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Lettres: Des précisions

25 septembre 2007  Québec
Les titres sensationnalistes sont de mise dans un marché concurrentiel des médias. Toutefois, le récent titre (à la une du journal Le Devoir du 22 septembre, 2007) ainsi que le reportage concernant la nomination de Daniel Gagnier comme le nouveau chef de cabinet du premier ministre Charest manquaient foncièrement d'équilibre et de nuances.

Décrire Daniel Gagnier comme un proche et «stratège de Pierre Trudeau» entre 1980 et 1982 relève de l'exagération la plus simpliste. D'une part, les états de service de Daniel Gagnier à l'époque, sont ceux d'un fonctionnaire, assigné à un poste important de gestion et d'opération soit, mais surtout pas comme un poste de stratégie et encore moins comme un poste dans l'entourage du premier ministre Trudeau. Qui par le passé, qui dans les médias a déjà fait état d'un rôle de «stratège» de Daniel Gagnier auprès du premier ministre Trudeau entre 1980-1982?

D'autre part, on oublie cependant de souligner que monsieur Gagnier fut aussi employé du gouvernement fédéral sous le gouvernement de Brian Mulroney dans un dossier fort névralgique pour le Québec, celui du libre-échange. Sans oublier que par la suite, il fut aussi chef de cabinet du premier ministre ontarien, David Peterson, un proche et fidèle allié de Robert Bourassa lors de la négociation de l'Accord du Lac Meech. J'ai personnellement eu l'occasion de travailler de près avec Daniel Gagnier lors des événements associés à l'Accord du Lac Meech et, par la suite, lors de l'Accord de Charlottetown. Je peux témoigner que nous avons pu bénéficier d'un Québécois qui comprenait et qui sympathisait avec les positions du Québec dans deux dossiers que le premier ministre Robert Bourassa considérait important à la défense des intérêts du Québec. De 1994 jusqu'à tout récemment, Daniel Gagnier fut vice-président international de la compagnie Alcan à la maison mère située à Montréal. Il est aussi un spécialiste du développement durable et sa compétence est reconnue dans toute la communauté d'affaires de Montréal.

J'espère que ces précisions contribueront à une meilleure compréhension de l'apport de monsieur Gagnier à l'entourage du premier ministre Charest.






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