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Charest et Dumont disent non à Marois

Robert Dutrisac   24 octobre 2007  Québec
Québec — Tant le premier ministre Jean Charest que le chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, ont rejeté la main tendue de Pauline Marois, qui souhaitait que son projet de loi 195 sur l'identité québécoise soit appelé et étudié en commission parlementaire.

Lors de la période des questions à l'Assemblée nationale, Jean Charest a qualifié de «brouillon» le projet de loi sur l'identité québécoise présenté jeudi dernier par Mme Marois et accompagné d'un projet de loi sur une constitution québécoise. Le premier ministre a accueilli la proposition de la chef péquiste par une volée de bois vert. «Dans l'abc de la politique, avant de déposer un projet de loi, il faut vérifier sa constitutionnalité, il faut vérifier s'il respecte la règle de droit», a lancé M. Charest, qui a repris à son compte les épithètes de «bolchevique» et de «soviétique» que des chroniqueurs ont collées au projet de loi péquiste.

En remettant en question la constitutionnalité de cette pièce législative, le premier ministre a fait sienne l'opinion de plusieurs juristes qui doutent fortement que le projet de loi 195 puisse être jugé conforme à la Charte canadienne des droits et libertés par la Cour suprême. Il violerait directement l'article 3 de la Charte, qui garantit à tout citoyen canadien le droit de se présenter aux élections fédérales et provinciales, considéré comme un droit démocratique fondamental.

Le projet de loi 195 instaure une citoyenneté québécoise qui serait accordée aux nouveaux arrivants, détenant la citoyenneté canadienne et domiciliés au Québec, seulement s'ils possèdent une «connaissance appropriée» du français. Les nouveaux arrivants qui échoueraient à un test linguistique sommaire n'aurait pas le droit d'éligibilité aux élections scolaires, municipales et législatives, ni celui de financer les partis politiques ou de présenter des pétitions à l'Assemblée nationale.

Pauline Marois a défendu son projet de loi en le qualifiant de «solide et sérieux». Elle s'est engagée à demander un avis à la Commission des droits et libertés de la personne à son sujet. La chef péquiste a aussi rappelé que le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, Benoît Pelletier, avait jugé valables certains éléments du projet de loi, dont l'idée de doter le Québec d'une constitution écrite.

Au cours d'un point de presse, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a reconnu qu'il y avait «derrière ça des préoccupations que tous les Québécois partagent». Mais, selon lui, le projet de loi, «qui est appuyé sur quelques bonnes intentions», n'est «pas fini», il n'est «pas bien ficelé». Il a été conçu dans «l'agitation», alors que Mme Marois a été «bousculée» par la préparation d'un événement partisan, la Conférence des présidents et présidentes du PQ, samedi dernier. «C'est un faux pas de Mme Marois qui, comme chef, a oublié qu'on a beau avoir un événement partisan, on ne peut pas utiliser l'Assemblée nationale comme forum pour lancer un ballon d'essai.»

Dans son programme électoral de la dernière campagne, l'ADQ propose, comme par le passé, l'adoption d'une constitution du Québec et la création d'une citoyenneté québécoise. Dans cet environnement de gouvernement minoritaire, le projet de loi péquiste aurait été étudié en commission parlementaire si les députés adéquistes avaient donné leur aval.

En déposant son projet sur l'identité québécoise, Pauline Marois s'attendait à soulever la controverse, a-t-elle reconnu hier, controverse qu'elle compare à celle qui a entouré la loi 101 en 1977. «Vous demanderez à mes collègues de la députation; je leur ai dit: "Je crois que ça va venter un peu"», a dit Mme Marois. Le dépôt de ce projet de loi, «ce que ça nous permet de faire, c'est de bien camper nos orientations et qu'il n'y ait pas d'ambiguïté à cet égard», estime la chef péquiste.

Selon Jean-François Lisée, qui fut appelé à conseiller Mme Marois dans l'élaboration de ce projet de loi, la chef péquiste «s'est vraiment mise au centre du débat. On ne parle que de ça. Elle a mis quelque chose d'audacieux sur la table et elle tient la barre». Pour l'ancien conseiller de Jacques Parizeau et de Lucien Bouchard, «il est essentiel de lancer des pavés dans la mare parce que, si on en lance suffisamment, on pourrait finir par traverser à sec.»

Dans sa lettre ouverte que Le Devoir publiait hier, Jean-François Lisée cite l'exemple de la Finlande, où les 27 000 habitants de l'archipel d'Arland, qui parlent suédois, jouissent d'une citoyenneté interne, ainsi que celui de la nation Nisga'a qui, à la suite d'un accord signé avec le gouvernement fédéral, jouit d'une citoyenneté interne à laquelle un droit de vote est associé. À son avis, l'opinion des différents constitutionnalistes n'est qu'une «prédiction». La Cour suprême, qui n'a pas invalidé totalement la loi 101 comme elle aurait pu le faire, pourrait se montrer «modérée» avec le projet de loi 195, a-t-il lui-même prédit. Qui plus est, le Québec n'a jamais signé la Constitution de 1982, a rappelé M. Lisée, qui s'étonne qu'on puisse «sacraliser une constitution qui nous a été imposée». L'ancien conseiller aurait même souhaité que Pauline Marois lie la citoyenneté québécoise au droit de vote dans son projet de loi. «D'ailleurs, on a la même intensité de débat aujourd'hui avec l'éligibilité que s'il y avait le droit de vote dedans», a fait observer Jean-François Lisée.






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mercredi 24 octobre 2007 01h18
    Réaction normale du "premier" Charest mais pas de M. Dumont
    « Que le très provincial "premier" Charest rue dans les brancards en insultant les péquistes au passage au sujet de ce projet de loi est plus que naturel vu qu'il est naturellement insultant et "full fédéraliste" mais que M. Dumont qui a dans son programme de l'ADQ, l'adoption d'une constitution et la nationalité québécoises s'est contenté de critiquer ce projet de Mme Marois sans expliquer pourquoi il est contre. Il devrait nous présenter le sien pour montrer la différence sans quoi nous pourrons douter du sérieux de ses intentions réelles à ce sujet. »

  • Robert De Blois
    Abonné
    mercredi 24 octobre 2007 05h27
    Un certain manque de jugement
    « Pauline Marois semble de plus en plus manquer de jugement et de flair politique. A partir de sa gaffe avec son shack de Charlevoix, les démissions de Boiclair et de Lemieux, et maintenant son projet de loi sur la citoyenneté québécoise, je me demande à quel enseigne projette de loger cette femme généreuse et intéressante. Si elle projette de renflouer le PQ avec une quasi abandon de la souveraineté d'une part et le renforcement de son obession ethnique d'autre part, je crois qu'elle commence à patauger dans l'incohérence. Malheureusement ce parti est malade, et ce n'est pas des remèdes aussi invraisemblables qui vont le guérir de ses maux. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    mercredi 24 octobre 2007 05h38
    La main tendue...
    « Cher monsieur Dutrisac,
    Il me semble que vous déformez ici le sens de l'expression - la main tendue - en suggérant que MM Charest et Dumont aurait "rejeté la main tendue de Pauline Marois". Est-ce volontairement? Je me le demande! Habituellement, "la main tendue" est un geste d'aide ou de secours à l'endroit d'une personne en difficulté. Or, je ne vois pas dans ce débat, sur un projet que tout le monde suggère à Mme Marois d'abandonner, ce que cette expression peut bien signifier. Ce serait plutôt à Mme Marois de ne pas rejeter les mains tendues que lui proposent les analystes sérieux, et même son ancien chef, et de retirer ce projet mal avisé, sous prétexte de "l'améliorer". L'amélioration principale étant de le classer au rayon des antiquités.

    Georges Paquet »

  • Guy Lemieux
    Inscrit
    mercredi 24 octobre 2007 06h41
    Projet de la route 195
    « Cré Mam- Marois .Quelle est cette nouvelle route ? Faite donc un nouveau projet de réparation des autres bavures que votre parti a causé aux Quebequois . Au lieu de renouveler la contreverse . Cest assez de réaction pour Mame Marois »

  • Mohamed Lotfi
    Inscrit
    mercredi 24 octobre 2007 07h40
    L'identité au coeur d'un projet politique.. Dangereux..!
    « Mettre l'identité au coeur d'un projet politique c'est jouer avec le feu. Je rappelle courtoisement à ceux et celles qui se sont penchés sur le sort du Québec pour pondre ce projet de loi sur la citoyenneté de consulter l'histoire.

    Pour un mieux vivre ensemble, le concept de citoyenneté s'est élargi au cours de l'histoire en incluant des réalités politiques, sociales, économiques et écologiques. Dans le contexte québécois, un projet de citoyenneté devrait tenir compte de ces facteurs dans un esprit rassembleur. La reconquête du pouvoir est légitime, mais instrumentaliser des préoccupations identitaires pour y arriver c'est grandement dangereux.

    En mettant l'accent sur l'apprentissage du français du nouvel arrivant, le projet de loi du PQ réduit une question de citoyenneté à une affaire d'identité.

    Oui, le français est au coeur de l'identité québécoise, mais comme dirait Amine Maalouf, ''l'identité n'est pas donnée une fois pour toutes, elle se construit et se transforme tout au long de l'existence.''. Cela va sans dire aussi bien sur le plan personnel que collectif. Le français d'aujourd'hui n'est pas celui d'hier. Il a pris des couleurs nouvelles, des accents plus variés et des tournures qui reflètent un imaginaire collectif plus riche. La langue est la même, mais le langage est en évolution permanente.

    C'est moins la perte du français qui inquiète certains québécois dits de souche que l'avènement de langages différents portés par des cultures différentes. Ainsi, la jeune fille née ici mais de parents libanais, bien qu'elle parle un français bien ''de chez-nous'', elle participe, mine de rien à une transformation du langage en concert avec des milliers d'autres enfants d'immigrants.

    Dans son livre ''Je nous et les autres, être humain au-delà des appartenances'' (Aux éditions Le Pommier), François Laplantine avance que ''L'identité "propre" conçue comme propriété d'un groupe exclusif serait inertie, car n'être que soi-même, identique à ce que l'on était hier, immuable et immobile, c'est n'être pas, ou plutôt n'être plus, c'est-à-dire mort''. Maalouf appellerait cela une identité meurtrière.

    Par ailleurs, plusieurs études démontrent que depuis les 25 dernières années les immigrants au Québec s'intègrent plus facilement et cela malgré le chômage qui les touche ici plus que partout ailleurs au Canada.

    Je crains que le PQ, qui est à l'origine de la déconfessionnalisation du système scolaire ne débarque du train que lui-même a fait avancer. Au lieu de concentrer ses efforts sur la conception d'une charte de laïcité à la québécoise, le PQ dérive sur une voie qui risque de l'éloigner d'un projet rassembleur et politiquement rentable.

    Mohamed Lotfi »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mercredi 24 octobre 2007 07h55
    Mario Dumont est il seulement crédible.
    « Le projet de Mme Marois aura eu le mérite de débusquer M Dumont. Habituer que nous sommes à le voire surgir à tout moment avec un clip instantané, là il aura une semaine pour réagir; le temps que la vaste offensive des idéologues du fédéralisme lui procure un prétexte pour s esquiver. Pourtant il y avait là une occasion historique d amener devant l Assemblée Nationale le projet de Constitution avec code de citoyenneté, pourtant pièce maitresse de son programme afin d en discuter et le modifier au besoin pour rallier une majorité d appuis au Québec. Il a préférer se rallier à la meute fédéraliste pour mieux se défiler de sa responsabilité. Qui peut encore croire en la crédibilité de ce petit politicien de province quand il nous promet une Constitution su " L État Autonome du Québec".
    Et que vaut son "Maitre chez nous" dans son texte d opinion paru dernièrement dans ce journal. Ma réponse à ce texte:http://www.vigile.net/Le-Maitre-chez-nous-de-M-Mario
    Jean Claude Pomerleau »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 24 octobre 2007 08h39
    La Pôline mange toute une claque.
    « Madame la marquise a mangé toute une claque comme on dit en Québécois. Le petit vizir Landry lui demande de battre en retraite sur son projet. Le Devoir ne la suit pas, la majorité des commentateurs politiques lui recommandent de refaire ses devoirs. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mercredi 24 octobre 2007 08h45
    Du pataugeage à la pataugeoire.
    « Quand on se rappelle ce qui est arrivé aux deux P.M. péquistes que Jean-François Lisée a passé aux tordeurs de son lessivage épurateur, rien n'augure très bien pour celle qui sert de courriériste aux pamphlets apocalyptiques anti-canadiens de ce m'as-tu-vu. Ce qui ne signifie surtout pas que les épaves recyclées que le naufrageur Lisée rejette dans la marre des grenouillages divisionnaires et séparatistes de la «secte gauchisante intégriste anti-canadienne», sont pro-québécois, pro qui que ce soit ou pro quoi que ce soit.

    Du très haut de la chaire qu'il s'est érigée à l'UM, sur le cumul des tréteaux enchâssés de ses complexes discrétionnaires, Lisée cherche à tout désacraliser, sauf sa chimérique personne, son virtuel statut et sa fabuleuse statue, aux pourvois et à la sacralisation desquels il n'a de cesse. Lisée est passé maître dans l'art de miner tous les terrains où la distinction québécoise cherche à établir ses assises et à ériger les phares des particuliers repérages transcontinentaux et internationaux qui sont à la mesure de sa stature sans conteste.

    Les préjugés et les idées-fixes de monsieur CÉRIUM sont un «sérum» dont Parizeau et Bouchard ont déjà connu les effets secondaires évacuateurs et dévastateurs et auquel «paralysant» Pauline Marois, si lucide se dit-elle et futée la dit-on, n'aurait jamais dû accepter de se faire brancher. Cette bourde de «P.M. QUI SOUHAITE DEVENIR P.M.», ce magistral faux-pas qui la jette aux carpettes des railleries de l'écorcheur Charest et aux tapis des mépris de l'emmerdeur Bernard Landry, a donné lieu à un déplorable déjeuner de cons que semble rechercher une certaine gent avocassière de chicaniers bas de gamme, tous aussi passés maîtres que passés date, en manque de causes, de tribunes et d'amplis.

    À cet égard et en regard des ébats verbeux actuels donnant libre cours à la multiplication des divisions et aux négations de l'affirmation de soi, l'attitude du Président de l'Assemblée nationale, Monsieur Michel Bissonnet, qui, impatient comme jamais, passe 90% de son temps à jouer au préfet de discipline, à couper la parole plutôt qu'à la donner, à éteindre les micros et haut-parleurs des châtras péquistes et des castras libéraux, N'EST-ELLE PAS UN SIGNE DES TEMPS ALARMANT ?

    En somme, n'est-il pas devenu insupportablement accablant de subir cette ligue d'amateurs de l'improvisation parlementaire dont la politicaillerie vaudevillesque, la partisanerie loufoque et leurs contagions endémiques galopantes se méritent tous les citrons de la réprobation et du désaveu des citoyens, les constituantes d'un blâme national historique ?

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mercredi 24 octobre 2007 08h50
    Une caricature de technocrate
    « Pauline Marois, c'est une véritable caricature de technocrate: une efficacité redoutable, une rationalité sans-failles, une assurance à tout casser... mais zéro jugement, zéro bon-sens, tout simplement pas rapport. Tout ce travail et cette éducation pour en arriver là... science sans conscience n'est que ruine de l'âme. L'agonie du PQ sera longue et pénible, faites confiance à l'unité de soins palliatifs de l'Ile Bizard. »

  • Ernesto Sanchez Cortés
    Abonné
    mercredi 24 octobre 2007 09h42
    Pitoyable!...
    « Pitoyable le maternalisme condescendant de Mme Marois qui a une si piètre opinion du bon peuple qu'elle veut prendre le devant (dans le cas ou un extraterrestre arriverait à l'une de nos municipalités) pour empêcher les citoyens (tous des démeurés) de l'élire comme maire... Accordons à Mme Marois un réel talent pour faire l'unanimité contre elle. Cet opportunisme cousu de fil blanc, mérite la médaille de la démagogie. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 24 octobre 2007 10h44
    L'opportuniste Mario Dumont
    « Le projet de Pauline Marois n'est pas parfait, mais il constitue au moins une piste de solution pour la sauvegarde du français qui, croyez-moi, en a bien besoin. À ce sujet, que tous ceux, qui se disent offensés par ce projet, aillent faire un petit tour dans certains commerces du centre-ville de Montréal, ils m'en donneront des nouvelles ! L'animatrice de radio Isabelle Maréchal, elle-même, a eu toutes les misères du monde lors de sa visite chez Roots à se faire servir en français !

    Quant à Mario Dumont, celui qui se faisait l'ardent défenseur de l'identité et de la culture française du Québec lors des élections de mars, c'était pathétique de le voir hier dénoncer le projet Marois. Nous savons maintenant que ses belles déclarations nationalistes ne servaient qu'à obtenir des votes, surtout dans les régions. Et maintenant qu'il cherche à faire une percée chez les électeurs anglophones et allophones, ne comptez plus sur lui pour défendre l'identité québécoise et le respect de notre langue. Un autre politicien opportuniste ! »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mercredi 24 octobre 2007 10h55
    Dur dur...
    « Ne pourait-on pas avoir au moins des politiciens plus matures et éclairés? C'est usant de voir toujours les mêmes. Ne me dites pas qu'avec ça, vous pouvez aller vers la souveraineté? La seule chose qui va arriver, c'est clair, c'est l'allergie chronique qu'on aura du Parti Québécois avec ses "idées ethnico-identitaires ". À combien de degré de mélanine puis-je être considéré comme québécois? Affligeant et épeurant. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mercredi 24 octobre 2007 11h22
    Gouvernement minoritaire détestable
    « Mais pour qui diable se prend ce gouvernement minoritaire
    et son détesté chef. Quel mandat pense-t-il avoir en reje-
    tant du revers de la main le projet de loi 195 du PQ.
    Une proposition honnête qui mérite d'être étudié qu'en serait
    pour seulement protéger la langue française, si malmenée,
    dans notre Québec. Même Mario Dumont y voit du bon.
    Et, aussi, ne pas se laisser influencer par cet autre
    détestable gouvernement parallèle qui se nomme: Gesca Ltée »

  • Kim Huynh
    Abonné
    mercredi 24 octobre 2007 11h41
    Kim Huynh
    « Peut etre Mme Morois peuve apprendre anglais pour comprendre et communiquer mieux comme les autre opposants politiques. It faut que vous etudiez la lois avant de le changer. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    mercredi 24 octobre 2007 13h55
    Mario Dumont a encore changé de discours !
    « Le projet de Madame Marois n'est pas parfait, mais il a au moins le mérite de présenter des pistes de solution pour la sauvegarde du français qui, croyez-moi, en a bien besoin. Il suffit d'entrer dans certains commerces du centre-ville de Montréal pour s'en rendre compte.

    Cependant, c'était vraiment pitoyable de voir, hier, Mario Dumont rejeter entièrement ce projet, lui qui se faisait l'ardent défenseur de notre identité québécoise lors des élections de mars. Maintenant, on découvre que ses belles déclarations sur la nécessité de préserver notre identité et notre langue ne servaient qu'à lui procurer des votes, surtout en région.
    D'ailleurs, il serait très surprenant qu'il revienne à son discours nationaliste depuis qu'il cherche désormais à faire une percée auprès des électeurs anglophones ! Bel opportuniste ! »

  • Roland Berger
    Abonné
    mercredi 24 octobre 2007 14h55
    Collaboration
    « Dans son premier discours lors de son retour à l'Assemblée nationale, Pauline Marois a offert son entière collaboration à Charest dans son combat contre l'établissement d'une unique commission des valeurs mobilières par Ottawa. La gifle que viennent de lui donner Charest et Dumont l'a sans doute convertie à de «meilleurs» sentiments.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • André Gingras
    Abonné
    mercredi 24 octobre 2007 16h02
    Ne lâchez pas madame Marois
    « Si les critiques fusent, si les commentaires désobligeants foisonnent, les accusations gratuites aussi, c'est que votre projet de constitution québécoise dérange tous ces gens qui s'accomodent fort bien de la situation actuelle et qui, surtout, ne veulent rien changer au statut politique du Québec.

    Il est sur que messieurs Charest et Dumont sont très malheureux et mécontents de s'être fait déborder par vous parce que, contrairement à eux, vous proposez quelque chose de très concret et en rapport avec des préoccupations actuelles de notre société comme les accomodements raisonnables et la commission Taylor-Bouchard.

    Je suis sur que votre proposition va contribuer à enrichir le débat sur notre identité nationale québécoise (déjà engagé à la Commission, par la bande) et nous aider à mieux nous comprendre pour mieux accueillir les nouveaux arrivants dans notre société.

    Donc, ne lâchez pas, madame Marois, et profitez de toutes les tribunes pour expliquer clairement et en détail votre proposition. »

  • Patrick Lépine
    Inscrit
    mercredi 24 octobre 2007 18h34
    Enfin "Le Devoir" m'apparaît clairement sous son véritable visage de fédéraliste.
    « Nul besoin de maîtriser cette langue pour visualiser toute l'étendue des démagogues et des veules "canadiens" qui se vautrent dans les piècettes à l'effigie d'une reine étrangère. De manière presqu'unanime les indépendantistes applaudissent à la mesure prise par Mme Marois, quoique plusieurs y trouvent de petites failles qui devraient bien être comblées où débattues, le simple geste qu'elle a posé pour la nation a le mérite de toucher les québecois de tout le pays. Quand à nos vaines élites qui ne pensent qu'à leur confort et leurs comptes en banque, regarder bien où se dirigent nos si édifiants voisins, et songez qu'ils représentent votre avenir... »

  • Michel Galarneau
    Abonné
    mercredi 24 octobre 2007 21h33
    charest et dumont dissent non
    « C'est pas drôle d'avoir peur.... »

  • Lucien Ouellet
    Abonné
    mercredi 24 octobre 2007 22h40
    pourquoi?
    « Pourquoi les critiques sur le projet de loi 195 déposer par le parti québécois sème autant de sizannie et de mépris envers leur auteur?
    Pourquoi ne pas débatre de ce projet? L'assemblée national du québec n'est il pas le lieu prévilégier pour discuté du principe et du détail de projet de loi .

    Que nous cache les réaction vitrioliques des commentateurs et des politiciens de tout acabit. Est-on rendu au québec trop frileux pour discuter sereinement et sérieusement de tout projet sans tomber dans la caricature et le mépris .
    Depuis un certain temps les proces d'intention le dénigrement servent trop souvent quand se n'est pas uniquement de d'argumentation. que l'on soit pour ou contre le projet de loi 195 il faut a tout le moin apporter des arguments qui milite pour ou contre tel ou tel disposition . Que les mots chatelaine la Marois dans un débat d'idée. a lire certain comentaire dans les pages du devoir on se crorait dans une d'école primaire ou l'on se traite de tout les noms.
    Les Québécois et québécoise on élus un gouvernement minoritaire au printemp dernier il est donc plus que normal que les partis de l'opposition propose des projets de loi. De quel droit le premier ministre du haut de son mandat minoritaire refuserait t'il de discuter de se projet et de tout autres si après une étude sérieuse M Charest juge toujours ce projet indéfendable il votera contre et sera clair. M Dumon quand a lui qui dans son programme fait référence a une constitution Québécoise et une citoyenneté québécoise ne pourrait-il pas lui contribuer efficacement a bonifier avantageusement se projet de loi et ainsi démontre a toute la population ses talent de législateur et de chef. Non au Québec on préfère les petits débat mesquin juste a ras les sol avec un language injurieux ,et dire que l'on se dit démocrate et ouvert. Peut-on au Québec êtres moin partisan et plus démocrate consensuel? si je ne m'abuse le mot démocrate veux aussi dire débatre. quand pourra t'on débatre en toute démocratie au Québec. »

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    jeudi 25 octobre 2007 12h00
    Projet de l;oi 195: une Stratégie identitaire et constitutionnelle québécoise de type référendaire unique ?
    « Salutations d'entraide honorable tout le Monde,

    Le projet de loi qu'à présenté Mme Marois à l'ANQ (semaine dernière) constitue, de notre humble avis, toute une stratégie identitaire et constitutionnelle de type "référendaire" souhaitable, inusitée.

    En effet, de ce projet "contesté", il semble que continuent de se poser des questions-pratiques québécoises qui, relevant de l'identité et de la constitutionnalité québécoises, auraient été aimablement et sans cesse reposées, notamment au dernier référendum du Québec.

    Qu'il soit ou non accepté ou adopté en lectures, ce projet nous donne cette heureuse occasion de re-situer "socialement et politiquement" quelque chose "définissant", quelque-part, tout autant le devenir que l'avenir du Québec, d'un Québec appelé à naître, bouger et tomber libre, volontaire, mutuelle.

    Fascinant mais inusité que ce Projet de loi 195 ! - 25 octobre 2007 - »

  • Mario Shefford
    Inscrit
    samedi 27 octobre 2007 07h01
    "D'abord, ils sont venus pour les juifs/Mais je n'ai rien dit parce que je n'étais pas juif..."
    « Une culture qui doit enlever les droites des minorités pour survivre n'est pas une culture qui mérite la survie. »

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