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Le PQ attise la colère des immigrants

Kippas, turbans et autres hijabs seraient interdits dans la fonction publique

Kathleen Lévesque   18 octobre 2007  Québec
Le Parti québécois veut que la fonction publique et parapublique ait une tenue vestimentaire exempte de tout symbole religieux, obligeant les employés de l'État à laisser leur turban, kippa ou hidjab sur le pas de la porte des écoles, hôpitaux, centres de la petite enfance et autres ministères.

Cette prise de position ressort de la prochaine plate-forme électorale concernant l'identité québécoise, qui a été discutée hier soir à l'exécutif national du PQ et qui sera soumise à la conférence nationale des présidents samedi. Jusque-là, le PQ a prôné la laïcité de l'espace public. Il souhaite maintenant franchir un pas de plus, ce qui crée de la turbulence dans ses rangs.

Le Groupe d'action politique des Québécoises et Québécois issus de l'immigration du Parti québécois (GAP-QI), l'instance responsable des questions d'immigration au sein de l'exécutif national, s'inquiète de la voie empruntée par l'équipe de Pauline Marois. Dans une lettre publiée aujourd'hui dans Le Devoir (page A 6), le GAP-QI dénonce la dérive du débat sur les accommodements raisonnables qui amalgame les questions de liberté religieuse et d'immigration. Le GAP-QI pointe le débat qui a cours dans tout le Québec dans la foulée de la commission Bouchard-Taylor et écorche au passage le PQ sans le nommer.

«Nous tenons à dénoncer l'intolérance, voire l'intégrisme du discours ambiant, car la laïcité et les valeurs québécoises sont instrumentalisées, sinon pour éliminer, du moins pour diluer la diversité. [...] On veut imposer aux employés de l'État une tenue vestimentaire exempte de tout symbole religieux», peut-on lire.

En entrevue au Devoir, la responsable du GAP-QI, Kerlande Mibel, souhaite que son parti ne se laisse pas bousculer par la conjoncture politique et se montre prudent. «En tant que parti, on doit prendre le temps de réfléchir encore. Ce groupe qui forme les immigrants ou les minorités religieuses, ce sont des Québécois et il faut les prendre en considération. Les brimer ne peut pas être une réponse. On ne peut pas brimer un groupe pour conforter une majorité de citoyens», a affirmé Mme Mibel, pour qui «parler de laïcité, c'est une façon de masquer l'intolérance».

Outre les travaux de préparation de sa plate-forme électorale en vue du prochain scrutin qui pourrait survenir rapidement, le Parti québécois entend aborder également la laïcité à travers un projet de loi qu'il déposera aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Ce projet de loi sur l'identité nationale constitue la pièce maîtresse de l'action, cet automne, de l'opposition péquiste dirigée par Pauline Marois. Le dépôt de ce projet de loi sera accompagné par la présentation d'une constitution québécoise par le député de Mercier, Daniel Turp. Cette constitution québécoise comporterait une clause visant à baliser l'obligation d'accommodement raisonnable en énonçant que les droits et libertés s'exercent dans le respect de l'égalité des hommes et des femmes, mais aussi dans celui «de la laïcité des institutions publiques du Québec».

Dans la même foulée, Pauline Marois a déclaré mardi, lors de son premier discours à l'Assemblée nationale en tant que députée de Charlevoix et chef du deuxième groupe d'opposition, que «pour assainir le débat qui a cours actuellement, par respect pour nous-mêmes autant que par honnêteté pour ceux que nous accueillons dans notre maison, il faudra très rapidement envoyer à tous et à toutes les bons signaux avec sérénité, ouverture et fermeté».

L'identité québécoise repose sur une langue commune, le français, mais aussi sur «la liberté d'expression, l'égalité des hommes et des femmes, le droit des enfants ainsi que le caractère laïque des règles de fonctionnement de notre société», a souligné Mme Marois. Ce sont là des valeurs que les nouveaux arrivants doivent accepter «pour être membres de la famille», a-t-elle indiqué. «Je crois profondément que ce n'est pas en s'effaçant ou en nous reniant nous-mêmes qu'on respecte l'autre.»

Aux yeux de Kerlande Mibel et de ses collègues du GAP-QI, la laïcité est une autre forme de religion. Ne pas permettre l'expression de la foi à des immigrants qui travaillent au sein de la fonction publique et parapublique par le port du turban, de la kippa ou du hidjab apparaît comme une façon de marginaliser et de stigmatiser davantage ces personnes, croit Mme Mibel.

«On demande que les gens n'affichent pas leur religion mais on va les recruter au Maghreb. Rendus ici, on leur dit: "Enlève ton voile." C'est incohérent», a soutenu Kerlande Mibel qui a ajouté: «Du moment que ça n'affecte pas notre sécurité, il n'y a pas de raison qui justifie ça.»

Quant au partage de valeurs communes prôné par la chef péquiste, le GAP-QI s'insurge contre l'uniformisation des personnes. «Si demain matin tout le monde doit partager les mêmes valeurs du francophone blanc catholique, on n'est pas plus avancés», a fait valoir Mme Mibel.

Dans sa lettre, le GAP-QI constate que la question de l'identité québécoise prend la forme d'un nationalisme identitaire et populiste. «Ce type de repli identitaire présente une vision de l'identité nationale qui exige de tous des valeurs et un comportement uniformes», souligne-t-on.

Il n'y a toutefois aucun commentaire sur l'utilisation du «nous» que Mme Marois brandit depuis quelques semaines. Visiblement mal à l'aise, Kerlande Mibel a refusé de se prononcer, soulignant qu'elle réserve ses commentaires pour l'exécutif national.

Quant aux idées émises récemment par d'autres militants péquistes, dont l'ancien président des jeunes péquistes Claude Villeneuve, le GAP-QI les rejette. Il en va ainsi de la suggestion que tous les candidats à l'immigration subissent un test de français afin de s'assurer qu'ils s'intégreront dans le marché du travail. Aussi, le GAP-QI s'insurge contre l'idée que, pour être sélectionné, un candidat à l'immigration devrait signer un «contrat de citoyenneté» énumérant les droits et responsabilités mais aussi les valeurs auxquelles il devra adhérer.

«Dans notre Québec, tous sont égaux. Chacun d'entre nous a les mêmes droits et responsabilités, dont celle de comprendre la différence», affirme le GAP-QI dans sa lettre.

***

Avec la collaboration de Robert Dutrisac
 
 
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  • Steve Beauchamps - Inscrit
    18 octobre 2007 03 h 23
    Enfin
    Il était temps que quelqu'un dénonce tous ces discours et surtout le nouveau ton très DUR!!
    On se croirait dans une société ou Le Pen est une sorte Gourou et tout les propos raciste sont permis ou même encourager....

    Merci Mme Kerlande Mibel pour être la première à prendre la parole
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  • Rolland St-Gelais - Abonné
    18 octobre 2007 06 h 05
    Oui à la laïcité, oui à un Québec neutre !
    À l'heure où le Québec est entré de plein pieds dans le XXIe siècle et où la modernité est devenue l'une de ses raisons d'être, il serait temps d'effacer tout symbole religieux de la sphère publique. Les écoles, les lieux publics et parapubliques ainsi que tout rapport entre l'État et ses concitoyens et concitoyennes devront prôner l'égalité des personnes. Pour réaliser une telle égalité, il est impératif d'enlever toutes expressions de signes ostentatoires. Qui plus est ! Ces mêmes signes devraient être portés exclusivement en dehors de tout regard. Par exemple, que ce soit une croix, une main de Fatima, une étoile de David ou tout autre médaillon à consonance religieuse, il serait possible de le porter sur soi mais de manière non-visible. La foi est une affaire personnelle et non un produit à commercialiser ou bien à promouvoir à l'emporte-pièce. Il est à remarquer que je suis croyant mais je n'impose, ni ne véhicule, ma foi en dehors de ma demeure. Pourquoi ? Tout simplement pour respecter la liberté de conscience d'autrui. Ceci ne signifie pas qu'il faut renier l'apport socio-historique qu'ont eu les organismes religieux au Québec. L'ouverture à la modernité ne veut pas dire occulter son passé.
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  • Gilles Delisle - Abonné
    18 octobre 2007 07 h 04
    Enfin, une bonne nouvelle!
    Il est plus que temps qu'un parti politique se décide enfin à dire et à faire ce qui doit être dit et ce qui doit être fait avec tous les immigrants qui sont ici, et ceux qui suivront. Ce pays est laique et doit le demeurer pout tous et pour toutes, et ce,dans toutes les sphères d'activité.
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  • Martin Francois - Inscrit
    18 octobre 2007 07 h 04
    ... on va les recruter au Maghreb !!!!
    Mauvaise foi typique de ce type de groupes de pression.
    Remettons les pendules à l'heure : Le Québec ou le Canada, ne va pas recruter au Maghreb. Cet argument est utilisé par les Maghrébins vivant en France, car à une certaine époque (années 1950-60) quelques entreprises industrielles ont effectivement recrutées au Maghreb. Cette période est révolue depuis longtemps en France. Les immigrés qui viennent au Canada doivent avoir un métier inscrit sur une liste de métiers soi-disant en demande. Si c'est le cas, le candidat à l'immigration doit passer à travers une longue procédure et payer lui-même les frais et son transport. Malgré cette liste de métiers, l'immigré passe généralement plusieurs mois sur le chômage avant de trouver du travail, donc personne ne va draguer les immigrés. De plus quand on étudie la question de l'immigration et du marché du travail on se rend compte que nos besoin en main d'oeuvre ne peuvent qu'être comblés par la formation de nos chômeurs et non par l'immigration.
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  • jacques noel - Inscrit
    18 octobre 2007 07 h 24
    Le vote ethnique péquiste est une légende urbaine
    Le vote ethnique pour le PQ n'existe pas. Les ethnies qui militent pour le PQ et le BQ sont des arrivistes qui ont trouvé une façon expéditive de monter dans la société québécoise en flatant les Québécois dans le bon sens du poil. Parlez-en à Makka Kotto.
    Lorsqu'on analyse de près le vote depuis 40 ans, on ne trouve pas plus que 8% dans les meilleures années. Lors de la dernière élection, le PQ n'a pas eu 5% du vote ethnique. En dépit du scandale des commandites, les Libéraux de Paul Martin ont encore une fois rafflé la grande majorité des comtés anglo-ethniques.
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  • Dietrich Mibel - Inscrit
    18 octobre 2007 07 h 30
    Très pertinent
    Ce message est très pertinent et j'espère que les gens d'en haut prendront le temps de lire cet article. Il y a longtemps que les minorités sont brimés et donc la seule chose que je reproche a cet article est de ne pas avoir été publié avant.
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  • Stéphan Gauvin - Abonné
    18 octobre 2007 07 h 38
    Une photo pourrais remplacer.....
    A la place du crucifix on pourrait mettre la photo du premier ministre? Celà pourrait s'appliquer dans toutes les écoles et lieuX gourvernementaux. En plus tous les fonctionnaires porteraient un uniforme pour la cause.
    La laïcité intégriste du PQ va servir d'unité envers tout les croyants, c'est peut-être une bonne chose.
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  • jean claude pomerleau - Inscrit
    18 octobre 2007 07 h 42
    Entre le nous et le mou.
    Le « nous », peuple du Québec, ne peut s'incarner et se définir en termes politique et juridique que dans un État national (Géopolitique). Ce qui veut dire en clair que l'Assemblée Nationale du Québec doit adopter une constitution du Québec contenant un Code de citoyenneté; une Charte des droits (celle du Québec 1975 et non celle du Canada) et une Charte de la laïcité. Ce cadre politique et juridique baliserait ainsi la problématique dans son ensemble. Cette constitution du Québec aura évidemment préséance sur la constitution canadienne. Il faut, comme disait Jean Lesage être « maître chez nous ». Fin du débat.

    C est ainsi que cela devrait ëtre règler, mais pour se faire il faudrait chez ce peuple une volonté forte d affirmation qui n existe pas pour le moment. Donc nous sommes pour le moment entre le nous et le mou.
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  • Hubert Grégoire - Abonné
    18 octobre 2007 07 h 50
    Mais que veut Mme Mibel?
    Mais que veut Mme Mibel? Comment peut-elle affirmer que
    «parler de laïcité, c'est une façon de masquer l'intolérance»? Peut-être que quelqu'un au PQ devrait lui rappeler que nous sommes bien au Québec, et non en France, et que la proposition faite est de nature à rendre neutre les comportements et la présentation des employés de l'État. Il n'est pas question ici d'interdire aux étudiants pratiquants de porter leurs signes religieux à l'école, comme cela se fait en France. Eut été le cas, je n'aurais pu que me rallier à son intervention.
    Mais non. En réponse à son chef qui affirme que : L'identité québécoise repose sur une langue commune, le français, mais aussi sur «la liberté d'expression, l'égalité des hommes et des femmes, le droit des enfants ainsi que le caractère laïque des règles de fonctionnement de notre société», Mme Mibel nous balance : «Si demain matin tout le monde doit partager les mêmes valeurs du francophone blanc catholique, on n'est pas plus avancés».
    Et sans rire en plus! Absolument incroyable. Ne sont-ce pas là des valeurs fondamentales aux Québécois que tous devraient partager? Ou ces valeurs seulement aux "francophones blancs catholiques" et les autres, bien, faites ce que vous voulez? Je ne comprend pas comment une position comme celle-là peut être bénéfique pour une société d'accueil. Mme Mibel aurait intérêt à apporter des solutions viables afin d'étayer concrètement sa vision des choses.
    Parce qu'avec un discours comme celui là, ce n'est pas au PQ qu'appartient Mme Mibel, mais bien aux Libertariens.
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  • Catherine Ellyson - Inscrite
    18 octobre 2007 08 h 18
    Vers les guettos
    mais que voulez vous donc? Des Québécois bien québécois et des immigrants portant voiles et autres symboles, mais dans leurs guettos? C'est de la folie... Que veut-on vraiment? des immigrants impliqués, qui ont leur place dans la communauté, des petites filles fortes qui jouent au soccer avec le voile, ou des immigrants rejetés, des petites filles voilées qui ne connaissent que des petites filles voilées, qui cuve leur ressentiment dans leur coin, pendant que les Québécois bien québécois cuvent la leur dans un autre coin? Le Québec serait-il en voie de re-choisir le petit pain? Quel dommage!
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    18 octobre 2007 08 h 23
    La part des choses s.v.p.
    Il est écrit plus haut ; «obligeant les employés de l'État à laisser leur turban, kippa ou hidjab sur le pas de la porte des écoles, hôpitaux, centres de la petite enfance et autres ministères.»

    Faut faire la différence entre les divers objets de religion dans l,espace publique :

    Le turban pourrait être accepté quand ça ne nuit pas à la vision des autres. Exemple, au cinéma ou dans une tour de contrôle...Est-ce que tu voudrais t'asseoir en arrière s.v.p., ton turban me coupe la vue.

    Le kippa est une belle petite calotte pour cacher la calvitie du juif...pas de problème.

    Vive le hidjab qui découvre le visage. Il est, en général, très joli et fait économiser sur les teintures qui sont mauvaises pour les cheveux et l'environnement.

    Seul le kirpan "qui est un couteau" pourrait être refusé un peu partout, principalement...à la taille, dans les avions.

    On ne veut pas de la burka sauf au mardi gras et au bureau de vote.
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  • Pierre-Yves Pau - Inscrit
    18 octobre 2007 08 h 29
    On s'accroche aux branches?
    Sait vraiment plus quoi inventer le Parti Québenbas... une petite dose de xénophobie voir si ça pogne? Et vous imaginez la mère supérieure surveillant tout ça de son couvent de l'Ile Bizard, entre deux Je-vous-salue-Marie et trois Bénédicités? Il y'a 65 millions d'années, quelques dinosaures ont peut-être eux-aussi aussi tenté de s'initier à la danse de la pluie dans l'espoir de conjurer leur inéluctable disparition. L'ADN d'un parti de vieux croûtons, ça se change pas, il faut savoir accepter la loi Darwinienne de l'évolution politique: éteignez donc la lumière le dernier qui sort.
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  • Eric Parent - Abonné
    18 octobre 2007 08 h 47
    Ne fesons pas des adéquistes de nous-mêmes
    Là ça l'exagère ! Mme Marois, svp, ne succombé pas à la tentation. Le port du turban, kippa ou hidjab ne fait de mal à personne. Ne faites pas votre "girouette" en cédant au courant passager de racisme qui suivent la commission sur les accomodements régionales. Restez digne et ne succombez pas à cet électorat conservateur. Vous êtes un parti de centre-gauche, pas de droite. Montrez votre ouverture. Ouvrez nous cette voix de la tolérence.
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  • Eric Parent - Abonné
    18 octobre 2007 08 h 50
    La laîcité permet certains accomodements
    Ce n'est pas parce que nous avons dit que nos endroits publics devaient rester neutre et laïc que nous ne devons pas permettre aux gens d'exprimer leur religion. On a le droit d'avoir une croix dans le cou mais le voile ne serait pas accepté ?!
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  • Claude Archambault - Inscrit
    18 octobre 2007 08 h 59
    Les Talibecs
    Les Talibans ont été le pire régime que l'on peu imaginer pour ce qui est des libertés individuelles, et l'imposition d'une loi hyper radical religieuse. D'autre sociétés, la majorité musulmane, imposent un code de vie et vestimentaire très strict basé sur la religion. Ici au Québec on a mis la religion Catholique à la porte, et je ne discuterai pas si c'est pour le meilleur ou le pire, mais on a créé une nouvel religion, une religion dite Laïque. Au nom de cette religion sans Dieu reconnu, sans symbole et sans coeur, on impose, on dicte une règle de conduite. On interdit au nom de cette nouvelle religion toute représentation symbolique des autres religions.

    Autant la religion Catholique a dictée les destinés des Québécois dans le passé autant la nouvelle religion Laïque dicte la vie des Québécois. Maintenant il est très mal vue et même répréhensible de montrer son appartenance à quelconque religion et cela au nom de la religion Laïque la nouvelle religion de l'État Québecois.

    En imposant la laïcité le PQ et l'ADQ imposent, tout comme les Talibans l'on fait, un code vestimentaire et un code de vie basée sur la nouvelle religion Laïque. Les Talibans ont imposés la burqua, l'Iran a son code vestimentaire le hijab et le voile sont imposés dans plusieurs société ils ont même leur police qui assure le respect du code.

    Allons nous avoir l'interdiction de montrer notre appartenance à une autre religion que la religion Laïque, allons nous avoir la Police Laïque.

    Allons nous devenir les TALIBECS
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    18 octobre 2007 09 h 10
    Le PQ a raison
    Il faut mettre les différentes religions à leur place. Les religions divisent le peuple. On n'a pas besoin pour vivre sa vie d'une religion qui nous dicte ses caprices.

    On se doit de freiner l'islamisme qui veut prendre de plus en plus de place sur la planète.
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  • Zach Gebello - Inscrit
    18 octobre 2007 09 h 14
    Le PQ et les apparences
    Un compromis d'apparences. Du PQ grand cru.
    Ce qu'on vois plus ne fait plus de mal.

    Tout le monde sait bien que ce sont les institutions elles-mêmes qui sont ghettoïsées. Écoles politico-confessionelles-ethniques, Instituts, Congrès, Centres, Caucus politiques confessionels-ethniques, hôpiteaux politico-confessionels-ethniques, universités politico-confessionelles-ethniques, etc... etc...

    Ce que le PQ propose, conjointement avec son allié le PLQ, c'est une "laïcisation d'apparence" des institutions de la majorité québécoise autochtone, le peuple Québécois (de souche). Autrement dit, les groupes politico-ethnique confessionels conserveront leurs institutions séparées, dans lesquelles le Québécois autochtone (de souche) n'y a pas place, tandis que les institutions de la majorité autochtone (de souche) seront épurées "assainies"(Marois) des apparences qui "dévoilent" la place qu'y prennent les membres des institutions séparées (lobbies).

    Je tiens à rappeller qu'en Tunisie, là où le fédéral canadian expulse l'Imam Jaziri, cette laïcisation des institutions de l'État ainsi que l'interdiction de la créations d'institutions politico-confessionelles ethniques séparées (autres que les Églises) sont strictement appliqués. Bien que la religion en Tunisie est Islamique à 98%, le hidjab est interdit dans toute la fonction publique et les institutions de l'État. Les Églises juives et chrétiennes y sont établies depuis longtemps et il n'y a pas (plus) de confrontation.

    Pas étonnant que ce pays représente la "torture" pour l'Imam Jaziri.

    peuplequebecois.forumpro.fr
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  • martin dubois - Abonné
    18 octobre 2007 09 h 29
    la vraie dérive n'est pas celle qu'on pense
    Le texte publié ce matin par le groupe de Mme Mibel est une démonstration éloquente qu'il est plus que temps que le PQ éclaircisse la teneur de son discours identitaire, ce que fera heureusement Mme Marois dès aujourd'hui. En fait, je reprends ma carte de membre du PQ immédiatement, tellement je suis reconnaissant à Mme Marois d'enfin réaffirmer nos valeurs.
    Mme Mibel et son groupe présentent un discours déplorable. Leur texte est insidieux. Si vous le lisez bien, vous constaterez qu'il véhicule des généralisations abusives sur la teneur du débat actuel sur l'identité québécoise. En effet, Mme Mibel et ses co-signataires mentionnent des énormités à ce sujet. Ils écrivent que l'on voudrait éliminer la diversité, ou encore uniformiser les comportements au Québec ??? Ces propos sont extrêmes. C'est du délire.
    Ce que les québécois et leurs partis politiques veulent, dont le parti québécois, c'est de baliser certaines valeurs. Pas toutes, mais certaines qui sont les fondements de notre société. Cela n'est pas de l'ostracisme, c'est de l'encadrement raisonnable. Il n'y a pas de nation ou de démocratie sans valeurs communes. D'où l'importance qu'il y ait certaines restrictions, dont le port du voile dans la sphère publique par exemple. Mais les différences individuelles et culturelles sont bien au-delà de la liberté de porter ou non un vêtement ou un signe. Alors c'est absurde de prétendre que sans le voile, une personne serait incapable d'exprimer sa différence. Que Mme Mibel et son groupe soient en faveur du port du voile est une chose, mais qu'ils remettent en question l'amour des québécois pour la différence ne tient pas debout. Et c'est ce dernier point de leur argument que je dénonce. Dans ce texte, je m'insurge qu'il y soit prétendu que de proscrire certains privilèges revient à empêcher toute liberté. Qu'il soit prétendu que d'avoir des exigences pour les nouveaux arrivants soit anormal. Qu'il soit énoncé que d'affirmer des valeurs non-négociables pour une société soit une attitude totalitaire. Ce sont des ramassis de propos hystériques, hors de toute nuance et modération. Mme Mibel et son groupe prouvent par là qu'ils sont des intégristes du multiculturalisme, qui ne supportent aucune affirmation culturelle de la majorité.
    Leur position aurait simplement pu s'exprimer en une phrase : ils sont en faveur du port du voile dans les institutions, et pour toutes les formes d'accommodements raisonnables.
    Ils ont malheureusement préféré recouvrir leur position sous un discours culpabilisant pour les autres.
    Alors, voyez-vous, la vraie dérive, c'est la leur.
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  • ethan solal - Inscrit
    18 octobre 2007 09 h 45
    Cher M. St-Gelais...
    Parlez de votre Québec neutre à ces myriades de musulmans intégristes qui déferlent sur le Québec, prosélytes fous furieux et qui font de véritables rafles dans la gente féminine québecoise "pure laine" (brrrr, ce mot me glace... Serais-je un impur, moi?) et les convertissent à tour de bras.

    Baah, après tout, les québecois ont décidé avec la révolution tranquille de jetter le bébé avec l'eau du bain en rejettant leur christianisme (au lieu de le faire gentiment et "tranquillement" progresser). Grand bien leur fasse. Que les élites du Québec apprennent à leur dépends qu'on ne badine pas avec l'Islam. D'autres ont essayé avant vous, ils s'y sont cassés les dents. Croyez-en un "maudit" français qui a vu la France se faire envahir en 20 ans et qui voit maintenant le Québec se faire ronger à son tour.

    Bonne chance, on en reparlera dans 20 ans... Quand le prix du litre du lait au dépanneur du coin sera de 15 dinars.
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  • coté carol - Inscrit
    18 octobre 2007 10 h 01
    nationalisme
    C'est la ou on en est rendu avec notre nationalisme frileux,qui se protege afin de faire face a notre crise d'identité,les québécois se sont peinturés dans le coin avec nos tergiversations de référendum en référendum.On ne sait plus a quel sein se vouer,d'ailleurs ce sein ne nourrit plus,il rend anémique. Le multicuralisme nous englobe petit a petit(montreal en est un bel exemple),la peur d'etre englobé ressort.Espérons que ce que vit la france ne nous arrivera pas.
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  • andré michaud - Inscrit
    18 octobre 2007 10 h 04
    Laïcité oui, mais...
    Je suis 100% pour la laïcité de notre société. La religion c'est une opinion personnelle qui doit rester personnelle.

    Cependant comme Québecquois nous avons peu de légitimité morale devant l'histoire, puisque nous n'avons pas appris la langue et les coûtumes des premières nations par pur racisme (on les considérait comme race inférieure).

    Au contraire Duplessis à enlevé à leurs parents plein d'enfants amérindiens pour les mettre dans des institutions religieuse (camp de concentration sans exécution, mais avec sévices)ou ils furent obligé à coup de bâton à renier leur langue et leur culture!!! Florent Volant fut l'un de ces enfants, il pourrait vous en parler longtemps. Quel cinéaste québecquois aura le courage de faire un film sur le "nazisme" de Duplessis envers les enfants amérindiens, que la pluspart des québecquois qui avaient élu ce roi-nègre considéraient aussi comme des inférieurs?? Une période sombre de l'histoire du Québec ou le fascisme était vénéré par Duplessis, le clergé et la Société St-Jean Baptiste...et qui comme la collaboration pro-nazi en France, est systématiquement caché à la jeunesse d'aujourd'hui.Moi, je me souviens!
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  • Yvon Montoya - Abonné
    18 octobre 2007 10 h 06
    Nous sommes tous des marranes!
    Les marranes (de marrano, cochon en espagnol et qui viendrait de l'arabe muharram signifiant "rituellement interdit" à cause de l'interdiction de la viande de porc pour les 2 religions car les juifs et les arabes et au Moyen-âge aussi pour tout le monde, on subissait la ladrerie, une affection due à un ver parasite, le ténia Cysticercus cellulosae présent chez le porc) étaient des juifs forcés d'adopter une « identité » chrétienne soit par la force ou la loi. Ils furent obligés de pratiquer leur religion en cachette. Il me semble que dans La Guerre des étoiles de Steven Spielberg on voyait des êtres vivants à l'allure pas très humaine mais dont on ne pouvait nier qu'ils étaient capables de civilisation et de connaissances. On les voyait difformes dans des bars avec de longues oreilles pointues pour les uns, des nez tordus pour les autres, des pattes vertes, des tentacules ou emplis de poils ou des yeux au bout de leur lèvres etc. Sans être sidérés, intersidéralement parlant, c'était une diversité sans problèmes. Là, nous voyons qu'il nous faut tailler les oreilles, ramasser le nez et faire de la chirurgie esthétique pour que les yeux ne soient plus désorbités. Il faut obliger à la laïcité sinon...
    Mais celle-ci est-elle un uniforme extérieur ou une attitude civique? Sous prétexte d'ouverture (ah ce mot nouveau comme le beaujolais qui ferait dire que les portes d'un camp de la mort étaient aussi une « ouverture » mais on ne parlait jamais du fait que ces dites portes se « refermaient » derrière ceux qui y entraient pour laisser place à la terreur.)
    Passer un texte de français est intéressant pour une Province où on doit impérativement parler l'anglais pour pouvoir travailler. On se trompe de langue, il me semble. La politique tue et crée de la haine suite à du ressentiment et elle prend le temps pour ça. En Europe on le sait mais en Amérique du Nord?
    Pourquoi voulons-nous que nous nous cachions alors qu'il y a de «l'ouverture» à en pleuvoir? Quel étrange paradoxe? Les mots et les actes.
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  • Ernesto Sanchez Cortés - Abonné
    18 octobre 2007 10 h 24
    La laïcité ? Oui; le laïcisme? Non!
    Les véritables démocraties n'imposent pas la censure. Alors, pas plus que l'orientation sexuelle, - l'orientation spirituelle n'est pas un tabou dans une société ouverte. Toutes les réponses aux questions métaphysiques y ont droit de cité bien qu'aucune d'elles n'aie une préséance naturelle sur les autres. Leur présence dans l'espace publique ne dépend que de l'offre et de la demande qui préside à la gestion des biens culturels. Ce sont les instances démocratiques qui assurent cette gestion selon leurs propres procédures. Ainsi par exemple, ce sont les membres du Conseil de Ville qui peuvent décider s'ils feront ou ne feront pas la prière avant ou après ou au milieu de leurs délibérations, comme ils pourraient aussi décider qu'ils mettront ou ne mettront pas une musique de fond (classique ou autres...)pendant leurs réunions ou qu'ils enverront quelqu'un au lancement du roman de l'un de leurs commettants (ou qu'ils n'enverront personne), etc. L'expression des croyances religieuses, comme celle de toute autre subjectivité littéraire ou artistique sont des biens culturels qui circulent librement dans les sociétés ouvertes, mais qui sont réprimés par les états totalitaires.

    Bien sûr que la laïcité est indispensable à l'État moderne, à condition de ne pas confondre la laïcité avec le laïcisme. Car la laïcité est une attitude pragmatique qui établit la neutralité de l'espace public sous l'empire de la loi sans privilégier - mais sans exclure non plus - aucune religion tandis que le laïcisme est une idéologie fondamentaliste qui fonctionne comme une religion, avec ses prophètes, ses dogmes et ses intégristes. Le laïcisme, c'est le degré zéro de la religion, mais une religion athée qui prétend au statut de religion d'État pour exclure toutes les autres religions, sans jamais dire son vrai nom. Ce laïcisme-là se cache derrière le masque de la laïcité pour exercer son intolérance et réprimer la liberté d'expression qui est l'honneur de la démocratie.
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  • Alex Choquette - Inscrite
    18 octobre 2007 10 h 36
    Absurde le discours des multiculturalistes
    Comment Mme Mibel peut-elle affirmer que ne pas permettre le port du turban, de la kippa ou du hidjab "apparaît comme une façon de marginaliser et de stigmatiser davantage ces personnes"? Ces immigrants sont une minorité, donc porter des signes distinctifs c'est souligner cette marginalité.
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  • Normand Thouin - Inscrit
    18 octobre 2007 10 h 37
    Article 18 de la déclaration des droits de l'homme
    "Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites."

    Difficile de comprendre pour certains que la laïcité est l'engagement de l'État à ne favoriser aucune religion (celle de la majorité) au détriment des autres et non pas l'absence de religion dans l'espace public. Difficile de comprendre pour certains que la laïcisation des institutions publiques ne veut pas dire la laïcisation des personnes. Comment se fait-il que ce sont les plus nationalistes qui sont le plus "dur de comprenure" ? Ah oui les votes ethniques du 30 octobre 1995 qui resurgissent dans l'imaginaire populaire. Quand j'étais petit on me racontait souvent l'histoire du bonhomme sept heures pour m'effrayer. Sera-t-il remplacé par les musulmanes avec le voile ?
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  • Roland Berger - Abonné
    18 octobre 2007 10 h 39
    Rejet et digestion
    Lors de la Révolution tranquille, une majorité de Québécois ont rejeté le pouvoir omniprésent et omnipotent de l'Église catholique au Québec. En clair, ils se sont débarrassé de l'intégrisme religieux dont ils ont souffert et dont beaucoup craignent le retour, cette fois portée par une autre religion. Il semble que nombre d'immigrants ignorent ou refusent de considérer cet aspect de la situation actuelle. Il faut laisser aux Québécois le temps de digérer une révolution vieille d'à peine 40 ans. Pour nombre d'entre eux, tout signe d'appartenance à une religion leur rappelle un passé pas si lointain où les femmes d'ici devaient produire des enfants à la douzaine parce que l'Église leur imposait d'être soumises à leur mari et au curé.
    Leur reprocher maintenant de porter une croix à leur cou alors qu'ils rejetent des tenues vestimentaires qui lisent comme des signes de soumission de la femme à l'homme et à la religion porte à faux. Ce signe est pour eux banalisé au point où ils ne s'étonnent plus de le voir porté par des vedettes du spectacle dont la conduite et le message n'ont rien de très chrétiens. Et il faut aussi leur faire confiance : ce n'est pas dans le sang qu'ils ont relégué dans l'histoire quatre siècles de soumission au pouvoir religieux. Le Québec n'est pas Hérouxville et Hérouxville n'est pas le Québec.
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • Bernard Gervais - Abonné
    18 octobre 2007 10 h 56
    Le silence de du PLQ et de l'ADQ
    Depuis le temps qu'on parle de la nécessité de réaffirmer la laïcité de l'État québécois, la proposition péquiste, bien qu'elle puisse sembler excessive, a au moins le mérite de viser cet objectif. Cependant, même si la plupart d'entre eux sont d'accord, ne comptez pas trop sur les députés libéraux pour appuyer cette proposition car ils ont besoin du vote des immigrants pour se faire élire. Cette remarque vaut aussi pour l'ADQ, qui aimerait se rapprocher de cette clientèle, même si, avant les élections de mars, Dumont a gueulé de toutes ses forces contre les accommodements raisonnables dans le but bien sûr de se faire du capital politique auprès des électeurs des régions.
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  • Terzibachian Jacques - Inscrit
    18 octobre 2007 11 h 29
    Religion à tous les niveaux.
    Qu'ils se fassent discrets les évèques,immans,rabins,sectes,et autres marchands de bonnes paroles...
    Force est de constater qu'Ils sont tous promoteurs de guerres et de haine.
    Historiquement,les politiciens (même laïques) s'en chargent déjà.
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  • Guy Lafond - Abonné
    18 octobre 2007 11 h 50
    Mon exigence de réciprocité versus le rôle de la nation
    On ne sait jamais où s'arrête la légitime affirmation de l'identité, et où commence l'empiétement sur les droits des autres.[...]

    Si nos contemporains ne sont pas encouragés à assumer leurs appartenances multiples, s'ils ne peuvent concilier leur besoin d'identité avec une ouverture franche et décomplexée aux cultures différentes, s'ils se sentent contraints de choisir entre la négation de soi-même et la négation de l'autre, nous serons en train de former des légions d'égarés. [...]

    Chacun d'entre nous devrait être encouragé à assumer sa propre diversité, à concevoir son identité comme étant la somme de ses diverses appartenances, au lieu de la confondre avec une seule, érigée en appartenance suprême, et en instrument d'exclusion...

    Ces mots sont du célèbre écrivain Amine Malouf (Les identités meurtrières, Éditions Grasset et Fasquelle, 1998).

    Maintenant comment interpréter ces mots?

    Du point de vue de la communauté d'accueil ou bien de celui nouvellement installé au Québec, il y aura probablement toujours à redire et on a l'impression qu'on n'en sortira jamais.

    Seulement voilà, il y a nos dirigeants qui doivent chaque jour gouverner pour concilier les requêtes diverses des électeurs.

    Lu par la chef du PQ, ce message semblerait très clair!

    Madame Marois annonce déjà un pan de sa plate-forme électorale. Laïcité de l'espace public. Tenue vestimentaire exempte de tout symbole religieux pour les employés de la fonction publique et parapublique seulement. Faisons bien attention de ne pas nous égarer.
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  • Michel Leclaire - Abonné
    18 octobre 2007 12 h 28
    À Rome ont fait comme les Romains
    Premièrement, pour la très grande majorité des immigrés, ce sont eux qui ont demandé à venir chez nous. Toute personne sensée, avant d'immigrer dans ce pays, doit prendre connaissance de sa manière de vivre et l'accepter sans vouloir la changer fondamentalement. On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre.
    Nos ancêtres ont construit à la sueur de leurs fronts ce pays « de génération en génération ».
    Cela nous a pris beaucoup de temps et d'efforts pour nous débarrasser de la dictature de l'église catholique. Que ce soit un curé, un rabbin, un imam où toute autre soi-disant représentants de Dieu, ils n'ont rien à faire dans l'administration ou la gouverne de l'espace public.
    Ceux qui ne sont pas d'accord avec ce principe n'ont qu'à retourner chez eux.
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  • Jacques Quenouilles - Inscrit
    18 octobre 2007 13 h 33
    le "eux" s'agrandit
    le PQ veut que les "tenue vestimentaire" à caractère religieuse soit rayé des institutions publiques. ce qui veut dire que si tu veux respecter ta propre religion, alors tu ne travaillera pas dans une instition publique. cacher l'intolérence des différences sous le nom de la laïcité des institutions. voyez comment leur proposition est précis: "tenue vestimentaire", biensur les bijoux à caractères religieuses sont épargnés ainsi que la croix dans l'assemblé nationale. ok faisons le tour des religions qui se retrouvent au Québec et qui ont des codes vestimentaires spécifiques. yep vous avez compris, fcuk les musulmans, les sikhs et les juifs

    ok, j'y suis allé un peu trop vite. c'est pas tout les musulmans, juste les musulmanes et chez les sikhs, c juste les hommes qui seraient incommodés, parce que la femme hindu pourrait techniquement garder leurs points rouge dans le front. alors l'a ya un autre problème, si le gouvernement charest amende la charte des droits et libertés pour mettre en priorité l'égalité des sexes sur le droit de religion, ca veut dire que si on interdit la femme de porté le voile, alors les hommes musulmans seront favorisé. il y a certainement une réflexion à faire la dessus.
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  • Hubert Larocque - Abonné
    18 octobre 2007 13 h 34
    Le PQ retrouve le Québec
    Le PQ retrouve enfin le sens de son inspiration originelle -qui était de donner aux Québécois historiques le pays dont l'histoire les avait dépossédés en 1760. Comme l'ADQ ne semble pas avoir compris pourquoi les Québécois se sont tournés de son côté, ou qu'elle n'a pas eu, jusqu'ici, le courage et la ferveur nationale d'assumer le grand espoir que l'on avait mis en elle, - le PQ peut faire oublier le cafouillis de son errance multiculturelle, et reprendre une place de premier rang sur l'échiquier politique. Pour ce faire, il lui faut tenir, sans défaillance, la position anti-accommodantiste qu'il vient de préciser, et convier les immigrants de bonne volonté à se joindre à lui.
    Le Québec veut bien accueillir en nombre raisonnable, assimilable , des individus qui désirent devenir québécois. La notion de diversité culturelle est étrangère au Québec car elle est imposée du dehors par la Constitution canadienne de 1982, ainsi que par les jugements de cours extérieures au Québec. Aussi le voeu naturel des Québécois, c'est que les immigrants s'assimilent à nous, ce qui veut dire adopter la langue, la culture, les moeurs de la société d'accueil.
    Bien sûr, l'on comprend que les nouveaux arrivants aient des souvenirs, des nostalgies et que, dans la première génération, il y ait des survivances de leur pays d'origine. Mais toutes les manifestations d'appartenance ou de survivance d'appartenance étrangère doivent rester strictement privées. Dès que l'espace public est envahi par des signes étrangers, tels kirpan, hijab, burka, costumes hassidiques, etc., le Québec se sent agressé par ce refus manifeste d'intégration, par cette volonté insolente de transporter ici à l'identique le pays d'origine.
    Immigrer signifie que l'on a choisi de quitter son pays et d'en adopter un autre. Il ne suffit pas de respecter superficiellement les lois et les règlements, - comment qualifier le cas hassidique? -, il faut aussi respecter les Québécois historiques. En effet, le port de ces signes a un sens politique et est perçu par le Québec comme une tentative de détruire notre identité nationale, avec malheureusement la complicité de ceux qui devraient nous défendre, c'est-à-dire de « nos » gouvernants.
    À l'encontre de ce que peut prétendre un Gérard Bouchard, l'identité québécoise n'est pas à construire, elle existe déjà et a une assise à laquelle doivent se ployer les arrivants de tous horizons. C'est en s'assimilant à nous que les immigrants peuvent nous enrichir, leur culture d'origine devenant une pigmentation subliminale jouant comme des harmoniques au son fondamental. Du reste, il faut être ignorant et inculte pour prétendre que toutes les cultures sont égales. La culture occidentale, dont la culture française est l'expression la plus élevée, a démontré expérimentalement, si l'on peut dire, une supériorité écrasante sur toutes les autres, tant par sa vision du monde que par ses réalisations dans les domaines de la pensée, des arts, des sciences et des techniques. Le problème du Québec, c'est que le système d'éducation ne la transmet que de façon partielle, déformée et souvent nulle. Ajoutons que l'on abuse du terme de culture en confondant celle-ci avec des bricolages folkloriques, confusion qui culmine dans des expressions telles que multiculturalisme, interculturalisme, etc.. Au surplus, les cultures ne s'additionnent pas, elles s'annulent parce que chacune, à sa façon, mais inégalement, constitue une vision cohérente et complète du monde. Que penser de la culture de ceux qui prétendent en avoir deux ou trois, etc ?
    Les gouvernants du Québec ont agi avec une légèreté criminelle en autorisant un niveau d'immigration qui menace de destruction le tissu biologique, social et culturel de la nation. Il faut donc restreindre le nombre des immigrants afin de n'en accueillir que le nombre que l'on peut assimiler. Une proportion de 15%, par unité territoriale, et par génération, représente la limite naturelle de tolérance d'une culture à laquelle l'histoire a déjà donné un visage plénier. Il faut de plus n'accueillir que des types humains et des cultures intellectuelles et religieuses compatibles avec notre histoire et notre tradition. Or ni l'Islam, ni le Judaïsme, n'ont démontré qu'ils étaient aptes à se fondre aux Québécois.
    La situation actuelle conduit tout droit à l'anarchie sociale par une juxtaposition de ghettos. Faut-il rappeler que ce que l'on appelle « racisme », notion bien vague, à acceptions multiples et confuses, est très souvent la conséquence d'un état de choses et non la cause de celui-ci. On ne saurait sans malhonnêteté sonner le tocsin de l'intolérance, de la xénophobie, et du racisme pour culpabiliser les Québécois de vouloir que le Québec reste lui-même et évolue dans la ligne de la culture occidentale et française. Cela suppose que les immigrants respectent le caractère culturel propre au Québec, qu'ils se disposent à l'acquérir et que l'on y veille avec soin et force. Que les lois et les règlements leur interdisent clairement d'afficher sur la place publique toute forme de persistance du monde étranger dont ils proviennent. C'est la condition sine qua non de leur acceptation par le Québec et d'une réelle intégration de leur part.
    Le seul accommodement qui soit raisonnable et conforme à la volonté des Québécois, c'est l'accommodement zéro.

    Hubert Larocque
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  • Louis Lapointe - Abonné
    18 octobre 2007 13 h 35
    Le nouvel intégrisme
    Bonjour Mme Lévesque,

    Les Québécois seraient devenus de grands champions de la laïcité se portant à la défense des pauvres femmes honnies par les barbares d'outre-mer. La suprématie de l'égalité des femmes a été hissée au rang de première valeur québécoise, nous ne saurions donc tolérer dans l'espace public tout ce qui s'y oppose.

    Pendant ce temps, dans nos écoles publiques, on assiste à la naissance d'un nouvel intégrisme. Nous n'aimons pas la façon dont les jeunes filles s'habillent. Les formes féminines que laissent transparaître leurs vêtements à la mode seraient disgracieuses. Nous ne voulons surtout pas voir leurs nombrils, leurs seins, leurs épaules, cela dérange. Ce nouvel intégrisme né en réaction à la mode hollywoodienne dont raffolent justement nos jeunes filles a un nom qui fait bondir tout bon parent lorsqu'il est prononcé : l'hypersexualisation des jeunes filles.

    Celles-là mêmes qui ont jeté leurs soutiens-gorge au feu et qui portaient des t-shirts hyper moulants sans équivoque par-dessus des jeans tailles basses serrées comme des collants il y a trente ans, s'habillant alors comme leurs idoles de l'époque, se sont transformées en ayatollahs du bon goût et imposent à leur descendance le devoir de pudeur. Pourtant la bretelle spaghetti, le débardeur ajusté et le soutien-gorge pigeonnant que portent les jeunes filles d'aujourd'hui sont des modèles d'élégance à comparer aux t-shirts troués que portaient leurs mères!

    On dénonce aujourd'hui les nombrils apparents des jeunes filles comme nos directeurs d'école interdisaient le port du jean et les cheveux longs des garçons il y a quarante ans. Pour masquer cette déchéance corporelle des jeunes filles, présumées victimes de la société de consommation, les parents se sont tournés vers un passé pas si lointain pour faire renaître les uniformes scolaires. Cette nouvelle exigence des conseils d'établissement sévit présentement dans de nombreuses écoles publiques où on impose de plus en plus le port obligatoire d'affreux polos informes qui masquent tout ce qui distingue les filles des garçons. On a inventé notre voile bien à nous afin de préserver nos jeunes filles du regard avide et concupiscent de leurs congénères masculins et de leurs professeurs, meilleur exemple du mauvais goût que peut engendrer l'uniformisation au nom de la suprématie de l'égalité des hommes et des femmes : le polo.

    Alors que toute une génération, celle des baby-boomers, a fait du jean le symbole de sa révolution des années 60, il s'est trouvé des experts à la Commission des droits de la personne issus de cette même génération, pour décider que le vêtement n'était plus au 21e siècle une façon de s'exprimer. Interdire le port de certains vêtements, sauf s'ils sont ostentatoires, ne saurait brimer la liberté d'expression des plus jeunes de notre société !

    Or, depuis la Révolution française, tous les grands évènements de l'histoire ont été accompagnés de changements profonds et apparents dans la tenue vestimentaire. Et de quoi parle-t-on au juste depuis plusieurs semaines à la commission sur les accommodements raisonnables ? De vêtements ! Alors qu'on voudrait abattre tous les symboles religieux dans l'espace public au nom de présumés grands principes laïques, dont les plus frileux d'entre nous se gargarisent chaque jour devant la commission sur les accommodements raisonnables à grand renfort de médias, on crée un nouvel intégrisme à la carte dans nos écoles publiques. Maintenant que nos jeunes ont leurs polos, à quand un uniforme obligatoire pour nos fonctionnaires afin de sacraliser la suprématie de l'égalité des hommes et des femmes ?

    L'égalité ne résiderait-elle pas dans la reconnaissance des différences plutôt que dans l'uniformisation de la tenue vestimentaire ? Le jour où tous les fonctionnaires porteront des chemises brunes, bleues ou noires, nous comprendrons peut-être alors que l'égalité n'est pas nécessairement cette si grande vertu garante de la liberté que nous chérissons tous et que nous ne voulons pas partagée tant elle est précieuse. Plus que l'égalité encore, l'équilibre, celle des droits, est probablement le plus grand rempart de la liberté contre l'intolérance. Elle relativise les droits et libertés de chacun : on l'appelle justice !


    Louis Lapointe
    Brossard
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  • Jacques Fontaine - Abonné
    18 octobre 2007 13 h 42
    Ma réponse au GAP-QI
    «Dans notre Québec, tous sont égaux. Chacun d'entre nous a les mêmes droits et responsabilités, dont celle de comprendre le principe fondamental et hautement symbolique de la séparation de l'Église et de l'État, de la laïcité de notre société, principe très cher aux yeux d'une très grande majorité de Québécois.» Si vous ne pouvez pas comprendre ou accepter ce principe, vous savez ce que vous avez à faire. Moi, je détesterais aller vivre dans des pays où l'intégrisme religieux règne et où la liberté d'expression est muselée, alors je ne vais pas m'installer dans ces pays. Si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas comprendre le principe de la séparation de la Religion et de l'État, ce n'est pas aux Québécois de souche de changer pour vous accommoder. Moi, si j'allais vivre en Chine ou en Russie, jamais au grand jamais je n'aurais de culot de demander aux Russes ou aux Chinois de se québéciser pour m'accommoder. Vos exigences me font penser à cete belle expression idiomatique anglaise: "It's a case of the tail wagging the dog !"
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  • Ken Ko - Inscrit
    18 octobre 2007 13 h 44
    Merci pour les éclaircissements des intégristes pequistes
    Encore une fois, Mme Marois a bien demontré la raison principale pour laquelle la majorité des communautés dites-culturelles ne s'affichent pas au PQ. En plus, les commentaires suites à cet article à cet égard le montrent aussi qu'ils ne comprennent pas du tout pourquoi la question de laicité n'a rien à voir avec la liberté d'expression réligieuse. Si le porte à voile ou un turban vous fait tellement de peur ou d'inquiétude, je vous suggérerait dans le même souffle à enlever tous les appelations catholiques et chrétiennes des hopitaux et des villes, justement dans tous les lieux publiques, et interdire non seulement les symboles physiques comme les vêtements mais aussi les expressions orales qui pourraient être considerés d'anti-réligieuse ainsi de réligieuse, par exemple "tabernacle" etc. Pourquoi pas? Allons-y à "nettoyer" tous ces examples qui nous offensent et divisent. Que nous bations un pays selon des principes idéologiques tel que laicité; mais ne vous prétendez pas que vous vous comportez comme des défendeurs de la democratie. Ca c'est la pur hypocrisie. Vive la fausse tolérance!
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  • Hubert Larocque - Abonné
    18 octobre 2007 14 h 14
    L'identité québécoise et l'accommodantisme
    Une identité, une culture n'existent pas abstraitement. Ce qui est visible dans l'espace public les définissent tout autant que l'histoire, la langue, la religion, les institutions politiques. Les signes visibles de cultures étrangères dans notre espace public sont des atteintes à notre identité. Pour être Québécois, il ne suffit pas de détenir la citoyenneté canadienne, d'habiter le Québec, ni même de parler plus ou moins le français. Il faut se fondre au peuple fondateur en acceptant l'effacement progressif de son pays d'origine. Ces cultures d'ailleurs ne peuvent nous enrichir qu'en disparaissant au profit d'une pigmentation subliminale tout entière ployée à l'autorité de notre type dominant. Est-il besoin de rappeler que les immigrants ont chez eux un pays et des institutions propres qu'il leur était loisible de ne pas quitter? Le Québec ne dispose que de lui-même, et bien partiellement, dans un contexte fédéral. C'est donc une grave injustice que de nous imposer, par la violence des tribunaux, des cultures étrangères qui violent notre espace culturel vital.
    Dans ce contexte, le PQ retrouve sa cohérence et le chemin d'une véritable action politique. Tant de discours répétitifs et contradictoires, tenus devant la Commission Bouchard-Taylor, cachent tout simplement le fait que les vrais ennemis du Québec sont la Constitution canadienne, ses tribunaux, ainsi que les chartes dites des droits et libertés. La Constitution canadienne subordonne le Québec au grand-tout canadien anglais et multiculturel, ses tribunaux, Cour supérieure et Cour suprême, nous imposent la loi d'Ottawa, qui est anglaise et multiculturelle. Quant aux Chartes, faute d'être enchâssées dans une définition identitaire du Québec, elles imposent au Québec des obligations conformes à la norme anglaise et multiculturelle. C'est le parfait et infranchissable cercle vicieux par lequel nous avons toujours tort, et auquel nous devons notre impuissance et notre désagrégation collective. Une véritable société ne peut subsister longtemps sans la primauté du collectif sur les fantaisies individuelles. Celles-ci sont du reste fausses, quand on les oppose à la règle québécoise, car elles ne sont alors que les masques de la loi canadienne, anglaise et multiculturelle
    Hubert Larocque
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  • Normand Thouin - Inscrit
    18 octobre 2007 14 h 32
    Dérapage des intérgristes laïques
    "La laïcité, contrairement à ce que l'on entend trop souvent ces jours-ci, n'est pas le droit de l'État d'interdire la religion. Ça, c'est la version soviétique des droits fondamentaux. La laïcité est un droit de la personne. Le droit pour un individu de savoir que l'État ne prendra pas position pour une religion - probablement celle de la majorité - contre toutes les autres

    La distinction entre les espaces publics et la vie privée ne tient pas. Les institutions de l'État doivent être laïques tout le temps. Les individus, eux, ont aussi le droit d'être religieux en tout temps.

    C'est ainsi qu'une femme qui choisit volontairement de porter un foulard en a le droit comme citoyenne de ce pays. L'État ne peut pas décider à sa place ou lui imposer de l'enlever. Le fait de garder ou d'enlever un foulard ne peut être que sa décision à elle. On ne peut pas la lui imposer, que ce soit pour la religion des uns ou l'idéologie des autres." (texte tiré du blogue de Michel C Auger sur Cyberpresse du 22 janvier 2007).

    Si nous ne sommes pas capable collectivement de comprendre cela, nous ne méritons pas de faire partie "du concert des nations".
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  • Sylvain Racine - Abonné
    18 octobre 2007 14 h 53
    Le PQ est utilitariste et réaliste
    On peut être ou être en désaccord avec le PQ, mais malheureusement, pour arriver à un Québec souverain, le PQ n'a pas le choix de faire dans le populisme et d'aller vers la laïcisation de l'espace publique. C,est ça ou Mario Dumont. Je suis en désaccord avec cette forme d'intolérance face à l'habillement de certains immigrants, mais en même temps, si on veut un pays, il faut être, à mon avis, utilitariste. Donc, ce sera une bien petite minorité qui souffrira de ne plus porter un turban ou autre symbole religieux.

    Le PQ est utilitariste et réaliste dans sa démarche et aucun autre parti politique ne pourra le lui reprocher. Ah oui, c'est vrai, la girouette Dumont pourrait encore dire " oui pour la laïcité, mais on veut pouvoir mettre des croix nous les adéquistes..."
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  • Cyr Isabelle - Inscrite
    18 octobre 2007 15 h 07
    l'identité québecoise
    L'identité québécoise dont parle Pauline Marois je suis fière qu'elle en parle. J'ai encore sur le coeur la fusion des municipalités. Cela n'était pas le respect de l'identité des québécois. On est venu jouer dans nos cordes sensibles. On a pas respecté la voix du peuple. Est-ce que maintenant, le parti québécois va vraiment faire reconnaître les valeurs de l'identité du peuple québécoise? Ça reste à voir.
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  • Marie Lauzier - Inscrite
    18 octobre 2007 15 h 46
    Une étoile jaune avec ça?
    La façon dont on s'habille fait partie de la liberté d'expression.

    Quand petit Mamadou, 7 ans, va au service de garde de son école et voit une employée qui "ressemble" à sa maman, le message reçu est: «Maman est une femme correcte. La preuve, mon éducatrice porte des choses semblables à ce qu'elle porte.» A contrario, quand il verra son éducatrice obligée de renier qui elle est afin de se soumettre à un dikdat de l'État, il conclura que sa mère ne vaut pas cher... Il en voudra longtemps à ceux qui lui ont envoyé le message que sa maman n'a pas d'allure. Ne comptez pas sur petit Mamadou pour aimer les Québécois et se dire Québécois. Il se souviendra longtemps de cette gifle.

    Un État laïc, oui. Des citoyens niés dans leur essence même, JAMAIS!

    Une étoile jaune pour la maman de petit Mamadou avec ça?
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  • Marie Lauzier - Inscrite
    18 octobre 2007 16 h 42
    À glacer le dos
    Vive le Québec indépendant, xénophobe et tolitariste! C'est à glacer le dos.

    Je me souviens de la Déclaration universelle des droits de l'homme adoptée en 1948 par les Nations Unies.

    Article 18

    Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.
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  • Jean-Francois Joyal - Inscrit
    18 octobre 2007 16 h 51
    Bravo!
    Je ne peux qu'applaudir les mesures proposées par le PQ. Parce qu'une fois implantées, elles assureraient au peuple Québécois de pouvoir vivre sans respirateur artificiel pour quelques années encore. Toutefois, l'assimilation par les anglais étant inévitable, l'épée de Damoclès qui pend au-dessus de nos têtes finira bien par avoir raison de nous.
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  • BERNARD LA FEUILLE - Inscrit
    18 octobre 2007 16 h 58
    non à la confusion
    je regrette les débuts d`André Boiclair qui voulait d`un quebec civique et qui s`est trouvé éxpulsé illico. notre quebec n`ext pas encore au RDV, il a été volé justement par de faux souverainistes à vision court termsite. ce qui compte pour eux c`est pas le quebec mais ce que ca rapporte pour leur propre poche malheureusement. Quand on voit tout ce monde qui quitte le PQ pour une raison ou une autre pour aller embrasser des interets de grosses compagnies fedrales de surcroit, je me demande ou disprait ce nationnalisme et ces passions. Dans ce contexte pas trés saint, on se permet d`attaquer des gens vulnérables trés minoritaires et on brande des valeurs fictives qui n`existent nul part par ici. quand il ya encore deux ans les employées du gouvernement se battaient à coup de gréve pour l`équité salariale, ici on parle de la valeur chère au quebec comme par hasard de l`égalité des sexes. avec des taux de chommage anormaux chez les immigrés on ose parler d`ouverture de la communaté d`accueil. un systéme de santé en faillite et inefficace, un systéme d`enseignement dépassé ou se refugent les mal payés. une infrastructure routiére digne du tiers monde et on parle de progrés et de réalisation du parti quebecois.
    on est au canada, on est une pronvice et on doit pouvoir clamer haut notre fiéreté canadienne au lieu de subir et se justifier aux yeux d`une minorité canadienne -majorité au quebec- qui faussent tous les jeux et nous tient en otage.
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  • BERNARD LA FEUILLE - Inscrit
    18 octobre 2007 17 h 34
    immigrés unissez vous
    certains partis au quebec jouent gros pour nous marginaliser. maintenant c`est evident que si souverainté y est ce serait ethnique et non démocratique alors pourquoi ramenr le loup à la begerie.
    pour paraphraser et mettre à jour un tenor de la souveraité : si on perd notre cohesion et notre paix sociale c`est à cause de l`ethnie majoritaire et de la corruption qui y est la régle.
    c`est malheureux mais c`est aussi réaliste et prgamatique, certaines personnes décallées et aveuglées par le gain emploient tout pour nous marginaliser, dailleurs une bonne partie du peuple en mal d`identité ou tirant profit de la situation les supportent et les appuienet. ceci me rappelle douleuresement des jours pas heueux de l`humanité surtout en europe dans les années 30.

    on est au canada, on est une pronvice et on doit pouvoir clamer haut notre fiéreté canadienne au lieu de subir et se justifier aux yeux d`une minorité canadienne -majorité au quebec- qui faussent tous les jeux et nous tient en otage.
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  • réal rodrigue - Inscrit
    18 octobre 2007 19 h 52
    M.Michaud, vous nous induisez en erreur...
    Je respecte votre opinion quant au débat soulevé par la prise de position du PQ à l'égard de la laicité, mais comment osez-vous écrire que nos ancêtres n'ont rien voulu savoir de la langue et de la culture autochtone. Je vous renvoie à la Correspondance de Marie de l'Incarnation comme document d'éture à ce sujet. Vous apprendrez alors, entre autres choses, qu'elle s'est donnée la peine d'apprendre leurs languer et même d'établir pour eux une grammaire appropriée à cet enseignement. Oui, je sais, bien des préjugés circulent chez nos gens mais il importe de les dissiper lorsqu'on dispose d'une information pertinente.
    Sans rancune. Réal Rodrigue
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  • Nakita Beauregard - Inscrite
    18 octobre 2007 21 h 16
    accomoder notre identité? Non!
    Je ne peux m'empêcher de constater à quel point la question des accomodements «résonables» menace l'indentité québécoise. Je pense qu'il y a grande déviance en ce qui concerne ce débat. Les accomodements dits résonables sont sensés aider les immigrants qui arrivent dans le pays, afin de réduire, si nous le voulons, le choc culturel qu'ils vivent en s'introduisant dans une société aux valeurs et normes différentes de la leur. Bref, comment ce fait-il qu'on ne parle ici uniquement de croyances religieuses? La culture se résume-t-elle à la religion? C'est en ce sens que j'ai drôlement l'impression que nous assistons à un débat religieux qui s'éloigne de ce qu'il devrait être à la base. En tant que nation, le Québec comme tou autre pays, se doit de maintenir ses convictions et ses valeurs. Oui, il y a place à l'accomodement, mais la religion est-elle matière si importante à ce sujet? Depuis maintes décénies le Québec progresse vers une Laïcisation de ses institutions. La religion ne révèle plus du secteur publique et c'est comme ça au Québec! Bref, le port des vêtements à caractère religieux n'est donc pas utile lorsque l'on exerce son travail. Justement, c'est une séparation entre la religion qui relève totalement du privé et du monde professionnel, éducatif et étatique que le Québec tente d'atteindre. S'accomoder au contraire ne serait que violation, voire, non-respect de notre propre identité. Lorsque Mme Mibel affirme que les lois briment les droits des immigrants à l'égard du port de signes religieux, elle se trompe. Personne n'empêche quiconque désire pratiquer une telle ou une telle religion. Tu afficheras tes couleurs comme bon te semblera, cependant, en ce qui concerne les institutions, elle sont laïcs et ce n'est pas discutable. Pour ma part, je crois qu'il est temps de mettre un point sur la table et d'affirmer et de préserver ce qui nous est le plus cher, notre identité. Nous ne sommes pas des immigrants, nous sommes Qubécois et avons combattus pour ce titre. Défendons le et respectons-nous si nous voulons préserver notre culture.
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  • Roland Berger - Abonné
    18 octobre 2007 23 h 08
    Religion et prosélytisme
    Il n'est pas inutile de rappeler que les adeptes de toute religion ont comme mission de recruter, de convertir, et ce, jusqu'à ce qu'elle domine la planète entière, imposant sa morale et sa doctrine à tous. La réussite ultime du combat religieux est d'éliminer toute forme de gouvernement du peuple par le peuple. Pour les croyants, la vérité ne vient pas de l'esprit des humains mais d'un dieu qui aurait créés ces derniers. C'est quoi un accommodement raisonnable déjà ? S'il est à caractère religieux, il n'est rien d'autre qu'un feu vert au prosélytisme.
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    19 octobre 2007 01 h 01
    On nous prend pour des demeurés !!
    Bonjour,
    J'espère que Mme Marois et son parti, se tiendront debout et ne plieront pas devant les exigences de Mme Kerlande Mibel.

    Le multiculturalisme canadien de Trudeau et les fédéralistes durs, que vous avez pu lire sur ce site, visent le même objectif. Nous noyer dans la culture canadienne.
    Évidemment ils auraient intérêt à lire Julius Grey et Neil Bissoondath et plusieurs autres qui ont dénoncé ce dangereux multiculturalisme qui permet aux immigrants d'apporter leurs pays au Canada (en ghettos) et imposé au Québec ; nous n'avons pas signé cette constitution canadienne à ce que je sache?

    Pour ces fédéralistes, ainsi que pour le PLQ et le PLC, les Allos sont le pain et le beurre. Sans eux ils sont des morts-vivants. C'est pourquoi vous les voyez prêts à tout, même, à accepter des signes religieux très lourds de sens, et politique --- dans nos institutions publiques!

    Ils sont prêts, dans leur fausse naïveté, à comparer une petite croix sous un chemisier --- avec un habillement ( robes et capines(!) ) que portaient les Soeurs d'autrefois; qui elles au moins vivaient en communauté! Ils nous prennent pour des demeurés

    Je leur conseille fortement, pour les faire revenir sur terre, de lire :
    Hidjab et politique - Le courage des uns et des autres par Manon Cornellier, dont voici le lien: http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2672

    Aussi pour mieux savoir, comprendre et leur ouvrir le yeux ; lire les témoignages des femmes suivantes, qui ont témoigné par leurs écrits : Fadela Amarara ; Leila Babès ; Mimouna Hadjam ; Yolande Geadah ; Hélène Michelini ; Farouk Mansouri ; Nadia Châabane ; Faïza Skandrani. Il y en a beaucoup d'autres

    Un dernier : http://www.evene.fr/celebre/biographie/chahdortt-d
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  • Mohamed Lotfi - Inscrit
    19 octobre 2007 04 h 40
    Immigrant et laïque, c'est possible..!!
    Immigrant et laïque, c'est possible...!

    Le 18 octobre, je lis avec stupéfaction en manchette du Devoir ''Le PQ attise la colère des immigrants''. Le genre de titre qui m'amuse par son aspect absolutiste. Les immigrants seraient encore perçu comme un groupe monolithique.

    Mais de quels immigrants on parle ? L'article fait allusion à six personnes du Groupe d'action politique des Québécoises et Québécois issus de l'immigration du Parti québécois (GAP-QI), qui ont exprimé par une lettre, publiée le même jour dans le Devoir, leur réserve face au projet du PQ de proposer une charte sur la laïcité. En quoi les propos de six immigrants seraient représentatifs de tous les immigrants ?

    Quand la responsable du GAP-QI, Madame Kerlande Mibel, dit que «parler de laïcité, c'est une façon de masquer l'intolérance», je lui rappelle qu'une partie de la population du Québec, qu'ils soit issue de l'immigration ou pas, exprime la même réserve face à la laïcité. Je lui rappelle aussi que le débat au Québec sur la place de la religion ne date pas d'hier. La marche du Québec vers la laïcité est entamée bien avant l'arrivée des foulards islamiques et des kirpans.. Nous connaissons l'histoire du Québec des cinquante dernières années.

    Par ailleurs, je suis d'accord sur le constat que fait le GAP-QI, quand il affirme que certains politiciens, essayent de récupérer le débat actuel sur les accommodements pour provoquer un antagonisme qui n'a pas lieu d'être. Nous l'avons bien constaté lors des forums de la Commission Bouchard-Taylor que le retour du religieux n'est pas uniquement l'affaire de certains immigrants. Alors, la laïcité ne doit pas être présentée comme un instrument de protection contre les nouveaux arrivants.

    J'apporte à la connaissance du GAP-QI, mais aussi à certains élus du Québec, que certains québécois issus de l'immigration, dont moi-même, sont plus attachés à la laïcité que certains québécois dits de souche. Cela aussi, nous l'avons bien constaté lors des forums.. Les valeurs d'égalité homme-femme, de non violence ou de laïcité sont, pour moi, des valeurs universelles partagées par d'autres citoyens du monde dont plusieurs arrivent un jour ici.

    Cette valeur universelle qu'est la laïcité demeure très mal comprise par une partie des citoyens du Québec qu'ils soient d'immigrants ou pas. Je dis à ceux et celle qui la considère comme une religion que cela a pris plus d'un siècle après la révolution de 1789 avant que la France instaure une loi sur la laïcité en 1905. Ni foulards islamique, ni kirpans ne circulaient dans les rue de Paris..

    N'importe quel parti politique au Québec n'attisera aucunement ma colère s'il adopte une charte sur la laïcité. Cela doit être fait cependant avec beaucoup de pédagogie et dans un esprit du bien commun ce qui n'est pas encore tout à fait le cas.

    Mohamed Lotfi
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    19 octobre 2007 08 h 43
    @ Sylvain Racine
    M. Racine écrit : «Ah oui, c'est vrai, la girouette Dumont pourrait encore dire " oui pour la laïcité, mais on veut pouvoir mettre des croix nous les adéquistes..."»

    M. Racine, vous écrivez un bon texte et vous finissez par une "petitesse". Ça donne quoi de se placer au niveau de M. Charest à notre Assemblée nationale ? Un peu trop partisan peut-être ? Les insultes de tous les côtés finissent pas braquer nos compatriotes.
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  • Marcelle Vézina - Abonnée
    19 octobre 2007 10 h 54
    Les devoirs sont souvent oubliés
    Mme Marie Lauzier écrivait qu'un Québec indépendant serait xénophobe et totalitariste! Vraiment? Est-ce que vouloir protéger sa propre culture et sa propre langue veut dire xénophobie? Est-ce que vouloir que les immigrants apprennent nos us et coutumes et les respectent veut dire être totalitariste?...

    Quant à la Déclaration universelle des droits de l'homme: il me semble qu'aux droits des personnes il y a aussi des devoirs!?... où donc sont-ils? Est-ce que les devoirs sont réservés aux seuls peuples d'accueil?

    Est-ce qu'un peuple doit se renier lui-même pour ceux qu'il accueille? À ce propos un ami égyptien me disait: «N'acceptez pas ces accommodements, ils sont inacceptables et vous risquez d'y perdre votre âme. Généralement ce sont des intégristes qui font ces demandes.»

    Une petite anecdote: en 2005 ou 2006 une jeune fille d'une école de Montréal s'est vu refusé le «droit» de porter une chaîne avec une croix dans le cou. On lui a dit que c'était interdit de porter des signes religieux dans la classe. Pourtant, dans cette même classe il y avait deux jeunes filles qui portaient le voile qui est, lui aussi, un signe religieux. Constatation: il n'y a que des droits pour certains mais que des devoirs pour les autres.

    Je suis pour l'immigration mais aussi pour le respect de ce que nous sommes en tant que peuple francophone perdu dans un océan anglophone. La majorité des immigrants sont très respectueux et s'intègrent à condition qu'on les aide à le faire. Toutefois «on» (les médias etc...) fait la promotion des extrémistes/intégristes (qui sont loin de représenter la majorité des immigrants) et de là la réaction extrême de Québécois dits de «souche»!

    Voici ce qu'écrivait Félix Leclerc en 1988 à propos des immigrants:
    «Ne pas confondre terre d'accueil et terre vacante: Il serait bien indélicat de rappeler à nos nouveaux-amis-québécois-étrangers, qui, dans leur propre pays, ont fui la torture, la prison, la famine, et l'analphabétisme, qu'ils sont au Québec en terre d'accueil. Pour ce geste humanitaire, un geste de reconnaissance serait plus apprécié qu'une critique de nos usages.»

    Marcelle Vézina
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  • Robert Mayrand - Abonné
    20 octobre 2007 11 h 03
    Un pays à bâtir
    Je me demande si Pauline Marois a l'intention de faire subir des tests de compétence linguistique aux Québécois dont beaucoup baragouinent à peine le français (tu sais veux dire) et à certains députés de l'assemblée nationale. Le nationalisme québécois est résolement tourné vers le passé. Après 300 ans de lavage de cerveau par un Catholicisme nationaleux, arrogant et tout puissant, ce n'est pas étonnant. Si on veut assurer l'avenir du Québec, en harmonie avec tous les nouveaux arrivants, il faudrait commencer par remplacer le Je me souviens sur les plaques d'immigration par : Un pays d'avenir. Je me souviens, c'est le contraire d'une vision. C'est patauger dans la gadoue. C'est vivre avec ses fantômes, avec une vision étriquée de son passé. Si on veut assurer l'avenir du français et du Québec, il faudrait d'abord que les Québécois apprennent à parler un français correct et à faire des enfants. L'avenir est dans les oeufs, pas dans le nid. Si les oiseaux volent, c'est qu'ils ont coupé leurs racines. Le Québec des racines profondes et ancrées dans un nationalisme retrograde et étroit ne volera jamais très haut. J'aime bien le mot Talibec. Belle trouvaille qui vaut mille mots.
    On ne peut refaire le passé, mais on peut inventer l'avenir. Le passé n'est pas garant de l'avenir. Si c'était le cas, le Cirque du Soleil m'existerait pas. Voilà l'exemple à suivre pour le Québec : un projet d'avenir, novateur, ouvert sur le monde. Le Québec, un pays à bâtir et à faire grandir avec l'apport de la valeur ajoutée qui vient des autres.
    Bref, il faut se débarasser des réflexes passéistes et se tourner vers l'avenir. Une vision, ça fait grandir! Le nationalisme, ça rapetisse, que ce soit celui de Le Pen, des Serbes, des nazies, de l'Iran. Le nationalisme québécois n'échappe pas à la règle. Quel avenir veut-on? Selon le modèle du Cirque du Soleil, de Bombardier, de Céline Dion ou selon le modèle de Maurice Duplessis?
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  • francis batt - Inscrit
    23 octobre 2007 12 h 59
    ... que l'on y croit, ou que l'on n'y croit pas, ce sont nos Mythes Fondateurs ...
    ...certaines phrases du GAP-QI sont amusantes à "rétablir sur leurs pieds", par ex :
    vive ... le repli identitaire "des immigrés sur leur propre culture" ?
    vive ..."l'intégrisme du discours mondialiste dominant" ?
    vive ... "l'ostracisme anti-québécois des nouveaux arrivants" ?
    vive ... "le projet rétrograde et irréaliste" d'un "mode de vie autarcique des immigrés sur leur propre culture" ?
    vive ... un Québec sans Québécois ? une "démocratie sans Peuple" ? une "terre de liberté dans l'aliénation mondialiste pour tous"?
    ...rien d'autre qu'"un bout d'Amérique ou on parle français" .. ? (c.a.d. : un bout "d'impérialisme culturel américain"... lequel ne rechigne pas devant les nouvelles offres de service en vue d'étendre un peu plus son empire ...)
    francis batt
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