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Charest: immigration = prospérité

Kathleen Lévesque   17 septembre 2007  Québec
Pour Jean Charest, il importe de résister à la tentation du repli et de la méfiance qu’exploitent, selon lui, ses adversaires.
Photo : Jacques Nadeau
Pour Jean Charest, il importe de résister à la tentation du repli et de la méfiance qu’exploitent, selon lui, ses adversaires.
Interpellé par ses militants sur la question de l'identité et de la nation québécoise, Jean Charest dit vouloir s'appuyer sur la main-d'oeuvre étrangère pour mener le Québec sur la voie de la prospérité économique. «Plutôt que de mettre l'accent sur nos différences, on va travailler ensemble pour bâtir le Québec et attirer du monde. [...] Le Québec a besoin de bras, le Québec a besoin de cerveaux, le Québec a besoin de coeurs pour atteindre son plein potentiel économique», a lancé hier le premier ministre Jean Charest dans son discours de clôture du conseil général du Parti libéral du Québec.

À ses quelque 600 militants réunis toute la fin de semaine, à Montréal, le chef libéral a d'abord rappelé que le PLQ demeure un parti pluraliste qui ne considère pas l'identité québécoise comme étant fragile. Il a établi l'adéquation entre croissance démographique et potentiel économique. L'ouverture à l'autre est présentée ici comme une offre d'emploi, et la fierté d'une nation comme la valorisation par le travail.

L'enjeu économique est apparu comme une voie d'évitement au terrain glissant des questions identitaires et des accommodements raisonnables débattus par la commission Bouchard-Taylor et qui sont ressortis samedi en plénière. Plusieurs libéraux issus de l'immigration ont alors critiqué le gouvernement Charest d'avoir mis sur pied une telle commission, y voyant une stimulation à la confusion et à la division.

Hier, Jean Charest a mis en garde la population contre la tentation du repli et de la méfiance qu'exploitent, selon lui, ses adversaires, le Parti québécois et l'Action démocratique. «Ils ont en commun de considérer toujours les Québécois comme des victimes: c'est la faute du fédéral, c'est la faute des "Anglais", c'est la faute de l'étranger, c'est la faute de la mondialisation. Alors, ils proposent de lever des murs pour se réfugier», a expliqué M. Charest.

Quelques minutes plus tard, en conférence de presse, le chef libéral était accompagné du ministre du Développement économique, Raymond Bachand, qui a clairement affirmé qu'«il y a un coût économique à l'intolérance».

Cette volonté de tendre la main aux travailleurs d'outre-frontières n'est toutefois pas nouvelle dans le discours libéral. Déjà en 2004, la ministre de l'Immigration de l'époque, Michelle Courchesne, avait décidé de réviser la grille de sélection des immigrants selon leur capacité de s'intégrer au marché du travail. Il s'agissait d'accueillir moins d'universitaires et plus de techniciens et de manoeuvres. Il était même question d'assurer un arrimage entre les candidats à l'immigration alors qu'ils sont encore dans leur pays et les postes disponibles dans tout le Québec.

Ce changement s'est effectué à la suite de la commission parlementaire qui détermine tous les trois ans les niveaux d'immigration du Québec. Le même exercice s'amorce demain et permettra, entre autres choses, de déterminer le nombre d'immigrants que le Québec souhaite accueillir au cours des prochaines années.

Dans son allocution aux troupes libérales, Jean Charest a d'ailleurs donné l'exemple d'un épicier d'Alma, au Lac-Saint-Jean aux prises avec une pénurie de travailleurs. Selon lui, c'est l'illustration de la nécessité d'exercer un leadership d'ouverture. Il s'engage à lever les obstacles à la reconnaissance des compétences et des acquis de la main-d'oeuvre étrangère pour soulager les régions du Québec.

Plans d'action

Des discussions sont en cours présentement pour parvenir à une entente avec la France afin qu'un médecin, un plombier ou un menuisier français puisse travailler au Québec et vice versa. Un projet de coopération est également sur les rails avec l'Ontario. Il s'agirait de conclure une entente de libre-échange avec le gouvernement ontarien d'ici avril prochain, notamment dans le domaine de l'énergie renouvelable et ainsi faciliter la mobilité de la main-d'oeuvre.

Plus largement, Jean Charest a dit vouloir accélérer la création de richesse au Québec. D'ici quelques semaines, son gouvernement détaillera le plan de rénovation des infrastructures (routes, écoles, viaducs et autres aqueducs) dont le budget de 30 milliards sur une période de cinq ans a déjà été annoncé le printemps dernier.

De plus, il y aura sous peu une mobilisation des «acteurs du secteur manufacturier, pour adopter une stratégie globale». «Il faut prendre le taureau par les cornes», s'est borné à dire le premier ministre qui promet des initiatives concrètes au cours des prochains mois.

Quant à la faible cote de popularité de Jean Charest, ce dernier a ironisé deux fois plutôt qu'une, soulignant que son équipe ne gouvernait pas en fonction des sondages. «Ce n'est pas un long fleuve tranquille, cette affaire-là. Il faut accepter l'adversité. Et ce n'est pas une mauvaise chose», a fait valoir aux journalistes M. Charest.

Pour contrer une certaine morosité dans les rangs libéraux, Jean Charest a toutefois annoncé vendredi le retour de John Parisella et de Michel Bissonnette à titre de conseillers ad hoc à l'exécutif et à l'organisation du parti. M. Charest a souligné que «la politique, c'est un sport d'équipe» et a refusé de dire si l'automne qui s'amorce sera crucial pour sa survie politique.

Devant le conseil général, le chef libéral a été chaudement et longuement ovationné. Une fois sur l'estrade, après avoir réussi à imposer le calme, celui qui apparaît dans les sondages comme le mal-aimé des francophones, a lancé à la blague: «Ah!, continuez donc!». Lors du congrès de mars prochain, le leadership de M. Charest sera soumis au vote des membres.






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Vos réactions

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  • nault florent
    Inscrit
    dimanche 16 septembre 2007 23h10
    Je ne suis pas d'accord avec Monsieur Charest quand il dit: " Immigration=prospérité"
    « Dans le Devoir du 15 septembre 2007, dans la section vos réactions, je suis plus en accord avec monsieur Jacques Noël et son article: " Le nouvelle immagration appauvrit le Québec à vue d'oeil " J'aimerais que Monsieur Charest lit l'article de Monsieur Noël. Son article me semble bien réaliste et fondé sur des statistiques et Monsieur Noël n'arrive vraiment pas aux mêmes conclusion que Monsieur Charest. Qui dit vrai? Je crois plutôt que Monsieur Charest a voulu faire plaisir à ses amis allophones tant présents à son discours que tous ceux et toutes celles qui l'ont écouté à la télévision., Bref: Un slogan politique non fondé.
    Florent Nault
    Victoriaville. »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    lundi 17 septembre 2007 06h43
    Quand on a pas d'idée on dit n'importe quoi.
    « M. Charest pour ne pas se faire dire qu'il copie les idées des autres partis, à décidé de parler de quelque chose de contraire à ce que nous voulons Québecois. Les idées de l'ADQ et PQ réponds à ce que nous voulons. Mais il faut être complètement aveugler par les sondages pour en arriver à cette conclusion de M. Charest. Les jeunes quittent les régions, et on va envoyer des immigrés pour compenser au lieu de trouver des solutions pour aider les jeunes à rester en région. »

  • François Lalonde
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 06h45
    7% de chômage au Québec, est-ce le minimum qu'on peut atteindre ?
    « Le Québec a besoin de bras, le Québec a besoin de cerveaux... Que faites-vous des 7% de chômeurs ? Sont-ils tous incapables de répondre aux exigences des employeurs ?

    Et de l'autre côté, est-ce que tous les immigrants répondent aux exigences des employeurs ? Les chiffres du ministère nous disent que le tiers des gens à l'aide sociale sont des néo-québécois... »

  • Robert Mayrand
    Abonné
    lundi 17 septembre 2007 06h53
    Immigration=prospérité
    « Les états américains et les provinces canadiennes les plus prospères sont ceux et celles qui ont été ouverts à l'immigration au cours des 50 dernières années. L'Unesco soutient que les pays les plus riches dans 50 ans seront ceux qui, aujourd'hui, sont les plus ouverts à l'immigration. Le gand défi du Québec est d'enlever les obstacles qui empêchent les personnes immigrantes de travailler. Quand ces obstacles seront levés, les travailleurs immigrants vont contribuer à la vitalité économique du Québec. Évidemment, si on ne leur permet que de livrer de la pizza, de croupir sur l'assistance enploi et de travailler au noir, leur contribution à la prospérité ne sera pas très grande. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 17 septembre 2007 07h21
    À l'action, ça presse!
    « Il est écrit plus haut : «Des discussions sont en cours présentement pour parvenir à une entente avec la France afin qu'un médecin, un plombier ou un menuisier français puisse travailler au au Québec et vice versa».

    Pourquoi est-ce que le Québec n'a pas pensé à ça bien avant ?
    Faudrait pas seulement en discuter mais le faire. Est-ce que nos corporations professionnelles très protectrices de leurs membres vont collaborer ? Sinon, que notre gouvernement passe une loi en ce sens. »

  • Franck Martin
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 07h31
    Les ouvriers québécois doivent aller en Alberta pour trouver du travail !
    « Charest et le PLQ prennent vraiment les Québécois pour des débiles. Alors qu'en ce moment la principale préoccupation des Québécois est de faire le point sur l'identité québécoise et notre devenir collectif, Charest, à bout de souffle, tente de noyer le poisson avec un discourt totalement obsolète sur la création de richesse par l'immigration. Les trente glorieuses sont finies depuis longtemps et Statistiques Canada a bien démontré, dans un rapport récent, que le niveau d'immigration actuel coûtait une réelle fortune aux contribuables pour des résultats désastreux tant au niveau économique que social.

    Il n'y a pas suffisamment de jobs pour les immigrés. De plus, le déferlement de haine suite à l'affaire d'Hérouxville et aux caricatures de Mahomet a bien montré le mépris qu'ont de nombreux groupes d'immigrés pour nos valeurs et nos lois.

    L'exemple stupide de l'épicier d'Alma est bien la preuve qu'on tente de justifier une politique d'immigration aux conséquences graves avec de petites anecdotes abrutissantes. Si les régions manquent de main d'oeuvre c'est parce que les jeunes partent pour les grands centres à cause du manque d'emploi. Et on veut nous faire croire que l'immigration sera la solution à l'abandon des régions par les Gouvernements libéraux successifs. Les ouvriers québécois doivent aller en Alberta pour trouver du travail.

    Si j'ai eu un jour de la sympathie pour Jean Charest, maintenant je n'en ai plus du tout c'est certain ! »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    lundi 17 septembre 2007 07h38
    Va t-il alléger les exigences pour embaucher les immigrés
    « Ici nos jeunes sont soumis à toutes sortes de loi et permis de toutes sortes afin de pouvoir partir leur entreprises ou choisir un métier.. M.Charest va t'il alléger ce fardeau au immig »

  • Isidore Kashiba
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 07h45
    Charest: immigration = prospérité
    « Dans tous les pays du monde dit industrialisés, l'immigration a toujours été la bse de la prosperité comme le souligne monsieur Charest. L'Allemagne, la France, Les États unis d'amérique pour ne citer que ceux là. Si monsieur Nault Florent dit le contraire c'est son droit mais il doit mettre en tête que ce qu'il dit ne pas vrai et ne doit pas distraire l'opinion publique. Pourquoi monsieur Charest chercherait-il à faire plaisir aux allophone comme pretend monsieur Nault quand on sait très bien que l'ensemble des allophones et des immigrants ne représentent même pas la moitié des Francophones.
    Encore une fois, L'IMMIGRATION = PROSPÉRITÉ.
    Isidore Kashiba »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    lundi 17 septembre 2007 08h17
    Jeunes souverainistes professionnels, quittez le Québec avec vos diplômes et laissez Charest combler le vide avec des immigrants sans éducation: bel avenir pour le Québec!
    « Charest devrait peut-être s'occuper de ce problème en premier lieu. On devrait être capable au Québec de garder les infirmiers et infirmières ici:
    http://www.cyberpresse.ca/article/20070917/CPACTUALITES/
    709170573/1019/CPACTUALITES


    Mais le problème est gravement plus profond. Je suis Québécois de "souche" et j'ai immigré en Suède. Au Québec, j'étais tout simplement plus capable de ne pas avoir de pays et d'assister impuissant à la destruction de la social démocratie par les libéraux.

    Ce n'est pas que j'ai refusé de me battre, mais je n'avais pas toute la vie devant moi, et ce n'est pas vrai que j'allais la passer à parler d'accommodements raisonnables et continuer à me faire dicter ma vie par la Reine d'Angleterre et Ottawa.

    Le problème est que les professionnels, les jeunes de ma génération vont le quitter le Québec. Enfin, je leur conseille grandement. Quittez le Québec avec vos diplômes et laissez les immigrants sans qualification prendre votre place. Toronto va rapidement prendre la place du Québec au niveau culturel et le Québec va continuer à descendre.

    Je n'entrevois absolument rien de bon pour l'avenir du Québec. L'espace politique et social est en train de devenir un vrai cancer généralisé, une province où il ne restera que des Elvis Gratton qui y vivront 6 mois par année et chialeront que les immigrants sont des voleurs de jobs et font des prières dans les cabanes à sucre!

    Sincèrement, quelle personne saine d'esprit de toute façon a envie d'immigrer au Québec, sauf peut-être pour utiliser le Québec comme porte d'entrée avant d'aller à Toronto ou en Alberta? »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 08h38
    Gros parleur, petit faiseur
    « Un petit conseil à monsieur Charest: au lieu de chercher un "pitch" qui pogne pour repositionner le PLQ sur un échiquier politique qui pour lui ressemble de plus en plus à une planche à savon, s'il se concentrait sur ce qui aurait du être sa priorité depuis cinq ans: faire ce qu'il dit, et dire ce qu'il fait.

    Évidemment, pour celà il faudrait heurter de front certains des intérêts et corporatismes qui l'ont porté au pouvoir... problème difficile en réalité, insoluble même. Mais cette difficulté illustre bien pourquoi malgré leurs compétences, aucun des "vieux" partis n'a le potentiel de réformer quoi que ce soit au Québec, on ne se fâche pas avec ses "tinamis" n'est-ce-pas? »

  • Yann Takvorian
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 09h01
    gros blabla
    « Cela fait une dizaine d'années que l'on entend toujours la même chose sur l'ouverture des Ordres et Corporation aux immigrants, sur la reconnaissance des diplômes et des formations, sur des incitatifs pour les Régions...

    Gros blabla pré-électoral, option désespérée.
    1- Les Ordres et les Corporations sont des entités indépendantes. Le gouvernement peut faire des recommandations mais sans plus. Elles sont souveraines. Leur but: favoriser leurs membres en créant un différentiel offre-demande pour augmenter les salaires et le pouvoir de négociation. Forcer à la reconnaissance des diplômes des "importés", c'est comme amener des briseurs de grève. Les immigrants qualifiés ne seront plus seulement vus comme des "voleurs de jobs" mais des "voleurs de prime".

    2- Le Québec n'a rien à signer avec la France! En annonçant ainsi la couleur, le PM donne l'impression que c'est la France qui fait blocage. Or, les Québécois peuvent pratiquer en France sans problème quand ils ont un permis de travail. Le marché de l'emploi en France n'est pas protégé comme au Québec par ses boys-clubs. La France s'en fiche complètement du Québec (d'une part) et de son corporatisme (d'autre part) qui ne la concerne en rien. Un tel accord, au mieux ne changera rien pour le Québec parce qu'il n'influencera jamais les Ordres; au pire, il va drainer en France des professionnels québécois compétents.

    3- Si les Québécois de souche quittent les Régions, c'est pour des raisons qui seront aussi valables pour les immigrants. Il serait temps pour le PM de comprendre que les immigrants qualifiés ne sont plus les "bouanas" du temps des Colonies!

    De toute façon, c'est encore des promesses en l'air, du pelletage de nuages et des projets grandiloquents pour dire que tout va bien. On sait que rien n'a bougé, rien ne bouge et rien ne bougera. C'est juste pour occuper l'électorat avant l'hiver. »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 09h05
    Cul-de-sac
    « Je comprends que Monsieur Charest aime son poste de Premier Ministre du Québec. C'est bon pour le moral: voyages, reconnaissance (internationale cela va de soi!) respect et considération. Mais les Québécois aiment-ils suffisamment Monsieur Charest pour lui faire confiance dans ce poste? Par contre, je vois mal les membres du PLQ se débarrasser de leur chef avant les prochaines élections. Monsieur Charest va donc jouer le tout pour le tout. Mais souvenons-nous qu'il patine très mal et qu'il s'y connaît en dérapage. Si on mettait bout à bout toutes les idées totalement inconséquentes mises de l'avant par le premier ministre Charest durant le premier mandat, lorsque son gouvernement était majoritaire, et si de plus on y inclut les «dérapages» durant la dernière campagne électorale, égarements qui avaient pour unique but d'éveiller la peur, on s'apercevrait assez rapidement que cet homme est totalement dénué de jugement le plus élémentaire.

    D'ailleurs, un autre Messie qui ferait l'affaire de l'establishment ne sera pas facile à trouver. Je doute que M. Couillard ait la colonne assez flexible pour se plier aux diktats du système. À renvoyer au niveau d'un tiers Parti, sinon à faire disparaître comme la défunte Union Nationale. Le «melting pot» libéral vit peut-être ses derniers moments. Ce plat n'a plus ni goût ni saveur. A vouloir plaire à tout le monde et à sa mère on finit par déplaire à tous et chacun.

    D'autre part, c'est à se demander qui a écrit le discours de clôture du PM, cela sent des relents de vieilles idées recyclées. Monsieur Charest veut ramener les questions économiques au premier plan de ses priorités. Fort bien, sauf que...il n'y a pas que les questions économiques dans la vie, l'argent n'est pas et ne sera jamais le ciment d'une société.

    Si plusieurs libéraux, issus ou pas de l'immigration, ont critiqué Monsieur Charest pour avoir mis sur pied la commission Bouchard-Taylor, c'est peut être par crainte de susciter ce sentiment d'appartenance qui habite toujours les Québécois «d'origine canadienne-française» (pour reprendre les termes de la Commission Bouchard-Taylor). On ne veut surtout pas que les Québécois, toutes origines confondus, réfléchissent, se questionnent, s'interpellent sur des sujets touchant de près ou de loin la politique ou la société dans laquelle ils vivent. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 17 septembre 2007 09h34
    Est bien pris...
    « Notre Caisse de dépôt de M. Rousseau est en danger de perdre gros avec ses papiers commerciaux du temps PRÉSENT de nos Libéraux très provinciaux.

    M. Charest avait mis sur le dos du PQ la responsabilité des pertes de notre Caisse de dépôt. Est-ce qu'il va maintenant prendre le blâme pour celles annoncées ? »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    lundi 17 septembre 2007 09h49
    A défault d'avoir le vote francophone
    « Dans le fond c'est peut-être la seule solution du PLQ, avoir plus d'immigrant, car il n'ont plus la mojorité des vote québecois. »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 10h17
    La nouvelle immigration appauvrit le Québec
    « Dans les années 60, le Canada était le 2e pays le plus riche au monde. Aujourd,hui il arrive difficilement à s'accrocher au 20e rang en dépit de ses prodigieux sables bitumineux. Entre temps, le Canada est le pays qui a accueilli le plus d'immigrants au monde per capita avec l'Australie. Si l'immigration enrichissait un pays ça se saurait!

    Jadis, les immigrants mettaient 10 ans à gagner autant que les Canadiens. On est maintenant rendu à 20 ans .

    http://www.statcan.ca/Daily/Francais/030619/q030619a.htm

    Comme les nouveaux arrivants ont de faibles revenus, ils paient peu d'impôts tout en bénéficiant des programmes sociaux. Une étude du Fraser Institute montre que les immigrants, arrivés au Canada entre 1990 et 2002, ont coûté, pour la seule année 2002, 18,3 milliards$ aux contribuables canadiens. Une fois et demie le budget de la Défense. Pour le Québec, c'est un fardeau de 4 milliards$, l'équivalent de trois années d'entretien de nos routes!

    L'étude montre que l'immigrant, la première année, gagne en moyenne 63% de ce que gagne un Canadien. La cinquième année, il est à 77% et la dixième il est à 80%. Eh oui, même après 10 ans il gagne toujours moins. Comme il gagne moins, il paie beaucoup moins d'impôt puisque le taux d'imposition est progressif. Il paie aussi moins de taxes puisqu'il a moins d'argent à dépenser.
    La première année, l'immigrant paie seulement 968$ d'impôt contre 4,543$ pour le Canadien (il s'agit d'une moyenne et c'est PER CAPITA, donc ca comprend les bébés comme les vieillards).

    En additionnant les taxes directes et indirectes, le Canadien paie 12,220$ par année contre seulement 4,706$ pour le nouvel immigrant. En retour, le Canadien reçoit 11,508$ en programmes et services contre 10,288$ pour l'immigrant. Alors que le Canadien paie 712$ de plus qu'il ne reçoit, l'immigrant coûte 5582$ à la société canadienne.

    En bout de ligne, ceux arrivés en 1990 ont coûté, en 2002, 1,2 milliard de dollars. En additionnant tous ceux arrivés entre 1990 et 2001, la note monte à 18,3 milliards pour 2002 seulement.

    http://www.fraserinstitute.ca/admin/books/files/Immigration.pdf


    On peut en avoir une idée au Québec juste en regardant la seule facture de l'Aide sociale qui coûte plus de 600 millions aux contribuables québécois. En novembre 2006, les listes de prestataires de l'assistance-emploi comptaient 70 430 " adultes nés à l'extérieur du Canada " soit 18,9% de tous les BS. Une aberration lorsqu'on sait, qu'en théorie du moins, les immigrants constituent une population choisie, triée sur le volet, donc sans déficients, pauvres, délinquants, handicapés et poqués de la vie, comme dans la population normale. Hors justement, plus de 40% des nouveaux arrivants ne sont pas sélectionnés, d'où l'échec du système.

    En novembre 2006 donc, il avait plus d'immigrants sur le Bs (70 430) qu'il y a d'assistés sociaux dans tout l'Outaouais (15 804), l'Abitibi-Témiscamingue (7403) , l'Estrie (15 611) , le Saguenay-Lac-St-Jean (14,448) , la Cote-Nord (3725) , le Bas-St-Laurent (10 882) , la Gaspésie et les Iles-de-la-Madeleine (7066) et le Nord du Québec (1237)

    http://www.mess.gouv.qc.ca/statistiques/prestataires-assistance-emploi/clienteles.asp »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 17 septembre 2007 10h52
    Québécois, encore un effort!
    « Quelle immense fatigue que ce remue-ménage. Il est vrai que rien n'est fait pour accepter que les québécois aient droit à leur dignité. À chaque fois c'est l'autre qui est meilleur. Je sais par expérience du temps de mes activités journalistiques, que l'on pense que le « peuple » québécois est idiot, ignare, sans connaissances ni subtilités. Qu'il ne faut surtout pas leur parler de choses subtiles, dialectisées. Que cela cesse, que diantre! J'ai rencontré des êtres d'une immense culture, d'une sensibilité sublime, d'une subtilité détonante et d'un humour à mourir de rire. La souffrance québécoise est grande et elle rend fragile ce peuple qui, à mon avis, mérite mieux. Charest est un vautour qui profite de ce fait : croire que les québécois sont des imbéciles. Je suis triste de tant de moquerie et d'insulte à l'égard d'un peuple et d'une culture captivante et riche de promesse. Oui, c'est bien de faire un effort pour les immigrants mais commençons par ceux et celles qui vivent ici d'abord. Arrêtons de croire et de penser que les québécois ne sont capables de lire que La presse ou le journal de Montréal et d'être aux 2/3 au Bien-être social. Non, il est fini le temps des curés où ce sont eux qui s'élisent entre eux. Je suis français mais devenu depuis 14 ans un canadien-français, non québécois ni néo-québécois puisque je n'ai pas le droit à l'Histoire québécoise dans ma culture cosmopolite (bon, passons outre...) et je vois ce mépris que beaucoup de politiques ont pour les gens destinées à voter pour eux. La fierté n'est pas à vendre mais à prendre. Le Marquis de Sade avait écrit « Français, encore un effort! Il serait bon de dire : Québécois, encore un effort! »

  • Robert Mayrand
    Abonné
    lundi 17 septembre 2007 11h35
    Ingnorantes les personnes immigrantes?
    « La grande majorité des personnes immigrantes qui sont venues au SITO (Service Intégration Travail Outaouais) en 2006-2007 pour recevoir de l'aide en matière d'emploi ont un niveau de scolarité beaucoup plus élevée que la moyenne québécoise. L'an dernier, sur les 300 personnes admises, seulement 3% des participants n'avaient pas un secondaire cinq; il s'agissait de personnes décrochées du système scolaire québécois. Pour les autres, 13% avaient une maîtrise, 7% un doctorat, 60% un baccalauréat et 17% détenaient des diplômes d'études collégiales. L'ignorance n'est peut-être pas là où on le croit! Au Canada on perdrait 14 milliards en revenus personnels parce que les travailleurs immigrants ne sont pas rémunérés selon leurs compétences. Quelqu'un a-t-il les données pour le Québec? »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 12h30
    Fausseté
    « L'avenir du Québec passe par les Québécois. C'est Trudeau qui foprgé ce stratagème dans les années 70 pour noyer la nation québécoises. L'Ontarion et les autres provonces y avaient déjà recours, mais pas le Québec.Il faut améliorer l'aide aux familles, surtout en région. Il faut bonifier les nouvelles naissances. Il faut de même couper court aux avortements qui tiennent lieu de contraception. Plus d'un million de Québécois ont été expédiés dans l'autre monde depuis 22 ans. C'est plus que la "Grande Saignée". La souveraineté du Québec est essentielle à notre survie. Lorsqu'on aura bâti NOTRE pays, les Québécois qui se sont expatriés, reviendront.

    Jean-Marie Francoeur »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 13h43
    Jeu à somme nulle !
    « Ce qu'on peut espérer de mieux de l'apport socio-économique et culture des immigrants, c'est qu'il ne vienne pas briser le fragile équilibre de la croissance interne naturelle d'un pays, qu'en somme, il demeure neutre, non perturbateur. Il y a longtemps que la vieille équation Démographie = Richesse collective ne tient plus. Les pays les plus riches, qui jouissent du meilleur niveau de vie et de qualité d'existence, sont peu populeux, bien au contraire. Le Canada compte bien assez de joueurs avec plus de 30 millions d'habitants. D'autant plus que la surface habitable est déjà couverte et comblée !! »

  • BERNARD LA FEUILLE
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 15h10
    Immigrant qui pense retourner chez lui
    « j`aimerais bien croire Mr. Charest meme pour une ouverture partielle (avec la france) pouvant etre strategique (accépetée facilement par les quebecois recalcitrants).
    et pour verser dans le meme sens, je dirais que le quebec n`a pas vraiement le choix, aprés la situaution de terre brulée opérée par les babyboomers (dette gigantesque, natalité nulle, corporatisme professionnel qui vire au sectarisme hysterique, nationalisme ethnique moyenageux) puis de l`autre bord la crossance vertgineuse des economies jadis consommatrices (chine, inde, bresil, mexique, russie pour ne citer que ceux là).
    avons nous encore le loisir de jaser sans fin sur des sujets stériles comme l`utilié de l`immigration, comment l`accomoder, la compétence des diplomés venant des universités bien plus prestigieuses que celles a quebec (sorbonne, poyltechnique, les ecoles cetrales, les ponts et chausses, oxford university et j`en passe).
    moi, et mon humble opinion, le quebec a besoin de tous ce monde et encore pluspour relever les défis réells de compétition internationnale, le marché du travail doit etre exigeant et non ni complaisant ni verrouillé. seule la compétence acquise ici ou ailleurs poura sauver le quebec. »

  • BERNARD LA FEUILLE
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 15h17
    Immigrant qui pense retourner chez lui
    « j`aimerais bien croire Mr. Charest meme pour une ouverture partielle (avec la france) pouvant etre stratégique (accépetée facilement par les quebecois recalcitrants).
    Et pour verser dans le meme sens, je dirais que le quebec n`a pas vraiement le choix, aprés la situation de terre brulée opérée par les babyboomers (dette gigantesque, natalité nulle, corporatisme professionnel qui vire au sectarisme hystÉrique, nationalisme Éthnique moyenageux) puis de l`autre bord la crossance vertgineuse des Économies jadis consommatrices (chine, inde, bresil, mexique, russie pour ne citer que ceux là).
    avons nous encore le loisir de jaser sans fin sur des sujets stériles comme l`utilié de l`immigration, comment l`accomoder, la compétence des diplomés venant des universités bien plus prestigieuses que celles de quebec (sorbonne, poyltechnique, les ecoles cetrales, les ponts et chausses, oxford university et j`en passe).
    moi, et à mon humble opinion, le quebec a besoin de tout ce monde et encore plus, pour relever les défis réels de compétition internationnale.
    Le marché du travail doit etre exigeant et non ni complaisant ni verrouillé. seule la compétence acquise ici ou ailleurs poura sauver le quebec. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 17 septembre 2007 15h31
    C'est l'économie...
    « Vous souvenez-vous du conseiller de Bill Clinton qui, en pleine campagne à la présidence des États-Unis, avait placé sur son bureau une pancarte sur laquelle on pouvait lire: It's the economy, stupid! pour bien faire comprendre la priorité du candidat Clinton dans cette course. Les années qui ont suivi l'élection de Clinton ont été très prospères pour ses concitoyens. Je crois que le gouvernement du Québec met ses priorités au bon endroit. »

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 15h34
    Les deux vrais conditions de la prospérité
    « Les pays de l Europe du Nord sont tout à fait exemplaires eu égard à la création et la répartition de la richesse (propérité). Les deux conditions qui expliquent leurs succes sont: La souveraineté: avoir tous les leviers du pouvoir et de décisions en un centre décisionnel; et la social économie: consensus du Gouvernement, Patronat et Syndicat pour en arriver à des objectifs précis.

    http://www.vigile.net/Oui-mais-a-deux-conditions-l

    Jean Claude Pomerleau »

  • Hélène Pisier
    Inscrite
    lundi 17 septembre 2007 17h45
    Dur de la feuille, le beauf de Notre-Dame
    « « Nationalisme ethnique moyenageux », écrit-il...

    Mais d'où sors-tu mon cher Bernard La Feuille (et en lettres capitales, svp !).

    Je suis comme toi, Française, et si cette formule de ton cru a un sens, eh bien c'est à cette France (que j'ai quittée pour le Québec il y a plusieurs années, et avec bonheur !) qu'elle va comme un gant. Pas au Québec, ni aux Québécois de manière générale.

    Si c'est là ta manière d'être, il ne faudrait pas te surprendre que l'on te tourne le dos. Si tu viens ici en « pays conquis » pour faire l'insolent avec des injures à la noix qui n'ont rien à voir avec la réalité québécoise, il eût mieux fallu que tu restes dans ta France bien empesée, bien anglaisée, bien policée, bien conservatrice, bien bourgeoise, bien enfumée (même les motocyclistes fument en marche !) et même fort bien militarisée (avec des militaires partout, qui ont la mitraillette à l'épaule à la première place publique venue !). Sans compter les caméras de surveillance partout, partout, partout...

    On se croirait en ex Union soviétique ! Sous le couvert de son « Vigipirate », la France a troqué la liberté pour la sécurité. Or c'est ainsi que l'on transforme vite fait un peuple en troupeau.

    Aussi retourne z'y dans ta France bien aimée, mon cher concitoyen : les Québécois méritent mieux comme immigrants que des baufs de ton acabit. Et personne ici, cela est certain, ne te regrettera.

    Le Québec n'est pas un paradis où rien ne serait à améliorer, certes. Mais ta mauvaise foi et ton aveuglement intellectuel font carrément froid dans le dos.

    Et puis, commence donc par écrire dans un français correct ! Ça te rendrait déjà un peu plus sympathique auprès des « indigènes ».

    Quant à Jean Charest, puisque ce sont ses déclarations récentes qui sont à l'origine des présentes discussions, eh bien je dois hélas aller dans le même sens que presque tout le monde ici : flatus voci ! Des paroles vides qui ne veulent rien dire.

    C'est ce qui s'appelle noyer le poisson avec des affirmations qui tombent sous le sens, mais qui n'apportent pas la moitié du quart d'un soupçon de solution aux problèmes soulevés (notamment par les deux partis de l'Opposition) eu égard à ladite immigration (et la capacité pour la collectivité québécoise à intégrer celle-ci).

    Bref, si je puis me permettre à titre de nouvelle Québécoise, l'un des gros problèmes du Québec réside d'abord dans le gouvernement (et son chef... au premier chef) qu'il s'est donné depuis quelques années... »

  • Francis Déry
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 17h49
    Immigration=Exploitation à rabais des immigrants serviles
    « Et la prospérité sera pour l'exploiteur, fut-il Québécois, Canadian ou même Ethnique.
    Et oui ! Des Ethniques sans éthique, cela existe en notre beau pays. »

  • Francis Déry
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 17h53
    Bre-X, Nortel, Norbourg et les immigrants
    « Pourrait-on compter sur les immigrants pour acheter à fort prix les entreprises canadiennes canards boîteuses?
    Ainsi ils pourraient renflouer les pertes sur les actions dévaluées que possèdent les Canadiens de souche. »

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