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Qui a raison ?

Bernard Descôteaux   18 septembre 2007  Québec
Combien d'immigrants le Québec devra-t-il accueillir ces trois prochaines années pour assurer son développement économique et démographique? La question est soumise à l'analyse de la Commission de la culture de l'Assemblée nationale à compter d'aujourd'hui. Alors que le gouvernement Charest veut accélérer le rythme, l'opposition adéquiste prône le statu quo en raison de la capacité d'accueil limitée du Québec. Qui des deux a raison?
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  • Georges Paquet - Abonné
    18 septembre 2007 08 h 06
    Personne n'aura raison...
    Personne n'aura raison si la réflexion sur les composantes du progrès politique, économique et social ne tient pas compte de tous les facteurs qui doivent en assurer la solidité.

    Comment un leader politique peut-il, à la fois, se plaindre de la diminution du poids du Québec dans l'ensemble canadien ou nordaméricain et en faire abstraction dans son discours sur la limitation de l'immigration ?

    Une société qui n'a pas un taux de natalité qui puisse renouveler sa population et sa main d'oeuvre doit faire appel à l'immigration si elle ne veut pas assister à son déclin économique et politique. C'est faire preuve de réalisme que de le dire.

    C'est d'être peu sérieux que de soutenir que l'on peut limiter l'immigration en bas de ce seuil de renouvellement et de n'entrevoir aucune conséquence.

    Si, donc, on accueille des immigrants -qui sont forcément des étrangers- il vaut mieux être "ouverts" aux cultures et aux coutumes des 45,000 étrangers que le Québec accueille chaque année, et aux 60,000 dans quelque temps. Aucune loi ne fera passer ces étrangers à "la moulinette" pour en faire des "pures laines". Il faut même entrevoir qu'à certains égards la loi 101 peut être un frein pour ceux et celles qui n'ont pas le don des langues et qui cherchent un meilleur sort sans savoir d'avance où celui-ci peut bien se trouver, mais qui savent aussi que l'anglais leur assurera une plus grande mobilité. Il faut aussi oublier le discour opportuniste, et reconnaître qu'à ce rythme d'immigration "nécessaire" les "pures laines" pourraient bien, un jour, ne plus être la majorité.
    Il faut une bonne dose de disposition aux accommodements pour discuter de celà sereinement, et pour proposer que les budgets soient composés en conséquence.

    Chercher à avoir raison à tout prix et à se faire du capital politique ne rendra pas service aux générations futures.

    Georges Paquet
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  • André Doré - Abonné
    18 septembre 2007 08 h 15
    Les immigrants derrière M. Dumont
    Quand on ne peut pas recevoir correctement la visite, on réduit le nombre de cartons d'invitation. Quand on a de la difficulté à nourrir ses propres enfants, on invite moins d'amis à dîner...!!!
    De la même manière, il faut d'abord s'occuper adéquatement des immigrants qu'on reçoit avant de penser à en admettre davantage. En ce sens, je suis certain que tous ceux que nous avons accueillis depuis plusieurs années vont applaudir aux propos de M. Mario Dumont. Charest a beau s'égosiller à essayer de diaboliser M. Dumont aux yeux des immigrants, personne n'est dupe de son discours partisan frisant la malhonnêteté.
    Plus j'écoute M. Dumont, mais surtout, plus j'écoute les chefs des autres partis déblatérer sur ses positions et déformer ses propos, plus je me rend compte de la justesse des ses analyses.
    En tout cas, les quelques immigrants que je connais personnellement sont absolument derrière M. Dumont lorsqu'il souligne que nous devons mieux les intégrer... surtout les intégrer au marché du travail.
    On dit dans l'article que "Si le gouvernement Charest refusait de prendre des engagements clairs en ce sens, l'ADQ aurait raison de vouloir freiner l'immigration. Autrement, son opposition sera injustifiée." Voici là un commentaire bien angélique, quand on connaît le bilan des promesses de Charest. J'aime mieux, et de beaucoup, la position de M. Dumont à ce sujet: PROUVONS que nous savons accueillir nos invités et nous pourrons en augmenter le nombre...!!!
    Rien ne sert d'importer des travailleurs qualifiés qu'on confine à des emplois qui ne correspondent pas à leur formation quand ce n'est pas carrément au chômage, à cause d'une absence de structure d'intégration ...!!!
    Les immigrants, j'en suis certain, appuient et supportent le discours de l'ADQ en ce sens. Moi, je dis: "Bravo M. Dumont ! " Vos positions sur le sujet démontrent tout le respect qu'il nous faut témoigner aux nouveaux arrivants.
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  • André Doré - Abonné
    18 septembre 2007 12 h 13
    M. Paquet a raison...
    Le progrès politique, économique et social doit tenir compte de tous les facteurs qui peuvent en assurer la solidité...

    C'est pourquoi M. Dumont tient à ce que l'immigration soit encadrée par une meilleure structure d'intégration afin qu'elle soit bénéfique au Québec comme elle se doit et qu'elle soit responsable vis-à-vis les immigrants qu'on invite à se joindre à nous.

    On ne peut se passer de l'immigration, mais nous avons le devoir d'offrir à nos invités autre chose que des emplois à rabais ou du chômage à long terme. C'est beau de dire que nous sommes ouverts aux autres cultures, mais il faut le prouver par des gestes concrets. Et c'est ce que propose M. Dumont.

    Comme le dit M. Paquet, ce n'est pas par des lois que nous ferons de nos immigrants des "pure laine"... mais bien en leur prouvant qu'ils sont les bienvenus chez nous, chez eux... comme le propose M. Dumont.

    Je souhaite, comme M. Paquet, que M. Charest soit mieux disposé à discuter au-delà des "accommodements raisonnables" et qu'il écoute avec respect le discours de M. Dumont qui l'invite à consacrer les budgets qu'il faut aux services aux immigrants afin qu'ils se sentent bien accueillis dans leur pays d'accueil.

    Comme le dit si bien M. Paquet: "Chercher à avoir raison à tout prix et à se faire du capital politique ne rendra pas service aux générations futures." Message de sagesse à votre attention, M. Charest...!!!
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  • Roland Berger - Abonné
    18 septembre 2007 15 h 05
    Les efforts d'une province
    Tout ce débat sur l'immigration, notamment sur la capacité d'intégration des nouveaux venus, se fait comme si le Québec était un état souverain ayant les pleins pouvoirs sur cet aspect important de sa culture et de son économie. En sera-t-il question lors de la Commission parlementaire sur le sujet ? Les paris sont ouverts.
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • Normand Bélair-Plessis - Abonné
    18 septembre 2007 15 h 10
    Rationnellement ?
    De plus en plus je lis des pensées comme celle présentée par monsieur Descôteaux:
    «Au lieu de chercher à freiner l'augmentation des niveaux d'immigration, l'Action démocratique a dans ce débat la responsabilité de s'assurer que le gouvernement agisse rationnellement.»

    Rationnellement ???
    Si nous étions VRAIMENT rationnel, nous aurions, au contraire une politique de décroissance de la population.
    On ne peut pas soutenir le recyclage, le protocole de Kyoto, le brûlage de pétrole comme nous le faisons et ensuite prôner PLUS d'immigration.
    Si c'est «augmenter l'immigration» seulement pour nourrir le système capitaliste; là nous agissons de façon irrationnelle. Nous vivons sur une planète avec une limite. Le système capitaliste est basé sur l'infini. Je crois que nous n'avons pas le bon système pour gérer correctement la race humaine.
    Alors, oui «rationnellement» quand on prend en compte le système de gérance actuel; mais «irrationnellement» au niveau de la survivance de l'humanité.
    N.Bélair
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  • Sylvio Le Blanc - Abonné
    18 septembre 2007 21 h 27
    Et la langue?
    Dans son éditorial, M. Descôteaux ne parle pas de la langue, ce qui est incroyable. À mon sens, on ne peut espérer bien intégrer les immigrés au Québec si la langue française, officielle, n'est pas prise en considération. Il faut faire en sorte que la majorité de nos immigrés concoure à la sauvegarde du français en Amérique du Nord. Voilà pourquoi il faut choisir le maximum d'immigrés francophones et investir plus d'argent dans les cours de francisation pour les autres. Si on veut rassurer les Québécois, il faut qu'ils soient convaincus que leur langue n'est pas mise en danger avec l'arrivée des immigrés.
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