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Marois veut une loi 101 de l'identité

Robert Dutrisac   19 octobre 2007  Québec
Québec — Le Parti québécois est prêt à créer une citoyenneté québécoise qui comportera l'obligation, pour les nouveaux arrivants, de connaître le français.

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a déposé à l'Assemblée nationale hier le projet de loi 195 sur l'identité québécoise. «C'est une sorte de loi 101 de l'identité qui permet d'aller dans la bonne direction», a expliqué Mme Marois au cours d'une conférence de presse, un élément qui rapproche les Québécois de la souveraineté. «Si nous voulons être souverains, et nous le voulons, il faudra qu'on continue d'avoir ici un patrimoine français et culturel qui aura été préservé et qui continuera de se développer.»

Dans la même foulée, le député de Mercier, Daniel Turp, a présenté le projet de loi 196 qui instaure une Constitution pour un Québec demeurant dans le giron canadien. C'est un texte qui tient à coeur au député et que les élus péquistes, alors dirigés par André Boisclair au printemps dernier, avaient jeté aux flammes, assimilant cette constitution d'un «Québec province» à une tentative de renouveler le fédéralisme.

Tout citoyen canadien domicilié au Québec au moment de l'entrée en vigueur de la loi, même s'il est unilingue anglophone, pourra obtenir sa citoyenneté québécoise. Le PQ précise que chaque citoyen aura à prêter serment au ministère de la Justice, qui aura la responsabilité de lui délivrer une carte de citoyenneté.

Avant d'obtenir sa citoyenneté, le nouvel arrivant devra subir un test pour prouver qu'il a une «connaissance appropriée» du français, cette expression signifiant une connaissance de base. «C'est une obligation pour pouvoir participer à la vie québécoise, pour pouvoir s'intégrer, pour pouvoir travailler ici au Québec, puisque c'est la langue de travail au Québec», a dit Mme Marois. La chef péquiste a précisé qu'une exigence semblable existe pour obtenir la citoyenneté canadienne: il faut avoir une connaissance de base de l'une ou l'autre des langues officielles, l'anglais ou le français.

Des droits réservés aux citoyens québécois

Les citoyens québécois pourront exercer certains droits que les simples citoyens canadiens ne détiendront pas sur le territoire du Québec: le droit d'éligibilité, c'est-à-dire le droit de se présenter lors d'élections scolaires, municipales et législatives, le droit de participer au financement des partis politiques et, enfin, le droit d'adresser des pétitions à l'Assemblée nationale. Le droit de vote aux élections est toutefois garanti à tout citoyen canadien par la Constitution de 1982.

Au Québec, les immigrants devront en outre signer «un contrat d'intégration» d'une durée de trois ans, qui comportera l'obligation d'apprendre le français pour ceux qui ne connaissent pas cette langue. Cette obligation est en quelque sorte contrebalancée par l'inscription dans la Charte des droits et libertés de la personne d'un nouveau droit: le droit à l'apprentissage de la langue française. Tout personne domiciliée au Québec qui ne sait pas le français aura droit à des cours de français, gracieuseté de l'État.

Comme le premier ministre Jean Charest se proposait de le faire, le projet de loi sur l'identité québécoise amende la Charte des droits pour faire primer certaines valeurs québécoises. Alors que Jean Charest, à la recommandation du Conseil du statut de la femme, envisage d'assurer la primauté du droit à l'égalité entre les hommes et les femmes sur la liberté de religion, le Parti québécois ratisse plus large. Le projet sur l'identité québécoise ajoute à la Charte l'article suivant: «Dans l'interprétation et l'application de la présente charte, il doit être tenu compte du patrimoine historique et des valeurs fondamentales de la nation québécoise, notamment de l'importance d'assurer la prédominance de la langue française, de protéger et de promouvoir la culture québécoise, de garantir l'égalité entre les femmes et les hommes et de préserver la laïcité des institutions publiques.»

Une constitution signée Turp

La Constitution du Québec suit le modèle qu'avait proposé Daniel Turp le printemps dernier. Elle intègre les droits et les libertés contenus dans la Charte des droits mais comprend aussi les droits linguistiques garantis par la Charte de la langue française. Le projet de loi propose la création d'une commission spéciale de l'Assemblée nationale composée de 16 députés et de 16 personnes issues de la société civile avec une parité hommes-femmes. Cette commission doit soumettre à l'Assemblée nationale un projet de Constitution avec une recommandation sur le mode d'approbation du texte.

Le projet de loi sur l'identité québécoise renforce la Charte de la langue française en obligeant les PME de 25 à 50 employés à se franciser. De plus, il impose un examen national pour s'assurer que les enseignants aient une excellente maîtrise de la langue dans laquelle ils enseignent. À l'école, l'enseignement d'une «histoire nationale» sera privilégié, ainsi que la maîtrise de la langue française et la valorisation de la culture québécoise.

Polémique autour des signes religieux

Pauline Marois a rendu public le mémoire que le PQ déposera à la commission Bouchard-Taylor. Contrairement à la version dont on a discuté aux instances, la dernière mouture ne contient plus l'intention d'interdire aux employés du secteur public de s'afficher avec des signes religieux ostentatoires. C'est maintenant une simple question qui est adressée à la commission. Mais la chef péquiste croit toujours qu'en choisissant d'exercer des fonctions publiques, les employés doivent «accepter d'incarner la neutralité de l'État».

Pauline Marois a reconnu hier qu'à l'exécutif du PQ, il existe des désaccords au sujet du port de signes religieux, comme Le Devoir le révélait hier. «Nous demandons à la commission Bouchard-Taylor de nous éclairer», a dit la chef péquiste.
 
 
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  • Gilles Delisle
    Abonné
    vendredi 19 octobre 2007 06h31
    Un projet de loi et de Constitution presque parfait!
    Enfin, c'est le vrai Parti Québécois que l'on attendait depuis longtemps! Mais pourquoi, diable, le PQ va t-il encore faiblir sur le port de vêtements ou signes religieux dans le monde du travail? A la lumière de la Commission, il semble de plus en plus clair que le peuple veut vivre dans une société laique et ouverte, et sans aucun signe religieux,alors, pourquoi cette faiblesse dans le projet de loi?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 07h24
    Félicitations au PQ et à l'ADQ mais pas au PLQ
    Félicitations au PQ en général et à Daniel Turp en particulier pour cette initiative que le PQ aurait du prendre pendant qu'il était encore au pouvoir. L'idée d'une constitution et d'une citoyenneté québécoises étaient aussi dans le programme de l'ADQ à la dernière élection. Il n'y a que nos Libéraux "très provinciaux" qui n'aimeront pas ça et qui vont probablement tout faire pour que ça ne passe pas.

  • omeline
    Inscrite
    vendredi 19 octobre 2007 07h26
    Oui à une loi 101 sur l'identité québécoise.
    Bravo à Mmme Pauline Marois pour son projet de loi sur l'identité québécoise. Il y a eu trop d'abus de toutes sortes. En tant que Québécoise et pour vivre depuis de nombreuses années à Strasbourg,je me suis toujours fait un devoir de toute première nécessité de m'intégrer à la société strabourgeoise à laquelle j'ai choisi d'appartenir et dans laquelle j'ai également choisi de vivre. En toute objectivité et honnêteté, je considère qu'il revient d'abord à l'immigrant de faire des efforts afin de s'intégrer réellement à sa nouvelle communauté dans laquelle il a choisi de vivre. En tant qu'observatrice de l'étranger, je considère que le Québes et ses citoyens ont fait preuve d'une trop grande tolérance à l'égard de coutumes ou habitudes étrangères à leur culture. Si on choisit d'aller vivre librement au Québec, il va de soi que tout immigrant se doit de respecter non seulement la culture québécoise, mais également son identité. Vive la loi 101 sur l'identité québécoise ! Dans une société collective, le droit individuel ne doit surtout pas supplanter le ou les droits collectifs qui fondent une société.

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 07h33
    Constitution du Québec vs Loi Constitutionnelle de 1982
    Depuis 400 ans le Québec s est contitué en état nation de FACTO. Avec cette proposition de Constitution il pourra préciser les termes politiques et juridiques d un état de JURE. Ce faisant préciser les contours d un état souverain à venir. Mais cela ne sera pas aussi simple cette Constitution du Québec entrera en conflit de légitimité avec la Loi 1982. Un rapport de force s établira possiblement sur la C

  • martin dubois
    Abonné
    vendredi 19 octobre 2007 08h01
    Bravo !
    La démarche du Parti Québécois avec cette constitution et cette loi sur l'identité est musclée et solide.
    En ce qui concerne le port des signes religieux, je ne peux que féliciter l'habileté de Pauline Marois, qui évite de créer un conflit idéologique au sein de l'exécutif du parti. Ce qui ne manquerait pas de créer un tempête médiatique et les habituels allusions aux divisions péquistes.
    Ne vous y trompez pas, Pauline Marois entend bien interdire le port de signes religieux, mais elle a l'intelligence d'attendre quelques mois, le temps qu'un prochain congrès du PQ se débarrasse des intégristes multiculturels qui ont noyauté l'exécutif ces dernières années.
    On peut donc être assuré que l'exécutif du PQ sera prochainement composé de membres qui représenteront mieux les positions de Pauline Marois sur la laïcité de l'état, positions que partagent une immense majorité des membres du parti, et des québécois en général.

  • Dris benabid
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 08h44
    Que de belles phrases!
    Par ses propostions le PQ montre q'il tient mordicus a son reve de voir un jour la separation du Quebec, tant de fois rejetee par la majorite des quebecois, se realiser.
    De quelle culture madame Marois parle: de celle des autochtones veritables " Quebecois de souche ", des chinois de chinatown, des arabo-musulmans, des noirs d'afrique ou d'ailleurs ou des blancs catholiques pur laine. Comment un responsable politique, censee rassembler, peut-il se laisser entrainer par les relents d'un racisme sournois qui commence a emerger a l'occasion du debat sur les accommodemens.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 19 octobre 2007 08h52
    40 ans de tâtonnements...
    Il est inconcevable qu'après 40 ans d'existence et tant d'années de pouvoir à prôner l'absolue nécessité pour le Québec de réaliser son "indépendance", le Parti Québécois réalise enfin la nécessité de rédiger une Constitution du Québec et tenter de définir la "citoyenneté québécoise"!
    Cela démontre uniquement le degré d'improvisation et l'opportunisme électoral qui ont toujours tenu lieu d'assises à leurs ambitions! N'ayant jamais osé s'affirmer
    haut et fort en tant que "parti indépendantiste" à tout crin, sans concession aux "engouements passagers", on a toujours ménagé la chèvre et le chou! il ne leur reste plus maintenant qu'à expliquer CLAIREMENT et PRECISEMENT aux Québécois les modalités d'une "éventuelle" accession à l'indépendance dans un Québec plus "éclaté" que jamais!

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 09h03
    Merci Julius Gray
    Tout ce beau réveil, toutes ces discussions depuis un an autour de l'identité québécoise, la Commission Bouchard et maintenat le nouveau Bill 101 sur l'identité, tout ça serait impossible si le brave Julius Gray n'avait pas soulevé l'écoeurement total avec le jugement de la Cour Suprême sur le port du poignard à l'école.
    Merci Julius. Vous avez peut-être sauvé notre peuple

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 19 octobre 2007 09h44
    Ni Marie Chapdelaine, ni Charlemagne ne sont mes parents...
    Je suis devenu canadien français. Ma femme, anglaise d'Angleterre, parle très bien le français mais elle ne comprend pas le québécois. En France, elle est à l'aise, elle pourrait facilement passer pour une française (comme Jane Birkin si vous voyez l'allure linguistique). Jai vécu à Nice 10 ans et je connais bien la région jusqu'à Marseille. La Majorité des gens qui y vivent est d'origine italienne et pourtant elle n'exulte pas lorsqu'un match de football est emporté par l'Italie, elle se comporte comme française. Ici, les québécois de Saint Léonard et de La Petite Patrie qui sont là depuis des générations se comportent comme de véritables italiens même s'ils ne connaissent ni la langue ni la culture italienne et qu'ils n'y ont jamais mis les pieds. C'est une sacrée différence de mentalité, de perception, de comportement.
    Comment devenir québécois si Marie Chapdelaine n'est pas ma grand-mère? En signant un papier? Mais au cas où cela arriverait, je serai déjà parti en Ontario et vous seriez tranquille : « un de moins, diriez-vous, n'est-ce pas? » Il y a trop d'opportunisme au PQ pour croire que c'est vrai tout ça. Le PQ parle d'une autre façon du vote ethnique et ça, je refuse. Kafka écrivait en allemand mais il n'était pas allemand. Nabokov, Conrad, Apollinaire étaient tout autre d'un point de vue des nationalités. Le PQ est en train de créer un immense rejet du Québec de la part des immigrants en agissant comme il agît. Les immigrants sont déjà dans un pays, le Canada et ils vivent dans une Province, francophone certes, mais province tout de même du Canada. On se sent libre au Canada et ce que l'on voit venir de loin et qui est déjà si proche ici, c'est la déchirure entre le passé et le futur. Entre les québécois petits-enfants de Chapdelaine et les immigrants parents de l'avenir, de celui qui permet de construire un pays avec des valeurs d'accueil et de compréhension non de refus.
    Allez-vous demander aux amérindiens de signer un tel papier afin qu'ils deviennent québécois à part entière? Si vous le faites, je vous suis sinon je croirais plutôt qu'il y a anguille sous roche. Si vous saviez la réaction des immigrants qui se sentent de plus en plus exclus. Et ne dites pas comme Parenteau dans l'hebdomadaire Voir de cette semaine et je le cite entre guillemets avec mes commentaires :
    « Ce que je remarque, toutefois, c'est qu'au cours de ces audiences, on retrouve toujours trois ou quatre citoyens pour dire que les inquiétudes face à l'intégration des immigrants existeront toujours tant que le Québec ne sera pas un pays indépendant. C'est quand même représentatif. » Ça, Il faut l'écrire pour quelques 7 700 000 habitants, « trois ou quatre citoyens » représentatifs ? Il ne faut pas grand monde pour faire un pays démocratique et ouvert, 3 ou 4 citoyens.
    « ...d'avoir son territoire colorié d'une autre couleur sur les cartes géographiques dans toutes les écoles du monde et tout, ça ne pourrait que grandement faciliter la tâche. » Ça, on peut le faire avec des cahiers à colorier, non ? On pourrait même en distribuer à toutes les écoles.
    « En tout cas, mardi à Longueuil, plusieurs témoins visiblement ou "audiblement" issus de d'autres cultures que la canadienne-française ont livré de vibrants témoignages à saveur indépendantiste. » « Visiblement ou audiblement », c'est quand on entend dire dans les discussions style café du commerce à la Foglia, qu'un homme noir est sorti d'un restaurant derrière un autre. Si cet autre est blanc, on dit un homme ; s'il est noir on dit qu'il est noir. Noir c'est noir mais B..., c'est B..., on ne le dit jamais. Peut-être que les blancs sont-ils invisibles et inaudibles ?
    Vous connaissez Le Juif Süss, personnage historique visible et audible qui inspira Joseph Goebbels, ministre de la Culture et de la Propagande du IIIème Reich, à tel point qu'il permit au cinéma nazi de s'emparer de ce personnage historique. À cet effet un cinéaste nazi, Veit Harlan, réalisera en 1940 le film Jud Süss, où certains crimes attribués au personnage central vont justifier les mesures antijuives du moment.
    Ce n'est pas de ma faute si je SUIS visible et audible, c'est parce que je suis né comme être humain. Si vous savez comment m'effacer, dites moi parce que je veux passer inaperçu comme tous les blancs.
    Lorsque vous avez une expérience politique et que vous regardez vers le possible afin d'échapper à la construction de la haine, vous ne pouvez croire que ce que fait le PQ soit légitime. C'est trop démagogique pour être vrai. Ça ne nous parle pas, ça cause avec le parti de Dumont...

  • Louis Lapointe
    Abonné
    vendredi 19 octobre 2007 10h00
    Attacher ses lacets
    Bonjour M.Dutrisac,

    Faire de la langue française notre langue commune, reconnaître la primauté de nos institutions et énoncer nos valeurs communes sont des objectifs nobles. Cependant, tant que le Québec sera une province du Canada, cela ne demeurera que des intentions louables parmi d'autres, car, adopter une constitution avant d'avoir fondé un pays, c'est comme attacher ses lacets avant même d'avoir enfilé ses chaussures : cela risque de rendre les manoeuvres suivantes encore plus difficiles, surtout si on a fait plein de petits noeuds qu'on a serrés très fort. Tous les petits « kids» ont déjà vécu cette expérience au moins une fois dans leur vie, c'est le lot des novices. Cela ne devrait pourtant pas être le cas de Mme Marois !

    À bien y penser, cela me rappelle le budget de l'an 1 de Jacques Parizeau. Pourquoi Mme Marois s'est-elle mise sur la défensive dès les premiers engagements ? Y a-t-il quelqu'un de sérieux à bord qui la conseille adéquatement ?

    Apparemment, il semble qu'elle soit aussi mal conseillée que l'ont été ses deux prédécesseurs. Cela pourrait être tragique pour la suite des choses. Toutefois, elle peut encore logiquement choisir de couper le noeud et, sans plus tarder, s'adjoindre de nouveaux conseillers plus compétents. C'est une vérité de Lapalisse, il est plus facile de changer de lacets que de s'acheter de nouvelles chaussures !

    Louis Lapointe
    Brossard

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 19 octobre 2007 10h21
    Sus à la xénophobie !
    Voilà ce que crieront les Canadians anciens et nouveaux vivant au Québec. Et Charest et Pelletier s'empresseront de calmer le jeu, souci électoraliste en tête. Quant à Dumont, il devra vivre avec l'effet boomerang de ses déclarations intempestives sur la protection de la culture québécoise, pour lui d'abord catholique.
    Bravo à Mme Marois et M. Turp ! Leur initiative ne conduirait peut-être pas le Québec à la souveraineté, mais elle permettra au moins aux Québécois de souche, ces vilains, d'avoir l'impression pour un temps de vivre debout.
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Christian Tallon
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 10h24
    Un projet de loi et de Constitution presque parfait (bis)
    Ce projet de loi est vraiment bon car il complète parfaitement la Loi 101. Il ne reste plus qu'à espérer que les Québécois le voteront. En France, on assiste à ce que cette loi veut éviter : une fragmentation de l'identité française. Personne n'a à priori plus rien en commun avec son voisin à l'ère de la télé satellite, de l'Internet. Les anglais ont le même problème.

    Il y a cohabitation sans plus. On est pas si loin d'un apparteid spontané.

    Des entreprises éthniques se créent où l'on parle une langue étrangère.

    Des communautés règlent leurs problèmes "en interne" avant que la police n'arrive.

    Des réflexes de base disparaissent (aider, prévenir) car l'atomisation sociale est passée par là.

    Il n'y a ni langue ni histoire ni références communes. "L'étranger de pallier" est partout, une solitude existentielle aussi.

    Dans ce contexte, que des gens arborent des signes religieux ou pas, n'est plus si important. On en est plus là en France !

    Alors l'initiative du bloc Québécois donne un espoir aux francophones. S'il existe un pays (je tiens à ce mot) où une fraternité francophone peut germer, c'est le Québec. La France, c'est fini.

  • Pierre-S Lefebvre
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 10h37
    Nous y voilà avec la démarche indetitaire et la Charte du Québec
    Le leadership se définie par la compréhension de la marche à suivre. Se mieux connaître comme individus et peuple feront avancer la cause Nationale. Les chefs timorés nous mènent vers le néant, ce que trop de leaders québécois on fait de leur carrière. L`article I du programme du parti Québécois doit se réaliser. Seulement une éducation continue et des points de repères clairs nous y amèneront. Courage et détermination requirent de la clairvoyance et des gestes fermes sans équivoque.

  • Noureddine Charki
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 12h00
    Une bonne maniere d'exclure les minorités
    Je ne trouve pas ça très sérieux face au problème de l'identité. Les immigrants ont besoin d'être intégrés et non pas exclus de la société. Ces immigrants qui enrichissent le Québec de 5 000 000 000 $ par année ont besoin de vrais mesures pour les mieux les intégrer. Jusqu'a maintenant, les fonds alloués pour cette fin et qui proviennent du fédéral ne sont pas suffisant. Je trouve que le geste de Mme Mario est un essai de manipuler les sentiments des Québécois. Il n y a rien de bénéfique de point de vue économique ni social car je ne pense pas que l'identité du Québec est menacé par les quelques centaines d'immigrants qui ne parle pas français. Des mesures plus sérieuses comme la subvention des salaires des immigrants à 50% pendant 3 ans peuvent faire la différence. Une telle mesure obligera l'immigrant d'aller apprendre le français car il sait qu'il va travailler par la suite. Les employeurs ne seront plus raciste car ils payeront la moitié du salaire aux immigrants qu'ils vont embaucher, au contraire. Les employés vont les supplier pour aller travailler chez eux. L'immigrant qui travaille va rencontrer les québécois et va connaitre leur vrai valeurs et ils vont s'inviter mutuellement chez eux comme j'ai fait moi même. On ne comptera plus que sur les medias pour connaitre les valeurs des autres qui généralement sont présenté d'une façon trempeuse. Le Québec de cette façon n'aura aucun problème ni avec le français ni avec les immigrants. Tout le monde travaille et tout le monde paye les taxes et les impôts pourront être réduits. Malheureusement, cette façon de voir les choses est la mienne et j'aurai aimé qu'elle soit celle des gens qui nous gouverne.
    En passant le 5000 000 000$ =(a) 5000 x(b) 20 x(c) 50 0000
    (a) Avant qu'une personne devienne contribuable, elle coute au gouvernement 5000$/an en dépense de toute sorte.
    (b) 20 années avant qu'une personne devienne contribuable
    (c) Le nombre d'immigrant par an

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 12h47
    Quelle niaiserie!
    Si l'on doutait de l'obsolescence du Parti Québécois comme option de gouvernement, la Pôline vient nous rappeler à point nommé à quel point elle et ses dinosaures sont à côté de la plaque. Alors que la commission Johnson vient de souligner de façon forte, argumentée, et responsable - quel beau travail! - la lourde responsabilité des gouvernements péquistes dans la gestion catastrophique des infrastructure, paragon d'incurie qui va nous couter près d'UN AN de recette fiscale de la province en dépenses supplémentaires ces prochaines années, Mme La châtelaine fait mumuse avec l'idée d'une "loi 101 de l'identité".

    Outre son inanité conceptuelle, la futilité de l'entreprise est proprement stupéfiante, en ces temps ou des priorités plus urgentes devraient mobiliser l'attention des politiciens. Louise Harel traitait l'autre jour les transfuges péquistes de "Has-been"; et bien, les perles de la Castafiore nous montrent clairement ou se trouvent les véritables has-been: dans un parti de fossiles vivants régenté par une technocrate sans imagination, sans conscience et sans jugeement. Non mais, quelle niaiserie!

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 12h58
    La Marois se fourvoie...
    Que de paroles, de menaces et de peurs...
    Je ne sais pas où la Marois sort toutes ces brillantes idées, mais je crains qu'elles ne contribuent qu'à jeter de l'huile sur le feu.
    Pourquoi un Canadien résidant au Québec devra-t-il avoir une carte de citoyenneté pour être éligible à certaines fonctions? Je n'ai jamais entendu parler de carte de citoyenneté d'une province, sauf peut-être dans certains régimes totalitaires. Je suis résident du Québec, mais je suis avant tout citoyen du Canada. Ne l'oublions pas, jusqu'à preuve du contraire, le Québec est une province du Canada, comme les autres, mais qui a une particularité : la culture et la langue françaises. Ni plus, ni moins.
    Par ailleurs, le Québec n'est pas un pays et ne le sera très probablement jamais. Comment peut-il prétendre se doter d'une constitution? Ce serait une première, qui pourrait poser des problèmes pratiquement insolubles, car, ne l'oblions pas, le Québec est une province du Canada, qui a une Constitution... Laquelle des deux aura la préséance?
    Pourquoi un immigrant devra-t-il être en mesure de parler français pratiquement avant d'arriver au Québec? Que je sache, il y a de nombreux anglophhones unilingues, principalement à Montréal, qui y vivent très bien. Ces anglophones-là ne seront pas visés dans le plan Marois. Ainsi, dès le départ, une distinction sera faite entre ceux qui peuvent vivre en anglais et ceux qui seront forcés d'apprendre le français. C'est beau de faire des citoyens à deux vitesses...
    Bref, avec la Marois, nous allons tout droit vers un régime totalitaire, pratiquement militaire, et un tantinet xénophobe. Y aura-t-il des brigades volantes chargées d'aller dans les logements de la province vérifier si tel ou tel nouvel immigrant fait des progrès en français, tout comme il y a (ou a eu) des francophones illuminés à Shawville qui n'avaient rien d'autre à faire que d'aller vérifier si les enseignes des boutiques étaient en français, pour ensuite dénoncer les « contrevenants » aux autorités?
    Je reconnais que le français et la culture française sont une richesse qu'il faut préserver, et je m'y attache, mais j'émets des doutes quant à la façon de le faire... J'ai vu un reportage très intéressant sur Toronto (où 52 % de la population est non blanche) hier soir. Les choses semblent bien marcher là-bas...
    Une partie du problème vient de ce que le Québec persiste à toujours vouloir faire les choses à sa façon. J'ai souvent entendu parler du « modèle québécois », de la « manière de faire les choses au Québec », etc. Il n'y a rien de mal à cela, sauf que je dois avouer que les résultats ne sont pas brillants dans certains domaines et que je pense que le Québec serait bien avisé d'aller voir ce qui se passe ailleurs pour glaner quelques idées qui marchent, au lieu de persister dans l'erreur bien des fois!
    La Marois est comme un poisson qui se débat dans un filet. Elle est revenue uniquement parce qu'elle voulait régner sur le PQ. Elle essaye toutes sortes de choses pour tenter de relancer un parti qui n'a plus la cote. Je n'ai qu'un conseil pour elle : continuez dans cette voie, Madame, ainsi vous précipiterez la disparition du PQ, ce qui sera une bonne nouvelle pour nombre de Québécois! Et comme le disait M. Pau hier ou avant-hier : que le dernier qui sort n'oublie pas d'éteindre la lumière!

  • LeRévoltéTranquille
    Abonné
    vendredi 19 octobre 2007 14h01
    Mémo à ceux que le Québec n'intéresse pas
    Je n'ai pas d'amis fédéralistes francophones (et encore moins d'anglophones) car AUCUN leader fédéraliste anglophone ne s'est levé dans les 160 dernières années pour dire:

    "Nous répudions l'esprit et la lettre du Rapport (colonialsite et assimilateur) Durham, et nous voulons maintenant vivre en paix, en bonne intelligence et en fraternité avec nos compatriotes Canadiens-Français".

    Pas d'excuses non plus pour les exactions dignes d'un procès de tribunal pénal international de l'infâme Lord Colborne après les Troubles de 1837-39.

    Heureusement qu'il y au eu Louis-Hyppolite La Fontaine, ce grand et étonnamment oublié tribun, pour courageusement retourner demander - et obtenir de haute lutte - la permission d'exister en tant que nation historique mineure au sein de l'Empire Britannique, et ce au prix de la conflagration du Parlement de Montréal par nos amis et concitoyens Anglais, et l'installation de la capitale à Bytown.

    L'Entente Cordiale de 1904 entre la France et la Grande-Bretagne n'a jamais pris corps et racine
    ici.

    Ce ne sont pas tous les traités déchirés, ignorés, ou encore plus perfidement vidés de leur substance et de leur sens par les perfides manoeuvres anglo-saxonnes orangistes et crypto-rhodésiennes qui y ont changé quoi que ce soit avec les décennies.

    Tant et aussi longtemps que le Canada-Anglais attendra patiemment notre louisianisation, notre acadianisation, notre insignifiance folklorique avec l'à-plat-ventrisme servile des French-candian-Pea-Soup franglicisés à la Jean Chrétien, Pâhll Mâhrtenne et autres John J Charest et sa cour de bouffons drabes, le Québec profond et réel en sera réduit à faire des gestes d'éclat velleéitaires et vains en composant des commissions pour expliquer et comprendre les Autres, au lieu d'amener le Nous vers Eux (ce que Notre atavique défaitisme complexé Nous a empêché de faire efficacement) et en proposant des status juridiques de sous-État dans une entité fédérale broyeuse d'identités, quoi qu'on pense du multiculuralisme.

    N'oublions pas, et même forcons-nous de nous rappeler que J Chrétein dans ses mémoires a bien confirmé qu'il était prêt à charcuter sans merci le territoire de la Province of Quebec en fonction du principe si cher aux Anglo-Saxons qui est de diviser pour régner - et accessoirement affaiblir considérablement.

    Alors tout geste d'affiramtion du peuple francophone du Québec est bienvenu, mais ça prendra beaucoup plus que les quelques porte-parole éloquents mais professionnels du message, il faudra que le peuple se l'approprie, qu'il fasse un effort inouï d'éducation populaire pour convaincre en tout premier lieu les French-Canadian-Pea-Soup qui sont tout de même des nôtres, mais seulement mal informés et incomplètement éduqués politiquement,

    Là seulement se trouvra une masse crtique dans laquelle cette nation forte, affirmée et en phase avec ses valeurs communes et acceptées fera s'identifier à lui nos frères humains de toutes races, de toutes cultures, de toutes langues que nous avons difficilement accueillis et que ceux-ci pourront se dire sans complexe face à l'Anglo-Saxon, sans malaise et sans arrière-pensée: "Nous sommes Québécois".

    À ce prix, nous vaincrons !

  • Denis Leroux
    Abonné
    vendredi 19 octobre 2007 14h40
    Attention aux dérapages
    Je comprends l'importance et la nécessité de protéger notre langue et notre identité québécoise.
    Cependant, je trouves que la démarche proposée par Mme Marois et le Parti québécois contient des aspects qui pourraient nous conduire à l'exclusion et à la xénophobie.

    Denis leroux

  • John Lee
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 14h48
    C'est bon
    Comme anglophone de la province Colombie Britanique, je pense que c'est une excellente idée. Ici, il y a des communautés qui ne parlent ni l'anglais ni le français. Et elles ne savent pas de histoire de Canada. C'est pas mon Canada! Nous tous devons apprendre le français et nous tous devons apprendre l'histoire de Canada (et Québec). C'est absolu nécessaire de préserver la langue and la culture, et c'est nécessaire pour créer une société unifiée, dynamique et égale Bon pas pour l'avenir.

  • réal rodrigue
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 15h24
    Des pistes de solution possible
    Dans la prise de position du PQ, il y a un effort certes louable pour esquisser des solutions durables à une crise que la cohabitation avec des immigrants récalcitrants à adopter la langue française et les valeurs communes va amplifier. Au lieu de réagir à chaud comme plusieurs le font, en profitant pour tenir des propos irréfléchis voire franchement injurieux, il vaut mieux se placer soi-même devant la situation et d'essayer de comprendre de quelle manière il convient de préserver l'acquis - une société à prédominance française unique en Amérique - tout en se montrant ouvert et généreux à l'égard des nouveaux arrivants. Quoi que je sois catholique et heureux de l'être, il me semble que le modèle laic n'exclut aucune liberté mais permet au contraire la cohabitation à l'intérieur de balises raisonnables. Le litige porte sur la difficulté à établir clairement une démarcation entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Mme Marois a le mérite d'attirer notre attention vers cette possibilité bien réelle, vers la pratique d'une intégration respectueuse des immigrants mais dans l'assurance que les acquis chèrement gagnés par nos ancêtres vont se maintenir et continuer à se développer pour l'avantage de tous. Réal Rodrigue
    37 chemin des Ostryers Mansonville
    Montagneux@distributel.net

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 15h31
    @ Pierre-Paul Pau
    M. Pierre-Paul Pau impressionne par son vocabulaire étendu de l'insulte qu'il démontre plus haut : Pôline, dinosaures, paragon d'incurie, La châtelaine, inanité conceptuelle, la Castafiore et fossiles vivants.

    M. Charest, un autre spécialiste dans ce domaine, pourrait s'en inspirer vu qu'il ne peut plus utiliser : Girouette nationale du Québec à notre Assemblée nationale.

  • S B
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 17h54
    Fin à (une autre) colonie britannique
    c'est ce qu'il fallait faire pour obtenir, un jour: notre indépendance. c'est la bonne voie! Go! Pauline, Go!

  • Etienne Merven
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 22h34
    À M. Bousquet
    Admettez quand même, monsieur, que la prose de M. Pau est succulente. C'est du grand art pratiquement jamais vu dans les commentaires faits dans Le Devoir...

  • Francis Déry
    Inscrit
    vendredi 19 octobre 2007 23h17
    @Dris benabid et Noureddine Charki
    Le vocabulaire de Dris me fait dire qu'il est plus raciste que ceux qu'il dénonce. Il maintient cette mentalité en ramenant les vieux démons. Le Prophète (Paix à Lui) n'a-t-il point fait brûler les idoles de La Mecque pour éviter les retours en arrière ?

    Noureddin, la Constitution Québécoise aura pour effet d'exclure ceux qui ne veulent s'inclure. Aussi, il y aura obligation du gouvernement à fournir les ressources en francisation. Moi, je n'y vois aucune problème moral. Ceux qui veulent profiter des droits, mais qui rechignent aux obligations peuvent y voir des problèmes.

    Quant à ceux qui se sont fait promettre le Canada sans le changement identitaire de la culture et de la langue, qui leur a promis ?
    Des officiels canadiens ou des escrocs véreux profitant de l'industrie de l'immigration ?

  • Mohamed Nekili
    Inscrit
    samedi 20 octobre 2007 00h57
    Ce n'est pas clair dans la tete des souverainistes!
    je regardais tout a l'heure une souverainiste begayer devant une question de Celine Galipeau a Radio-Canada en relation avec l'experience torontoise en matiere d'accomodements:

    comment se fait-il que vous ne respecteriez pas une femme qui parle francais, travaille comme fontionnaire de l'Etat dans le monde de l'education, juste parcequ'elle est voilee?

    L'invitee se refugia alors derriere cette hypothese de la Commission Bouchard-Taylor qu'est l'egalite homme-femme:

    he, ben c'est parcequ'en portant le voile, la madame musulmane voilee accepte son statut d'inferiorite par rapport a l'homme.

    outre la connaissance limitee que possede l'invitee sur la signification reelle du voile
    en islam, toutes ces hypotheses d'egalite homme-femme et de laicite semblent confectionnees sur mesure sur les musulmans afin d'evacuer de maniere subtile certaines de leurs demandes d'accomodements que les torontois ont, eux, acceptees a coeur ouvert.

    et je ne crois pas que cette demarche d'identite du Nous vs. Eux soit plus clair que ca chez les Marois ou autres souverainistes.

    ils ne mesurent pas encore les consequences d'interpreter l'identite de tous avec un biais politique aggressif qui sent le rejet et le malaise comme l'a exprime de maniere flagrante cette invitee de Radio-Canada, ce soir.

  • Guillaume Proulx
    Abonné
    samedi 20 octobre 2007 10h22
    Au moins nous existerons
    La loi sur l'identité ainsi que la constitution du Québec ne sont que les premiers pas vers l'indépendance nationale et la libération du Québec des griffes de l'imperialisme brittish sous la tutelle de sa grassette reine.

    Ce sont les premier pas, mais ils ont l'avantage de mettre de l'avant notre existence propre, celle qui depuis 1867 n'est pas reconnu puisque qu'au canada il y a deux peuples fondateurs (de l'état, bien de les autochtones forment aussi des nations fondatrice) or, dans la constitution il n'y en à qu'un.

    @Mohamed Nekili écoutez bien, ici on se bat depuis 400 ans pour maintenir notre culture francophone dans un océan anglophone. C'est bien facile de pas avoir peur de perdre sa culture (comme à toronto) quand plus du trois quart de la population du continent parle ta langue et partage ta culture (principalement celle des states)

    De plus, la laicité est la seul voie possible pour permettre à toutes les religions d'être sur le même pied d'égalité dans l'espace publique. En passant j'habite dans le quartier de parc extention et j'ai parfois pitié pour les femmes de mon quartier qui porte la burqa, du simple fait que c'est une tenu qui à mon sens exprime le retrait, l'isolement et la peur. J'aimerais bien leur parlé mais cette barrière visuelle et psychologique m'en empêche. Vous parlez d'intégration, commencé à lever ces barrières.

  • Lucien Ouellet
    Abonné
    samedi 20 octobre 2007 21h48
    mettre les pendules a l'heurre
    je me désole de lire des réaction aussi virulente teinté de racisme et mépris parmis vos lecteurs. Mais on est en démocratie donc je ne dirais mot.

    j'aimerais rappeler aux expert de démocratie en herbes quelque simples fait.

    La province de la colombie britanique si je ne m'abuse possède déjas sa propre constitution interne et est elle totalitaire pour autant? M Merven.

    Le projet de doter le québec de sa propre constitution est déjas dans l'air depuis plusieur années et fesait même parti de la plateforme électoral du parti de M Mario Dumon donc la majorité des députés élus a l'assemblée national du québec défendent l'idée de doter le Québec de sa propre constitution.

    l'idée d'officialiser la citoyenneté québécoise par une véritable loi n'est pas en soi une idée aussi révolutionnaire que l'on veut nous le laisser croire. Les modalitée d'obtention de la citoyenté québécoise sont en tout point conforme au modalité actuellement qui permettent a tout demandeur du statut de citoyen canadien sauf bien sûre au chapitre de la connaissanse de la langue qui serait pour le québec limiter a la connaissance minimale du français. donc rien de très révolutonnaire dans tout cela car tout les droits sont garantis par les chartes canadienne et québécoise des droits et liberté .l'obtention de cette nouvelle citoyenneté serait automatique pour tout les citoyens vivant au Québec avant l'adoption de cette loi après l'adoption tout nouvel arrivant pourrait en faire la demande d'après les modalitées de la loi et toute personnes née au Québec devienent de facto citoyen du Québec.

    Deux classes de citoyens certe les modalitées soumise par le parti québécois soulève le problèmes de légalité des droits entre citoyen canadien et citoyen canadoquébécois.le citoyen canadien n'aurrait pas le droit a légilibité ces a dire d'êtres élus a un poste municipale scolaire et provinciale au Québec si il ne possède pas la ciytoyenneté québécoise ou ne revendique pas ce statut. s'il ne le revendique pas comment peut'il prétendre représenter les autres citoyen. et si il peut se qualifié comme citoyen québécois car li ne parle pas le francais comment peut-il prétendre pouvoir représenter une population a 80% francophonne.

    simple obligation de devoir ou dénit de droit, comme vous le voyéz la frontière est mince mais dans tout les cas on est a des lunes d'un régime totalitaire. Aux États-unis d'Amérique pour êtres élus a la présidence de ce modèle mondial de la démocratie il faut êtres née aux État-Unis totalitaire ? A Canada un individus voulant devenir premier ministre de ce plus merveilleux pays du monde a l'obligation sinon légale mais du moins morale de parler minimalement les deux langues rien dans la loi interdit a un unilingue anglophone ou francophone de se présenter aux poste de premier ministre mais la réalité politique jouent très fortement contre lui simple question de bon sens. tous les fervent fédéralistes et canadien en coviennent. Donc comment un citoyen canadien unilingue anglophone pourrait même prétendre pouvoir se faire élire comme premier ministre du Québec

    si les projet de constitution et de citoyennetée du québec sont totalitaire la démocratie nexiste tout simplement pas car partout par dans le monde il existe des limites et des obligations a l'exercice du droit démocratique les projets actuelement son d'après moi des limites juste et résonable . et pour ceux et celle qui en doute et redoute n'oubliez pas que notre merveilleuse cour suprême aurra le loisir le temps venu de mettre au pas ces pauvres Québécois s'il ause errer dans les limbes antidémocratiuqe. Si le Québec étais souverain tout ce débat serait non avenue car il irait tout simplement de soit.

  • Noureddine Charki
    Inscrit
    dimanche 21 octobre 2007 19h44
    @Francis, Cette constitution ne changera rien. C'est completement emotif.
    Francis, je serai d'accord avec toi et j'appuierai moi aussi ce projet si l'objectif est d'exclure ceux qui ne veulent pas s'inclure. Cependant, le problème qu'on veut régler est la consolidation de l'identité québécoise en incluant les immigrants. C'est pour cela que je propose la subvention des salaires des immigrants. Savez-vous que des programmes de francisation existent et qui sont très généreux. Un de ces programme auquel ma femme été inscrite offre un cours de français gratuitement et verse un montant d'argent chaque deux semaines aux immigrants inscrits au programme. Ce programme existait sous le règne du PQ. Je trouve ce programme peut intéressant car la seule motivation de s'y inscrire est l'obtention du cheque et non pas l'apprentissage du français. Les gens viennent au Canada pour travailler ensuite pour vivre. Les immigrants souffrent d'un taux de chômage trois plus supérieur à celui du reste de la population. Un immigrant qui arrive ici et qu'on refuse d'embaucher ne voudra rien savoir ni du français ni de la culture québécoise. Il va survivre sous l'aide sociale et ou sous l'exploitation dans du travail en noir. Est-ce que c'est pour ça qu'on amène les immigrants ici ? Est-ce que c'est ça qui va faire évoluer le Québec ? Je ne sens aucune odeur de solution au problème d'intégration qui engendre le problème de l'identité dans cette fameuse constitution. Je pense que ce projet ne sert qu'a fait du capital politique sur le dos de certaines minorités qui sont déjà dans la misère et qu'on veut exclure de la scène politique. Ils n'avais pas l'accès à l'emploi à cause du racisme et cette constitution va les priver du droit d'exercer la politique car ils n'ont pas réussit le cours de français. Bravo !

  • Alain Michaud
    Inscrit
    vendredi 26 octobre 2007 12h38
    Démagogie quand tu nous tiens!
    Je viens de lire les projets de loi 195 et 196 déposés à l'Assemblée nationale. Je ne remarque rien d'anormal dans les intentions tant de Mme Marois, que M. Turp ou du PQ en général sur ces deux projets: identité québécoise et constitution québécoise.

    Ceux qui déchire leur chemise font de la démagogie et ce sont eux qui attisent les passions et nous font passer (tous québécois confondus) pour des racistes, des totalitaristes et des xénophobes.

    Les deux projets de lois représentent à mes yeux deux tentatives honnêtes de clarifier la notion d'identité et le contenu d'une loi fondamentale telle une constitution. Vous remarquerez que le PQ de Mme Marois a le courage de déposer ces deux projets de loi alors qu'ils sont dans l'opposition et qu'il y a de fortes chances qu'ils meurent au feuilleton ou soit rejettés. Souhaitons qu'ils soient bonifiés, d'accord, mais de grâce ne nous mettons pas la tête dans le sable et croyant que tout s'arrangera en ne faisant rien.

    Quoi de plus normal pour les politiciens qui nous dirigent qu'une discussion franche et ouverte sur tous les points de vue ait lieu à l'Assemblée nationale sur ces deux sujets qui, on le voit dans les médias, déchaînent les passions dans la population. Il leur revient en tant que représentants démocratiquement élus de définir l'identité québécoise et de préciser les moyens de la promouvoir et la protéger si nous ne voulons pas disparaître assimilés aux anglophones d'amérique du Nord. Le Canada anglais fait exactement la même chose vis-à-vis les États-Unis afin d'éviter une assimilation aux valeurs américaines (ex: politique de contenu canadien à Radio-Canada) et personne ne crie aux racismes des canadiens. Pourquoi faut-il qu'à chaque tentative de protéger notre culture, nos institutions, notre langue, on nous accuse de racisme, de totalitarisme et de xénophobie? C'est de la démagogie.

    Alain Michaud
    Montréal

  • Mohamed Nekili
    Inscrit
    samedi 27 octobre 2007 00h18
    @ Guillaume Proulx
    Les musulmans ne representent pas un obstacle a l'identite francophone. Au contraire, il y a plus de 100,000 nord-africains qui viennent renforcer les rangs de cette culture au Quebec.

    Le voile n'est pas non plus un obstacle a l'integration. On s'integre d'abord en parlant la langue d'ici, en apprenant l'Histoire des gens d'ici et plus que tout, en trouvant un emploi pour nourrir ses enfants et s'etablir dignement et de maniere durable. Le reste n'est que negociation entre citoyens de meme classe.

  • jean sebastien beaulieu
    Inscrit
    mardi 30 octobre 2007 12h23
    C' est de la dictature!
    Ce n' est pas en faisant des lois que ca va protéger le francais au Québec. Au contraire, les Québécois doivent êtres tous bilingues et les écoles devraient êtres plus axées sur l' apprentissage de la langue seconde qui est l' anglais. Continuez a apprendre le français a vos enfants mais ne négligez surtout pas l' anglais, car c' est notre avenir a tous!

  • Raoul Nkounkeu
    Inscrit
    dimanche 4 novembre 2007 15h22
    Pauvre Québec, pourquoi tant de peur?
    Peut-on vivre éternellement dans la peur? La question peut aussi se poser autrement,la peur de perdre quelque chose peut-elle empêcher qu'on le perde? Je crois que non. L'Europe du 18e siècle avait peur du juîf, l'Allemagne de Hitler avait aussi peur du juîf, le Tutsi avait peur de l'Hutu et on connait la suite. Je doute fort que les québecois qui ont peur aiment le Quebec mieux que les autres. Ils ont peur d'eux-mêmes, de leur propre ombre et veulent généraliser la paranoïa. Une langue ne peut pas survivre parce qu'il y a une loi qui l'impose. Les vrais linguistes vous parleront de l'histoire des langues, du phénomène du contact entre les langues.La langue française peut survivre si d'autres mécanismes sont conçus; la contrainte de la loi sera sans effet positif. Je suis francophone, pourtant mon amour pour la langue française n'est jamais allé jusqu'à ressembler à l'aveuglement. La jalousie est-elle l'expression de l'amour ou met-elle l'amour en danger?
    En effet, de quelle langue française est-il question? Du québecois ou du français international? C'est aussi une question qui vaut la peine. Combien de québécois dits de souche parlent le français international et combien parlent le québécois? Les statistiques devraient nous en parler. Car s'il faut que les immigrants apprennent le français international, alors que cela soit de même pour plusieurs québécois de souche qui sont tout aussi analphabètes. Ils devront aussi se soumettre au même test de français afin de mériter la nouvelle nationalité québecoise.C'est un constat triste mais vrai puisque plusieurs québécois parlent mieux anglais que le français et cela rend certains immigrants jaloux surtout ceux-là qui ne parlent que du français international.
    Je crois que ce débat autour de la langue française concerne autre chose que la langue française elle-même. La langue est devenue un fond de commerce où viennent puiser les opportunistes de tout bord. En dépit de cette loi qui est supposée la protéger, le français reste une langue méprisée par les médias, les enseignants tant à l'université que dans les écoles.
    Pour couper court, laissons tomber toutes les controverses et aimons notre langue française (internationale)avec l'attachement que cela exige sans verser dans la polémique. Faisons la publicité de notre langue, parlons la comme cela se doit, apprenons la tous les jours sans nous fatiguer, corrigeons nos amis, nos collègues, nos enfants qui souvent la parlent mal et cela donnera envie à tout le monde de faire pareil. Cela est beau de bien parler français et comme c'est une langue belle, sa beauté rayonnera et incitera tous nos voisins anglophones et les immigrants à la parler. Commençons ce travail chez nous-mêmes, regardons la paille dans notre propre oeil et le reste se fera tout seul.

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