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Québec ouvre la voie à Rabaska

Isabelle Porter   5 octobre 2007  Québec
Québec — Pressé de donner le feu vert à la construction du terminal méthanier de Rabaska, le gouvernement Charest a retiré le dossier des mains de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) pour l'empêcher de retarder le projet.

«Il y a des projets qui, par leur nature, ne peuvent pas disposer du même temps que d'autres», a déclaré hier après-midi le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard, pour justifier la décision du gouvernement. «Vient un moment où il faut donner des signaux au promoteur.»

La commission chargée d'évaluer les modifications de zonage en territoire agricole risquait de rendre un avis défavorable au projet de terminal méthanier. Le 19 septembre, elle s'était prononcée contre Rabaska dans un avis préliminaire. Les commissaires estimaient que le demandeur — la Ville de Lévis — n'avait pas fait la preuve que le site agricole convoité — une zone de 190,2 hectares — était le seul endroit où le terminal pouvait être construit. La commission devait maintenant étudier une nouvelle proposition de la Ville de Lévis, un processus que le ministre Béchard juge trop long.

Malgré l'évidence des signes donnés, M. Béchard n'a pas voulu dire qu'il appuyait le projet de terminal méthanier défendu par Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge, se contentant de décrire le retrait de la CPTAQ comme une «étape cruciale». Son gouvernement prévoit officialiser sa décision à propos de Rabaska au cours des dix prochains jours.

En faisant fi de la Loi sur la protection du patrimoine agricole, le gouvernement Charest crée un précédent notable. L'ancien ministre Jean Garon, père de cette loi, déclarait récemment que le gouvernement libéral ferait retourner le Québec au «Far West» s'il osait la contourner.

Pour justifier le retrait de la CPTAQ, le ministre Béchard a fait valoir que la commission examinait des questions déjà soulevées dans le cadre des travaux du BAPE et qu'elle était devenue l'instrument «des gens qui s'opposent et qui veulent retarder le projet». Il a en outre dit trouver du «réconfort» dans le fait que le promoteur avait conclu une entente avec la section locale de l'Union des producteurs agricoles (UPA) pour compenser les agriculteurs touchés par l'arrivée du terminal.

Or l'UPA est clairement opposée à une telle entorse à la loi et a déjà plaidé que Rabaska ne justifiait pas qu'on la contourne. «Nous avons une commission qui fait sa job, et c'est une instance du gouvernement», déclarait plus tôt cette semaine à La Terre de chez nous la première vice-présidente de l'organisation, Martine Mercier. «On devrait faire attention à l'emplacement choisi pour Rabaska. Le territoire agricole n'est pas une poubelle.»

Le Québec dans la course au gaz naturel

Autre motif crucial aux yeux du ministre des Ressources naturelles: la nécessité de ne pas perdre la course au gaz naturel. «Il y a certains ports méthaniers qui sont en construction entre autres au Nouveau-Brunswick, il y en a en Colombie-Britannique, et les sources d'approvisionnement, pour l'avenir, en termes de gaz naturel, sont majoritairement en Russie, en Algérie, mais il n'y en a pas des dizaines», a-t-il déclaré. «Et ceux qui ont ce gaz-là sont présentement dans une période où ils négocient, où ils signent, où il y a beaucoup de demande et où, entre autres, le marché asiatique demande beaucoup, beaucoup au niveau énergétique. [...] On va faire quoi si, dans trois ou six mois, on a un "oui" au projet mais qu'on n'a pas de gaz pour le faire?»

Le ministre Béchard a ajouté qu'au-delà des projets en tant que tels, le gaz naturel est une priorité pour son gouvernement. «On a présentement, au Québec, une stratégie énergétique qui est bien reçue partout et dont les objectifs majeurs sont de diversifier nos sources d'approvisionnement et de faire en sorte que le gaz naturel occupe une place importante dans notre stratégie énergétique mais qui vise aussi à faire en sorte que nous développions une certaine indépendance énergétique face, entre autres, au gaz qui vient de l'Ouest canadien.»

M. Béchard a assuré ne pas réagir en fonction de prétendues pressions de la part du promoteur. «Il n'y a pas eu de menace de perdre le projet, mais comme gouvernement, à un moment donné, il faut démontrer notre sérieux dans les choses [...] et il ne faut pas non plus que les processus servent de nouveaux recours à des gens qui vont être contre, et ça aussi, ç'a pesé dans la balance.»

Le promoteur n'a pas voulu réagir hier, réservant ses commentaires pour ce matin. Quant à elle, la Chambre de commerce de Québec n'a pas tardé à manifester sa joie à peine quelques minutes après l'annonce de M. Béchard, se réjouissant «que le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, permette au projet Rabaska d'enfin connaître son sort d'ici une quinzaine de jours».

Dans le camp des anti-Rabaska, on planifie déjà une nouvelle sortie contre le projet, le 14 novembre. «Quelle que soit la décision, nous organisons une visite du site visé par Rabaska pour que les gens de Québec découvrent l'extrême beauté du site qui va être sacrifié», a déclaré Gaston Cadrin, du GIRAM, à Lévis.

***

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  • Robert Henri
    Inscrit
    vendredi 5 octobre 2007 06h37
    Besoins énergétiques, mon oeil!
    « Rabaska ne servira jamais ou ne servira qu'accessoirement à combler les besoins énergétiques. Ce gouverneMENT criminel va risquer la sécurité des gens et celle de tous ce qui vit dans ou près du fleuve pour fournir du gaz naturel aux étatsuniens. C'est pas Charest le premier-sinistre, c'est Charogne. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    vendredi 5 octobre 2007 08h04
    Les opposants devront devenir constructifs
    « Les opposants devront se faire à l'idée qu'ils ont perdu la guerre et comme les anglo-saxons : « If you can't beat them, join them ».

    Il est temps qu'ils mettent leurs forces vives à améliorer les installations qui se construirons pour respecter les décisions du BAPE et même de faire des suggestions qui bonifieront le projet environnementalement.

    Moi, j'ai écris à Rabaska pour parler de viser à se rapprocher d'Ultramar et j'a«i aussi écrit à la mairie pour leur cdemander d'envisager un prac énergétique regroupant tous ces projets copntraignants dans un même endroit.

    La réponse est venue de Rabaska qui a avoué avoir envisagé utiliser le port pétyrolier d'Ultramar et que l'éloignement de l'usine au sud de l'autoroute était trop loin de la berge et que le GNL doit être réfrigéré tout le londg de la ligne qui aurait 5 KM. Par contre, ils ont commencé à négocier avec Ultramar pour partager le même corridor pour l'oléoduc de chacun jusqu'à St-Nicolas. Je penses que j'ai réussi à économiser des terres arabes et que j'ai été constructif.

    Cet exemple peut servir de modèle dans l'attitude que devrait avoir les opposants actuels car personne ne peut maintenant stopper le projet... »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 5 octobre 2007 08h11
    Rabaska:ça sent mauvais!
    « Je ne peux plus sentir ce gouvernement Charest. S'il va de l'avant avec Rabaska, j'espère que le prochain gouvernement va renverser la décision.
    Des odeurs de république de bananes ... »

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 5 octobre 2007 09h18
    Enfin ça bouge!!!
    « Après des centaines de rapports, études etc...il faut décider et agir et assumer son choix . Au Québec si on écoutait tous les opposants à tout, rien ne serait possible. Ici à Québec on a même empêché la construction d'une aile supplémentaire pour loger des gens âgés à bas prix parce que ça aurait nuit à la VUE et à la valeur foncière des riches condos voisins!!! Quand on pense avoir des droits sur la vue devant chez-soi c'est rendu grave pas à peu près!! La mesquinerie et le pas dans ma cour sont ils devenu le sport national des québecquois???

    Rabaska permettra d'aller dans les sens de Kyoto puisque remplacer le mazout par le gaz naturel fera baisser de la moitié la pollution de toutes ces industries. De plus si on en vend aux USA ça remplacera la pollution par le charbon et encore une fois aidera grandement à la qualité de notre air car la pollution n'a pas de frontières contrairement à la logique de certains constestataires...Si on était dans Kyoto on pourrait même s'en servir dans le cadre de la bourse sur le carbone.
    Comme "vert" qui a baissé sa pollution de 3 tonnes en changeant mon système de chauffage, qui prend l'autobus, recycle au max, composte, conduit mon auto sans départs et arrêts brusques etc...je suis content pour le projet Rabaska. Ceux qui sont contre, supposément pour des raisons vertes, font-ils tout ce que je fais pour l'environnement, voir plus, ou ont-ils un système de chauffage polluant, ne prennent pas l'autobus, recycle à peine, conduisent leur auto avec des départs et arrêts brusques etc??? Ou alors ne sont-ils que des chialeux? Il faudrait peut-être une autre étude la dessus...!!! »

  • Lise Thibault
    Inscrite
    vendredi 5 octobre 2007 09h20
    Rabaska=supercherie
    « Qu'un gouvernement en arrive à bafouer au moins 4 de ses propres lois pour favoriser un projet privé devrait être suffisant pour démontrer que ce projet est inacceptable, mais la supercherie ultime dans le projet Rabaska se situe au niveau de sa justification. Il a été clairement démontré au BAPE que le Canada est amplement et pour longtemps en mesure de fournir l'approvisionnement gazier du Québec. Pour des motifs nébuleux, cette Commission a gardé sous couvert cette démonstration , mettant plutôt en lumière les prétentions contraires des promoteurs.

    Au moment où l'humanité doit fournir une lutte sans merci aux changements climatiques, encourager une utilisation accrue des énergies fossiles au détriment de sources propres devient criminel. Nos gouvernants sont coupables et devront tôt ou tard rendre des comptes.

    Lise Thibault,
    Lévis »

  • Rémi-Bernard St-Pierre
    Abonné
    vendredi 5 octobre 2007 09h29
    Ne pas comprendre qu'on est au Québec, et le dirriger
    « L'histoire du québec est une histoire de massacre de terre arables.
    C'est déjà de l'exploit, la production dans les Apalaches telle qu'on la connaît.
    Après la 30 avec un grand sourir, un aéroport sur les meilleurs terres du Québec, les banlieues qui cultivent la pelouse à compost, je suis peut-être assez jeune pour assister un jour à un déclin du mode de vie alimentaire du québécois qui ne mangera que des maigres brebis une fois pas semaine élevées sur les pentes de ski du Mont Orford en été.

    Bravo M. Charest, continuer votre beau travail. »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 5 octobre 2007 09h45
    Le ministre Béchard récidive
    « Une fois Thomas Mulcair parti, Claude Béchard a été propulsé à l'environnement avec le mandat de vendre une partie du mont Orford à l'entreprise privée. Les dernières élections aidant, le PLQ a reculé. À la tête d'un nouveau ministère, Claude Béchard contine d'assumer les «jobs» sales en ignorant les lois pour pousser la création du port méthanier de Rabaska. Reste à voir si ces services rendus au parti assureront la réélection du PLQ aux prochaines élections.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Michaël Lessard
    Inscrit
    vendredi 5 octobre 2007 09h47
    Vive la corporation libre ! ( ou la plutocratie )
    « Plus besoin de respecter nos propres lois adoptées par tout un processus démocratique, plus besoin de respecter des limites écologiques, les corporations sont libres et peuvent changer le monde à leur image!

    La plutocratie, c'est le gouvernement par l'argent des plus riches. La cause: la compétition internationale féroce. Les pays veulent attirer les investisseurs à tout prix. La déstabilisation de l'écologie mondiale? Bof, nous, les riches, on va survivre.

    - Sarcasme inc.
    (je suis démocrate ) »

  • Yvan-M. Roy
    Inscrit
    vendredi 5 octobre 2007 10h35
    Rabaska et le paysage de Québec
    « Pour demeurer constructif, il faudrait que les réservoirs (46 m)du terminal soient enfuis sous terre de même que la cheminée (60 m)soit déplacée quelque part vers le sud-ouest afin de protéger l'horizon de l'est à Québec.

    Pourquoi ?

    1) à Québec, la façade du Chateau Frontenac de même que les meilleures chambres des grands hôtels sont tournées vers l'horizon de l'est. 2) Québec est une ville qui engrange chaque année des centaines de millions à partir du romantisme de son paysage.

    Enfoissement possible: On a bien creusé jadis à ciel ouvert la mine Jeffrey dans la région de Thetford jusqu'à 350 mètres sous le niveau du sol. Avec Rabaska, il s'agit de 45 mètres.

    Yvan-M. Roy, Québec

    yroy@videotron.ca »

  • Robert Faubert
    Inscrit
    vendredi 5 octobre 2007 11h39
    Félicitation M.Charest
    « Avec tous ces fonctionnaires qui revisent et revisent a s'endormir M. Charest en avais assez et c'est assez le niaisage.

    Ca c'est un gros plus + pour le parti libéral du Québec.

    Merci, »

  • Pierre-E. Paradis
    Inscrit
    vendredi 5 octobre 2007 12h32
    À quoi servent le lois?
    « Comment le simple citoyen voudra-t-il respecter les lois et payer ses impôts, si le gouvernement lui-même ne les respecte pas? Voilà un précédent encore plus dangereux que le démembrement du parc du mont Orford. C'est rien de moins que le «contrat social» qui est jeté à la poubelle. »

  • François Caron
    Abonné
    vendredi 5 octobre 2007 12h57
    Kelly, Béchard, Beauchamp, : fossoyeurs du patrimoine mondial
    « Au sujet de Rabaska:

    Au risque de paraître fleur bleue et nostalgique, mais Glen R Kelly, Line Beauchamp et Claude Béchard sont-ils déjà descendus prendre une marche à la pointe Horatio-Walker à Ste-Pétronille (I.O) ?

    IL y a une là vue époustouflante et incomparable sur le fleuve et sur le cap Diamant et les villes de Québec, Lévis et Lauzon.

    Ce projet démentiel en zone urbaine va défigurer irrémédiablement le paysage déjà lourdement altéré par la Davie Shipbuilding, les tours de transport d'Hydro, la jetée d'Ultramar à St-Romuald et le Port de Québec (dont G R Kelly a déjà été proche du C.A.).

    Je demande instamment qu'une organisation citoyenne représentative aille à l'UNESCO et au PNUE (à l'ONU, quoi) demander de RETIRER à la Ville de Québec son classement de Ville du Patrimoine Mondial avant 2008 en représailles économiques à ces promoteurs inconséquents, et pour que les citoyens de Québec retrouvent leur statut de capitale provinciale anonyme et insiginifiante pour être insensibles aux réalités environnementales d'aujourd'hui. »

  • François Caron
    Abonné
    vendredi 5 octobre 2007 15h24
    Saccage, braderie, hypocrisie et autres turpitudes libârales ...
    « Où est la vérité, Mr Béchard-Le-Castor-Bricoleur ?

    Dans l'assertion des écologistes qui disent qu'il y a pour au moins 100 ans de réserves de gaz naturel en Alberta au rythme de consommation "canadien", ou celui de Glen R Kelly et consorts de chambres de commerce qui disent qu'il n'en reste tout au plus que de 7 à 12 ans dans les gisements disponibles ?

    Et si la vérité se tenait exactement au milieu, c'est-à-dire que le gouvernement de l'Alberta est en train de brader 100 ans de réserves de gaz au complexe militaro-industriel états-unien qui le siphonne de la même manière que les sables bitumineux sans égard aucun aux besoins canadiens, et que même s'il n'y avait pas de guerre, les besoins états-uniens mettraient à mal les réserves canadiennes disponibles ?

    Ou on nous ment, ou on nous travestit la vérité, ce qui revient au même étant donné la bonne vieille médecine libârale de dévoiement de l'information économique.

    Et dire que les libârals-light écervelés de l'ADQ sont aussi pour, il y a là aucun espoir de faire tomber ce gouvernement de capitalistes ineptes et impertinents à court terme pour prévenir ce massacre du patrimoine paysager de l'écrin du fleuve en face de Québec.

    Il est souhaitable qu'un organisme citoyen représentatif parte à l'ONU pour plaider cette cause pressante d'ENLEVER le statut de Ville du Patrimoine Mondial à Québec, cette inconséquente capitale d'un gouvernement ridiculement on-ne-peut-plus provincial. »

  • Steve Fortin
    Abonné
    vendredi 5 octobre 2007 15h31
    Quand Québec devient un agent du cynisme...
    « Mais vraiment, après le Suroît, Orford, les motoneigistes, voilè que ce gouvernement, encore, plie la logique et les lois selon les intérêts de ses amis...

    Déplorable.

    à lire : http://delorimier.wordpress.com/ »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 5 octobre 2007 17h45
    Rabaska: PORC méthanier
    « Rabaska: PORC méthanier, rien de moins. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    vendredi 5 octobre 2007 20h27
    Une minute de silence
    « «Le gouvernement Charest voulait que le projet de port méthanier Rabaska voie le jour et il a pris les moyens nécessaires pour obtenir gain de cause» C'est la forfanterie que s'est autorisée le parachutiste libéral et cynique ménestrel du ministère des «conséquences», à Québec. C'est la façon autocratique du capitaliste PLQ de graisser le lobby des richards. Quand on voit la façon éhontée avec laquelle le phraseur Couillard a saccagé la Santé et écrasé les souffrants, malades et parqués, pour graisser ses collègues médecins spécialistes (augmentation salariale de plus de 30%); quand on voit la façon frondeuse avec laquelle le naufrageur Charest a graissé ses collègues les magistrats (augmentation salariale de plus de 30%); personne n'est surpris de voir ces Tzars du Kremlin National graisser les richissimes promoteurs et la «bande de gagas gazeux» de Rabaska. Pour faire notre deuil d'un tel mépris de l'opinion du publique, en attendant de célébrer l'enterrement du PLQ de Jean Charest, UNE MINUTE DE SILENCE.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    vendredi 5 octobre 2007 21h46
    Les Richards gloussent et rigolent.
    « Les «Rats de la Baskaise», à Lévis, sont à construire une porcherie à ciel ouvert. Le très responsable et très compétent Directeur de la Santé de la Région concerné a professionnellement sonné l'alarme. Philippe Couillard l'a rabroué et les malades, les intoxiqués, les affectés ne viendront que grossir les listes d'attente qui ne dérangent surtout pas les riches qui ne se privent et ne sont privés de rien. L'AFFAIRE RABASKA n'est qu'une BUSINESS DE BACON. Une grosse fosse où l'on déversera les purins méthaniers. C'est la façon libérale d'empuantire d'odeurs infectes, d'empester de retombées nuisibles et de souiller le majestueux plan d'eau dans lequel baigne et se mire l'Écrin si distinctif d'inestimables Joyaux du Patrimoine Mondial. Pour les adorateurs des Veaux d'Or et Dieux de la Piastre, pour tout despote de l'autocratie plurielle, l'argent est le dynamo de la démocratique dictaturiale la plus crasse. Et, dire que le touriste et croisiériste politique Raymond Bachand, la chargée de l'atrophie environnementale durable Line Beauchamp, l'agent chasseur de la faune lévisienne Claude Béchard, le chargé de la santé de la caisse électorale du PLQ Philippe Couillard, ainsi que le plus grand des perdants et maître des échouements, le minoritaire, solitaire et impopulaire grabataire Jean Charest, nombre d'autres richards sans scrupules et bâillonnés baise-la-piastre, ont le culot de s'applaudir.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Francis Déry
    Inscrit
    samedi 6 octobre 2007 03h27
    À quoi bon Rabaska, si on prévoit une pénurie mondiale de gaz naturel ?
    « Je viens de lire sur Cyberpresse Québec lève le dernier obstacle au projet Rabaska

    En septembre, dans une décision provisoire, la CPTAQ a refusé de dézoner les 271 hectares de terrains à vocation agricole situés à Lévis et convoités par les promoteurs du projet.

    L'organisme juge que Lévis n'a pas démontré que ces terrains sont les seuls disponibles ou encore que l'emplacement choisi est celui qui risque le moins de sacrifier la vocation agricole du territoire.

    Les opposants au projet, dont des agriculteurs et plusieurs groupes écologistes, auraient pu profiter des réserves émises par la CPTAQ pour entreprendre, sur la base de la Loi sur la protection du territoire agricole, des recours judiciaires et ainsi retarder voire menacer Rabaska, une perspective que Québec voulait éviter à tout prix.

    « Il ne faut pas que des processus servent de nouveaux recours à des gens qui vont être contre » le projet, a dit M. Béchard.

    Selon le ministre, retarder encore le projet représenterait un risque beaucoup trop grand, en termes d'approvisionnement.

    « On pourrait fort bien se retrouver dans une situation où (...) dans six mois, dans trois mois, dans un an, il n'y ait plus de gaz de disponible sur le marché mondial, et ça pour le Québec cela représente un certain nombre de risques », a-t-il fait valoir, dans un contexte de diversification souhaitable des sources d'énergie.

    « On va faire quoi si dans trois mois ou dans six mois ou dans un an on a un accord sur le projet, mais il n'y a plus de gaz ? », a-t-il ajouté.

    C'est ahurissant. À quoi bon construire les ports de méthaniers de Rabaska et Gros-Cacouna si une pénurie mondiale de gaz naturel est à prévoir dans les prochaines années. Un argument que l'on nous sortait pour justifier ces deux projets est que nous allions vers une pénurie prochaine du gaz naturel albertain, même si les experts parlent d'une réserve suffisante dans l'Ouest pour les vingt prochaines années. Parce que le gaz naturel est une alternative intéressante aux autres énergies fossiles (charbon et mazout particulièrement), c'est à l'échelle mondiale que sa demande va exploser, beaucoup plus qu'au Québec.

    Le gaz naturel est la source idéale d'énergie contrôlable en temps réel, après l'hydroélectricité, pour agir en complément avec des sources propres, mais volatile comme l'éolien ou le solaire, ou simplement non-contrôlées, telle l'énergie marémotrice.

    Mais voilà, qu'au Québec, l'essentiel de notre production provient de réservoirs hydroélectriques. Nous sommes bénis comparés au reste du monde. ` Alors, à quoi bon Rabaska et Cacouna si ce n'est pour exporter le gaz de l'Ouest vers l'Europe.

    L'incohérence du discours gouvernemental transparaît dans Cyberpresse, une filiale de Gesca, le bras médiatique de Power Corporation. Dois-je rappeler que Power a des intérêts dans la firme d'énergie française Total, qui est elle-même intéressée par Rabaska ?

    Alors, on ne peut accuser Cyberpresse d'être tendancieux contre Rabaska.

    Francis Déry, Montréal »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 6 octobre 2007 09h53
    Orford un élephant blanc
    « Dans la foulée sdes antis tout développement, certains ont voulu faiore un parallèle avec le sûropit et le Mont Orford.

    Le Mont Orford est un éléphant blanc et le recul du gouvernement dans ce dossier vient de coûter 10 millions à l'état pour exproprier le gestionnaire de la station de ski.

    SOS Orford pendant ce temps est en campagne pour rendre encore plus sauvage cette forêt qui ne sera munie de sentiers pédestres et de tables à pique-nique. Pendant ce temps les employés de la station de ski se débauchent des emplois ailleurs et la station deviendra inesxploitée, un fantôme que l'onn pourra visiter comme Val Jalbert.

    L'économie que générait le centre de ski vient de passer à zéro et le gouvernement ne percevra plus aucune taxe de vente, ni impôt à la source donc une source de revenus fiscaux tarée. Voilà l'effet négatif que ;es écolos génèrent mais ils s'en fouent, c'est les autres qui payent la note...

    Qu'ont à proposer SOS Mont Orford en échange? Rien et encore ils réclameront à fort cris d'autres infections d'argent de l'état. Eux ils ne fournissent que les chialeux...

    Oui le Mont Orford est devenu un éléphant blanc... »

  • Michel Thibault
    Abonné
    jeudi 11 octobre 2007 21h57
    Gouvernement suicidaire
    « Le gouvernement ne respecte pas l'esprit de ses propres lois, accepte qu'on rogne sur ses terres agricoles alors que le Québec en est l'une des provinces les plus pauvres (1,4%).

    Il n'a pas été démontré que le Québec avait absolument besoin de cette forme d'énergie (GNL), alors que Kyoto bat son plein et qu'il prétend être pour l'environnement. Il se dit pour le développement durable, mais de quel développement s'agit-il ?

    Il fait fi de son patrimoine culturel et la sécurité de ses citoyens le préoccupe-t-il ?

    C'est un gouvernement qui est l'extension du privé et qui ne sert que les intérêts de celui-ci.

    Serait-il capable d'imaginer une autre vision du développement de son territoire au profit de son peuple ?

    Par ses bévues passées, nous en doutons !

    Vous rappelez-vous du projet de barrage de la rivière Jacques-Cartier ? Aujourd'hui, on ne pourrait s'imaginer y avoir construit un barrage, il y a quelques décades.

    Le même sort devrait être prévu pour Rabaska, à moins que le gouvernement ne soit suicidaire. Ce que les opinions démontrent »

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