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Marie-Andrée Chouinard   26 octobre 2007  Québec
La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, souhaite-t-elle hacher menu la réforme de l'éducation? La question plane désormais au-dessus d'un million d'élèves et de 80 000 enseignants après un passage explosif de la ministre à l'émission Les Francs-Tireurs, qui a laissé croire à un désaveu de la réforme. Les morceaux, déjà épars, seront difficiles à recoller.
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  • Roland Berger
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    vendredi 26 octobre 2007 10h20
    Le fond des choses
    Les prédécesseurs de Mme Courchesne ont généralement négligé de tenir à l'oeil les fonctionnaires qui, du haut du Complexe G à Québec, décident du pourquoi et du comment du renouveau pégagoque, en clair, de la réforme de l'acte d'enseigner. S'ils avaient plus attentifs et plus critiques, la troisième tentative de réforme pédagogique du ministère de l'Éducation aurait certes rencontré des difficultés, notamment celle de l'opposition systématique de l'Alliance des professeurs de Montréal, mais elle aurait passé et, aujourd'hui, Mme Courchesne n'en serait pas à étaler ses états d'âme à la télévision.

    Mais les fonctionnaires ne sont pas les seuls responsables du chaos qu'a créé l'application de leurs idées dans les vraies écoles. Mme Courchesne fait partie d'un gouvernement dirigé par un premier ministre profondément conservateur («dans le temps, on l'avait l'affaire !) qui n'a jamais caché son intention d'en découdre avec la Révolution tranquille. Or, ce qu'on appelle gentiment le renouveau pédagogique, est une des conséquences de cette révolution lancée et soutenue par le Parti libéral, alors sous la gouverne de l'Équipe du tonnerre. Comme le dirait Monsieur Infoman, ça, la ministre Courchesne ne le dira jamais, en supposant bien sûr qu'elle le comprenne.

    On peut en douter puisqu'elle s'est empressée d'imposer à toutes les écoles du Québec la production d'un bulletin chiffré, initiative à l'opposé de la réforme pédagogique. Mais elle le comprendrait qu'elle n'en ferait sans doute pas autrement. Loyauté oblige.

    Finalement, ce qu'il faudrait sans doute se demander, c'est pourquoi le gouvernement libéral conservateur du Québec investirait tant d'argent et d'énergie pour améliorer l'enseignement dans des écoles qui ne sont en fait fréquentées que par les enfants des parents qui ne peuvent se payer des écoles privées. Pour les Charest et Jérôme-Forget, Il y a des limites à gaspiller l'argent du peuple !
    Roland Berger
    London, Ontario

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