dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Si l'on pouvait refaire l'histoire

André Goyette - Montréal  27 octobre 2007  Québec
Le Québec réel? L'abandon par la France et la Conquête qui s'ensuivit fut un dur coup pour le peuple fondateur du Canada. La vie à deux avec les Anglais se fit ensuite sur une base inégale, les vainqueurs ayant tous les droits (ou se les donnant).

Il y eut bien sûr 1837 et quelques autres sursauts, mais le peuple canadien-français (québécois) fut toujours remis à sa place par les dominants et par ceux des siens au service des dominants.

Ceci est vrai de la Conquête jusqu'au rapatriement de la Constitution et aux deux référendums. Le peuple s'en est toujours trouvé timoré, avec quelques velléités de résistance et de renaissance, mais vite étouffées. Il y a bien eu au cours de ces 230 ans d'occupation des succès financiers de certains individus qui ont inspiré le peuple, mais sans plus. Le conquérant anglais a pris les moyens pour neutraliser l'ancien occupant des lieux: par les lois d'abord, en utilisant ensuite l'immigration pour contrer «la revanche des berceaux», et surtout en contrôlant les finances et la politique. Ce qui fait du Québec d'aujourd'hui un peuple encore et toujours timoré, frileux, qui a peur de s'affirmer et est prêt à voter pour ceux qui lui permettront d'éviter de s'assumer.

Le Québec imaginaire (ou rêvé)

Imaginons qu'en 1995 on ait pu bloquer les manigances du ROC et de ses mercenaires québécois et qu'on n'ait pas réussi à nous voler le référendum. Que, à la suite d'une victoire du OUI, le Québec soit devenu une république indépendante ou en passe de le devenir.

Tous ces chantiers politiques, économiques et sociaux auraient créé une dynamique et un essor enthousiasmant pour le Québec.

Plus de lutte stérile avec Ottawa: on s'entendrait, on partagerait et on ne se ferait plus suer l'un l'autre. Le Québec serait français, et bilingue bien sûr. Et le Canada serait anglais, sans qu'on l'ennuie. Ce qui ne nous empêcherait pas de vivre côte à côte.

Notre peuple serait maintenant libre et pourrait parler en son nom à l'ONU, et aux autres pays, et en français. Et s'occuper de ses accommodements sans se les faire imposer sous prétexte de multiculturalisme.

Nos essais de social-démocratie se poursuivraient, s'affineraient et nous nous approcherions des systèmes économiques comme ceux de l'Europe du Nord: Norvège, Suède. Nos élus et nos dirigeants ne seraient pas à la solde de l'establishment anglais, mais bien de chez nous et travailleraient avec et pour nous. Notre sort serait entre nos mains, pas entre celles du voisin. L'avenir est avenant et... imaginaire!
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Chroniques
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012