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L'environnement ne doit pas être un frein aux grands projets, dit Dumont

Robert Dutrisac   1 octobre 2007  Québec
Mario Dumont
Photo : Jacques Nadeau
Mario Dumont
Victoriaville — Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, juge que le respect de l'environnement ne doit pas être un frein à la réalisation de grands projets et préconise le développement tous azimuts du potentiel hydroélectrique du Québec. «Il ne devrait pas y avoir à notre développement hydroélectrique d'autre limite que notre capacité de construire», a déclaré, hier, Mario Dumont dans son discours de clôture du conseil général du parti qui a réunissait quelque 500 militants depuis samedi.

Selon le chef adéquiste, le Québec ne peut se permettre d'étouffer son économie sous prétexte de protéger l'environnement. «Le Québec doit réaliser le défi environnemental tout en faisant son rattrapage économique», a-t-il lancé. «Il faut être capable d'amener le Québec [à atteindre] des objectifs environnementaux ambitieux, mais de réaliser comme parti politique le tour de force de faire ça tout en redonnant aux Québécois le goût de réaliser des projets.»

En dépit de ce parti pris pour la croissance économique, M. Dumont ne remet pas en cause le processus d'évaluation environnementale auquel doivent se soumettre les grands projets. De même, son entourage a été incapable de préciser, hier, en quoi un gouvernement adéquiste ferait davantage que le gouvernement Charest en matière de développement hydroélectrique. Le premier ministre Jean Charest a déjà annoncé en mai 2006 la relance des investissements d'Hydro-Québec qui consentira 25 milliards d'ici 2015 à la construction de centrales et d'éoliennes.

Les «gaffes politiques» des libéraux et les «dépassements de coûts honteux» qu'ont connus certains projets du gouvernement péquiste ont fait en sorte que les Québécois ont maintenant peur des grands projets, a fait valoir M. Dumont. «On a l'impression d'avoir les pieds dans le ciment. Ça, c'est une rupture avec notre passé: le Québec est un peuple de bâtisseurs.»

Tout au long de la fin de semaine, le chef adéquiste a invité les Québécois à contrer «les forces de l'immobilisme» que personnifient, à ses yeux, Jean Charest et Pauline Marois.

Ce conseil général fut essentiellement consacré à l'adoption d'une plate-forme environnementale qui s'appuie sur le respect des cibles de réduction des gaz à effet de serre (GES) contenues dans le protocole de Kyoto. Samedi, l'ADQ avait invité l'écologiste et porte-parole d'Équiterre, Steven Guilbeault, à faire un exposé sur le réchauffement climatique.

L'ADQ avait également invité l'ancien président-directeur général d'Hydro-Québec, André Caillé, qui est présentement président du Conseil mondial de l'énergie. Dans son exposé, M. Caillé a plaidé pour une hausse des tarifs d'électricité au prix du marché, seul moyen, selon lui, de réduire le gaspillage d'énergie et de rentabiliser les mesures d'efficacité énergétique. Il a toutefois indiqué qu'il faudrait subventionner les plus démunis pour qu'ils puissent faire face à ces augmentations de tarif. M. Caillé a aussi défendu l'idée que le Québec se dote d'une politique énergétique qui dépasse ses frontières pour englober tout l'est de l'Amérique du Nord.

Sur ce dernier point, Mario Dumont s'est dit «complètement» de l'école de pensée de M. Caillé. Si le Québec vend de l'électricité et même du gaz aux États-Unis, cela permet de réduire la pollution en provenance des centrales au charbon de l'Est américain, a-t-il soutenu. C'est une des raisons qu'il invoque pour appuyer le projet Rabaska d'un deuxième port méthanier au Québec.

En revanche, Mario Dumont s'oppose à toute hausse «brutale» ou «radicale» des tarifs d'électricité. «Je suis très prudent», a-t-il dit. «Il y a des ménages qui vivent dans des logements [...] où l'air rentre par des fentes. Il faut penser à ce monde-là.» Selon lui, le Québec doit se lancer dans un grand chantier d'isolation domiciliaire, ce qui est absent du Plan de lutte contre les changements climatiques présenté par M. Charest.

Mario Dumont concilie croissance économique et respect de l'environnement en avançant que l'efficacité énergétique peut très bien devenir un des grands chantiers qui mobilisera les Québécois. «C'est un chantier qui est aussi possible, aussi réalisable, aussi à portée de la main et aussi important que les grands chantiers du développement hydroélectrique.» L'ADQ a d'ailleurs adopté une proposition exigeant d'Hydro-Québec qu'elle double son objectif d'efficacité énergétique pour le porter à 16 TWh d'ici 2015.

En respectant les cibles de Kyoto, le Québec se positionnera comme «un leader sur tout le continent», ce qui correspond bien à la «philosophie» adéquiste d'amener le Québec, sur le plan économique, dans le peloton de tête en Amérique du Nord, a expliqué M. Dumont.

L'ADQ accumule les appuis

Samedi, André Caillé, qui a été pressenti pour devenir candidat par les conservateurs de Stephen Harper mais aussi par l'ADQ, disait poursuivre sa réflexion. Mais il ne s'est pas fait prier pour témoigner de «l'admiration» qu'il éprouvait pour Mario Dumont. Il a aussi fait l'éloge de «l'autonomie des personnes», une notion que défend l'ADQ. Toutes ces années où l'on a parlé d'indépendance nationale, «une proportion de plus en plus grande de notre population est devenue dépendante de l'État à toutes sortes d'égards», estime-t-il. André Caillé, qui a voté OUI au référendum de 1995, croit qu'il ne reverra pas de son vivant un autre débat semblable sur la souveraineté.

L'ancien ministre péquiste Jean Garon était aussi invité de l'ADQ. À l'élection de mars dernier, M. Garon a longtemps hésité avant de refuser de devenir candidat de l'ADQ.

Un nombre encore modeste d'anglophones ont rejoint l'ADQ. Deux des quatre maires de l'ouest de l'île de Montréal qui avaient accordé leur appui à Mario Dumont lors de la dernière élection générale étaient présents, soit Campbell Stuart, maire de Montréal-Ouest, et Bill Tierney, maire de Sainte-Anne-de-Bellevue. Le conservateur Peter White, un ancien conseiller de Brian Mulroney, qui est président de l'Association adéquiste de Brome-Missisquoi, étaient aussi de la partie.

En remplacement de Gilles Taillon, élu député de Chauveau à la dernière élection, les militants adéquistes se sont choisi un nouveau président montréalais, Tom Pentefountas, issu de la communauté grecque. M. Pentefountas estime que l'«hypothèque référendaire» est levée: les anglophones et allophones peuvent désormais cesser d'accorder massivement leurs votes aux libéraux. «L'époque où on a voté du côté libéral par peur que le Québec se sépare est terminée», a-t-il dit. «Cette anomalie qui dure depuis 40 ans, il va falloir mettre fin à ça.»

Mario Dumont s'attend à ce que sa participation au camp du OUI en 1995 aux côtés de Lucien Bouchard revienne sur le tapis lors de la prochaine campagne électorale. «Il y a des épouvantails de toute sorte qui peuvent être soulevés», a-t-il dit. Chose certaine, il n'a pas l'intention de prononcer un grand discours pour rallier les anglophones comme l'a fait M. Bouchard au Théâtre Centaur en mars 1996. Ce n'est pas dans ma personnalité, a dit M. Dumont, qui préfère «le travail de base à long terme [plutôt que le] show-business d'une prestation d'un soir».

Le secteur privé dans le transport en commun

À plusieurs reprises, le chef adéquiste a insisté sur le recours au secteur privé pour exploiter les services de transport en commun, seul moyen, selon lui, de répondre à la demande. Ce fut d'ailleurs l'objet d'une proposition adoptée samedi par les militants.

Parmi les autres résolutions qui font désormais partie de la plate-forme environnementale de l'ADQ, on note la relance du projet de train à haute vitesse (THV) entre Québec et Windsor, l'adoption des normes californiennes d'émissions pour les voitures neuves et la création d'une bourse de carbone à Montréal.

De plus, un gouvernement adéquiste instaurerait un programme d'inspection des véhicules d'occasion visant la réparation ou le retrait de la circulation des véhicules polluants. Il favoriserait l'utilisation de la géothermie, imposerait la certification LEED pour les nouveaux bâtiments et interdirait les sacs de plastique non réutilisables.






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  • Robert fillion
    Inscrite
    dimanche 30 septembre 2007 22h28
    Répétition
    « Le virage environnemental de l'ADQ est déjà dans le carton de l'officine gouvernemental en ce sens que cela se ferait sans l'assentiment de Mario Dumont. Comme on dit, c'est de la poudre aux yeux en tant que fonctionnaire à la retraite. Pour M. Cailler et Garon c'est la mème chanson qui se répète dans lors des années 50-60 sous Duplessis et Lesage:l'autonomie. Ils reflètent très bien certains Québécois qui dansent en rond depuis ce temps, soit le set carré qui répète toujours la mème chorégraphie. »

  • Rolland St-Gelais
    Abonné
    dimanche 30 septembre 2007 23h11
    Il y a une grande différence entre le rêve et la réalité.
    « De tous les temps, les partis politiques tant canadiens que québécois ont préconisé des mesures et des objectifs qui sont, avouons-le, fort respectables dans la plupart des cas pour l'ensemble des citoyens et citoyennes. Cependant, il y a toujours eu une grande différence entre les projets décrits lorsqu'un parti politique est dans l'opposition et la mise-en-place des programmes votés à l'occasion d'un caucus. Si nous analysons adéquatement près l'histoire politique du Québec des quarante dernières années, il est facile de constater que peu de gouvernement ait pu jouir d'une conjoncture économique aussi favorable à l'établissement de réformes d'envergure. Par exemple, le cas de la nationalisation de l'hydroélectricité par le gouvernement de Jean Lesage et sa Révolution Tranquille ont été réalisable grâce d'une part, à une dette provinciale quasi-inexistante léguée par Maurice Duplessis et, d'autre part, par une économie en pleine effervescence. Les projets de l'A.D.Q. sont bien alléchants mais quels seront les contextes géopolitiques lors d'une hypothétique prise de pouvoir ? En politique, le rêve devient facilement un cauchemar.... »

  • Charles de la Barre
    Inscrit
    dimanche 30 septembre 2007 23h16
    Requiem pour la Rupert
    « Pour ceux qui ne l'auraient pas compris, ce discours est une caution donnée au détournement scandaleux de la Rupert (www.reverencerupert.org). En retard sur le reste du monde occidental pour la protection de la nature, le Québec continuera ainsi son suicide environnemental. »

  • Robert Godin
    Abonné
    dimanche 30 septembre 2007 23h17
    L'environnement c'est nous!
    « L'environnement est une danrée irremplaceable. Comment peut-on parler d'objectifs à court terme qui ne tiennent pas compte de l'environnement? Cest un non sense absolu. Je suis certain que ce n'est pas ce que Mario Dumont voulait communiquer. Si oui, il n'a visiblement rien compris à la réalité de notre pauvre planète et de ses habitants. »

  • Bernard Charron
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 00h10
    Manque de gouverne ?
    « Ce n'est pas cette fois-ci que l'ADQ aura clarifié ce qu'il entend faire en matière de développement durable. »

  • Roger Lapointe
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 06h42
    Un autre anti Kyoto à la Harper.
    « Se dire VERT c'est agir en conséquence et surtout dans les grands projets.De la bouillie pour les chats selon la version Dumont. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    lundi 1 octobre 2007 07h44
    Le programme de l'ADQ
    « Beaucoup de voeux pieux, mais M.Dumont change d'idée très souvent. On ne peut se fier à ce qu'il dit une journée, il peut aussi bien dire le contraire le lendemain matin, dépendant de l'auditoire auquel il s'adresse.

    Paul Lafrance
    Québec »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 08h38
    "Petit à petit, l'oiseau..."
    « "Petit à petit, l'oiseau fait son nid", dit l'adage populaire. Mario Dumont occupe de plus en plus "l'espace politique" au Québec pendant que les libéraux pataugent et que les "péquistes de la duchesse" s'embourbent dans la définition du "nous québécois": le nouveau "fourre-tout" à la mode! »

  • J. Maurice Arbour
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 09h23
    Un discours rétrograde
    « «Il ne devrait pas y avoir à notre développement hydroélectrique d'autre limite que notre capacité de construire». La phrase estlourde de conséquences parce qu'elle pose nos capacités de construire comme seules limites au développement économique. Avec un tel discours, on construit des barrages sur la rivière Jacques-Cartier située dans le parc national du même nom.C'est donc un rejet formel du concept de développement durable et un retour à la pensée magique des X1Xième et XXième siècle et qui est à l'origine des graves problèmes environnementaux que nous connaissons aujourd'hui.Ce discours est rétrograde, simpliste et dangereux. »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 10h31
    Demain il changera d'idée
    « Comment prendre au sérieux Mario Dumont ? Samedi il déclarait que l'ADQ devait faire de l'environnement l'une de ses priorités. Le lendemain, il déclare que la lutte contre le réchauffement de la planète ne doit pas constituer un obstacle au développement économique du Québec ! De plus, notons cette énorme contradiction : l'ADQ se dit soucieuse de l'environnement mais du même coup appuie avec enthousiasme la création des ports méthaniers de Rabaska et de Gros-Cacouna ! On se croirait chez les conservateurs de Stephen Harper.

    À propos, avez-vous vu Jean Garon à la télé ? Frustré de s'être fait enlever son poste de ministre et, par la suite, d'avoir été battu aux élections municipales de Lévis, il se tourne maintenant vers Dumont pour tenter de relancer sa carrière. Désolant ! »

  • Sylvie Brousseau
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 10h44
    N'importe quoi et son contraire
    « Mario Dumont est POUR l'environnement, comme moi je suis POUR la tarte au sucre. Et il est POUR Rabaska et POUR Gros-Cacouna. Encore la preuve qu'il peut sans aucune gêne dire n'importe quoi et exactemwent le contraire dans la même phrase. Et les gens l'écoutent d'un air béat... Fascinant tout de même... C'est sûr que faire augmenter les tarifs d'hydro ça va être bon pour les Québécois!!! Eh bien moi je suis CONTRE Mario Dumont et CONTRE tous ceux qui l'appuient.

    Sylvie Brousseau,
    Île d'Orléans »

  • Jocelyn Roy
    Inscrit
    lundi 1 octobre 2007 11h58
    Un discours qui se précise de plus en plus
    « Il est grand temps que l'on découvre le VRAI visage de l'ADQ. Un parti populiste, grand défendeur des chambres de commerce et du développement économique à tout prix. L'ADQ c'est la version québécoise (en plus petit) du Parti Conservateur du Canada et du Parti Républicain Américain. Ils nous prennent vraiment pour des valises: ne sauvons pas notre planète car c'est mauvais pour l'économie. Quel simplisme troublant. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 12h07
    Que les opposants a Rabaska se le tiennent pour dit
    « Que les opposants a Rabaska se le tiennent pour dit, ils sont un frein à un grand projet de diminution de notre dépendance au pétrole.

    Gilles Duceppe vient de le déclarer qu'il faut être moins dépendant du pétrole et Mario Dumont dont la formation politique est membre de Québec Vert Kyoto, lui aussi vient de lancer son cri de ralliement.

    J'ai personnellement écrit à Mario Dumont pour m'informer de sa position sur Rabaska et voici un extrait éloquent de la réponse du cabinet du Chef de l'opposition officielle.

    «L'ADQ ne s'est pas opposée au projet Rabaska. Au contraire, les députés directement concernés par le projet se sont montrés en faveur de celui-ci. Monsieur Lévesque et Monsieur Picard ont manifesté leur appui au projet dans la mesure où il respectait les recommandations du BAPE. À la lumière du rapport de l'organisme, les députés adéquistes ont de nouveau manifesté leur appui au projet.»

    Quand aux grands projets de barrages hydroélectriques, ils devraient diminuer car la science évolue. Le MIT vient de découvrir le nanocondensateur qui permet de stocker l'énergie électrique dans une pile de moins moins volumineuse. Déjà ce projet destiné à l'origine pour les piles d'ordinateurs portatifs, a gagné le domaine de l'automobile et amélioré la batterie "Full cell" nécessaire à la venue de l'hydrogène comme alternative au pétrole. Déjà en Europe, certains planchent sur le stockage de l'énergie électrique domestique produite par des centrales. Il est temps que l'Hydro-Québec examine cette possibilité qui ouvre la possibilité de stocker l'énergie produite dans les périodes hors pointe et enfin utiliser à 100% la capacité des ouvrages existants. Il en résulterait un accroissement de la production actuelle sans avoir à construire d'autres installations autres que des centres de stockage dotés de nanocondensateurs. L'hypothèse est loin d'être farfelue et respecte l'environnement davantage. Mais ce discours scientifique mériterait à devenir populaire auprès des décideurs... »

  • Michel Thibault
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 14h06
    Manque de vision
    « Nos femmes et hommes politiques disent n'importe quoi ! Comment les croire ?

    Monsieur Dumont devrait lire < Small is beautiful > de Schumaker ou < Le défi écologiste > de Michel Jurdant . Ça lui donnerait une bonne idée de ce qu'est le développement durable. Peut-être qu'il ne prendrait plus ses électeurs pour des ignorants.

    Il y a d'autres moyens ignorés jusqu'ici de relancer le Québec économiquement. Et ces moyens font appels aux nouvelles technologies de l'informatique qui peuvent être appliquées dans de nombreux secteurs de l'activité humaine. Ces nouvelles technologies tirent leur grande force de l'emploi simultané de trois logiciels d'usage courant par dessus le marché. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 1 octobre 2007 14h14
    Tous sur un !
    « Si M. Dumont comptait sur les lecteurs du Devoir pour gagner ses prochaines élections, on voit ici qu'il serait mieux de plier bagage tout de suite.

    La peur de la droite est difficilement raisonnée chez nos gauchistes qui cherchent des poux partout en sachant qu'on peut faire pendre sa mère avec un petit bout de phrase. »

  • Robert Daignault
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 19h23
    Le danger ici
    « Sans limites, les projets hydroélectriques Mario? Vraiment? On marche par dessus les premières nations? Hmmm, penses-y bien!

    http://lephoenix.wordpress.com/ »

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