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Comme disait Voltaire

Michel David   28 septembre 2007  Québec
Pauline Marois n'avait pas besoin de le dire. On pouvait lire ses pensées sur son visage fermé: peu importe l'issue des poursuites qui seront intentées contre The Gazette, le tort politique qu'elle a subi est irréparable.

Depuis deux ans, elle avait fait de gros efforts pour effacer cette image de nouvelle riche qui lui avait tellement nui par le passé. Tout cela en vain. Hier, les amateurs de tribunes téléphoniques étaient déchaînés: «On devrait ouvrir un hôpital dans son château.» Ou encore: «Quand elle va parler d'augmenter nos impôts... »

Pendant que la nouvelle chef du PQ s'évertuait en conférence de presse à réfuter les «accusations odieuses» du quotidien anglo-montréalais, le réseau LCN diffusait en boucle des images saisissantes de son somptueux domaine. L'impression était désastreuse.

Pendant la dernière campagne électorale, on disait qu'en raison de son homosexualité, André Boisclair ne pouvait pas comprendre les problèmes des familles. La prochaine fois, on dira que Pauline Marois ne peut pas comprendre ceux du «monde ordinaire».

Bien sûr, le camp souverainiste criera au coup monté, comme la fois où Bernard Landry avait poursuivi The Gazette pour un article alléguant que son épouse, atteinte du cancer, avait obtenu un traitement privilégié à l'hôpital Pierre-Boucher. «Un tissu de mensonges!», avait lancé M. Landry, en pleurs devant la Cour supérieure. «Une tentative de tuer un homme politique et un être humain.» Il avait finalement été débouté.

Mon collègue et ami Don MacPherson écrivait hier que l'article de The Gazette avait peut-être contribué à la victoire de Mme Marois à l'élection partielle dans Charlevoix en mobilisant les péquistes. Ah! cet inimitable humour anglo-saxon!

Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose, disait Voltaire. Comme Jean Chrétien l'avait dit en donnant l'accolade à Clyde Wells après le sabotage de l'accord du Lac-Meech: «Nice job!»

***

Personnellement, je ne doute ni de la sincérité des explications de Mme Marois ni de la bonne foi de son conjoint Claude Blanchet, même s'il était très imprudent d'offrir un cadeau de Noël de 500 $ à un ancien résidant qui avait témoigné en leur faveur devant la Commission de protection du territoire agricole.

En réalité, ce n'est pas de ce crime qu'on les accuse. Ils sont simplement coupables d'être riches. «Oui, j'ai marié un homme d'affaires qui a réussi. Est-ce que c'est un défaut?», a demandé Mme Marois.

Traditionnellement, les Québécois ont toujours entretenu un rapport difficile avec l'argent. Deux siècles à se croire «né pour un petit pain» laissent forcément des traces. Dans l'imaginaire collectif, un bon Québécois demeure un pauvre. Un riche est soit un mécréant, soit un Anglais, ce qui revient au même.

Les deux premiers ministres auxquels ils se sont le plus identifiés étaient sans le sou. La tenue vestimentaire négligée de René Lévesque exaspérait son entourage. Lucien Bouchard couchait dans son bureau et se lamentait de ne pas avoir les moyens d'acheter une maison. Heureusement, il s'est rattrapé depuis.

«On n'a pas traité les hommes comme ça», a lancé Mme Marois quand une collègue lui a demandé si on était plus sévère à son endroit parce qu'elle est une femme. Il est vrai qu'on n'a pas reproché à Robert Bourassa d'avoir épousé une riche héritière mais plutôt d'avoir favorisé indûment sa belle-famille. On n'a pas davantage fait grief à Jacques Parizeau ou à Pierre Elliott Trudeau d'être des fils de millionnaires.

Aucun d'entre eux n'a cependant eu la fortune aussi ostentatoire que la chef du PQ. À tous égards, le château de Moulinsart-en-l'Île-Bizard paraît excessif. Il est vrai que la tribu Blanchet-Marois est particulièrement nombreuse, mais il y a là une démesure choquante pour celui qui peine à joindre les deux bouts.

Depuis le début de sa carrière politique, Mme Marois a décidé qu'elle ne se priverait pas de jouir de son argent. Elle aimait les bijoux et les vêtements de prix, et elle avait les moyens de se les offrir.

Tous ceux qui la connaissaient peuvent témoigner qu'elle n'est pas insensible à l'injustice. On sait depuis longtemps qu'on peut être de gauche et aimer le caviar. Le bilan de ses réalisations a de quoi faire rougir bien des sociaux-démocrates qui ont plus rarement joint le geste à la parole.

Il y a cependant un prix politique à payer pour exhiber autant de bien-être. Hier, Mme Marois a pu le mesurer comme jamais.

mdavid@ledevoir.com
 
 
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  • Claire Gauthier
    Inscrite
    jeudi 27 septembre 2007 23h40
    Deux poids, deux mesures ?
    Un exemple de "Deux poids, deux mesures" ???

    Il me semble que la loi rétroactive (C-28?) que Paul Martin s'était votée pour éviter de payer des dizaines de millions d'impôts au pays alors qu'il avait obtenu quelque 160 millions du fédéral pour sa Cie "Canada Steamship Lines", c'était bien pire que la richesse (modeste en comparaison) du conjoint de Mme Marois, non...?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 04h37
    Comment calmer les jaloux
    Pour ne pas susciter trop de convoitise du Québécois moyen avec son gros et beau château matentirelirelo, faudrait que Mme Marois se plaigne un peu de la difficulté d'en être propriétaire, genre : On crève là dedans en été et on y gèle en hiver parce que ça coûte trop cher à climatiser, "on n'en a pas les moyens avec les taxes à payer" sans compter qu'on a bien de la difficulté à se trouver quand on se cherche. Pensez à tout le trajet à pied à faire quand on a oublié ses lunettes au sous-sol quand qu'on se trouve au troisième plancher à l'extrémité d'une un autre aile. L'enfer, monsieur ! Ça prend la semaine au complet pour couper le gazon et arroser les fleurs, on n'a plus le temps de sortir de notre domaine. On peut devenir achalé en tous temps par l'autoroute planifiée pour être achalandée comme la piste d'autoneigne et de 4X4 qui passe à côté. Je ne souhaite pas ça à mon pire ennemi, monsieur.

  • Guy Gilbert
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 07h03
    J'appuie madame Marois
    Pauline et Claude ont effectivement bien réussi. Ce qui les différencie des autres "riches" mentionnés dans cet article est qu'il ne faisaient pas partie d'aucun "establishment". C'est peut-être cette absence d'attache indélébile avec les riches ou la difficulté de créer une dépendance qui fait peur. Chaque échelon qu'ils ont gravi, ils l'ont fait eux-mêmes, sans appui de personne. Ils savent parfaitement comment faire pour nous aider à aller de l'avant, autant comme peuple qui sera fier de réussir que pour nous faire prendre consciente de notre immense potentiel.

    J'appuie sans réserve madame Marois et je serai extrêmement fier de l'avoir comme première ministre.

  • Hans Waldispuhl
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 07h49
    Le rôle de Claude Blanchet
    Ce n'est pas par "petit esprit" que je demande des journalistes d'informer la population sur la personne de Claude Blanchet. D'où vient cette richesse? Est-ce que c'est vraiment juste un homme d'affaire qui a réussit? Il ne faut pas oublier qu'il était président du Fonds de solidarité des TRAVAILLURS du Québec, puis de la SGF, avant il semble qu'il était spéculateur. Je me demande ces questions, car il s'agit de personnes publiques qui se disent social-démocrate de travailler pour l'intérêt des travailleurs.

    Peut-être tout est légal avec le domaine de Mme Marois, mais il reste qu'une partie - comme si le reste n'était pas assez - est clôturé avec une haie est une porte avec l'affiche "PRIVÉ". C'est la crédibilité et le moral qui sont en question. Imaginez Marois comme première ministre et châtelaine nous dire qu'il faut sauver de l'énergie à cause du réchauffement de la planète.

  • Fernand Turbide
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 08h31
    un manque de professionnalisme...
    Ce n'est pas un crime d'être riche en autant que la fortune est acquise légalement.
    On est pas tous nés pour un petit pain et certains ont du talent pour les affaires comme d'autres pour les arts ou le sport.
    L'avantage des gens indépendants de fortune en politique comme Pauline Marois,Parizeau, Trudeau, Martin et autres c'est qu'ils n'ont pas besoin de voler l'Étât pour s'enrichir; ils sont libres de bien servir les concitoyens s'ils en ont le talent. L'attitude de la Gazette est cheep chot . Ce dossier ils auraient pu le sortir des mois a l'avance mais encore une fois les Anglos qui panique face a une remontée du PQ, ont attendus la veille de l'élection pour être sur de nuire le plus possible; c'était un prétexte pour montrer le chateau. C'est un manque d'éthique , de professionnalisme et d'honnêteté intellectuelle que d'intervenir dans un processus électoral.

    Fernand Turbide
    Ville Saguenay

  • Pierre Samuel
    Abonné
    vendredi 28 septembre 2007 08h47
    A jouer avec le feu...
    Bien sûr que si les allégations sont fausses c'est du salissage. Mais, Madame Marois, en ouvrant aux journalistes la porte de son "modeste chalet" de Charlevoix pour tenter de mieux cacher son luxueux domaine de Moulinsart-en-l'île-Bizard ne s'est-elle pas mis elle-même la main dans l'engrenage???

  • Jolière Gauthier
    Inscrite
    vendredi 28 septembre 2007 09h03
    Monsieur Pisse-Vinaigre
    C'est ahurissant comme chacun de vos textes (que vous disséminez partout et à profusion) baigne constamment dans la mauvaise foi et la « pisse-vinaigrerie », mon cher Michel Lebel.

    Sous couvert d'être « au-dessus » des choses, empreint d'un faux recul ou d'une « objectivité » dont visiblement vous êtes parfaitement incapable, vous n'avez de cesse de déconsidérer, le plus souvent de manière insidieuse et malhonnête, voir carrément odieuse, toutes les personnes qui ne partagent pas votre intégrisme aveugle du Canada.

    Si j'étais moi-même empreinte des préjugés sur le milieu du droit que vous avez longtemps fréquenté, je dirais : « On voit tout de suite que c'est un avocat... ».

    Or ce n'est pas ma position. Je crois plus simplement que vous êtes un petit idéologue désoeuvré qui n'a plus rien à faire de sa fin de vie que de dégouliner à longueur de journée son ressentiment infini contre tout ce qui est susceptible de faire avancer le Québec sur le chemin de sa pleine Liberté nationale.

    On vous l'a dit maintes fois, je sais. Mais c'est hélas vrai. Aussi je le répéterai derechef : M. Michel Lebel, vous êtes pathétique jusqu'au plus profond du ridicule. À telle enseigne que vous me faites même penser, et ce n'est vraiment pas un compliment, à ce Daniel Laprès (http://lapresd.blogspot.com/ , lire aussi : http://lequebecois.actifforum.com/Ici-on-parle-d-a
    La-vraie-personnalite-de-Daniel-Lapres-t904.htm?
    http_host=lequebecois.actifforum.com&pcache=1)* qui jure sur son immense vertu (« Je suis un humaniste avant tout », écrit-il du haut de très haute opinion de lui-même), que l'Indépendance du Québec est le projet de fanatiques incapables de composer avec la démocratie.

    Décidément, les fanas du Kanada - des Michel Lebel et des Georges Paquet aux Daniel Laprès - ne savent plus quoi inventer pour souiller la noblesse d'une Cause qu'ils abhorrent : le Pays de Gilles Vigneault et de Gaston Miron.

    * Il faut dire, vous qui semblez passer 28 hres par jour à pourfendre du « séparatisme » sur toutes les tribunes d'opinions québécoises, que vous avez déjà écrit à ce Laprès même : « [...] Sur l'essentiel, je partage votre point de vue » ! Voir : http://lapresd.blogspot.com/2005_10_01_archive.htm . Non, effet. Il ne faut vraiment pas craindre le ridicule avec ces gens-là. Ces haineux qui affublent de l'épithète de haineux tout ce qui ne pense pas comme eux. En psychologie clinique, pareille attitude porte un nom : formation réactionnelle. À cet égard, un point pour vous M. Lebel, votre cas est un tantinet moins grave que celui de votre ami Laprès. Un cas, pour le coup, vraiment irrécupérable : un aveugle qui crie sur tous les toits qu'il est seul à percevoir la lumière dans ce Québec « endoctriné » par « la pensée séparatiste ». Un authentique « humaniste » qui s'alimente à Jaurès et à Voltaire, quoi. Comme Hitler s'alimentait à Bach et à Beethoven, je présume.

  • Bruno Deshaies
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 09h13
    La Gazette fait de l'oppression accidentelle
    Les Anglais du Québec ou plutôt la communauté anglo-québécoise continue à attaquer le Québec-Français et persifle pour mousser la désunion entre les Québécois. Pour les comprendre, je vous réfère à ces deux documents.

    LA COMMUNAUTÉ ANGLO-QUÉBÉCOISE
    Sa présence, son influence, son statut canadian et les Québécois
    Bruno DESHAIES
    Tribune libre de Vigile, jeudi 21 septembre 2006
    http://www.vigile.net/La-communaute-anglo-quebecoi


    LES ANGLO-QUÉBÉCOIS, QUE DEVIENNENT-ILS ?
    Incongruité de leur position comme communauté au Québec
    Chronique du jeudi 26 avril 2007
    http://www.vigile.net/Les-anglo-quebecois-que-devi

    Bruno Deshaies

  • Yves Benoit
    Abonné
    vendredi 28 septembre 2007 09h30
    Ce que je sais
    Moi, ce que je sais c'est que Pauline Marois a été une très bonne ministre, qu'elle a servi le Québec avec zèle et intelligence et qu'elle a du "coeur au ventre".
    Et si on me donne le choix de croire entre un journaliste de The Gazette et Madame Marois, mon choix est facile à faire!
    Pour ce qui est des réactions sur les tribunes téléphoniques...la bêtise n'a pas de fin.

    Yves Benoit

  • Nestor TURCOTTE
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 09h36
    Privé ou public ?
    Pour accéder au château de l'Ile-Bizard, il faut bien prendre le chemin qui y conduit. Or, une partie de ce chemin passe sur des terres publiques. A l'entrée de la route, on y a fait construire une murette décorative et une porte qui semble en fer forgé pour en marquer l'entrée. Sur cette porte, on peut y lire le mot «privé».

    Il y a là quelque chose d'un peu anormal: un mur de pierre sur des terres publiques qui mènent à une propriété privée et une plaque sur laquelle on peut lire le mot «privé» alors qu'on se trouve effectivement sur un domaine public. Ou bien le terrain est privé et on peut l'indiquer sans problème. Ou bien le lieu est public et on ne voit pas pourquoi on indique que le lieu est privé.

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    vendredi 28 septembre 2007 09h56
    Les fossoyeurs de la nation québécoise
    Est-ce que la Gâzette a enquêté sur le domaine du seigneur de Sagard, Paul Desmarais? De quelle manière il s'y est pris pour que son domaine féodal soit exclus du Nitassinan? Les journalistes devraient enquêter... À moins qu'ils craignent Desmarais; il est si puissant...

    Qu'on aime ou pas Mme Marois, à tort ou à raison, il est évident que cette attaque a pour but de discréditer et de nuire au mouvement souverainiste. C'est un peu le coup de la Brinks.

    La commission Bouchard-Taylor les inquiète. Ils ont perdu le pouvoir depuis Hérouxville et le 26 mars dernier. Le PLQ est réduit à une portion congrue. Les Québécois de souche française ont déserté le PLQ.

    Ils seront de plus en plus dangereux puisqu'ils sont en déroute.

    Nous n'avons pas encore vu le pire.

  • 93Licar
    Abonnée
    vendredi 28 septembre 2007 10h39
    Les petites gens!
    Il est remarquable de constater le plaisir que semblent prendre les petites gens à dénigrer ceux qu'ils appellent les «riches»! L'envie leur sort par toutes les pores de la peau et rien, dans leurs propos, ne nous fait croire qu'ils n'aimeraient pas être à la place de ces riches!

    Nous sommes vraiment petits quand nous considérons à priori qu'être pauvre ou moins bien nanti confère des qualités de coeur et d'esprit que les gens à l'aise ou riches ne pourraient avoir. Il n'y a rien de démoniaque à s'enrichir; on peut parfaitement être mesquin, hautain, envieux, malhonnête et voleur tout en étant pauvre, ce n'est pas l'apanage des riches!

    Ce qui serait bien, dans la vie, ce n'est pas qu'il n'existe plus de riches mais bien que tous s'enrichissent!


    Christiane Gervais
    Montréal

  • Jean-Guy Beaulieu
    Abonné
    vendredi 28 septembre 2007 11h15
    La déraison incommodante
    Les politiciens sont là pour légiférer, pense-t-on. Eh bien non ! Ils pourfendront plutôt le Directeur général des élections en conférence de presse.

    Nous avions eu Boisvert jouant les guignols en clip. Voilà que Ti-Jean-Law-Law-Tremblay nous vante la prière et le crucifix au conseil municipal à Saguenay et Marois qui nous sert ses numéros de Décormag.

    Il ne manque plus, pour redorer son image au Québec, que Stéphane Dion aille faire des stepettes au Match des étoiles. Il y penserait que je n'en serais pas surpris, le bougre ... À ne pas manquer !


    Jean-Guy Beaulieu
    Drummondville

  • Pierre Gauvin-Évrard
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 11h31
    Y'a rien là à comparer à Winfrey Oprah
    J'aime bien moi que des femmes deviennent riches et l'affichent tel que rapporté par la Forbes ce matin : Aujourd'hui de Forbes : Winfrey Oprah a touché pour l'animation de son talk show américain durant un an, de juin 2006 à juin 2007, le pitoyable, le piteux, le minable salaire de 260 millions de $ US ! ... Tiens ça me donne une idée, elle m'avait déjà déclaré sa solidarité, alors à 10h14 : 'Please Mrs Oprah, can you take a public stand for 'The Nelson Mandela of Burma', Aung San SUU KYI, like did the actor Jim Carrey ? Many thanks for the only Nobel Prize not free since more than 11 years. pge' ...... Jules Renard : 'Si au lieu de gagner beaucoup d'argent pour vivre, nous tâchions de vivre avec peu d'argent.'...
    Pierre Gauvin-Évrard
    as.suu-kyi@gauvin-evrard.com
    www.gauvin-evrard.com

  • Robert De Blois
    Abonné
    vendredi 28 septembre 2007 12h04
    Quand on aime les monuments et les châteaux
    Hé oui, à Québec, ou plutôt l'ancien Sainte-Foy, nous avions une mairesse qui s'était fait construire ce que les gens ont appris à appeler le "Taj-mahal", appellation qui l'a suivit tout au long de sa carrière et qui est passé maintenant dans l'histoire. Dans le cas de Pauline Marois, tout comme madame Boucher, leur amour pour les constructions flamboyantes et monumentales laissent songeur pour des polititiennes qui se veulent avant tout être perçues comme près du peuple et péoccupées de la pauvreté d'une certaine partie de la population. Hélas, de telles actions et décisions viennent contredire leurs bonnes intentions, et la réaction normal des abonnés aux lignes ouvertes n'est pas surprenante, les apparences jouent toujours contre la bonne foi des politiciens et politiciennes. Avis aux intéressées....

  • Fortier Jacques
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 12h26
    Je suis choqué
    Ce n'est pas la première fois, en effet que The Gazette se livre a une campagne de salissage de politiciens souverainistes. Je crois que c'est une fois de trop et s'il y avait des élections demain, je militerais en faveur de madame Marois. Je ne me suis jamais mêlé de politique. Mais je trouve les insinuations et les allusions de toutes sortes qu'on peut lire dans The Gazette tellement dégueulasse, un potinage infecte, un manque flagrant d'éthique professionnelle, que je ne peux qu'appuyer inconditionnellement madame Marois.
    Jacques Fortier

  • Guillaume Mercier
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 12h27
    Et le château de Charest à Westmount
    J'attends toujours l'article de The Gazette qui nous démontrera comment Jean Charest a pu se payer une maison de 2 millions de dollars à Westmount. Tout ça quand on sait que sa femme n'est pas une riche femme d'affaires comme Monsieur Blanchet, qu'il n'est pas un riche héritier et que depuis le début de sa carrière professionnel il n'a qu'été homme politique touchant qu'un salaire avoisinant les 100 000 $ par année.
    Vraiment les médias, il faudrait enquêté avec la même ardeur sur tous. Peu importe leurs couleurs politique et leur genre. Quand vous êtes péquiste et femme, faut-il en déduire qu'il vous faut ressembler à Mère Thérésa.

    Nous devrions plutôt êtes fier que quelqu'un qui a autant d'argent fasse passer les intérêts du Québec, la souveraineté d'un peuple, avant sa fortune personnel comme le font la plupart des riches francophones du Québec.

    Guillaume Mercier

  • Porphyre De La Coursière
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 12h36
    Madame la Marquise Poutine Parfois...
    ...finalement attrappée sans culotte...

  • Rolland St-Gelais
    Abonné
    vendredi 28 septembre 2007 13h00
    Mesquinerie à la sauce québécoise
    Je suis bien content, dans une certaine mesure, de voir ce qui arrive à madame Marois. Non pas que j'ai une dent contre elle car elle ne m'a jamais fait de mal. Je parle ici de toute la mesquinerie que le bon peuple québécois sait si bien manifester à l'égard de ceux et de celles qui ont réussi dans la vie. Est-il utile de voir les résidences de ceux et de celles qui font de la politique ? Personnellement, je ne le crois pas ! Je juge de la valeur d'un(e) politicien(ne) par ses actions accomplies dans le passé et par l'état social ainsi qu'économique dans lequel le ou la dirigeant(e) l'a laissé.

  • Sylvain Racine
    Abonné
    vendredi 28 septembre 2007 13h50
    Homer l'Américain moyen et Elvis "french-canadian" Gratton, même combat: le bonheur par la médiocrité!
    Aujourd'hui j'en ai vraiment plein mon kiss de casque. Il ne reste bien que le Devoir qui, sans prendre la défense de Marois ouvertement, tente de mettre les choses en perspectives, et j'en suis très reconnaissant.Malheureusement je ne crois pas que Le devoir puisse sauver ce qu'il reste du Québec. Moi, si j'étais madame Marois et que j'avais lu les différents blogues au Québec, la Presse, le Journal de Montréal, TQS et TVA, sincèrement, je vendrais TOUT et je kalisserais mon camp en Europe. Je dirais "sorry pour les souverainistes, je ne suis plus capable".

    Le Québec est devenu le miroir de Springfield dans les Simpsons. Homer l'Américain moyen et Elvis "french-canadian" Gratton, même combat: le bonheur par la médiocrité! C'est ce qu'est devenu le Québec!

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 28 septembre 2007 15h45
    À Jolière Gauthier
    Pas facile de savoir si vous utilisez votre vrai nom. Mais c'est peut-être comme vos acusatioins, il faut leur chercher un fondement.

    Georges Paquet

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 28 septembre 2007 16h21
    Souvenir d'enfance
    En plus de travailler pour le Canadian Pacific Railway, mon père a tenu un commerce d'approvisionnement en grains pour les cultivateurs du coin. Sa réussite a fait des jaloux, notamment dans sa parenté. Ces derniers ont menacé de former une coopérative. Mon père a vendu à rabais, ayant presque tout perdu. La coopérative n'a jamais vu le jour. C'était dans les années 1940. Les Québécois, alors appelés Canadiens français, coupaient toute tête qui dépassait pour une raison ou pour une autre. À voir les réactions populaires à la réussite des Marois-Blanchet, force est de conclure que le Québec est demeuré un laminoir. Comme on disait jadis: « La tête dans marde comme tout le monde ! »
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    vendredi 28 septembre 2007 18h45
    Que de misérabilisme!
    Au Québec, il faudrait cesser de détester les gens riches, à moins qu'ils ne se soient enrichis malhonnêtement. Il n'y a plus que les Anglais qui sont riches. Les Québécois ne sont plus des porteurs d'eau, et plusieurs d'entre nous sont devenus riches. Faut-il les ostraciser pour cela? Que de misérabilisme! Madame Marois, comme M. Parizeau, n'ont pas eu besoin d'aller en politique pour gagner leur vie. Ils y sont allés par conviction pour faire le pays du Québec, et il faut leur en être reconnaissants. Madame Marois, avec sa formation de travailleuse sociale, comprend très bien les démunis de la société. Devrait-elle pour cela donner tous ses biens et ceux de son mari aux pauvres, et s'habiller de haillons?
    Si l'on veut s'insurger, il faudrait plutôt aller voir du côté des politiciens qui auraient accepté des sommes faramineuses pour se lancer en politique.

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    vendredi 28 septembre 2007 22h14
    Manipulation
    Il ne fait aucun doute dans mon esprit qu'une fois de plus les anglos, pour surnager chez nous, doivent obligatoirement faire appel occasionnellement à leurs plus bas instincts ethniques construits sur une hypocrisie moyenâgeuse depuis la Magna Carta, et à leur propension à la chasse aux sorcières...stigmatisée dans leurs moeurs, ainsi qu'à leurs veules employés, valets canadiens-français habitués au silence.

    Je pense à Josée Legault...qui travaille à The Gazette; où est-elle la grande défenderesse de Pauline Marois? a-t-elle mis de côté sa solidarité féminine tout à coup? Elle qui pourfendait André Boisclair à tour de plume d'une semaine à l'autre durant la campagne à la chefferie péquiste.

    Et vous savez, quand le directeur de la Gazette s'appelle Raymond Brassard et parle un mauvais français, comment s'étonner de constater les coups toujours répétés par nos traîtres nationaux, qui frappent toujours le même clou souverainiste?

    Bref, pensez à nos compatriotes travaillant pour des firmes anglaises, et vous comprendrez que ces pratiques de diffamation sont commandées de haut.

    Une fois de plus les Québécois, les vrais, se font manipuler par des mains expertes à "étriver" leurs cordes sensibles.

    Ces messieurs-dames de la Gazette n'ont pas pris le même tournant que le Québec à l'arrivée du troisième millénaire. Ils se cantonnent dans des habitudes britanniques de faire manger de la m... à leurs ennemis à la petite cuiller.

    On voit dans votre jeu, les gazetiers. À vous côtoyer raisonnablement, nous avons appris à vous haïr modestement. Et vos dernières frasques ne nous surprennent guère, en dépit du fait que vous ne lisez pas français... et que personne ne vous communiquera ce que nous pensons de vous qui croyez être à l'abri dans votre tour de verre.

    Quand on vit dans une maison de verre, on ne lance pas de roches...Celles-ci comme le vent n'ont aucune nationalité.

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