jeudi 24 mai 2012 Dernière mise à jour 01h17
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Québec débloque 11 millions pour mieux manger à l'école

Clairandrée Cauchy   15 septembre 2007  Québec
Le premier ministre Jean Charest a dévoilé la politique-cadre de son gouvernement pour améliorer la nourriture offerte à l’école.
Photo : Jacques Grenier
Le premier ministre Jean Charest a dévoilé la politique-cadre de son gouvernement pour améliorer la nourriture offerte à l’école.
Les élèves pourront dire adieu aux frites, à la panure, aux barres de chocolat et aux boissons gazeuses à la cafétéria et dans les machines distributrices à partir de janvier prochain. C'est ce que prévoit la politique-cadre dévoilée hier par Québec pour faire prendre un «virage santé à l'école».

«On va s'attaquer ainsi au problème d'embonpoint, qui s'est aggravé de façon considérable, au point où l'Organisation mondiale de la santé parle maintenant d'épidémie», a soutenu le premier ministre Jean Charest.

Concrètement, Québec débloque 11 millions, dont 6,5 serviront à la modernisation des cuisines des cafétérias, 1,5 pour des projets-pilotes afin de développer les politiques locales des commissions scolaires et trois iront au réaménagement des cours d'école pour que les jeunes y fassent davantage d'activité physique.

«Dans les cafétérias, particulièrement dans les écoles secondaires, il faut modifier les cuisines, il faut sortir les friteuses, entrer des fours à convection, augmenter le nombre de bars à salade», illustre Michelle Courchesne, ministre de l'Éducation.

Il n'y a cependant pas de fonds voués spécifiquement à la formation du personnel des cafétérias, ni de sommes prévues pour atténuer les coûts supplémentaires que pourraient engendrer la confection de menus santé. À ce sujet, le premier ministre affirme qu'il est faux de penser qu'une cuisine santé coûte nécessairement plus cher, citant en exemple une école du Lac-Saint-Jean ayant pris ce virage tout en augmentant la marge de profit du service alimentaire.

Notons qu'environ 70 % des commissions scolaires se sont déjà dotées de politiques locales sur l'alimentation à l'école, qui pourront néanmoins être bonifiées, précise-t-on au ministère de l'Éducation. La politique lancée hier par Québec n'a cependant pas force de loi et s'appuie sur la collaboration du milieu scolaire.

Les parents sont également invités à jouer un rôle de premier plan, puisque 80 % des jeunes avalent le contenu de leur boîte à lunch le midi. «Même s'il y a une saine alimentation à l'école, si à la fin de la journée le jeune a la permission de se nourrir de tout et de rien, cela va être long et difficile, particulièrement pour les adolescents, de changer les habitudes de vie», fait valoir Mme Courchesne. Elle est convaincue qu'une meilleure alimentation aura un effet bénéfique sur la réussite scolaire.



Monde municipal

Les intervenants du milieu scolaire soulignent cependant que cette belle politique aura des effets assez limités si on n'intervient pas en parallèle dans le milieu municipal. «S'il y a plein de nouveaux restaurants autour de l'école et qu'on continue d'avoir de la nourriture peu nutritive dans les arénas, on va pédaler à reculons», estime le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron. C'est aussi l'avis de sa collègue qui préside la Commission scolaire de Montréal, Diane de Courcy. Elle demande aux municipalités de modifier les zonages pour empêcher l'ouverture de nouveaux restaurants près des écoles, ceux déjà implantés ayant des droits acquis.

«La balle est dans le camp des municipalités», a déclaré le premier ministre Jean Charest, invitant le monde municipal à réfléchir à la question.

Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, s'est empressé de retourner la balle du côté de Québec. Il juge trop risquée juridiquement l'adoption de telles modifications de zonage et souhaite plutôt demander à Québec de légiférer «pour faire disparaître les gras trans de toute forme de restauration».
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Claude Stordeur - Abonné
    15 septembre 2007 00 h 41
    Ca vas tourner comme pour le tabac...
    Faudra se cacher pour acheter de l'huile de canola et la transvasée dans une bouteille de jus de figue.
    Il est intéressant d'amener les élèves à manger plus santé, mais de la à les forcer, on en ferra des rebelles, et dans 10 ans on devra remanger des gras trans qui manqueront dans notre système de défense naturelle... La science de la nutrition change avec les budgets donner par les grandes compagnies pour faire des recherches savantes qui les favorise.
    Enseigner, montrer par l'exemple mais surtout pas forcer..
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Patrick Dubuc - Inscrit
    15 septembre 2007 12 h 25
    Enfin une initiative intéressante ...
    Étant diplômé en Cuisine d'Établissement, je suis de ceux qui croient qu'un repas équilibré et santé ne signifie pas nécessairement un repas sans goût et dénué d'intérêts.

    Les jeunes dans nos écoles vont sûrement s'offusquer d'une telle démarche de la part du Gouvernement Charest mais avec le temps, ils se rendront bien compte qu'il y a des bénéfices à long terme ainsi que l'avantage de découvrir de nouvelles saveurs et de nouvelles textures.

    Toute cette démarche me semble dénuée de points négatifs si ce n'est que le Gouvernement Charest à attendu que la problématique soit rendue à un point critique avant d'agir.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Delvyna Lachance - Inscrite
    17 septembre 2007 10 h 03
    La nutrition santé au détriment des démunis
    Quel belle initiative, personne ne peut être contre la vertue, mais la cuisine santé ça coûte cher à confectionner donc, on doit vendre plus cher. Avez-vous pensé à ceux qui n'ont déjà pas les moyens ? il ne pourront même plus se mettre un bon vieux hot-dog "steamé" à un dollars, dans leur ventre affamé.
    "Ventre affamé n'a pas d'oreille" Nous aurons quelques enfants sveltes et instruits. Que fera-t-on avec les autres ?
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Amélie Turcot - Abonné
    17 septembre 2007 13 h 45
    Encore des millions pour des compagnies
    Je suis triste de penser que les écoles ne sont justes pas capables d'exiger le retrait d'éléments au menu présenté par leur cafétéria. J'ai peur que les millions de Québec se retrouvent dans les poches des compagnies (comme Sodexo) qui gèrent les cafétérias.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
4 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012