un jour la laïcité existera vraiment au Québec, peut-être en l'an 3000? »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 27 octobre 2007 16h00
    Une petite excuse M. Courtemanche ?
    « M. Courtemanche,

    Nous sommes au moins 3 à avoir relevé votre grave erreur, pour faire peur aux vieilles immigrées ? : «pour que le Parti québécois veuille priver de certains droits cette vieille voisine italienne arrivée en 1940».

    Ça va prendre une petite excuse de votre part pour mettre de l'essence injustement sur le feu des frileux, un peu peureux. »

  • hekpazo jacqueline
    Inscrite
    samedi 27 octobre 2007 16h06
    Les fondements religieux de la démocratie
    « Les grandes religions,celles de millions de personnes de par le monde:bouddhisme,animisme,hindouisme,islam,judaisme ou christianisme notamment,reposent sur des valeurs que nous pouvons qualifier d'universelles.Ces valeurs ont pour éléments de base,essentiellement,l'amour de son prochain,la recherche du bien pour tous et le combat contre le mal.Chaque époque historique,quelle que soit la société considérée, a trouvé les moyens d'appliquer et de traduire ces valeurs,les adapter selon le contexte et les connaissances du moment.
    De fait,les fondements religieux de base sont toujours présents et influents, mais ils prennent des teintes différentes au fur et à mesure du développement historique des sociétés.À l'époque actuelle,ils prennent la coloration de la démocratie et des droits de la personne.
    Les valeurs sociales québécoises actuelles ont encore beaucoup à voir avec les valeurs historiques du catholicisme.La doctrine sociale de l'Église est toujours opérante et imprime sa marque implicitement ou non selon les événements.Certes,les écoles sont "déconfessionnalisées" depuis peu,mais elles ne sont pas encore officiellement déclarées laiques et le débat sur l'enseignement religieux ou moral à l'école fait encore des vagues;le crucifix "siège" toujours à l'Assemblée nationale et le Québec,quoiqu'il n'ait pas accepté d'adhérer à la Constitution canadienne s'y trouve malgré tout soumis à ses principes fondamentaux qui déclarent "la suprématie de Dieu et la primauté du droit"!
    À l'heure des "accommodements raisonnables",essayons de miser sur les éléments qui sont des forces d'ouverture et de progrès pour la société plutôt qu'accentuer les éléments qui sont des forces conservatrices et de repli identitaire.
    S'affranchir du passé religieux tout autant que du passé historique(nous sommes encore dans un système de monarchie constitutionnelle de droit...divin!):nous avons encore de grands défis devant nous!

    Jacqueline Hekpazo »

  • Pierre-Marc Drouin
    Inscrit
    samedi 27 octobre 2007 16h46
    Nous allons partir
    « "Bouchard-Taylor", ce cirque médiatique bas de gamme, nous aura à tout le moins démontré deux choses:

    1- Le peuple ne pourrait jamais s'auto-gérer dans son élite!

    2- Le peuple ne VEUT PAS de son élite.

    Être universitaire a autant la cotte qu'être concierge (et peut-être moins!). On ne respecte plus les spécialistes en aucun domaine (sauf peut-être Jaques Demers au hockey...pardonnez-moi cet élan de cynisme) et à écouter les gens qui s'expriment depuis le début des travaux de la comissions, celui qui étudie une problématique précise et qui en fait une étude détaillée et approfondie n'est qu'un "pousseux d'crayon". Comme si l'opinion du type de 87 ans qui n'a jamais vu un seul immigrant de sa vie dans son village de Beauce aurait davantage de poids que celle d'un "pousseux d'crayon" qui a passé les cinq dernières années de sa vie à rédiger une thèse de docatorat sur la question...

    Il est en effet terrifiant de voir à quel point les opinions d'André Drouin et de Stéphane Gendron importent davantage que celles des spécialistes sur la question. ce ne sont que ces imbéciles que nous voyons sur toutes les tribunes. J'ouvre la télé, le journal, la radio, et on me parle d'Hérouxville!

    C'est abérant.

    Il y a un message clair que la sociéré québécoise nous envoie. En fait, on nous dit que si nous avons un diplôme universitaire, nous sommes indésirables. Et plus nous étudions et plus nous sommes cons. Donc, en tant qu'étudiant à la maîtrise, je peux me considérer comme peu apprécié par mes compatriotes...

    Le peuple québécois ne suit plus ses intellectuels. Désormais, prononcer le nom de Jaques Parizeau ou celui de Jean-Marie Le Pen, c'est du pareil au même! Seulement, les Québécois ne se rendent aps compte du tort qu'ils se font en condamnant leur élite sur la place public. Car peu à peu, les gens qui la composent se retirent de l'espace public, prennent leur retraite, quittent les trinunes populaires (qu'on laisse maintenant aux Stéphanes Gendron de ce monde). Et regardez où ça nous mène: à une commission gouvernementale aux allures d'un grand "freak-show" n'allant nul part.

    Laissez-donc la parole au petit monde, si vous le désirez. Nous allons tout simplement partir. »

  • Benoît Lavoie
    Abonné
    samedi 27 octobre 2007 23h13
    Connaissance et ignorance
    « Je n'arrive pas à comprendre pourquoi, sur la question du phénomène religieux, tant de gens qui parlent à la télévision ou à la radio ou qui écrivent dans les journeaux (y compris les journalistes)se sentent investis d'une compétence particulière, un peu comme éclairé par un Esprit-Saint. Il faut que ce soit du dogmatisme. Il y a 8 ans, j'étais peut-être dans la situation de M. Courtemanche et j'avais tendance à suivre le courant. Mais en entendant sans cesse des prises de position contradictoires sur le phénomène religieux, j'ai décidé d'entreprendre des études et de faire des recherches. Cela fait huit ans et je continue. La question n'est pas simple. Mais je me sens un peu moins ignorant et un peu plus habilité à discuter de cette question. Mais il va maintenant de soi, pour moi, que plusieurs devraient se taire. »

  • Daniel Dionne
    Inscrit
    dimanche 28 octobre 2007 02h38
    L'identité dont on se réclame pour inposer la l'aiciter aux autre.
    « Bont les tipite sai ma volonté o k.
    comprainer l'é sinon vous aller avoir mon pier ho 0.
    pour les tète dure,un bale antre les deux 0 0. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    dimanche 28 octobre 2007 17h06
    L'haïs citée
    « L'haïs citée!
    «Haïs», néologisme de mon cru, signifiant: haine.

    Passion, passion.
    Quoi de plus passionnant que de mêler identité et religion?
    Deux sujets qui chatouillent, à s'en tordre, une bonne partie des pures laines.

    La laïcité c'est pour les autres, ou en d'autres mots: Touche pas à mon crucifix!
    S'attaquer au crucifix, c'est s'exposer à la lapidation.
    Des pierres, M. Courtemanche en a reçu plusieurs. On se demande, d'ailleurs, pourquoi?

    Mon dieu, mais qu'a donc dit de si grave Mgr Courtemanche?
    Les Monseigneurs en général, en disent des biens pires et personne ne leur remet sur le nez!

    Si on résume: M. Courtemanche dit qu'on veut que la religion des immigrants ne soit pas apparente ni dérangeante pour notre vie en société, mais que l'on veut aussi que "notre" religion soit toujours bien présente. Donc, nous voulons que les autres agissent en laïc, mais que nous, nous puissions garder notre beau crucifix dans nos parlements et chambres du conseil.

    Il semble que décrocher les crucifix, c'est se couper les racines et se suicider... comme si les Français s'étaient suicidés en larguant la monarchie!
    On capote un peu, peut-être?

    En plus, il y a l'histoire de la vieille italienne. Une petite phrase accessoire, juste pour nous mettre dans l'ambiance de quelqu'un qui sort d'un monastère après une année, coupé du monde. Ce titre
    "Le Parti québécois veut priver de certains droits une vieille Italienne arrivée en 1940 et qui ne parle pas français!"
    Un titre tout à fait plausible! Ne vous êtes donc pas aperçu que nous sommes à l'époque des médias poubelle et que le titre alarmiste est bien plus de rigueur que le titre reflétant la réalité. Voyons, regardez tous ces titres concernant les accommodements "enfirouapables". C'est de la radio poubelle à grande échelle!
    Ça pogne! C'est bon pour les cotes d'écoute, pour les ventes de journaux. Ça fait même élire Mario Dumont!.

    Il faut décrocher de la niaiserie et ne pas sauter sur tous les mots qui nous bousculent. À s'attarder aux mots, on en oublie les intentions, on perd l'essentiel, on cultive la niaiserie.

    Lâchons l'Italienne et revenons-en au sujet: on se laisse mener par la religion, ou on la met à sa place?
    Par religion, j'entends la "nôtre" qui nous menait jadis et la leur qui les mène encore aujourd'hui.

    Une suggestion de slogan pour l'immigration:
    « Immigrez au Québec, un pays laïc où l'on peut pratiquer ou ne pas pratiquer sa religion en toute liberté! »


    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    dimanche 28 octobre 2007 17h17
    Du vrai Gilberte Côté-Mercier
    « Tout d'abord, permettez-moi un premier commentaire à l'effet que vous jouez de la férule tout comme le Pontife joue du goupillon ou que les préfets de discipline jouaient jadis de la verge, au siècle dernier. Vous semblez vous efforcer d'impressionner votre jungle en frappant sur tout ce qui bouge. En quoi vos divergences d'opinion avec les gens d'Hérouxville, avec Mario Dumont, avec les citoyens qui ne pensent pas comme vous, justifient-elles cette volée de bois vert et ce paquet de claques sur la gueule que vous distribuez allégrement à tous ceux et à toutes celles qui ne possèdent pas vos encyclopédiques connaissances doctorales, en sociologie, en histoire des religions, en théologie, en anthropologie dont semblent déborder les encriers de vos édits et diktats de ce jour?

    Au lieu de vous adonner à de telles canonnades de diatribes, de railleries et de libelles, pourquoi ne vous êtes-vous consacré à atermoyer sur la laïcité que vous titrez à tort, dans le seul but de donner libre cours à vos incontinents déversements d'insultes et de mépris?

    Instruisez donc cette pauvre plèbe à laquelle vous jetez vos critiques tous azimuts, en pâturage. De quelle LAÏCITE jasez-jasez-vous ? Est-ce que cette laïcité dont vous parlez-parlez est définie très clairement, dans un texte officiel? Ne joignez-vous pas plutôt les rangs des scribes qui font la promotion du laïcisme intégriste que prônent d'enragés athées qui se prennent pour Allah?

    À partir de vos connaissances historiques de la Révolution de 1789 qui a donné une nouvelle identité aux Français et de la Révolution tranquille qui aurait transformé les Québécois (ayoye), pourriez-vous nous instruire au sujet des effets de la Révolution de 1917 sur l'identité nouvelle des Russes ?

    L'admiration inconditionnelle que vous semblez porter à votre consoeur et journaliste Rima Elkouri ne justifierait-elle pas que vous tourniez certains coins ronds, au seul chapitre des récents accommodements dont certains clans du communautarisme juif et musulman ont profité dans la poussée, au Québec, de leur «causa nostra»? Tant qu'à y être, instruisez donc la populace lectrice de vos épîtres aux plébéiens, au sujet des visées et des retombées, bénéfiques pour les Québécois, des écoles coraniques du genre de celle que pilotait l'imam Jaziri ou de celles des tribunaux islamiques issus d'un intégrisme religionnaire exclusif du genre que pilote Al Qaida et son pope Ben Laden?

    Quand le PROJET DE SOCIÉTÉ LAÏQUE QUÉBÉCOIS a-t-il été rédigé ? Par qui l'a-t-il été ? Quand a-t-il été soumis à l'étude et à la consultation citoyenne? Veuillez donc vous en instruire et nous en faire jouir, si la chose vous sied ...

    En bref, Monsieur le journaliste, au lieu de nous servir un ramassis de manchettes et de miettes, tenez-vous en donc rigoureusement au menu : LA LAÏCITÉ QUÉBÉCOISE. J'ai hâte de lire vos doctorales considérations sur le sujet.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

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