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Raccommodements raisonnables

Stéphane Baillargeon   15 septembre 2007  Québec
Les immigrants installés au Québec depuis dix ans et moins chôment trois fois plus que le reste de la population. Les politiques d'immigration, favorisant la sélection basée sur les compétences linguistiques, sont-elles en cause?

Quand un immigrant et un groupe de travail se rencontrent, ce n'est pas toujours celui qu'on croit qui se transforme. Le sociologue Jean Renaud, de l'Université de Montréal, en sait quelque chose, lui qui compulse des chiffres et analyse les informations sur l'immigration et le marché du travail au Québec depuis des décennies.

Il sait aussi que les journalistes salivent à la vue d'une statistique et à la présentation d'une anecdote supposée incarner la moyenne chiffrée. Alors vers la fin de l'entrevue, après avoir déballé des données sur l'intégration des nouveaux immigrants par le marché du travail et parlé de la transformation conséquente de la société d'accueil, il raconte sa petite histoire vécue.

«L'autre jour, j'ai vu une femme qui refusait de prendre le premier taxi à un "stand" parce que le chauffeur était noir», dit le chercheur au Centre d'études ethniques, regroupant plusieurs universités montréalaises. «Tous les autres chauffeurs présents en file l'ont ensuite refusée comme cliente. La transformation et la cohésion sociales se produisent aussi au jour le jour, par ce genre de petits gestes très significatifs. Le Québec s'adapte et la création de la commission nationale sur les accommodements raisonnables en témoigne bien.»

Des gens migrent, un pays les reçoit. Les jugements sur l'immigration portent sur l'un ou l'autre des pôles du problème, le plus souvent sur la relation entre les deux. La norme de la réussite de l'intégration économique fait relativement consensus: elle fait appel à l'égalité des chances dans l'accès aux ressources, dont le logement, l'éducation et le travail.

L'emploi est même une sorte d'obsession nationale de ce point de vue, d'autres pays se passionnant plus pour la richesse des immigrants ou leur santé (c'est le cas des États-Unis). Un Québécois d'origine rwandaise a d'ailleurs réaffirmé l'importance de l'intégration par le travail dès le premier soir de l'ouverture des travaux de la commission Bouchard-Taylor, lundi dernier, à Gatineau. «Immigration égale emploi, a dit le jeune pendant le forum. Il faut le répéter: pour s'intégrer, il faut travailler.»

À l'intérieur du Canada

Quelques heures plus tôt, Statistique Canada publiait un rapport sur les immigrants dans le marché du travail canadien en 2006. Les chiffres officiels montrent que les immigrants vivant au Québec affichent des taux de chômage nettement supérieurs à ceux des Québécois nés au Canada. Ils travaillent aussi moins que les immigrants installés ailleurs au pays.

«Cette étude établit clairement la différence entre le Québec et les autres provinces, commente le professeur Renaud. On avait des traces mais pas de lignes fortes. Les données confirment qu'il y a un "bogue" ici avec les immigrants sur le marché du travail.»

En gros, les adultes installés depuis cinq ans et moins au Québec chôment trois fois plus

(17,8 %) que le reste de la population québécoise (6,3 %). Ceux établis ici depuis cinq à dix ans souffrent d'un taux de chômage deux fois supérieur (13,4 %) à la moyenne québécoise.

Dans l'ensemble du Canada, les immigrants récents (cinq à dix ans) affichent un taux de chômage de 7,3 % par rapport à environ 5 % pour le reste des Canadiens. Pourtant, le Québec compte moins d'immigrants actifs que le reste du pays: ils ne forment que 13 % de la masse des salariés potentiels par rapport à 31 % en Ontario et 22 % en moyenne au Canada.

Mais pourquoi? Comment expliquer cette différence? Pourquoi les immigrants récents au Québec travaillent-ils moins que ceux établis ailleurs au Canada? À qui la faute? Aux immigrants mal formés et peu expérimentés? À la société d'accueil et à son marché du travail discriminatoire? Osons même la question tabou: le mode de sélection des immigrants, basé en partie sur la maîtrise du français, nuit-il à leur chance de se trouver un emploi, le plus sûr moyen de s'intégrer et de contribuer à leur nouvelle société?

«Une des hypothèses pointe effectivement vers la différence linguistique, répond le chercheur universitaire. Les nouveaux arrivants peuvent par exemple se retrouver dans des activités de formation en français au lieu de travailler. Il y a là une spécificité québécoise. On peut même penser — mais ce serait à vérifier — qu'une partie du chômage d'une cohorte plus ancienne résulte de la loi 101. Les gens ne maîtrisant pas le français auraient donc plus de difficulté à se trouver du travail. Il y a 30 ans, c'était payant d'être unilingue anglophone; aujourd'hui, ça ne l'est plus. Mais peu importe, il est clair que la question linguistique joue sur le marché de l'emploi au Québec. Notre spécificité sociale fait que les problèmes liés à l'immigration se posent différemment et légitimement ici: on ne peut pas reprocher au Québec de demander aux immigrants de contribuer au fait français.»

Le Québec participe à la sélection de ses immigrants. Les nouveaux barèmes d'évaluation des candidatures adoptés en octobre 2006 accordent un maximum de 22 points sur 59 à la maîtrise du français. D'où la représentation importante de candidats en provenance de pays francophones, la France bien sûr, mais aussi la Tunisie ou le Maroc. Ailleurs au pays, le pipeline du transfert de population se branche plutôt sur l'Asie, en Chine et en Inde notamment.

Le Québec cherche des francophones, autant que possible, et offre aux autres immigrants des cours de formation en français. Au total, la société distincte accepte environ 44 000 immigrants par an, dont 58 % maîtrisent le français à différents degrés.

«Nous connaissons bien le portrait tracé cette semaine par Statistique Canada», dit Claude Fradette, directeur des affaires publiques au ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles. Pour lui, le chômage des immigrants sélectionnés par ses services s'explique par la santé économique du Québec (l'Alberta jouit d'un taux de chômage inférieur à 3 %) et bien sûr des facteurs linguistiques, certains candidats reçus devant parfaire leurs connaissances ou carrément apprendre le français avant d'intégrer le marché du travail «Mais une chose est sûre: sans notre sélection, qui n'est pas une science exacte, la situation serait encore plus difficile pour certaines catégories. Il ne faut pas non plus oublier le succès: certains groupes de travailleurs sélectionnés chôment moins que le reste des Québécois.»

À l'intérieur du Québec

Une fois admis, il apparaît pourtant que certains groupes, à compétences égales, ont plus de difficultés que d'autres à s'intégrer au marché du travail. Les différences disparaissent en général au bout de dix ans.

Une des plus récentes études du professeur Renaud (Un emploi correspondant à ses compétences?, mars 2006) tente de comparer les immigrants au Québec entre eux. Quand obtiennent-ils un emploi correspondant à leur niveau de formation scolaire, se demande l'étude? Et les différences significatives à l'accès au marché du travail demeurent-elles «normales», c'est-à-dire liées à des facteurs comme la formation dans un secteur donné, ou dépendent-elles de facteurs «anormaux» comme l'âge, le sexe ou le pays d'origine, pointant alors vers une inacceptable discrimination?

«Une fois isolés tous les facteurs, il semble que le pays d'origine joue un rôle: il semble donc y avoir discrimination, dit le chercheur. Mais il faut nuancer. Les gens d'Europe de l'Ouest et d'Amérique du Nord — en gros, ceux qui nous ressemblent le plus — se trouvent un emploi plus rapidement. Les Maghrébins accusent du retard dans les premiers 18 mois mais se replacent ensuite. Dans leur cas, on peut donc penser à une période d'adaptation plutôt qu'à de la discrimination. Pour les autres, ceux de l'Europe de l'Est et de l'ex-URSS, les différences persistent, même jusqu'à cinq ans après l'arrivée.»

Bref, les Russes ou les Croates d'origine seraient plus à plaindre que les Marocains ou les Français du point de vue de l'emploi correspondant aux compétences. Cette conclusion n'exclut évidemment pas d'autres formes possibles de discrimination, surtout pour les Arabes, les Iraniens ou les musulmans depuis les événements de septembre 2001.

De toute manière, pour Jean Renaud, le Québec sera forcé de s'adapter et de faire une place massive à la main-d'oeuvre étrangère pour pallier la décroissance inéluctable de la force de travail nationale prédite vers 2011-13, aussi bien dire demain. «Les institutions vont devoir changer et les ordres professionnels vont devoir s'ouvrir davantage», dit-il en rappelant qu'un immigrant sur cinq ou six cherche à intégrer le Collège des médecins ou une autre corporation professionnelle fermée comme une huître. «Les ordres vont vite changer. Mais le reste des institutions et les autres mécaniques? Le mode de recrutement, par exemple, ne pourra plus se fier aux connaissances proches pour embaucher un cousin ou un ami. Il faudra aussi fignoler les équivalences de diplômes. L'ouverture doit se continuer ainsi: partout, par tous.»

Y compris aux stands de taxis, donc. Bon prince, le spécialiste livre une dernière anecdote en terminant. «Dans la tête de beaucoup de personnes, être immigrant, c'est faire partie d'un sous-ensemble bien visible dans les médias: des réfugiés, des minorités religieuses, etc. Je me suis amusé une fois à faire le test dans mon propre département. Je demandais aux gens s'ils connaissaient des immigrants? Ils répondaient non massivement, alors qu'un bureau sur deux ou trois était occupé par des Québécois nés à l'étranger. Pour les répondants, un immigrant, ce n'est pas un collègue. Ce qui prouve encore la merveilleuse force d'insertion par le travail. C'est là qu'une personne s'intègre, contribue à sa société d'accueil et apprend à en maîtriser les codes.»






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  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 15 septembre 2007 10h20
    La nouvelle immigration appauvrit le Québec à vue d'oeil
    « Jadis, les immigrants mettaient 10 ans à gagner autant que les Canadiens. On est maintenant rendu à 20 ans .

    http://www.statcan.ca/Daily/Francais/030619/q030619a.htm

    Comme les nouveaux arrivants ont de faibles revenus, ils paient peu d'impôts tout en bénéficiant des programmes sociaux. Une étude du Fraser Institute montre que les immigrants, arrivés au Canada entre 1990 et 2002, ont coûté, pour la seule année 2002, 18,3 milliards$ aux contribuables canadiens. Une fois et demie le budget de la Défense. Pour le Québec, c'est un fardeau de 4 milliards$, l'équivalent de trois années d'entretien de nos routes!

    L'étude montre que l'immigrant, la première année, gagne en moyenne 63% de ce que gagne un Canadien. La cinquième année, il est à 77% et la dixième il est à 80%. Eh oui, même après 10 ans il gagne toujours moins. Comme il gagne moins, il paie beaucoup moins d'impôt puisque le taux d'imposition est progressif. Il paie aussi moins de taxes puisqu'il a moins d'argent à dépenser.
    La première année, l'immigrant paie seulement 968$ d'impôt contre 4,543$ pour le Canadien (il s'agit d'une moyenne et c'est PER CAPITA, donc ca comprend les bébés comme les vieillards).

    En additionnant les taxes directes et indirectes, le Canadien paie 12,220$ par année contre seulement 4,706$ pour le nouvel immigrant. En retour, le Canadien reçoit 11,508$ en programmes et services contre 10,288$ pour l'immigrant. Alors que le Canadien paie 712$ de plus qu'il ne reçoit, l'immigrant coûte 5582$ à la société canadienne.

    En bout de ligne, ceux arrivés en 1990 ont coûté, en 2002, 1,2 milliard de dollars. En additionnant tous ceux arrivés entre 1990 et 2001, la note monte à 18,3 milliards pour 2002 seulement.

    http://www.fraserinstitute.ca/admin/books/files/Immigration.pdf


    On peut en avoir une idée au Québec juste en regardant la seule facture de l'Aide sociale qui coûte plus de 600 millions aux contribuables québécois. En novembre 2006, les listes de prestataires de l'assistance-emploi comptaient 70 430 " adultes nés à l'extérieur du Canada " soit 18,9% de tous les BS. Une aberration lorsqu'on sait, qu'en théorie du moins, les immigrants constituent une population choisie, triée sur le volet, donc sans déficients, pauvres, délinquants, handicapés et poqués de la vie, comme dans la population normale. Hors justement, plus de 40% des nouveaux arrivants ne sont pas sélectionnés, d'où l'échec du système.

    En novembre 2006 donc, il avait plus d'immigrants sur le Bs (70 430) qu'il y a d'assistés sociaux dans tout l'Outaouais (15 804), l'Abitibi-Témiscamingue (7403) , l'Estrie (15 611) , le Saguenay-Lac-St-Jean (14,448) , la Cote-Nord (3725) , le Bas-St-Laurent (10 882) , la Gaspésie et les Iles-de-la-Madeleine (7066) et le Nord du Québec (1237)

    http://www.mess.gouv.qc.ca/statistiques/prestataires-assistance-emploi/clienteles.asp »

  • Pierrette L. Ste Marie
    Abonnée
    samedi 15 septembre 2007 13h55
    Immigration vs travail disponible?
    « Ce que je comprend en lisant ce texte et à la suite de la lecture du texte de Pierre Foglia que pour qu'un immigrant s'insère dans son pays d'adoption - À condition qu'il le considère comme tel, sinon il n'y a aucune chance d'intégration- c'est d'avoir accès à du travail dès son arrivée.
    Le gouvernement a donc cette responsabilité de connaitre l'ouverture au marché du travail avant d'accueillir des personnes qui autrement seraient à la charge du gouvernement et surtout dans l'impossibilité de s'inscrire dans la communauté comme un élément d'enrichissement collectif. »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 15 septembre 2007 17h53
    Quelle merveille !
    « Nous en sommes rendus là. Le moyen d'intégration des immigrants à la société québécoise est le monde du travail. L'école française obligatoire, remise en question par le ROC et sa cour surprême ? Oubliez ça. L'obligation d'apprendre le français faite aux immigrants pour l'obtention d'un emploi ? Oubliez ça. Vive la belle province !
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • karim boujrada
    Inscrit
    dimanche 16 septembre 2007 01h43
    Additionner les données et garder la tête froide.
    « Comme l'a magistralement souligné mr Jacques Noel, les taux de chômage élevés des immigrants et des néoquébécois -plus élevés que partout ailleurs dans le ROC- constituent effectivement une charge sociale alourdissante pour l'économie québécoise et participe à l'appauvrissement général de la société.

    Quelques questions s'imposent de rigueur:

    si les taux de chômage des néoquébécois sont plus élevés que dans le Roc (et plus particulièrement ceux des Noirs et des Arabes);

    si ces mêmes néoquébécois possèdent un niveau de scolarisation moyen plus élevé que le reste de la population québécoise;

    si la majorité des néoquébécois nés ou arrivés au Québec depuis les deux dernières décennies parlent le francais dans leur majorité;

    si la reconnaissance des diplômes et qualifications des néoquébécois est plus limitée qu'ailleurs au Canada;

    si des néoquébécois qualifiés ne peuvent pas travailler dans leur domaine de spécialité malgré qu'il y a un manque à gagner au niveau de la main-d'oeuvre dans ces mêmes domaines au Québec;

    si les néoquébécois sont proportionnellement moins nombreux dans la fonction publique québécoise que ne le sont les minorités dans la fonction publique fédérale;

    si les enfants de la loi 101 sont très peu présents à la télévision et au cinéma québécois et



    Additionner les données et qu'est que cela nous donne?

    Un marché de l'emploi et du travail ségrégé.

    Des ingénieurs qui lavent la vaisselle, des médecins qui lavent des toilettes, des informaticiens qui font du taxi, des pharmacologues qui travaillent comme agent de sécurité, des docteurs en psychologie qui gardent des enfants, et j'en passe.

    Nous devons être bougrement riches et prospères pour pouvoir se permettre d'avoir une des classe de travailleurs subalternes les plus éduqués et les mieux formés au monde.

    Le Québéc a besoin de maintenir un flot régulier d'arrivée d'immigrants pour maintenir la croissance que nécessite une économie capitaliste. On peut opter de sortir de l'économie capitaliste, ce qui règle le problème de la pureté culturelle mais crée une série de problèmes autrement plus difficile.


    L'exclusion d'une partie grandissante mais ultra-fragmentée de la population québécoise( les Néoquébécois constituent environ 15% de la population mais leurs origines proviennent de plusieurs dizaines de pays, d'ethnies, de langue et de religions différentes, bref, rien pour défier la majorité franco-catholique) au marché de l'emploi par des pratiques qui ne disent par leur nom continuera de miner le climat social, de peser sur notre économie et d'hypothéquer le futur de nos enfants.

    Au bout du compte, même si les néoquébécois possèdent certainement des devoirs envers leur société d'accueil (comme n'importe quel citoyen envers son pays de naissance) ça sera la réaction de la majorité canadienne-française -les Québécois dits de souche- qui déterminera l'avenir de la société québécoise par son attitude face à l'Autre, et non l'inverse.

    La peur engendre des réactions qui se répercutent sur la vie de tous et fini même par atteindre ceux que l'on cherche à protéger.

    Karim Boujrada, enfant métis et fier Québécois. »

  • Mastaki Bayange
    Inscrit
    mercredi 26 septembre 2007 20h25
    Des "immigrants" jusqu'à la quantième génération? Comment les reconnaissez-vous?
    « Le problème au Québec réside entièrement dans la désignation de l'autre; l'exclu à jamais... Car, on devient citoyen canadien après près de quatre ans de résidence au pays avec les procédures administratives qui aboutissent à la citoyenneté.
    Alors, comment peut-on être "immigrant" dans "ce pays" après dix ans? C'est quoi immigrants (parlez-vous de résidant)?

    Bref, le vocabulaire lui-même dégoûte! Puis, on est immigrant de part sa langue? la couleur de la peau... et quoi d'autre?

    C'est au Québec, je crois, qu'il y a le plus de mots qui désignent l'autre en tant qu'être distinct, l'autre par rapport à soi (le québécois pur laine tricoté serré!). Au sein même de la francophonie mondiale, le québécois continue à trouver le mot allophone pour me distinguer de lui...

    Enfin, je crois que le journaliste devrait assister le politicien à conduire le québécois, la québécoise vers de nouveaux cieux plus accueillants et ouverts. Et méfiez-vous des sondages! Les francophones autant que les autres quittent le Québec, y compris ceux qu'on y appelle les "maudits français"... »

  • Esseghir Amine
    Inscrit
    vendredi 8 février 2008 13h12
    Stat significatives ?
    « Parler de statitiques en ignorant les données statitiques les plus significatives, je ne sais pas ce que vaut alors le reste de l'analyse. "D'où la représentation importante de candidats en provenance de pays francophones, la France bien sûr, mais aussi la Tunisie ou le Maroc", dit le professeur. Il est connu de tous que les populations immigrées francophones les plus importantes au Québec sont les Français, les Marocains et les Algériens, les Tunisiens ayant une part congrue dans le nombre d'immigrés francophone au Québec. »

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