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Santé mentale - Couillard s'attaque aux préjugés pour soigner les dépressifs

Louise-Maude Rioux Soucy   3 octobre 2007  Québec
Philippe Couillard
Photo : Jacques Nadeau
Philippe Couillard
Quoi qu'en disent les mauvaises langues, la dépression n'est pas un caprice passager, et encore moins une occasion de se payer des vacances au frais des contribuables. La mise au point faite hier par le ministre de la Santé et des Services sociaux n'est pas sans fondement. Il semble en effet que les préjugés constituent encore un frein important au rétablissement de ceux qui souffrent de cette maladie mentale, a précisé un Philippe Couillard bien déterminé à partir en guerre contre les opinions toutes faites.
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  • Louis Lapointe
    Abonné
    mercredi 3 octobre 2007 14h52
    Hypocrisie et faux-semblants
    Bonjour Mme Rioux Soucy,

    On le voit, ce n'est pas tant la dépression qui pose problème que l'incompréhension qui l'accompagne. Les préjugés ont la couenne dure au Québec et ils continuent à rendre la vie difficile aux dépressifs bien longtemps après la fin de leur maladie. Essayez d'expliquer à un futur employeur que vous avez fait un burn-out qui vous a gardé loin du travail pendant plusieurs années, vous verrez le résultat.

    Les pages des journaux sont remplies de ces situations où les préjugés causent plus de dommages que les situations elles-mêmes. Parlez-en aux victimes d'injustice, aux minorités visibles, aux vieux, aux malades, les sidéens en particulier, et enfin aux dépressifs dont il est question dans cet article.

    On parle beaucoup de compassion et de pleurs quand il s'agit de la misère des siens, mais quand il s'agit des autres, ils peuvent bien aller se faire plaindre ailleurs. La solidarité ce n'est pas seulement une affaire de publicité, c'est aussi des gestes concrets pour aider les personnes dans le besoin. Des soins, un réseau de soutien, un emploi approprié et un revenu décent.

    Louis Lapointe
    Brossard

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