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Bernard Descôteaux   27 octobre 2007  Québec
Dure semaine pour la chef du Parti québécois, Pauline Marois, que celle qui se termine. Son projet de loi sur l'identité québécoise est attaqué de toute part. En persistant à le défendre envers et contre tous, elle risque de nuire à la cause de l'intégration des immigrants qu'elle prétend appuyer.
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  • Jean Lapointe - Abonné
    27 octobre 2007 09 h 05
    Dure semaine pour madame Marois?
    Il ne semble pas que la semaine ait été aussi dure que vous le pensez pour madame Marois.

    Je pense plutôt qu'elle sait très bien ce qu'elle fait et qu'elle est capable d'en prendre, même les pires insultes. Elle l'a déjà démontré.

    Je ne comprends pas très bien pourquoi vous vous apitoyez sur son sort à ce point.

    Serait-ce que c'est parce qu'elle est une femme?
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    27 octobre 2007 09 h 22
    Chapeau pour l'édito !
    Cet éditorial est parfait. Chapeau !
    Sylvio Le Blanc
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  • Roland Berger - Abonné
    27 octobre 2007 10 h 05
    Une constitution non-discriminatoire
    L'idée d'une constitution québécoise qui ne serait en rien discriminatoire pour qui que ce soit est un mythe, un mythe qui répond par ailleurs fort bien du respect des autres que les Québécois ont inscrit dans leur culture depuis de la Révolution tranquille. Une constitution sera nécessaire discriminatoire pour des immigrants qui entendraient vivre au Québec comme s'ils n'avaient pas quitter leur pays d'origine. Que des individus qui ne maîtriseraient pas suffisamment le français soient exclus de la vie politique peut paraître terriblement discriminatoire. Mais ne seront discriminés que ceux et celles qui, à l'instar des Anglo-Québécois qui se font un point d'honneur de ne pas apprendre le français, refuseront de s'amender, c'est-à-dire d'apprendre le français dans un des nombreux lieux d'apprentissage que le gouvernement met et mettra à leur disposition.
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • Gilles Laterrière - Abonné
    27 octobre 2007 11 h 07
    Le projet Marois
    Il semble que l'opposition au projet sur la citoyenneté du PQ repose sur l'idée qu'il créerait deux catégories de citoyens au Québec. Peu importe les arguments employés, il apparaît plutôt étrange de dire qu'une personne qui désire occuper un poste électif au Québec a le droit de ne pas s'adresser à la population dans la langue officielle du Québec dans l'exercice de ses fonctions.

    En pratique, bien sur, les opposants au projet de Marois comptent sur la sagacité des Québécois pour élire le moins possible de telles personnes car autrement le Québec serait vraiment l'Absurdistan. Mais les Québécois sont habitués à ce qu'on entretienne cette idée que la nation québécoise est sous-entendue. Rendre la nation officielle et légale apparaît par conséquent suspect à priori.

    Qu'avons nous à faire de ces opinions portées par des gens qui pensent que la nation québécoise n'existe pas comme la journaliste Lysianne Gagnon ou de ces gens qui se contentent d'une reconnaissance symbolique sans consistance de la nation québécoise ?

    Vue de l'extérieur du Canada, l'exigence de l'apprentissage de la langue nationale n'apparaît sûrement pas exagéré mais plutôt comme allant de soi.. D'ailleurs même ici, est ce vraiment une exigence tellement particulière qu'elle peut constituer une mesure discriminatoire ? Il s'agit d'une exigence qui s'applique à des personnes qui postulent un emploi électif, non de citoyens qui font leurs emplettes dans un dépanneur. Quand un politicien comme le ministre Pelletier plaide que cette mesure créerait dans une même famille des personnes qui auraient des droits différents, il commet une faute grave. Il confond les devoirs des personnes qui aspirent à une parcelle du pouvoir public avec les droits et devoirs des citoyens ordinaires. Ce n'est pas la famille qui se présente à l'élection mais une personne. Le problème que vous soulevez prend son origine dans le fait que le Canada refuse de reconnaître formellement la nation québécoise à contrario de la facilité avec laquelle le pays a reconnu les premières nations qui, elles, peuvent poser, semble t il, une exigence similaire sans encourir les foudres de la Charte des droits.

    Ceux qui persistent à dénigrer le projet tout en reconnaissant l'existence de la nation québécoise ont le devoir de dire alors comment concilier le besoin de la vaste majorité de la population à ce que la place publique demeure française au Québec ? Le gouvernement actuel choisit de railler le projet Marois mais il sabre du même coup les budgets des programmes d'intégration des immigrants. La pression de l'immigration s'accentuera dans l'avenir puisque le Canada et le Québec entendent augmenter l'apport de l'immigration. Des réponses à cette question sont donc attendues dans les plus brefs délais.

    La langue française est difficile à maîtriser pour certains mais le projet Marois entend en faciliter l'apprentissage. Voilà une indication qui devrait à tout le moins modéré l,ardeur de certains à présenter les souverainistes comme des racistes.

    Le problème tient aussi au partage des responsabilités de la politique d'immigration entre les deux ordres de gouvernement. Québec choisit seulement partiellement les candidats à l'immigration. A t on suffisamment informé tous les candidats des deux ordres de gouvernement que le Québec est francophone et entend le demeurer ? A t on sélectionné les bons candidats à l'immigration au Québec ?

    Quant à ces personnes qui ne souhaitent pas apprendre le français même si elles désirent s'installer ici, on ne peut pas voir ce qu'ils pourraient apporter de positif à la société québécoise en occupant un tel poste électif. L'abc de la politique ne repose t il pas sur la communication avec l'ensemble de la population ? C'est aussi vrai pour un poste électif d'une commission scolaire, d'une municipalité ou de l'assemblée nationale. Si la pratique impose la connaissance de la langue française pour exercer la fonction de Premier Ministre du Canada, qu'y a t il de si extraordinaire de vouloir que les représentants élus dans ces instances parlent un français acceptable ? Pour ma part, je ne verrais aucun problème à ce qu,un candidat à l'élection fédérale soit tenu d'être en mesure de s'adresser minimalement dans les deux langues officielles du pays pour une plus grande efficacité du système politique canadien.

    Gilles Laterrière
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  • roger montreal - Abonné
    27 octobre 2007 11 h 21
    Quand cesserons-nous?
    Si vous croyez avoir raison, je veux bien vous suivre dans vos recommandations a Mme. MAROI.
    Mais le français est la langue officiel du QUÉBEC/ proclamé par ROBERT BOURASSA/
    Le CANADA va devoir, pour ètre juste enlever dans sa constitution ,/de parler l une des deux langues officiels du CANADA/pour avoir sa citoyenneté, comme les ÉTATS UNIS ,la FRANCE ET BIEN AUTRES PAYS.
    NOUS sommes des racistes, mais pas les autres pays, quand allons se tenir debout et ètre comme les autres et se faire respectés sans penser que nous sommes des traites.
    Comme CHAREST est contre, comme toujours ,tout se qui viens du QUÉBEC , pour CHAREST c est pas bon, seul le fédéral est parfait.
    DUMONT nous le connaissons maintenant, IL dit quelque chose et sont contraire dans la même phrase. DUMONT voulait une constitution et un identité QUÉBÉCOISE, pendant l élection maintenant il ne sait pas ,oui non ,pour essayer de brouiller les choses pour quelques votes ,chez les nouveaux arrivant .MARIO qui pendant l élection / pour quelque votes DANS LES RÉGIONS/ était près a enlever tous les droits aux immigrants.
    ROGER MONTREAL
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  • André Loiseau - Abonné
    27 octobre 2007 16 h 51
    Bel éditorial
    Félicitations à M.Descôteaux.
    Chapeau, vraiment! Et pas seulement sur le O de son nom.
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