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Le Québec malade de la religion

Denise Bombardier   15 septembre 2007  Québec
Le mot lui-même est explosif. Le lancer dans une discussion a l'effet d'une grenade dégoupillée. Et dire qu'il y a des Québécois pour affirmer que nous nous sommes libérés de notre catholicité asphyxiante, que nous avons décléricalisé la société alors que les clercs laïques sévissent et que la déchristianisation en marche arrive à son terme, c'est-à-dire une sorte de paradis laïque sur terre (forcément, ça ne peut pas être au ciel). Tout cela relève d'une vision plus fantasmée que réelle du Québec.

La religion demeure, au Québec, obsessionnelle. Il faut le répéter, nous ne sommes pas sortis collectivement de l'eau bénite. Cela prendra plusieurs décennies encore avant que nous arrivions à poser sur la religion un regard apaisé. On en veut pour preuve cette agressivité palpable exprimée à travers les médias et chez certains groupes dont le discours antireligieux est aussi intolérant que primaire.

Il est de bon ton dans les salons branchés et chez les tonitruants de l'espace public de plaindre ou d'occire par dérision quiconque s'affiche catholique. C'est un argument avec lequel on a même tenté d'invalider la présence de Charles Taylor, un catholique pratiquant, à la coprésidence de la commission Bouchard-Taylor en arguant qu'il n'était pas objectif, comme si être athée ou agnostique conférait une neutralité pour analyser les faits sociaux. Les jeunes catholiques qui s'affichent comme tels au cégep ou à l'université en ont long à raconter sur les commentaires qu'ils suscitent dans leurs milieux respectifs. C'est peu dire qu'il n'y a aucun avantage social à retirer quand on se dit catholique au Québec. Au contraire, il faut être blindé.

La religion est suspecte, mais — et c'est là une de nos nombreuses contradictions — on l'utilise pour les grands rites de passage que sont la naissance, le mariage et la mort. Pour mémoire, rappelons que Pierre Bourgault, incroyant notoire, a souhaité une cérémonie funèbre non religieuse à l'église Notre-Dame, ce que l'Église, dans son ouverture d'esprit, a consenti à lui accorder. Autre paradoxe, on n'aime guère la religion, mais une majorité de parents souhaitent un enseignement religieux à l'école. Ce sont les mêmes qui vantent aussi la laïcité, ce concept nouveau dans notre société dont les paramètres religieux ont traditionnellement défini l'identité collective.

Et c'est ici que se trouve le noeud gordien. Comment départager la religion de la culture? Jusqu'où doit s'étendre la laïcité sans être le fossoyeur de notre histoire? À entendre les tenants de la laïcité fondamentaliste, tous les signes extérieurs de l'ancienne croyance devraient être éradiqués. Cela ira-t-il jusqu'à démolir les églises, rebaptiser la majorité des villes, villages et écoles du Québec? (Cela a d'ailleurs commencé.) Allons-nous expulser ce qu'il reste de membres du clergé et des communautés religieuses, comme on l'a fait en France au début du XXe siècle? Caricature, direz-vous. Certes, mais il arrive que l'absurde nous aide à réfléchir. Comment donc concilier la laïcité québécoise nouvelle avec la culture, cette culture s'étant nourrie de la langue et de la foi des ancêtres? Comment être laïque sans perdre la mémoire, ce qui serait une autre manière de perdre la raison, la raison d'être collective, s'entend?

Et voilà que, tâtonnant, nous en arrivons à l'éducation des enfants. Les parents demandent un enseignement religieux. Le ministère de l'Éducation a conçu cette solution de l'enseignement des grandes religions, compromis que refusent les autorités religieuses et de nombreux catholiques au nom précisément de l'héritage religieux. Mais entre l'endoctrinement et l'approche relativiste de la religion, qu'on destine à des enfants dont la capacité de relativiser est faible, que choisir?

Entre Dieu, Bouddha, Brahmâ, Allah, Yahvé, comment les petits enfants arriveront-ils à s'y retrouver? Ils demanderont: «Qui est le bon? Qui est le méchant?» Et ils se feront répondre: «Ils sont tous bons.» Ils renchériront alors: «Pourquoi on en choisit un et pas l'autre?» Quelle vaste culture sera nécessaire pour enseigner l'histoire des religions! Et cela exigera une sérénité et une sagesse hors du commun. Où donc a-t-on formé ces maîtres précieux et rares? L'expérience a démontré dans un passé récent que les cours d'éthique remplaçant l'enseignement religieux dans les écoles ont été des fourre-tout où la rectitude politique la disputait à la bêtise et à la pauvreté intellectuelle.

La laïcité se construit, elle ne s'improvise pas, et il faut reconnaître que nous arrivons mal à tenir un discours à la fois clair, cohérent, serein et sans préjugés sur le rôle de la religion, sur la foi et ceux qui se définissent comme des croyants. C'est dans ce paysage trouble, semé d'embûches, d'ombres et de peu de lumière qu'ont débarqué les fondamentalistes religieux avec leurs revendications.

Grâce à l'appui de citoyens, juges et fonctionnaires de tous genres qui interprètent parfois la Charte comme les fous de Dieu interprètent le Coran, nous sommes tombés dans la trappe des accommodements. De quoi nous faire régresser et nous empêcher d'instaurer cette laïcité ouverte, respectueuse des croyances et soucieuse d'intégrer non pas l'enseignement doctrinal mais la culture religieuse du passé, qui demeure un des fondements de notre culture collective d'aujourd'hui.

denbombardier@videotron.ca






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Vos réactions

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  • Pierre Zwngli
    Inscrit
    samedi 15 septembre 2007 00h01
    Bravo à Mme Bombardier.
    « Personnellement, immigrant suisse protestant, je pense que les Québécois ont simplement l'omnipotence de l'Église catholique par le culte de l'État laïque (laïciste en fait) omnipotent et encore plus omniprésent (il n'y pas moyen d'y échapper, plus de commissions scolaires protestantes!). »

  • Pierre Zwngli
    Inscrit
    samedi 15 septembre 2007 00h02
    Bravo à Mme Bombardier.
    « Personnellement, immigrant suisse protestant, je pense que les Québécois ont simplement l'omnipotence de l'Église catholique par le culte de l'État laïque (laïciste en fait) omnipotent et encore plus omniprésent (il n'y pas moyen d'y échapper, plus de commissions scolaires protestantes!). »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    samedi 15 septembre 2007 06h26
    Doubler le temps de cours d'histoire au secondaire
    « J'ai appris l'histoire des religions à l'université dans mes cours d'histoire de l'Europe, d'études italiennes et d'arts.

    Sincèrement, l'histoire des mythes et religions est selon moi extrêmement complexe et nécessite d'être mise en perspective. Je ne vois pas comment on peut enseigner ça à l'école primaire ou secondaire, en tout cas, pas dans le contexte du système d'éducation actuel.

    Chose certaine, je suis persuadé qu'il n'y a pas suffisamment d'histoire au secondaire. Je DOUBLERAIS le temps alloué à l'histoire. C'est précisément ce qui m'est venu à l'esprit lorsque j'étudiais à l'université.

    Mais je doute que cela arrive, on veut former des néo-prolétaires imbéciles dans notre société. André Drouin n'est pas loin de devenir le premier ministre du Québec. C'est pas mal l'estime qui me reste du Québec. »

  • Michael Laughrea
    Inscrit
    samedi 15 septembre 2007 06h27
    Cachez ce San et ces Santa!
    « Heureusement que la Californie n'est pas entre les mains de nos clercs laics souverainistes. Car ils chercheraient par tous les moyens à remplacer San Francisco, San Diego, Santa Cruz, Santa Anna, San Bernardino, San Clemente, Santa Rosa, San Jancinto, San Joaquin, San Miguel, San Gabriel, San Fernando, San Juan Capistrano, San Marcos, San Jacinto, San Ardo, San Rafael, Santa Paula, Santa Maria, San Antonio, San Luis Obispo, San Mateo, San Jose, San Leandro, San Anselmo, San Benito, San Lucas, Santa Catalina, Los Angeles et même San Juan Bautista par des noms anglophones, ou tout au moins à cacher les "San", et les "Santa" si offensant pour leur prude et sectaire regard fermé. »

  • martin grenier
    Inscrit
    samedi 15 septembre 2007 06h28
    l'eau benite
    « par le passer on nous a noyer dans la religion catholique on nous montrer a prier mes non a compter pendant que les autres comptais aujour hui les quebecois commencent a se réveiller il es grand tempt maudite religions ca tien le monde dan la pauvreter envoyer votre angent a rome o k grenier.martin@videotron.ca »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    samedi 15 septembre 2007 06h50
    Oui aux accommodements
    « Je ne partage pas votre avis au sujet des accommodements. Ce ne sont pas des trappes, mais des moyens civilisés pour davantage respecter les pratiques principalement religieuses de certaines personnes. Les médias se sont emparés de la chose et en ont fait leur choux gras. Le tout a été nettement exagéré et a permis un défoulement exploité par certains politiciens. Quant au nouveau cours de religion et d'éthique, je ne me fais aucune illusion quant aux difficultés qu'il soulève, mais je préfère donner la chance au coureur,i.e, aux enseignants. Je préfère des connaisssances, même imparfaites, à l'ignorance. Quant à la foi, les parents et les églises ont à y voir. Si ce cours, à l'expérience, s'avère un désastre ou une impossibilité, on l'abolira et passera à autre chose. »

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    samedi 15 septembre 2007 07h15
    Dieu n'est pas grand !
    « La liberté de croire en Dieu ou le père Noël devrait être aussi absolue que celle de garder toute religion hors des institutions civiles. L'enseignement religieux compris. Commençons par instiller à nos enfants le simple goût de lire !

    Le "God is not Great" de Christopher Hitchens serait un excellent début ;)

    « Man will never be free until the last king is strangled with the entrails of the last priest. » - Thomas Jefferson, Denis Diderot ou Jean Meslier »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 15 septembre 2007 07h16
    Le bon et le méchant !!!
    « Il faut absolument à Madame Bombardier un "bon" et un "méchant". Il me semble que nous avons suffisamment entendu ce discours au sud de notre frontière pour ne pas tomber tête baissée dans ce travers.

    Georges Paquet »

  • Dany Leblanc
    Abonné
    samedi 15 septembre 2007 08h24
    Demandez à Dieu!
    « Si le retrait de l'enseignement religieux confessionnel est une si mauvaise chose, demandez à votre Dieu, le tout puissant, de nous démontrer qu'il existe bel et bien. S'il nous ne répond pas, alors ça ne vaut pas la peine de la maintenir. Sortons la religion des places publiques tout en laissant le droit aux gens de pratiquer leur croyance en privé.

    Les écoles ne doivent pas être un lieu d'endoctrinement de croyances surnaturalistes. Si les parents veulent tant que leurs enfants apprennent leur religion, qu'ils le fassent à dehors de l'école. S'ils ne le font pas, c'est qu'il ne vaut pas la peine pour eux. Alors, tant pis!

    Je ne connais pas les sondages à ce sujet mais j'ai l'impression que le cours culturel des religions est plus apprécié que celui qui est confessionnel.

    Il faut aussi préciser que nous avons des nouveaux arrivants avec qui nous devons vivre ensemble et non nous diviser en groupes religieux. Connaître les autres religions permet de mieux connaitre la sienne, de la mettre en perspective par rapport aux autres. Souvent les catholiques ridiculisent les coutumes des autres religions mais oublient le ridicule de la leur.

    Eh pis Bourgault! Il avait raison de vouloir être exposé à la cathédrale. Vue sa popularité, son exposition demande une grande salle et pour ça, pourquoi pas utiliser nos vieilles églises qui sont souvent sous utilisées? Plusieurs sont en train de devenir nos Tremples grecques du Québec.

    En passant, la mémoire de notre histoire n'a rien avoir avec la religion. J'ai moi-même une meilleure connaissance de l'histoire de la plupart des catholiques que je connais, qui a souvent une mémoire sélective. »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    samedi 15 septembre 2007 08h29
    Immigration malsaine
    « Nous avons 5 continents et 3 races qui vivent dans un environnement respectif. Quand on mélange les races et les continents, on obtient la situation que nous déplorons actuellement et on doit créer une commission pour étudier le phénomène.

    On ouvre les portes aux demandeurs qui veulent venir vivre au Québec, on les laisse ouverte. Quand on va à Montréal, on ne se reconnaît plus et on se demande dans quelle vive nous sommes. Nous devenons des étrangers chez nous.

    Voilà une mauvaise immigration qu'on peut corriger. Il est encore temps mais il faut agir rapidement.

    Certains vont me traiter de nom comme raciste mais je m'en foute car moi je sais qui je suis... »

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    samedi 15 septembre 2007 09h13
    Oui, bien sûr!
    « Vous posez bien le problème Mme Bombardier, et ce n'est pas la première fois. Vous tenez le début d'un "discours clair, cohérent..." Et si vous tentiez maintenant de pousser l'analyse, de clarifier les choses et de présenter quelques propositions qui feraient avancer la réflexion? Ce n'est pas une mince tâche, peut-être l'avez-vous fait quelque part? »

  • fernando tritini
    Inscrit
    samedi 15 septembre 2007 11h12
    Le pathos québécois
    « Vouloir le beurre et l'argent du beurre, voilà qui résume le pathos québécois. Incapacité à faire des choix difficiles, voire même douloureux, pourrait-on dire. Souhaiter l'indépendance, sans perdre les avantages d'appartenir au Canada; refuser la religion et se déclarer agnostique--ou plus courageusement encore, athé-- mais assurer à ses enfants un bonne éducation dans un collège catholique. "Le problème des athés", disait Jean Paul Sartre, "cest qu'ils voient l'absence de Dieu partout"...et qui accepte l'absence accepte, ne serait-ce que du point de vue de la logique formelle, l'existence. Non, le peuple québecois n'est pas un peuple laïque. Il n'en est pas rendu là. Il a encore beaucoup d'années devoit soi, à dépenser une énergie et un talent, parfois rares, contre une église qui finira par s'éteindre tranquillement, sans aide ni intervention extérieures. »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    samedi 15 septembre 2007 11h41
    En s'attaquant à l'héritage religieux
    « On s'attaque à l'éthique de la collectivité à majorité catholique

    On formate la matrice du Québec et on obtient : rien en retour

    On efface les fichiers mémoire de la nation

    On détourne une identité sociale au profit de l'hygiène de la modernité laïque.

    Denise Bombardier pose les assises d'un questionnement
    que l'on doit énergiquement mettre sur table avant de disparaître.

    Elle n'est pas la première à le poser mais son texte est drôlement bien ficelé.

    Pierre Castonguay »

  • Benoit gagnon
    Abonné
    samedi 15 septembre 2007 11h55
    Naître à nouveau. par Benoit Gagnon
    « Il y a une ignorance(pédagogique) du développement de l`enfant dans l`enseignement de l`éthique. Celui-ci a une capacité d`abstraction qui ne lui permet pas de relativiser les connaissances sur les différentes religions de la planète. Le phénomènes religieux enseignés aux enfants doit nécessairement emprunter les signes extérieurs de la religion, or comment séparer la croyance de la pratique pour les enfants.Pour ma part je ne le sais pas.
    Une analyse plus approfondie nous montrerais que le mystère dans lequel nous existons commande d'avantages une approche plus respectueuse et sensible du phénomène de l`existence. »

  • Etienne Sepulchre
    Inscrit
    samedi 15 septembre 2007 13h26
    Rendez à Dieu, ce quiest à Dieu et à César ce qui est à César!
    « D'accord que dans ma jeunesse le clergé avait trop de pouvoirs, même dans des domaines de société qui sont domaine de "César".

    Mais le québc, même parfois des membres du clergé ont été trop loin vers une société laique.

    Dieu existe,Jésus-Christ est Dieu; regardons vers lui pour l'avenir. Pour la gestion du Qhébec soyons acueillant pour tous les hommes; si nécessaire luttons contre ceux qui rejettent le christianisme. »

  • danielle leblanc
    Inscrite
    samedi 15 septembre 2007 16h25
    Mille fois bravo Madame Bombardier!!!
    « Bonjour Madame Bombardier,
    Votre article dans le Devoir exprime tout-à-fait ce que je pense et que je ne saurais si bien exprimer!!! Je suis certaine que beaucoup de gens de bon sens reconnaissent dans votre article ce qu'eux auraient aimé exprimer. Notre héritage québécois est un de nos biens le plus précieux, et, je crois qu'il faudra rester forts et dire non à ceux qui voudraient changer ce visage ancestral qui est le nôtre!!! Mais aurons-nous le courage de rester debout et dire un "NON! retentissant à ceux qui voudraient nous faire perdre un iota de notre héritage si chèrement gagné??? Je lance ce défi aux gens de chez-nous et à nos dirigeants!!! Merci de m'avoir lue! Mme Danielle Leblanc »

  • Gilles Laterrière
    Inscrit
    samedi 15 septembre 2007 18h55
    La religion et les accommodemants raisonnables
    « En 1984, j'ai perdu mes illusions quant à la laicisation du Québec. Je croyais que nous avions vraiment confiné la religion à la sphère privée et que, sans rechercher activement à détruire toute trace du passé religieux toujours présent, ces signes et ses pratiques tomberaient dans la désuétitude tranquille.
    Mais survint la visite de Jean Paul, pape de son métier. Je fus abasourdi de l'ampleur que prit soudainement cet événement politique au Québec...car tout est politique, n'est ce pas! La foule présente dans la rue qui était particulièrement en liesse était très dense, ce jour là quand Jean Paul célébra un office sur le terrain de l'université Laval. Jusque là, j'avais dans le passé assisté à de nombreuses manifestations politiques, syndicales, culturelles ou sportives tenues en plein air à Québec mais jamais je n'ai assisté à pareil spectacle où l'enthousiasme était aussi palpable. La foule était clairement et majoritairement composée de personnes qui ne fréquentent jamais la rue pour des événements de quelque type que ce soit. Sans doute ce monde ordinaire qui, habituellement ne parle pas, ne manifeste pas, ne conteste rien ou n'approuve rien de ce que la société québécoise décide, tempête, se déchire ou célèbre mais ce monde ordinaire qui ne pense pas moins.
    On dit qu'il est plus facile pour quelqu'un de sortir de la campagne que de sortir la campagne de quelqu'un.! Néanmoins, la surprise passée, j'ai estimé alors, et je le pense toujours, que la laïcisation tranquille que le Québec a entrepris était la chose à faire et que le zèle de certains à imposer la laïcité forcée dans la sphère publique est une erreur. L'État doit respecter la tradition religieuse des Québécois et, ce faisant, cela ne constitue pas une mesure discriminatoire pour les autres religions. En respectant les signes religieux traditionnels aussi longtemps que cela sera nécessaire pour consoler les gens de l'époque de l'Église Catholique triomphante de l'époque ancienne, il faudrait fendre les cheveux en quatre pour accuser l'État de prosélitisme en faveur de la religiom catholique. Les zélotes laïcistes pensent-t-ils vraiment que la présence du crucifix à l'Assemblée Nationale constitue un avantage indu sur le marché de la conversion des âmes ?

    Gilles Laterrière »

  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    samedi 15 septembre 2007 20h03
    Non hypothétique
    « Madame Bombardier devrait envoyer son texte d'aujourd'hui à la Commission Bouchard-Taylor. Mais aussi et peut-être surtout à la loufoque Commission des droits de la Personne responsable de faire appliquer et qui a pris fait et cause en faveur du MLQ et l'unique plaignante la dénommée Paquette. De son prosélytisme laiciste, le MLQ a su tirer des deniers grâce à la CDDP. Votre réflexion est juste. "À entendre les tenants de la laïcité fondamentaliste, tous les signes extérieurs de l'ancienne croyance devraient être éradiqués. Cela ira-t-il jusqu'à démolir les églises, rebaptiser la majorité des villes, villages et écoles du Québec? (Cela a d'ailleurs commencé.) Allons-nous expulser ce qu'il reste de membres du clergé et des communautés religieuses, comme on l'a fait en France au début du XXe siècle?" Je crois que Madame Bombardier, de sa propre initiative, arriverait à démêler mes magouilles du MLQ dans l'affaire des crucifix décrochés, des prières conspuées, et plus encore du HARCÈLEMENT MORAL exercé par le MLQ à l'égard des catholiques. Ce harcèlement même que la Commission des DP entérine va à l'encontre de l'article 10.1 de la Charte qu'elle est censée faire respecter. Les jugements rendus à l'égard de la prière d'un groupe religieux en public souffrent d'un vice de forme, si on comprend bien l'article 10 de la Charte québécoise et a l'encontre de l'article de la Charte canadienne. Quand la Charte discrimine un groupe tout entier,pour avantager un plaignant, il est clair qu'elle discrimine chaque personne du groupe, au profit d'un seul ou une seule plaignante. Et cette aberration, la Commission des Droits de la Personne l'a pratiquée et continue de la pratiquer ou de la tolérer. »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    samedi 15 septembre 2007 20h31
    La laicité et crise d'adolescence
    « Mon impression c'est que la laicité est en réalité une crise d'adolescence d'adulte d'une certaine génération (babyboomer) qui rejette les valeurs de leurs ancêtres. La preuve cette génération est la génération de la déresponsabilisation. Encore comme autre preuve, notre génération est la continuité de leur irresponsabilité, dénatalité, suicide, etc... La nature elle même nous le rappelle, pollution, dérèglement des saisons. et on pourrait en dire long. Il est grand temps de vérifier les fruits de la laicité. Les fruits sont-ils bons? »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 15 septembre 2007 21h24
    Insulter les juges..
    « Madame Bombardier, pour s'amuser à décrire ses craintes et ses lubies, à propos des droits de tout citoyen de se faire respecter, qu'il soit de souche ou issu de l'immigrstion, se permet d'insulter les juges canadiens qui, selon elle, interprètent les lois comme des fous de Dieu. On se surprendra ensuite que ceux qui ont le devoir de faire respecter la loi et les droits de la personne soient tournés en dérision par tout un chacun.
    S'il y a une maladie de la religion, comme le prétend la chroniqueuse, il y en une bien pire, c'est la maladie du jugement défaillant...

    Georges Paquet »

  • Marc Lavallée
    Inscrite
    dimanche 16 septembre 2007 00h01
    la laïcité comme seul accommodement vraiment raisonnable
    « Les religions sont par essence déraisonnables, et tous les accommodements à leurs égards sont raisonnables. Les sociétés laïques tentent de cultiver des espaces public de compromis entre fous de dieux et incroyants de toutes allégeances, mais dont le premier projet de société est de développer une culture commune qui va au-delà du simple utilitarisme économique.

    Enseigner les religions à l'école a le mérite d'expliquer minimalement d'où proviennent les parents des joyeux bambins qui formeront le melting-pot québécois; cet enseignement sera superficiel, comme celui de l'histoire ou des mathématiques, mais ça n'empêchera pas les gens de vivre ensemble. Quant à savoir quelle religion gagnera, je crois qu'aucune d'elle ne prendra le dessus, et que ça n'empêchera pas le développement intellectuel du Québec. La culture intime de sa religion jadis triomphante n'appartiendra qu'à ceux qui l'ont vécu.

    Il n'est pas difficile d'envisager un Québec qui ne sera plus majoritairement catholique, et avec lequel nous devrons nous accommoder; la véritable question est de savoir comment. Le carcan canadien nous impose une vision communautariste qui est difficilement compatible avec la construction d'une société laïque, et à ce sujet la question nationale reste entière. »

  • Roland Berger
    Abonné
    dimanche 16 septembre 2007 16h39
    Représentativité à la commission Bouchard-Taylor
    « Madame Bombardier déplore que certains aient voulu discréditer Charles Taylor parce qu'il était catholique pratiquant. Les principes démocratiques si souvent affichés de la chroniqueuse auraient du la pousser à suggérer que la commission compte des représentants des catholiques, des protestants, des musulmans et de la laïcité, plutôt de qualifier cette dernière de fondamentaliste. Cette pauvre Madame nage dans l'eau bénite dans laquelle elle a été formée.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 16 septembre 2007 16h42
    l'athée et le croyant
    « ... sont tous les deux plongés dans le doute

    le premier soupçonne qu'il n,y a pas rien

    l'autre doute qu'il y a quelque chose »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 16 septembre 2007 17h13
    Pierre Brousseau ci-dessus
    « son intervention me donne de moins en moins le goût de la soupe aux pois

    ...mais autant ne pas se priver et de parler tiens de complot juif »

  • Micheline Trépanier
    Inscrite
    dimanche 16 septembre 2007 18h05
    ne lâchez surtout pas madame Bombardier
    « à lire certains commentaires, il est clair que votre lucidité dérange... ne lâchez surtout pas il y a bien des puces à secouer. Et vous le faites de façon claire et intelligente. Grand Merci ! »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 16 septembre 2007 20h56
    cet endroit devrait être modéré
    « Nous avons 5 continents et 3 races qui vivent dans un environnement respectif. Quand on mélange les races et les continents, on obtient la situation que nous déplorons actuellement et on doit créer une commission pour étudier le phénomène.

    On ouvre les portes aux demandeurs qui veulent venir vivre au Québec, on les laisse ouverte. Quand on va à Montréal, on ne se reconnaît plus et on se demande dans quelle vive nous sommes. Nous devenons des étrangers chez nous.

    Voilà une mauvaise immigration qu'on peut corriger. Il est encore temps mais il faut agir rapidement.

    Certains vont me traiter de nom comme raciste mais je m'en foute car moi je sais qui je suis...
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    je citais ici un certain st-jacques jean.... cela est assez éloquent non? »

  • Pierre Bonbeau
    Inscrit
    lundi 17 septembre 2007 08h42
    La connaissance des religions : un déficit de connaissance
    « J'avais assisté à une conférence sur le phénomène de l'islam au Québec, madame Houda Pépin avait très bien expliqué que les gens ont peur de ce qu'ils méconnaissent. Depuis 30 ans maintenant au Québec que nous glissons vers une société laïque. Cette séparation est difficile car nous ne sommes pas uniquement un corps avec un cerveau... Hé oui la mort nous titille le cerveau et même la première réflexion religieuse sur la mort ne date pas d'hier mais depuis le tout début. Nous avons des traces indélébiles dans le «Livre des morts» des égyptiens qui indiquait aux morts la quête de l'immortalité.

    Avant de jeter l'éthique religieuse à la poubelle, il serait pertinent de se questionner de l'importance d'une connaissance historique de ces grandes civilisations et comment elles ont influencé la notre. La décadence d'une civilisation est-elle un issu fatal comme elle a été pour les Romains? Quelles ont été les causes principales? Malheureusement, nos écoles secondaires et nos universités ont relégué à l'oubliette ces sujets importants : histoire, les diverses religions, les philosophies, l'art de parler et d'écrire, etc. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    lundi 17 septembre 2007 10h25
    L'art de nager à reculons!
    « C'est presqu'un cours de nage dans l'eau bénite que vous nous offrez Mme Bombardier. Vous êtes vraiment une virtuose dans ce milieu béni.

    On sent que votre crainte des orthodoxes laïques, est supérieure à votre crainte des dérives fanatiques religieuses. Il est bon de flatter le divin et méchant d'en rire.
    On vous sent respectueuse des suceux de bagues épiscopales. Oui, c'est bien difficile de s'en sortir lorsqu'on a eu une enfance à l'eau bénite!

    Les croyances et les connaissances sont à l'opposée l'une de l'autre. Les croyances sont là pour combler le besoin de connaître l'inconnue, pour soulager la douleur de vivre sans savoir l'au-delà.

    Comme vous dites, la religion est un sujet dynamite, explosif.
    Imaginez, quelqu'un qui ridiculise la religion!
    Impensable!

    Cependant, on assiste à toutes sortes de dérives, comme celle de M. Laughrea:
    «nos clercs laics souverainistes chercheraient par tous les moyens à remplacer San Francisco, San Diego, Santa Cruz, ... si offensant pour leur prude et sectaire regard fermé.»

    Comme celle de M. St-Jacques: « Nous devenons des étrangers chez nous. Voilà une mauvaise immigration qu'on peut corriger. Il est encore temps mais il faut agir rapidement. »

    Comme celle de M. Castonguay: « En s'attaquant à l'héritage religieux, on efface les fichiers mémoire de la nation »

    Comme celle de M. Brousseau: « Respect, ouverture, accommodement, laicité sont des mots dont les incroyants se servent pour diluer au maximum l'expression de notre foi chrétienne. La laicité s'attaque à nos institutions religieuses parce qu'elles sont les gardiennes de notre identité et de notre unité nationale au Québec. Lorsqu'elles disparaîtront, la minorité que nous sommes disparaîtra également. »

    Comme celle de M. Sepulchre: « Dieu existe,Jésus-Christ est Dieu; regardons vers lui pour l'avenir. Pour la gestion du Qhébec soyons acueillant pour tous les hommes; si nécessaire luttons contre ceux qui rejettent le christianisme. »

    Comme celle de Mme Leblanc: « Notre héritage québécois est un de nos biens le plus précieux, et, je crois qu'il faudra rester forts et dire non à ceux qui voudraient changer ce visage ancestral qui est le nôtre!!! ... notre héritage si chèrement gagné??? »

    Comme celle de M. Beaudet: « À entendre les tenants de la laïcité fondamentaliste, tous les signes extérieurs de l'ancienne croyance devraient être éradiqués. Cela ira-t-il jusqu'à démolir les églises, rebaptiser la majorité des villes, villages et écoles du Québec? »

    Comme celle de M. Gauvin: « pollution, dérèglement des saisons. et on pourrait en dire long. Il est grand temps de vérifier les fruits de la laicité. Les fruits sont-ils bons? »

    Comme la vôtre, Mme Bombardier: « chez certains groupes ... le discours antireligieux est aussi intolérant que primaire. »

    La liste est longue, mais aussi, instructive. On note une confusion. Une grande confusion. Dieu, vient à notre secours, toi seul peut nous donner la lumière! (Tiens! Une autre dérive!)

    La confusion, l'ignorance, la crédulité, la peur (l'enfer!!!) comme autant de carburant, de nerfs, pour la religion. On n'est pas sorti du bois (je préfère le bois plutôt que l'eau bénite, parce que l'eau... peut-elle vraiment être bénite??? Tandis que le bois, tout le monde peut s'y perdre.)
    On mêle histoire, démocratie, liberté, patrimoine, identité et mettez-en, ce n'est pas de l'onguent!

    Pourtant, le débat est d'apprendre à nos enfants l'existence des différentes religions, leur histoire, les croyances qu'elles véhiculent, leurs rites et leurs coutumes pour qu'ils puissent comprendre le comportement de leur voisin. Pourquoi le voile, pourquoi le kirpan, pourquoi les couettes, pourquoi le crucifix?
    Connaître, savoir, comprendre. Voilà en gros les objectifs du nouveau cours.
    On abandonne l'enseignement de la croyance. Nos enfants n'apprendront plus comment aller communier, comment aller se confesser, pourquoi dieu veut qu'il se marie, pourquoi dieu peut les "krisser" en enfer s'il on a une relation sexuelle hors du mariage, etc., etc..

    Abandon de la croyance (catholique) pour la connaissance (universelle). Rien de plus. On ne rebaptisera pas les rues et les villes qui ont un St-... ou un San ... , on ne démolira pas les églises, ni les mosquées, ni les synagogues, on ne modifiera pas les manuels d'histoire enseignant notre fier passé catholique et notre, non moins fière, révolution tranquille. Nous continuerons de parler français même s'il n'y a plus de crucifix à l'Assemblée nationale (Jésus-Christ, d'ailleurs, ne parlait pas un maudit mot français... alors...). On continuera à débattre de souveraineté et d'indépendance même si le goût de sucer la bague épiscopale ou papale, risque de s'estomper (la bague papale! Le fantasme ultime! N'est ce pas, Mme Bombardier... la bague papale... hein?)

    Oui, cessons de nager dans cette eau qu'on a dit bénite, cessons d'avoir peur de l'enfer, de la perte de notre identité. Notre histoire est aussi solide que notre culture. Notre identité québécoise est originale, forte et inébranlable. Les gens du monde entier qui choisissent de devenir québécois plutôt que canadien ou qu'étatsunien, sont attirés par notre ouverture et notre modernité. Notre esprit a toujours été innovateur (enfin, disons depuis la révolution tranquille), cette réforme de cours des religions en est une autre preuve encourageante.

    Ayons confiance en nous. Et pour ceux qui en doute, priez mes amis, priez. dieu, yahvé, allah, mahomet, jésus-christ, raël, krischna, bouddha ou brahmâ, vous viendra en aide.
    Tous ces êtres suprêmes seront toujours là pour vous aider à surmonter vos peurs et votre mal de vivre.

    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Georges Paquet
    Abonné
    lundi 17 septembre 2007 15h23
    Bravo Serge Charbonneau
    « J'ajouterais à vos propos très sensés que Mme Bombardier nage, ou plutôt se débat dans l'eau "bénite" afin de ne pas sombrer dans le bénitier, dans lequel elle croit que tous les Québécois plongent encore leurs racines culturelles. »

  • Micheline Trépanier
    Inscrite
    mardi 18 septembre 2007 17h34
    De quoi avons-nous si peur ?
    « De quoi avons-nous si peur ?

    Face aux travaux de la commission Bouchard-Taylor, jour après jour, exprimée de différentes façons, nous ressassons la même question ou le même doute : « fallait-il donner la parole au peuple ? » laissant entendre : ce n'est peut-être pas une si bonne affaire !

    Dans Le Devoir de lundi encore, c'était au tour de monsieur Jean-Jacques Stréliski de s'ajouter à la liste. Dans un article par ailleurs fort intéressant, il s'interroge sur le bien fondé de la commission et nous soumet les raisons plus ou moins occultes qui auraient donné lieu à cette vaste consultation populaire. Il n'est pas le premier à avancer de telles hypothèses.

    De quoi a-t-on si peur ma foi, en donnant la parole au peuple ? Oui, il peut y avoir des dérapages, de l'inflation, des débordements, des excès de langage et je ne sais trop quoi encore. Avouez que, dans un Québec où l'on vénère la liberté d'expression, où l'on se targue des droits et libertés, où l'on se pose en modèle au chapitre de la démocratie, il est assez incongru d'entendre tous ces doutes sur le bien fondé de donner la parole au peuple.

    Les Québécois ne sont quand même pas du genre à faire sauter la baraque à la moindre occasion. Cet exercice n'est-il pas salutaire pour tout le monde? En réaction à ce qui se passe, on n'aura jamais autant eu accès à de l'information sur le sujet, à des analyses d'experts, aux précieuses mises en contexte de journalistes de toutes tendances, etc ...C'est l'université dans la rue. Comment ne pas se réjouir de ce vaste chantier d'éducation populaire ? Pour preuve, le génial article de Denise Bombardier dans le Devoir du week-end dernier Le Québec malade de la religion et celui de Michèle Ouimet dans La Presse la crise... quelle crise ? et plusieurs autres. Peu importe alors toutes les raisons occultes ou pas, nobles ou pas, qui ont donné lieu à la commission Bouchard-Taylor. Je pense qu'il faut nous réjouir de ce qu'elle permet et promet. Une parole qui circule est beaucoup moins dangereuse que les peurs silencieuses qui maintiennent l'ignorance; et pavent à coup sûr la voie d'une plus grande intolérance encore que celle qui s'exprime à l'occasion de cette consultation populaire.

    Micheline Trépanier,
    enseignante retraitée »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mardi 18 septembre 2007 20h46
    Le mélange de Mme Trépanier!
    « Le mélange.

    Pauvre Mme Trépanier, vous me semblez bien mêlée!

    Mme Bombardier ne parle pas de la commission Bouchard-Taylor.
    Son texte est en rapport avec la réforme des cours de religions.

    La commission Bouchard-Taylor parle d'accommodements raisonnables.

    Bah! Bien sûr Bouchard-Taylor dérive souvent vers la religion. Il faut avouer que ce sont les fanatiques religieux qui ont déclenché le débat. Mais, en fait, la question de Bouchard-Taylor, c'est de savoir si la société québécoise veut changer ses habitudes de vie pour accommoder les gens qui veulent vivre ici avec les coutumes de leur ancien pays. Et, souvent, ça concerne la religion.

    Nos fanatiques religieux, "made in Québec", ont décidé de faire dévier le débat sur cet unique aspect. Notre religion contre celle des autres.

    Le sujet de Mme Bombardier qui concerne l'enseignement religieux ou des religions, est d'un tout autre débat. Il s'agit en fait, d'enseigner une croyance, c'est-à-dire, d'apprendre à nos enfants à croire d'une façon, comme on nous a appris, où de leur apprendre ce que sont toutes les religions. Il s'agit d'un débat entre la croyance ou la connaissance.

    Pas facile hein de dissocier Bouchard-Taylor avec leurs accommodements et la réforme des cours de religions! Même Mme Bombardier discourt sans trop savoir où elle va. On peut comprendre votre confusion.

    Par contre, la peur, grand thème de votre commentaire, est commune aux deux sujets.
    La peur et la religion sont intimement liées. Aussi, la xénophobie, la peur bleue de l'étranger. La peur, ça oui! De quoi avons-nous peur? Méchante bonne question! »

  • Michel Thibault
    Abonné
    vendredi 21 septembre 2007 13h15
    Question identitaire
    « Les questions identitaire et religieuse des canadiens d'origine française se chevauchent la deuxième étant liée étroitement à la première, à notre histoire.

    C'est un prêtre allemand, Eugen Drewerman , dissident et critique de l'église catholique qui a raffermi ma foi. Un vrai pasteur dans tous les sens du terme. Il savait rassembler ses concitoyens par l'ouverture et la liberté d'esprit qu'il contribuait à produire chez eux. Psychanalyste, psychologue et historien, ( religions, contes, mythes, etc.), un vrai génie que l'église catholique officielle avait du mal à tolérer. Elle lui retira même sa chaire d'enseignement

    Il a écrit des dizaines d'ouvrages, interprétant les écrits religieux. sous l'angle de la psychanalyse notamment.

    C'est tout un défi que d'être apte à enseigner l'histoire des religions, surtout à de jeunes enfants »

  • Micheline Trépanier
    Inscrite
    mardi 25 septembre 2007 00h21
    Un peu d'humilité monsieur Serge Charbonneau !
    « À votre commentaire intitulé "Le mélange de madame Trépanier" je réponds:" ce n'est pas parce que vous ne savez pas faire les liens entre les deux sujets qu'il n'y en a pas! Vous avez un orgueil démesuré mon cher monsieur pour prétendre que madame Bombardier discourt sans savoir où elle va.Demandez qu'on vous explique si vous ne comprenez pas ma foi ! Micheline Trépanier »

  • Daniel Beaudry
    Abonné
    mardi 25 septembre 2007 08h40
    La cigale a-t-elle existé?
    « À la différence du discours religieux, le discours athée n'inspire pas. Rationel mais sec. Les laics regardent, analysent mais ne font rien. Les enfants veulent une hitoire et une personne derrière ce qu'ils observent et sentent.
    La bible et les fables de Lafontaine contiennent de profondes vérités. Le blocage et l'antagonisme viennentt de l'obstination des religieux à proclamer la vérité littérale de l'histoire de la cigale et la fourmi. Le message est obscurci par le débat.
    Pour mieux comprendre la distinction des niveaux de langage, je vous réfère aux écrits merveilleux de Northrup Frye
    Daniel Beaudry »

  • Micheline Trépanier
    Inscrite
    mardi 25 septembre 2007 12h13
    Des liens à faire monsieur Charbonneau ?
    « Si vous avez lu l'article de madame Bombardier " Un retour au VIII° " dans le Devoir du Week-end dernier,vous avez peut-être compris mon commentaire:" De quoi avons-nous si peur ?" que j'ai écrit suite à son article " Le Québec malade de la religion". Retracer-le, cela vaut la peine !
    Je dis encore Merci à madame Bombardier d'avoir mis un peu de lumière dans le tunnel en remettant les pendules à l'heure.Si jamais elle doute de l'importance de ses écrits, je la prie de chasser cela comme une mauvaise pensée.
    Micheline Trépanier »

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