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Avec le temps, la solitude

Louise-Maude Rioux Soucy   6 octobre 2007  Québec
Photo : Agence France-Presse
Pendant que le Québec se passionne pour les travaux de la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, buvant jusqu'à la lie la logorrhée qu'elle alimente, le sort de nos aînés se joue dans la plus grande indifférence. Manifestement, l'âgisme, et la consultation publique qui s'y intéresse, ne font pas le poids, médiatiquement parlant du moins. Et si le malaise était plus profond et cachait un véritable désintérêt collectif?

S'il fallait ne retenir qu'un seul témoignage parmi les centaines déjà entendus à cette consultation publique, ce serait certainement celui de cette belle femme de 84 ans, qui a pris le micro qu'on lui tendait comme une faveur longuement espérée pour lancer une seule phrase, mais lourde de sens: «Madame la ministre, vous savez, quand je parle, personne ne m'écoute, quand je passe, personne ne me regarde. Je suis invisible. C'est ça, vieillir au Québec.»

Ces mots ont profondément touché Marguerite Blais, la ministre responsable des aînés, qui en a fait le symbole de la solitude qui étouffe une majorité de personnes âgées. Aux audiences montréalaises, mardi dernier, un commentaire sur deux abordait de front ce désespoir froid qui use l'âme, la santé et le coeur. Pour le Dr Réjean Hébert, qui agit comme expert pour cette consultation publique, il est clair que cet isolement n'a pas été choisi, mais imposé par une société qui refuse de vieillir et, par conséquent, nie la vieillesse.

Le fait que la commission Bouchard-Taylor attire tous les regards jusqu'à rendre invisible la consultation publique sur les conditions de vie des aînés est à son sens très révélateur. «Les médias sont le reflet de l'attitude de la société envers les personnes âgées. Je trouve qu'on a là une belle illustration que les personnes âgées ne sont pas considérées comme des citoyens à part entière et qu'on les laisse sciemment en marge de la société», s'indigne le doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke.

Pourtant, la majorité des aînés québécois est active et mieux portante que jamais. En tout, 87,8 % vivent encore dans leur domicile, ce qui ne laisse que 130 000 personnes dans nos CHSLD, résidences privées ou autres ressources intermédiaires. Au Canada, on estime que la contribution fiscale des aînés s'est élevée à 2,2 milliards de dollars, tandis que leur travail bénévole est évalué à 3,1 milliards de dollars. On les retrouve aussi de plus en plus nombreux sur le marché du travail alors que 16,4 % des hommes et 8,1 % des femmes de 65 à 69 ans sont toujours en poste.

Le problème, c'est que cet apport est rarement reconnu par la société, note le responsable du certificat en gérontologie de l'Université de Montréal, le chercheur Louis Plamondon. «On ne parle jamais des personnes âgées, sinon pour dire qu'elles sont maltraitées ou qu'elles coûtent horriblement cher au système de santé. On ne parle jamais du fait que ces gens rendent des services, qu'ils font tourner l'économie. Non, on les présente toujours comme des victimes ou comme un fardeau pour la société.»

Une pauvreté silencieuse

Les médias ne sont pas les seuls à véhiculer ces préjugés usés à la corde. Nos productions culturelles en sont elles-mêmes imprégnées. «Au cinéma, à la télévision, c'est pareil. Le contenu est tellement jeune, c'est à croire que le Québec n'a d'oreilles que pour les 30 ans et moins», note le gérontologue. Pour lui, il appert que la réalité des aînés est souvent niée, particulièrement celle de la femme âgée, seule et désespérément pauvre. Le Dr Hébert abonde en ce sens. «Il est clair, et c'est particulièrement vrai parmi les femmes âgées, qu'il y a là une pauvreté silencieuse qui isole et qui n'est pas assez dénoncée.»

Louis Plamondon, qui coordonne aussi le Réseau Internet francophone Vieillir en liberté (RIFVEL), a d'ailleurs choisi de faire de la femme âgée son cheval de bataille dans le mémoire qu'il présentera à la consultation. «On l'a vu dans les audiences publiques, les personnes les plus fragiles, ce sont surtout des femmes. Rappelons-nous d'ailleurs que ce sont elles qui forment aussi les trois quarts de la population des CHSLD et 80 % de celle des HLM.» Ces femmes, qui sont nos mères, nos grands-mères, nos tantes, nos soeurs, comment se fait-il qu'on ne les entende pas?

Pour le Dr Hébert, le peu de moyens dont elles disposent y est pour beaucoup. «L'absence de revenus isole les personnes âgées parce qu'elles ne peuvent pas vraiment participer à la société. Il y a aussi des problèmes de logement, qui en sont le corollaire. Je pense que, quand on n'a pas de revenus suffisants, il faut se résoudre à dépendre des logements sociaux où il y a des problèmes criants.» En effet, la vétusté des installations, leur nombre insuffisant et leur manque de ressources sont revenus comme une litanie pendant les premières audiences.

C'est que la liste des griefs est longue, raconte Charles Durand, qui habite un HLM qu'il qualifie lui-même de «vieillissant». À Montréal, on estime à 26 ans l'âge moyen des HLM. L'usure du temps, lié à un entretien minimal, a rendu ces bâtisses dangereuses, a-t-il affirmé pendant les audiences où il était venu parler de la solitude des gens qui logent dans ce type d'habitation. «C'est beau les organismes qui s'occupent de fêter Noël ou l'Action de grâces avec les vieux, mais le reste de l'année, des gens continuent à mourir dans l'indifférence, seuls, et on les trouve des jours plus tard, quand ça commence à sentir.»

Les gens qui sont hébergés dans des CHSLD, où des soins quotidiens sont prodigués, ne sont pas à l'abri de cette indifférence, qui peut parfois frôler l'insensibilité, dénonce Louis Plamondon. Le gérontologue est en effet appelé à enquêter régulièrement dans les établissements et, à chaque fois, son coeur se serre. «Quand on m'appelle, c'est toujours en temps de crise et, dans ces moments-là, il n'est pas rare que je découvre des scènes de crime, carrément.» Au banc des accusés: toujours le manque de ressources. «Notre système est en perdition, il ne faut pas avoir peur de le dire. Il manque toujours six heures/soins par client en moyenne. Ça, c'est documenté, deux fois plutôt qu'une.»

Cul-de-sac

Même les plus chanceux, ceux dont la santé leur a permis d'obtenir l'une des rares places dans un logement à prix modique, comme un HLM ou une coopérative d'économie sociale, ont du mal à boucler leurs fins de mois. Micheline Girard représente une association de gens âgés qui reçoivent une allocation de secours. Le montant accordé est si restreint qu'ils doivent souvent se résoudre à couper le chauffage ou encore à réduire ce qu'il y a dans leur assiette pour payer leur loyer. Devant la commission, elle a réclamé un haussement substantiel des plafonds actuels. «Autrement, c'est un cul-de-sac de pauvreté perpétuel qui finit par envoyer les gens en masse dans le système de santé où ils restent coincés!»

La pression sur le système de santé est réelle. Mais elle n'est pas sans solution, croit le Dr Hébert qui milite pour un virage en faveur des soins à domicile. «Ça fait des années que je dis qu'il faut recentrer le système de santé vers les soins à domicile de façon à pouvoir désengorger les hôpitaux et les établissements.» Selon lui, maintenir les gens à la maison, mais avec des soins adéquats, est une vraie solution de rechange. «Pour cela, il faudra toutefois augmenter la contribution de l'État, soutenir les organismes communautaires et favoriser le développement des entreprises d'économie sociale.»

Louis Plamondon, lui, mise en priorité sur le développement de logements sociaux dédiés aux femmes seules et sans revenus. «Quand on donne de l'argent, qu'on augmente les revenus, ça coûte horriblement cher. Nous, on a compris, bien après le FRAPRU, que si on mettait en branle du logement social prioritaire pour les femmes de plus de 60 ans à faible revenus, on réglerait une bonne partie du problème», raconte l'universitaire en faisant valoir les vertus d'une approche alliant prévention, suivi, entraide collective et services à domicile.

Tous ces beaux projets devront toutefois se faire avec la collaboration des aînés, qui devront avoir leur mot à dire, prévient le Dr Hébert. «Pour que cette participation active se concrétise, ça prend des conditions de base, mais pour cela il faut que la société ménage des conditions pour accueillir les personnes âgées afin qu'elles prennent leur place, pas toute la place, mais au moins celle qui leur revient.»

C'est que l'indifférence envers nos aînés est bien souvent accompagnée d'une approche infantilisante à leur égard. Suzanne Senécal vit dans une OSBL pour les 60 ans et plus. À son arrivée, elle a eu l'idée de fonder une association de locataires, idée d'emblée appuyée par plusieurs. Mais les propriétaires ont toujours refusé de reconnaître cette association, ce qui a fini par diviser les troupes et favorisé l'instauration d'un système de privilèges. «Pourquoi, parce qu'on est vieux, on nous enlève le droit de nous prendre en main? C'est injuste!», a-t-elle dénoncé, mardi dernier, la voix tremblante d'une colère mal contenue.

Le temps est venu de rétablir le dialogue, croit la sociologue Sheila Goldbloom, qui agit aussi comme expert au côté de la ministre Blais. «Notre objectif, c'est de faire de notre troisième âge un véritable âge d'or. Pour l'instant, on en est loin. Il y a trop de souffrance, trop de solitude, trop d'angoisse.» Pourtant, le Québec n'a pas les moyens de se passer de ce capital, croit le Dr Hébert. «Lorsqu'on prend sa pension de vieillesse, à 65 ans, il reste encore une vingtaine d'années à vivre. Il faut que ce soit une vie remplie, une vie utile. C'est une autre étape de la vie et il faut la meubler, la préparer et je pense qu'il faut que la société accepte la contribution de ces gens-là, qu'elle soit bénévole ou même rémunérée.»






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  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 5 octobre 2007 23h37
    Les faits divers comme les chien écrasés
    « et la sauté d'en bas qui se promène avec un foulard islamique pour se protéger du soleil, ont toujours plus intéresser les lecteurs des journaux que la réalité nue et véridique de la vie des personnes agées.
    En premier on sera jamais vieux, on s'imagine toujours jeune et belle ou beau et en deuxième la pension c'est encore bien loin à 44 ans... Une fois vieux, ils se résignent... »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 6 octobre 2007 08h43
    Une explication plus globale
    « « Pour le Dr Réjean Hébert, qui agit comme expert pour cette consultation publique, il est clair que cet isolement n'a pas été choisi, mais imposé par une société qui refuse de vieillir et, par conséquent, nie la vieillesse. » Il aurait pu ajouter qu'avant d'entrer sur le marché du travail, les individus ne sont rien ou à peu près, et qu'une fois qu'ils en sont sortis, à nouveau ils ne sont rien ou à peu près. Le capitalisme qui sert de structure sociale y serait-il pour quelque chose ? Parlez-en à Françoise David.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 6 octobre 2007 09h35
    De l'action s.v.p. !
    « Il n'y a pas assez de HLM pour les personnes agées à revenus modestes et le prix des loyers est trop bas pour ceux qui existent ce qui doit inciter notre gouvernement à ne plus en construire d'autres à cause des pertes encourues.

    Le revenu brut d'un retraité pauvre est 12 000 $ par année ce qui sert de base pour le loyer HLM, calculé à 25 % de ce revenu ce qui fait 250 $ par mois chauffé, éclairé. Fait qu'il lui reste 750 $ par mois pour la nouriture et les autres dépenses.

    Ceux qui ne jouissent pas d'un HLM et qui en attendent un depuis plusieurs années, doivent payer environ 500 $ de loyer plus 150 $ de chauffage et éclairage à part certaines autres dépenses d'entretien, disont 25 $ par mois, ce qui totalise 675 $ à la place de 250 $ pour un HLM..."100 $ par semaine de plus" ou 67,5 % du revenu brut à la place de 25 % pour un HLM.

    Mauvaise justice distributive du genre des garderies à 5 $ qui favorisaient souvent les riches pendant que des pauvres attendaient leur tour. par manque de places.

    Fait que...les locataires de HLM économisent pendant que les autres n'arrivent pas. Allô le gouvernement, construisez d'autres HLM et augmentez vos loyers à 30 ou 35 % des revenus pour moins perdre et pouvoir les entretenir convenablement. »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    samedi 6 octobre 2007 10h54
    La pauvreté n'est pas qu'une question d'argent
    « 63 ans je me retrouve sans emploi. Évidemment que je me suis mis à la recherche d'un autre emploi. Ce qui me désole profondément, c'est que j'ai postulé pour des emplois d'intervenants auprès des aînés (j'ai plusieurs diplômes de niveau universitaire et une expérience pertinente, vivant actuellement dans un OSBL pour personnes âgées à faible revenu ). Or, même après des interviews, ses postes ont été attribuées à de jeunes personnes; l'argument étant qu'ils pourrait travailler plus longtemps.On n'a jamais tenu compte du fait que les personnes âgées avaient acquis tout au long de leur vie une sagesse , une sérénité et une connaissance (pour l'avoir vécu ) de l'état d'âme de ceux qui atteignent l'hiver de leur vie.
    On parle depuis belle lurette du principe « d'inclusion » pour les nouveaux arrivants ; on ne l'applique même pas pour nos aînés. »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 6 octobre 2007 11h14
    Pourquoi ridiculiser la parole des citoyens?
    « Pourquoi ridiculiser la parole des citoyens devant la Commission Bouchard-Taylor pour appuyer un autre sujet? Peut-être que ces mêmes citoyens, ayant redécouvert l'usage de la parole dans l'espace public, pourront aussi s'exprimer et exiger des changements d'attitude et d'action envers les aînés. »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    samedi 6 octobre 2007 11h56
    Inclusions?
    « Lorsque même dans le domaine de l'aide aux aînés, à compétence égale, on préfère engager un jeune parce qu'il est plus performant (selon le comité de sélection !) aux lieu et place d'une personne d'âge mûr, on appelle ça de l'exclusion. Cette attitude reflète bien la ghettoïsation de notre société.
    Au lieu de parler d'accommodements raisonnables commençons donc par prendre les mesures nécessaires pour retrouver notre tissu social d'avant les années 70.
    Les personnes âgées sont en possession d'une expérience de vie essentielle pour les générations à venir. S'en priver nous amènera nécessairement à la disparition de la société que nous ont léguée nos ancêtres. »

  • Xxx Xxx
    Inscrit
    samedi 6 octobre 2007 12h03
    ... et incommunicabilité.
    « La vieillesse ça se prépare. Il est fini le temps de la berçante pour les nouveaux vieux. Il est normal que la solitude nous attende car, avec le temps, nos rangs se déciment. La solitude est nécessaire pour l'ultime départ, on ne s'en va pas en plein milieu de la fête. Le plus déboussolant est cet incommunicabilité qui s'installe en même temps que nos forces diminuent. Tu peux toujours prendre la parole, on t'entendra mais on ne te comprendra plus. Les générations plus jeunes ne sont pas différentes de la nôtre, elles referont les mêmes expériences de vie, sans savoir, et ça aussi c'est normal. Où est l'attrait? »

  • Antoine Beaulé
    Abonné
    samedi 6 octobre 2007 15h27
    carrousel des hirizons inc
    « ns voulons etablir a drunnond une maison des aines qui se voudrait un paliatif a la solitude,la detresse.permettre le support,lentraide etc.largent,largent et souvent les aines sont tres difficiles a faire reagir.ns presenterons un memoire sur le sujet a mme la ministre saura-t-elle ns accompagner dans notre demarche... bonne reception antoine beaule. »

  • Antoine Beaulé
    Abonné
    samedi 6 octobre 2007 15h28
    carrousel des hirizons inc
    « ns voulons etablir a drunnond une maison des aines qui se voudrait un paliatif a la solitude,la detresse.permettre le support,lentraide etc.largent,largent et souvent les aines sont tres difficiles a faire reagir.ns presenterons un memoire sur le sujet a mme la ministre saura-t-elle ns accompagner dans notre demarche... bonne reception antoine beaule. »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    samedi 6 octobre 2007 17h17
    Seule la logorrhée est de trop!
    « Mme Rioux Soucy, Après avoir lu votre long article d'une traite, je veux vous dire que je suis d'accord sur l'ensemble
    de votre texte, Cependant il y a une petite exception.
    Selon vous exprimer nos opinions lors d'une Commission qui
    nous le demande, c'est faire oeuvre de logorrhée. Donc, il
    n'y a que les journalistes et quelques intellos qui ont droit de parole sans qu'ils se fassent tancer et taxer de
    «logorrhisme». Malheureusement je lis cela trop souvent sous
    la plume des intellos et ça me frustre. »

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    samedi 6 octobre 2007 19h23
    Une suggestion pour mme la ministre
    « Les personnes âgées sont devenues inintéressantes parce qu'elles n'ont plus de valeur marchande (oui, nous vivons désormais dans une sociétée mercantile). Or les gens dans la force de l'âge n'ont plus le temps (ni le goût) de se mêler avec les personnes âgées, trop sollicités non seulement par leurs carrières, mais aussi (et peut-être surtout) par les nombreuses exigeances de la consommation (internet, chalet, gazon, et milles autres opportunités pour se faire valoir).

    Faute de pouvoir compter sur les gens en âge de travailler pour sortir les gens âgés de la solitude et du manque de stimulis, je crois qu'il y aurait lieu de songer à faire une sorte de mariage entre les CHSLD et les CPE. Parce que les personnes âgées peuvent sans doute être tout aussi ''utiles'' aux enfants, que ces derniers aux premiers. En attendant que toute cette sagesse soit enfouie sous terre, pourquoi ne pas tenter d'en transvider un peu dans les plus jeunes cerveaux? »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    dimanche 7 octobre 2007 21h33
    À la commission
    « Pour Marguerite Blais

    Madame,

    D'emblée, je vous pose une colle. Si ma banque me considère aîné à 60 ans, pourquoi pas la STM?

    Pourquoi nous considérez-vous des quantités négligeables tant que nous n'avons pas atteint l'âge critique de 65 ans?

    Secondo. J'ai eu accès à un HLM au bout de 5 ans. Je l'ai visité, et on m'y a appris que je devrais payer mon électricité; dans un logement social de la Ville!

    Que dites-vous à ceux qui comme moi ont dû refuser un HLM faute de meubles?

    Il n'est pas donné à tous, vous semblez l'ignorer, d'avoir un confortable pécule à l'âge de la retraite prôné par la Régie des Rentes du Québec, 60 ans.

    De plus, la présente est pour témoigner que je suis l'objet quotidien de pressions inopportunes comme aîné.

    J'ai 62 ans et j'ai ouvert cette année, pour m'occuper entre autres, un sujet intitulé "La nuit voit le jour", à la rubrique Divers du Forum des Cow-boys fringants sur le Net à l'adresse suivante:

    http://www.cowboysfringants.com/forum/forum_posts.asp?TID=209228&PN=87

    Mon pseudonyme sur le sujet que j'ai créé pour critiquer deux animateurs de tribunes téléphoniques, messieurs Jacques Fabi et André Pelletier, est Le cardinal.

    J'ai remarqué de la part de ces deux animateurs qu'ils refusent la parole aux aînés qui ne partagent pas leur opinion, les vidangeant directement en ondes à leur émission "Bonjour la nuit", radiodiffusée sur les 3 réseaux de Corus Entertainment à partir de minuit, jusqu'à 3 heures sur semaine (Fabi) et 5h le week-end (Pelletier); et qui plus est, le 23 août dernier, Jacques Fabi, ayant appris d'un ennemi politique mien, monsieur Sylvain Viger, que je le critiquais sur le Net...m'a "barré à vie" (sic)...«tant que je le critiquerais sur le sujet en question». Autrement dit, je suis sur sa liste noire d'animateur, et il ne me permet plus de parler en ondes.

    M. Pelletier avait fait la même chose, apprenant du même envieux à mon sujet, Sylvain Viger 44 ans, que j'écrivais sur le Web contre lui. Il ne m'a pas permis de parler sur sa tribune de nuit les week-ends, depuis le 26 mars dernier. Ce soir-là j'étais en ligne depuis 1H44 et il ne m'a jamais passé avant son émission qui se terminait alors à 4H. Il me dit en dehors des ondes que "je le prenais pour un imbécile".
    En page 1 de la même chronique Divers sur le forum des Cowboys Fringants, sur le sujet que je venais d'ouvrir: La nuit voit le jour - monsieur Sylvain Viger m'avait carrément nommé en me traitant de pédophile, alors que les statistiques de 2006 faisaient ressortir que sur 8756 disparitions d'enfants, 11 seulement étaient dues à la pédophilie...Mais avec tout le battage fait par des media en mal d'être achetés par les consommateurs, ils perdent de vue que les pédophiles, selon les derniers chiffres, se situent plutôt entre 18 et 25 ans, allant jusqu'à 45 au plus dans certains cas, âge de l'offenseur.

    Vous trouverez l'original en page 85, de la part d'un internaute bienveillant, Monibou, que monsieur Viger, sous son pseudonyme Cyberwing, m'avait bel et bien nommé. Le principal intéressé, Sylvain Viger, instruit d'une plainte formelle sur mon sujet, transmise par moi sur ses calomnies à Info Crime (Cf. Page 85-86), a effacé sa phrase depuis, mais voici l'originale:

    En plus, je dirai à tous et chacun que tu es un vieux tapette/pédophile de 63 ans sur le bs. Cyberwing, faux-nick de S.V.

    Vous trouverez encore ces propos de Popsicles en page 86:

    et a l age que vous avez (il en reste pu ben ben long),

    Encore ici, offense à un aîné, répréhensible en vertu de la

    CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE
    DU QUÉBEC
    (L.R.Q. C-12)
    Chapitre I.1

    Droit a l'égalité dans la reconnaissance et l'exercice des droits et libertés

    [Discrimination interdite]

    10. Toute personne a droit à la reconnaissance et à l'exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.

    [Motif de discrimination]

    Il y a discrimination lorsqu'une telle distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre ce droit.
    ________
    1975, c. 6, a. 10; 1977, c. 6, a. 1; 1978, c. 7, a. 112; 1982, c. 61, a. 3.

    [Harcèlement interdit]

    10.1 Nul ne doit harceler une personne en raison de l'un des motifs visés dans l'article
    ________
    1982, c. 61, a. 4

    [Publicité discriminatoire interdite.]

    11. Nul ne peut diffuser, publier ou exposer en public un avis, un symbole ou un signe comportant discrimination ni donner une autorisation à cet effet.
    ________
    1975, c. 6, a. 11.

    Je vous envoie donc ce mémo pour vous sensibiliser aux vieux internautes qui se font charrier par les plus jeunes, ainsi qu'aux animateurs plus jeunes qui pensent que nous n'avons plus rien à dire...et qui choisissent de nous barrer si nous nous avisons de les critiquer par écrit sur un blogue ou un forum, de leur tribune téléphonique radiophonique, par abus de pouvoir envers les aînés entre autres.

    "Il faudrait leur rappeler qu'il est incorrect de la part de Jacques Fabi et d'André Pelletier de barrer un auditeur sous prétexte qu'il les critique sur le Net. Et que ceux-ci reçoivent de leurs patrons un mémo à l'effet de me redonner sans plus attendre mon droit à la liberté d'expression."

    P.S. Les personnes âgées ont aussi le besoin de s'exprimer.

    C'est ce que je viens de faire grâce à l'obligeance du Devoir. Merci. »

  • Maurice Monette
    Abonné
    dimanche 7 octobre 2007 21h54
    Suggestion
    « Je pourrais en rajouter mais, avec la plupart des commentaires suscités par le sujet, je m'aperçois que ce "NOEUD d'HARTMANN/cette VOIE SANS-ISSUE" est bien ressenti(e). C'est un des contre-sens de ce PASSAGE à un nouveau millénaire, où la COMMUNAUTÉ HUMAINE n'en a que pour la PRODUCTIVITÉ MATÉRIALISTE qui épuise la TERRE de ses RESSOURCES parce que justement, la SAGESSE de nos AÎNÉS(ES) a été EXCLUE de ce MATÉRIALI$ME. Pourtant, c'est LÀ que ces GENS auraient pu NOUS aider à réaliser qu'il fallait modérer dans notre AVIDITÉ... Mais, il est très tard et on se dirigent vers un point de NON-RETOUR...

    En dernier recours, serait-il superflu de suggérer de visionner une suite de films prémonitoires soit, la SÉRIE de films "COCOON I, II, III" ? Ces films ont été produits dans la dernière décennie du millénaire précédent, justement pour faire RÉFLÉCHIR à ce que pourrait être cette PÉRIODE de TRANSCENDANCE au NOUVEAU MILLÉNAIRE mais, avec le SORT qui est réservé aux personnes aînés(es), on voient bien qu'on semblent avoir pa$$é complètement à côté. Malheureusement, il n'y aura plus de possibilité de RETOUR et NOUS NOUS dirigeons immanquablement vers l'APOCALYPSE FINALE... »

  • Marcel (Fafouin) Blais
    Inscrit
    lundi 8 octobre 2007 10h47
    "Je suis invisible"... .
    « Autrefois, on cachait ce qui se différenciat de la Communauté; les pilules étant souventes fois utilisées pour soulager cette "souffrance" dont on ose à peine parler.

    Aujourd'hui, de ce jour et demain, cette même réalité va se poser: si je suis et deviens invisible, où et comment allons-nous ? ensemble et solidaire ?

    Vers la "solitude" ?

    Espérons que non chalom ! »

  • D D
    Inscrite
    samedi 27 octobre 2007 19h51
    À ceux qui lisent cet article
    « Vous parlez dans le vide. Au lieu de cela, je vous somme à agir. Merci. »

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