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Maudit argent

Denise Bombardier   29 septembre 2007  Québec
Les plus vieux se souviendront du ton avec lequel Séraphin Poudrier, personnage emblématique dans l'oeuvre de Claude-Henri Grignon, prononçait ces mots. On y décelait du dédain, de la hargne, de l'hypocrisie mais avant tout une jouissance où l'excitation la disputait à l'idolâtrie. Les Québécois, dont la véritable bourgeoisie économique fut mise au monde dans les années 1960 et dont la paternité est grandement attribuable à Jacques Parizeau, visionnaire en ce domaine, les Québécois, donc, conservent au fond d'eux-mêmes ces traits du Séraphin d'antan.

Freud s'est penché sur ce lien complexe de l'homme à l'argent. Il considérait apparemment que les rapports de l'homme au sexe et à l'argent étaient déterminants pour saisir sa personnalité profonde. Des sociologues, en particulier Max Weber, se sont penchés aussi sur les relations entre la religion et l'argent, entre l'éthique protestante et l'éthique catholique. Les baby-boomers et ceux qui les ont précédés ont été mis en garde à l'école contre le désir de l'argent — gagner son ciel étant de loin préférable à gagner des sous. Malheur à celui qui idolâtre le Veau d'or, apprenait-on à dix ans dans les cours de religion d'antan.

Il nous est resté de cette éducation une méfiance vis-à-vis des riches, une envie aussi qu'on tente de rationaliser dans certains milieux où l'on aime à afficher une forme de misérabilisme social. Tout ce préambule nous semble nécessaire afin d'éclairer le feuilleton immobilier du couple Marois-Blanchet.

D'abord, plusieurs auront ressenti un malaise, comme pris en flagrant délit de voyeurisme, en découvrant à la télévision l'énorme manoir du couple, que les Américains appellent trophy house. Malaise causé par la violation, sans doute explicable compte tenu des accusations du journal The Gazette, de l'espace privé de Pauline Marois. Malaise également de voir la chef du Parti québécois avoir à justifier son aisance matérielle. Il y avait non seulement de la colère contenue dans sa voix mais aussi une espèce de culpabilité sous-jacente. Il faut rappeler qu'en ouvrant la porte du chalet de Charlevoix, Pauline Marois a tenté le diable. Elle a d'ailleurs reconnu plus tard cette erreur de jugement.

Ça n'est pas d'hier qu'on «persécute» Mme Marois à propos de sa Porsche, de ses bijoux, de ses châles chatoyants, des rénovations de salle de bain à son ministère, comme si, depuis des années, on avait pratiqué une forme d'encerclement qui déboucherait nécessairement sur ce manoir théâtral qui alimentait le bouche-à-oreille dans le petit monde politico-médiatique.

Cette fascination qui comporte de l'envie, même de la part de ses propres collègues et partisans, s'ajoute au fait qu'elle est une femme. Car, disons-le sans détour, une femme riche dérange encore davantage qu'un homme riche. Quand il s'agit de politiciens en général, la richesse, dans l'esprit de plusieurs, est associée à la vénalité, à l'absence de compassion humaine ou au reniement du peuple. Il faut être bien primaire ou bien malhonnête pour croire que l'aisance matérielle exclut la capacité d'indignation, le sens de la justice et la moralité.

Le «maudit argent», quand il n'est pas objet de culte ou un objectif absolu, accorde une liberté précieuse. En politique, par exemple, ils sont plus nombreux qu'on ne l'imagine les députés qui ne pourront jamais voter en leur âme et conscience par crainte de perdre leur siège, désireux qu'ils sont de poursuivre leur mandat jusqu'à l'obtention d'une retraite confortable. Il vaut mieux, dans l'intérêt général, avoir des élus payés et traités convenablement que des personnes si dépendantes de leur salaire qu'elles risquent d'être tentées par tous les corrupteurs qui s'agglutinent autour de l'arène politique.

L'honnêteté n'est pas une vertu réservée aux pauvres et la possession de biens n'exclut pas la conscience sociale. Dans le cas de figure qui retient notre attention, on souhaite que nos confrères de The Gazette aient des preuves bétonnées de malversations ou des avocats exceptionnels. Mais ils auront réussi à placer Pauline Marois sur la défensive, ce qui pour un chef de parti dont l'ambition est de diriger le Québec est une position inconfortable. Hélas, cette dernière avait ouvert la porte, au propre comme au figuré, avec cette visite guidée et télévisée de son chalet dans Charlevoix.

Que s'est-il donc passé dans la tête de Pauline Marois pour qu'elle porte ainsi flanc à plus d'inquisition journalistique? Elle voulait s'afficher en tant que résidente de la circonscription? Certes, mais sans faire d'interprétation sauvage, ne peut-on soumettre l'hypothèse d'une sorte de culpabilité de sa part à posséder ce «maudit argent» si cher à Séraphin et qu'elle a inconsciemment tenté de réduire à un chalet rustique et banal au bord du majestueux fleuve?

Dans la vie comme en politique, il faut assumer. Les riches ne peuvent pas jouer les pauvres et les démunis. Mme Marois n'a pas à s'excuser ad nauseam de s'être fait construire un château comme elle en rêvait petite fille. Elle n'a qu'à faire la preuve que ce lieu de ses contes de fée ne s'est pas construit sur des assises financières et légales immorales, ce que de nombreux citoyens partisans et adversaires sont prêts à croire. Et qu'on ait la décence de lui ficher la paix à propos de son «maudit argent».

***

denbombardier@videotron.ca
 
 
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  • Rolland St-Gelais
    Abonné
    samedi 29 septembre 2007 01h08
    L'argent des uns fait le malheur des autres...
    Il est vrai qu'au Québec, il est presque un crime d'être financièrement indépendant. Si une personne vit dans un confort, et même un luxe acquis honnêtement, elle passe de manière inévitable pour un être sans scrupule n'ayant ni foi ni de morale. D'ailleurs, ne trouvez-vous pas cela étrange qu'un Québécois soit vu comme un être diabolique s'il est blanc, hétérosexuel, aisé et indépendant ainsi que libre d'esprit ? Sommes-nous réellement des gens évolués ? Je n'en suis pas si sûr.

  • arabe
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 05h34
    Mise en contexte
    Le seul hic est que Mme Marois n'a réfuté aucune des allégations de The Gazette et ne pourra réfuter aucune d'entre elle. Je parle bien sûr de ce que The Gazette a écrit, et non pas ce qu'on a dit que The Gazette a écrit.

    Mme va perdre en cour, ou va plutôt faire un règlement hors cour, à mon avis.

    J'espère que The Gazette va persister assez longtemps pour que Mme Marois enlève le signe privé sur la barrière située à 30 m du début de son terrain qui, sans doute comme elle dit de ses foulards, est "un cadeau" (de son mari). A ce compte, la rue entière devant ma maison pourrait être appelée "privée"!

    Ne trouvez-vous pas, du reste, que Mila Mulroney et ses bals de charité parait mieux que Mme Marois qui s'assume plutôt mal, ou tout au moins s'assumait mal jusqu'ici? Sans compter le grand talent d'écrivain de son mari (celui de Mila) qui, lui, s'assume fort bien.

    Ce qui empêche Mme Marois d'assumer sa fortune aussi ouvertement qu'un maire de New York, un Edwards, un Kennedy, ou un Bush, ou même un Mulroney, est que Mme Marois et son mari ont, semble-il, acquis leur fortune principalement en travaillant dans le public ou le social (SGF, Fonds de la Solidarité; ministères) plutôt que dans le privé mercantile (pratique du droit pour Edwards; commerce d'alcool pour le père Kennedi; pétrole pour les Bush; Iron Ore pour Mulroney).

    Un médecin ou un dentiste possédant un chateau à la Marois serait probablement tout aussi mal à l'aise (ou enfin, plus qu'un architecte, un joueur de hockey ou un affairiste ou même un romaincier), parce que, lui aussi, il travaille "pour" les gens, i.e. dans le public et le social plutôt que dans le privé mercantile.

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    samedi 29 septembre 2007 08h17
    Ce n'est pas l'argent le problème?
    Le vrai problème c'est de voir encore un politicien qui est très riche. Karl Péladeau aurait le même problème s'il devenait politicien. Argent et politicien ne font pas bonne figure. Un politicien qui devient riche à nos dépens on n'aime pas celà. Un politicien qui grâce à son statut de ministre et ses contacts devient riche ça regarde mal. Elle est riche et elle va retirer une pleine pension à nos frais. C'est psychologique mais c'est celà. Nous on paye des impôts et des taxes et on a l'impression à cause de sa richesse et qu'elle est politicienne elle ne paye rien. C'est pourquoi elle n'est pas représentative de la population. Elle n'a pas fini d'avoir des problèmes avec cet

  • GERARD LAMONTAGNE
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 08h58
    Une fortune hybride
    Madame Bombardier,
    Premier point
    Ce n'est pas parce que madame Marois est une femme que son opulence est mise en cause.
    Le problème c'est que cette fortune a été costituée de deux sources, l'entreprise privée et le gouvernement.
    Même si c'est son mari qui aurait contribué le plus à l'acquisition de cette fortune,c'est Pauline Marois , à cause de sa notoriété qui y a été identifié. On ne disait pas la maison du couple Blanchet, mais la maison de Pauline Marois.
    Donc Pauline Marois est identifiée à richesse, opulence; mais elle est une politicienne.Comment a-t-elle pu accumuler une telle fortune avec son salaire de politicienne? Nous oublions et le couple n'a pas été bavard au sujet de l'argent gagné par son époux. C'est à éclaircir.
    Deuxième point.
    On dit que la relation entre la ministre des finances et le président de la SGF sous l'administration Landry est une faute d'éthique pire que ce que le gouvernement Duplessis n'a jamais commise durant toutes ses années de patronage.
    La prime de séparation négociée par Claude Blanchet après le désastre financier de la Gaspesia complétée par une pension à vie payée par l'état de 80,000.00$ par année (indedxable?) s'est avérée un scandale .
    Nous avons eu l'impression que les Marois mangeaient le beurre à la poignée pendant que les infirmières, par exemple se tuent au travail avec des conditions salariales miteuses rigoureusement fixées par le gouvernement péquiste.
    Pauline Marois aurait du savoir que le comportement public du couple sonnait la fin de sa carrière politique.
    Elle s'est représentée mais c'est à cause de la cupidité du couple, de la soif d'argent que le couple n'a pas eu dans leur enfance, que je vous prédis, à la lumière de ce que je sais qu'elle ne durera pas longtemps.

  • Robert Verreault
    Abonné
    samedi 29 septembre 2007 10h19
    Bien sûr, mais...
    Madame Bombardier écrit: "Il faut être bien primaire ou bien malhonnête pour croire que l'aisance matérielle exclut la capacité d'indignation, le sens de la justice et la moralité."
    Mais l'expression de "gauche caviar" dont elle use et abuse ne procède-t-elle pas de cette malhonnêteté intellectuelle qu'elle prétend, ici, dénoncer?

  • normand audette
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 11h05
    Questionnement
    Pourquoi ne pas faire une enquête sur les lieux de résidence de certains de nos journalistes et animateurs de télé, qui eux aussi sont payés (indirectement vous allez dire) à même les deniers publics. Il est plus que possible que certains possèdent des "trophy house". Et la populace en sera ébahie. A-t-on oublié que l'époux de Madame Marois est à ce qu'on dirait "à l'aise" et qu'il peut s'en payer des résidences.
    Le questionnement sur le "nous" qui circule depuis un certain temps me laisse penser que "nous" sommes quelque peu envieux du succès, quel qu'il soit, car dans notre esprit, bien ancré dans notre subconscient collectif, nous somme encore "né pour un petit pain". Normand Audette, Gatineau

  • Serge Gingras
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 11h42
    Au Québec, il y a des gens petits
    Il est évident que la manoeuvre de The Gazette était basse et malicieuse. L'équipe éditorial de The Gazette n'aime pas les séparatistes. Elle ne rate aucune occasion de tirer à boulets rouges sur ces derniers. Pourtant, des gens plus nobles se satisferaient de démolir les principes même de l'indépendance du Québec en avançant des arguments de poids contre ce projet. Mais, lorsque l'on est à court d'arguments raisonables, on tire sur le messager. Cette tactique trahit la faiblesse des arguments avancés.

    L'équipe de la direction de The Gazette est constituée de gens intellectuellement malhonnêtes qui volent très bas.

    Dans tout cela on peut se réjouir en constatant que les adversaires de la sécession du Québec du Canada sont à court d'arguments et que la cause les terrifie. Ça s'arrose.

  • RAYMOND DESHAIES
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 11h51
    On a le droit de devenir riche
    ous auriez avantage à regarder le film CONGARAMA de Philippe Falardeau et en particulier le BONI de 12 minutes dans lequel vous pourriez voir à mots très couverts comment ces gens riches que la Gazette a osé mentionner et d'autres politiciens ont contribué à presque tuer mon projet de construire au QUÉBEC des autobus électriques hybrides écologiques depuis 1962.

    Si vous restez sur votre appétit et que cette histoire d'une vie de combat contre ces politiciens depuis 1966 qui ont tout fait pour écraser la fabrication d'autobus électriques écologiques DESHAIES et beaucoup moins énergivores et beaucoup moins polluants pouvant même fonctionner tout à l'électricité et sans les maudites batteries qui ont retardé depuis 100 ans les véhicules électriques dans le monde entier, vous pouvez me contacter il me fera plaisir de vous montrer des documents et des vidéos de même que le troisième autobus électrique hybride que nous avons réalisé cette sans aucune subvention alors que nos compétiteurs ont reçu depuis 1983 de faramineux contrats sans soumissions publiques et de plantureuses subventions pour nous empêcher de vendre un seul autobus aux Sociétés de Transport depuis Jean Drapeau, Lucien Lallier,Daniel Johnson père, René Lévesque, Robert Bourassa, Daniel Johnson fils, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Bernard Landry et aujourd'hui le Premier Ministre actuel Jean Charest à la tête du gouvernement qui vient d'acheter des autobus à $750,000 chacun avec des systèmes fabriqués aux États-Unis alors que DESHAIES en commision parlementaire inutile mentionnait que nous pouvions fournir des autobus hybrides à $450,000 en 2002 aujourd'hui à $500,000.

    Un jour viendra que les taxes des surtaxés payeurs de taxes serviront à acheter des produits QUÉBÉCOIS moins chers et plus performants tout en favorisant l'économie QUÉBÉCOISE.

    Merci de l'attention portée à cette intervention et soyez assurée que nous mettons tout en oeuvre pour vaincre ce phénomène d'achats de produits étrangers trop chers et moins performants lesquels ont fait l'objet d'une émission récente à la TÉLÉVISION RADIO-CANADA décriant ces produits non adaptés aux besoins des utilisateurs.

    RAYMOND DESHAIES, ING.
    PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL
    AUTOCAR RAYMOND DESHAIES INC.
    DÉVELOPPEUR ET FABRICANT D'AUTOBUS ÉLECTRIQUES HYBRIDES
    AU QUÉBEC DEPUIS 1962 DONC 45 ANS AU SERVICE D'UNE POPULATION QUI COMMENCE À PEINE À COMPRENDRE QUE NOUS DEVONS AVOIR DES VÉHICULES ÉLECTRIQUES HYBRIDES MOINS POLLUANTS ET MOINS ÉNERGIVORES FABRIQUÉS ICI ET À MOINS CHER.


    autocar@consultant.com

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    samedi 29 septembre 2007 13h43
    Un faux débat
    Beaucoup s'acharnent sur Pauline Marois, la politicienne souverainiste. Et si on cherchait plutôt du côté de Claude Blanchet... Vous auriez sans doute des surprises, surtout les souverainistes...

    Certains diront qu'il ne faut pas associer monsieur et madame, mais il ne faut pas non plus nous prendre pour des imbéciles.

  • Jean Beaumont
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 14h19
    Les Québécois sont comme ceci, les Québécois sont comme cela...
    « ...les Québécois (...) conservent au fond d'eux-mêmes ces traits du Séraphin d'antan...» : dédain, hargne, hypocrisie mais avant tout jouissance où l'excitation le dispute à l'idolâtrie. Ouf! Parmi les nombreux Québécois que j'ai connus dans ma vie (je suis moi-même Québécois), AUCUN n'a jamais affiché le moindre comportement démontrant qu'il portait en lui-même tous ces traits en même temps. Peut-être se manifestent-ils plus fréquemment dans le monde de la bourgeoisie, dont je ne fais pas partie et auquel appartiennent souvent les riches? Sans doute vaudrait-il la peine de faire une étude sur le sujet, s'introduire dans le « grand monde » et noter sur un calepin les travers comportementaux trahissant la présence des traits en question, leur fréquence d'expression, etc. Quant à la méfiance à l'égard de la richesse, je ne crois pas qu'elle soit particulière aux Québécois « ordinaires ». À ce que je sache, d'autres riches ailleurs sur la planète éveillent la suspicion dans leur pays (pensons notamment à Berlusconi). Que dis-je la suspicion! La colère plutôt! Connaissez-vous l'île de Saint-Barthélemy, située dans les Antilles? Il s'agit d'une des colonies de notre cousine, la France, où seuls les gens fortunés peuvent s'établir et qui jouit d'un droit d'exonération fiscale quasi totale. Il paraît que Johnny Halliday y a ses habitudes, de même que Bill Gates et Paul Allen (fondateurs de Microsoft) et Steven Spielberg. Pourquoi pas un jour aussi Céline Dion... Oui, la richesse suscitera toujours la méfiance des gens « ordinaires » et, d'ailleurs, de tous ceux qui se soucient de l'égalité des chances dans la vie... et avec raison!

  • Roberto Bionique
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 14h32
    L'argent n'a rien à voir. C'est la manière de le gagner qui cloche.
    Madame Marois n'a pas "réussi" dans la vie. Des entrepreneurs privés peuvent "réussir". Guy Laliberté, Céline Dion, Péladeau, des gens qui travaillent "pour eux-mêmes" peuvent dire qu'ils "réussissent dans la vie". Madame Marois, en tant que politicienne et son mari Claude Blanchet en tant que fonctionnaire sont supposés (je dis bien supposés) travailler pour le peuple. Or, on voit que c'est payant de "travailler pour le peuple". Pire encore, contrairement aux entrepreneurs privés qui ont des comptes à rendre au conseil d'administration, le couple Marois-Blanchet peut mettre en l'envers le système de santé en mettant à la retraite des centaines d'infirmières sans avoir trouver leurs remplaçantes ou faire des gaffes monumentales en dirigeant la SGF sans avoir à se soucier de rien. Pensez-vous qu'aux commandes d'une entreprise privée le couple Marois-Blanchet aurait pu "réussir" aussi bien? À la moindre erreur de leur part on leur aurait signifié la porte. Que Bill Gates soit riche, on s'en moque. Qu'un québécois comme Guy Laliberté soit riche on s'en moque tout autant. Ce qui choque, c'est voir comment l'incompétence est récompensée dans le "système" social-démocrate.

  • Lemay Gilles
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 16h53
    Maudite hypocrite
    J'ai vu et entendu votre commentaire à TVA au lendemain de l'affaire et vous vous en êtes donné à coeur joie sur le dos de Pauline Marois. Et maintenant que vos propos sont rendus obsolètes par la vérité et les documents, vous faites comme d'habitude et vous cassez du sucre sur le peuple québécois.
    Quelle petitesse, quelle hypocrisie.
    Gille Lemay

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 29 septembre 2007 17h40
    Je dois être primaire
    Madame Bombardier, dont l'idéologie conservatrice n'est plus à démontrer, écrit qu' « [i]l faut être bien primaire ou bien malhonnête pour croire que l'aisance matérielle exclut la capacité d'indignation, le sens de la justice et la moralité. » Je dois être primaire, et peut-être même malhonnête, car je crois que, sauf de très rares exceptions, l'aisance matérielle empêche ceux et celles qui en profite d'avoir une compréhension juste de la condition de ceux et celles qui n'en profitent pas.
    À propos du couple Marois-Blanchet, je m'étais accroché jusqu'ici à l'idée qu'ils avaient tenu à ce que leurs enfants fréquentent l'école publique où on trouve les enfants de ceux et celles qui n'en profitent pas (aisance matérielle). Je suis maintenant porté à croire qu'il s'agissait d'une parade, comme celle de la visite télémédiatique de leur chalet dans Charlevoix. J'attends maintenant de ce que révélera le procès qu'enclenchera la poursuite des Marois-Blanchet contre le journal The Gazette.
    Chose certaine, quel qu'en soit l'issue, ce journal aura réussi à entraver la démarche des souverainistes. Une fois de plus !
    Roland Berger
    London, Ontario

  • henri gabrysz
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 21h16
    sarah maurosfky
    si pauline marois se nommait sarah maurosfky, The Gazette n'aurait peut-être rien dit, mais LE DEVOIR et tous les autres quotidiens très cathos et francos... eh e eh hé hé hé!!!! et encore on en remet une autre couche , mets-en!!!

    et puis son chum, claude blanchet, s'il s'appelait Abraham Pastropblanchet, hein?


    le problème ici n'est pas l'argent, mais les privilèges accordés aux puissants

  • Rémi Catafard
    Abonné
    samedi 29 septembre 2007 22h06
    Déconcertant et désolant
    Madame Bombardier,
    Après lecture des commentaires précédents (y compris de nombreuses fautes élémentaires), j'aimerais suggérer à madame Marois de s'en remettre aux deux adages suivants:
    - "Fais ce que dois."
    - "Bien faire et laisser braire."
    Ce n'est pas nouveau, mais c'est toujours d'actualité.

  • Richard G. Fournier
    Inscrit
    samedi 29 septembre 2007 23h13
    Diviser pour régner
    The Gazelle, encore une fois a réussi a semer la pagaille et le doute au Québec et chez les souverainistes. Pas nouveau et cependant très efficace! J'ai toutefois une question a poser; tous ces riches et influents amis du Canada et des libéraux, d'ou vient leur fric? Et ou va-t-il? D'ou vient que des fonctionnaires nommés par les libéraux fédéraux, se font payer leurs avocats aux frais du contribuable pour redorer des réputations souillés par l'hypocrisie de toute une classe de politicailleux ( scandale des commandites ). Non, vous les journalistes de la Gazette vous ne m'épatez pas du tout. Votre parti-pris n'est pas nouveau et il est lassant...
    Quant a Mme Marois, non ce n'est pas un crime que d'être riche, mais pourquoi 30 chambres a coucher pour une seule famille?
    Cela ressemble peu a la sociale-démocratie.
    Je repense encore a Mère Térésa et la parfois sulfureuse Diana, mortes a quelques jours d'intervalle. Laquelle des deux a été la plus efficace dans le grand combat pour la justice sociale ? Je préfère la première. Vous savez, moi les belles robes avec ou sans paillettes... et les poupounes qui sont dedans !

  • Guy Fafard
    Inscrit
    dimanche 30 septembre 2007 00h33
    Pauline Marois, argent, Média, Québec (province)
    L'argent c'est un thermomètre et un baromètre.

    L'argent sert à établir la santé des finances comme le thermomètre , il ser aussi à tenter de prédire un peu comme le baromètre ce qui s'en vient dans notre vie.

    La façon d'acquérir l'argent c'est une autre affaire. Quand il y a apparence de conflit d'intérêts ça sent mauvais pour des terrains comme le mont Orford ou des expropriation et rachats de terrains par ou pour des petits amis comme Claude Blanchet l'a fait dans ce cas-ci, après s'être enrichit avec grosse pention en quittant notre société d'état.

    Fine mouche, madame Marois clot le bec à tout le monde en poursuivant La Gasette. Elle obtient le champ libre pour deux ans en comptant sur la lenteur du système judiciaire.
    Personne ne pourra parler pendant la prochaine élection. Cela me laisse songeur...

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    dimanche 30 septembre 2007 08h40
    M.Blanchet et la SGF
    Je corrige l'erreur que j'ai commise lorsque j'ai mentionné que M.Blanchet avait été président de la Caisse de dépôts.Il s'agit plutôt dela Société Générale de Financement. Il n'en demeure pas moins que M.Blanchet s'enrichissait pendant que la SGF subissait d'énormes pertes.
    Paul Lafrance
    Québec

  • Réjean Beaulieu
    Inscrit
    dimanche 30 septembre 2007 11h19
    Maudite presse anglo ou franco?
    Il me semble qu'il aurait été préférable si la presse francophone avait été première à signaler l'opulence du couple oeuvrant dans la sphère publique. Maudit argent???

  • Claude Gilbert
    Inscrit
    dimanche 30 septembre 2007 13h58
    Deux poids, deux mesures!
    Ainsi donc, la richesse du couple Marois-Blanchette trouble les consciences. On se demande si c'est normal pour des politiciens.

    Curieux, personne n'a dechire sa chemise a propos de Paul Martin, qui aimait se definir comme un catholique de tendance democrate-chretienne, voire de l'aile gauche dans le parti liberal. Est-ce que quelqu'un s'est soucie de vouloir savoir a quoi ressemble(nt) sa(ses) maison(s), et s'il pouvait etre credible comme premier ministre? C'est a peine si on l'a achale avec ses compagnies de transport maritime battant pavillon etranger et supposement transferees au nom de ses enfants.

    Et tant qu'a y etre, le grand progressiste que fut Pierre-Elliott Trudeau, champion du nationalisme economique "canadian", liberateur des moeurs avec son Bill Omnibus, pere de la charte des droits et libertes, n'etait-il pas le fils d'un multi-millonnaire, ce qui lui a permis d'attendre jusqu'a l'age de 40 ans avant de se trouver un emploi et d'arreter les etudes et les voyages a l'etranger et les passe-temps comme ecrire dans des magazines intellos? Est-ce qu'on le trouve moins credible parce qu'il etait venu au monde avec une cuiller d'argent dans la bouche et a toujours affiche l'assurance du gars qui pouvait envoyer promener le reste de la planete a cause de la fortune dont il etait l'heritier? Qu'en pense Justin?

    Et Jean Charest? Va-t-il commenter ce qui arrive a Pauline? Et s'il le fait, y aura-t-il un journaliste qui va demander a visiter sa maison a Westmount? Et si on peut la voir a la TV, est-ce quelqu'un de La Presse ou The Gazette va enqueter?

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 30 septembre 2007 18h23
    on a vite oublié Gilles Baril etc
    ...le scandale qu'aurait pu susciter Gilles Baril associé à un publicitaire... eh eh eh... si un journaliste avait été assez têtu hein?!!!... de belles affiches sur la sainte cath, une jolie beurette ou hispanique, nimbées sous une gaze bleu poudre, oui la poudre hein?... personne n'en a parlé... Gilles Baril a préféré la chute de sortie... le PQ ... oui pas oublier André Boisclair qui sniffait la coke sans la payer... aux frais des contribuables... le party québécois...

  • GERARD LAMONTAGNE
    Inscrit
    lundi 1 octobre 2007 07h39
    Jacques Parizeau
    Parlons-en de jacques Parizeau.
    Il a acheté les actions des compagnies d'amiante à gros prix avec l'argent du peuple et il a refusé de donner les mêmes conditions aux petits actionnaire, les gens du peuple.Puis, le produit est devenu condamné comme étant cancérigène.Ce n'est certinement pas la 'bargain' du siècle.
    Ensuite, il a institué un régime pour promouvoir l'achat d'actions par les gens du peuple, et la plupart ont perdu de l'argent avec ce programme.
    C'est un homme qui a rendu de grands services à la communauté québécoise, et mëme s'il était riche, il n'a jamais voulu se faire passer pour pauvre comme ce fut le cas ce Pauline Marois.
    C'est plutôt René Lévesque qui a donné de l'assurance aux québécois et en laicisant la société, il a permis aux gens de croire que ce n'était pas péché d'être riche.
    Quant à Parizeau, j'ai toujours trouvé qu'il a été un bien meilleur ministre des finances que ne l'a jamais été pauline Marois, mais il ne nous a pas montré les méthodes d'acquisition des la richesse.
    Peut-être l'a-t-il enseigné à Claude Blanchet qu'il a du connaitre par l'entremise de la ministre?

  • Chryst
    Abonné
    lundi 1 octobre 2007 14h01
    L'argent
    La richesse n'est pas nécessairement répréhensible en soi. Je suis toutefois méfiant quand l'usage qui en est fait tombe dans l'opulence. On juge un arbre aux fruits qu'il porte, comme au sens qu'on donne à la richesse, de notre façon de l'utiliser

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