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Chômeurs absents, subventions coupées

Emploi-Québec ne tolère aucune absence aux cours qu'il subventionne

Clairandrée Cauchy   14 septembre 2007  Québec
Les étudiants dont la formation est financée par Emploi-Québec ont intérêt à ne pas être malades et à s'assurer que leurs enfants restent aussi en santé. Le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale leur a en effet fait savoir qu'aucune absence ne pourrait être tolérée aux cours, qu'elle soit justifiée ou pas, à défaut de quoi ils pourraient perdre leur subvention.

Johanne Nault est mère monoparentale de quatre enfants, dont trois habitent avec elle. Elle vit dans l'angoisse que son garçon asthmatique soit obligé d'être hospitalisé de nouveau. «L'an dernier, mon fils a dû aller à l'hôpital et j'étais obligée d'être là 24 heures sur 24, parce qu'il était dans une unité de soins de courte durée. Si cela se reproduisait cette année, je devrais choisir entre aller à l'hôpital ou perdre ma subvention», a déploré Mme Nault, qui s'est inscrite à un cours de mécanique d'ascenseur après avoir perdu son emploi en entretien ménager.

À l'instar de ses collègues qui étudient au Centre de formation des adultes Gédéon-Ouimet, à Montréal, elle a reçu un avis cet été précisant que la politique antérieure voulant qu'on tolère jusqu'à 10 % d'absence ne s'appliquait plus et que le Centre local d'emploi visait plutôt un «pourcentage d'absence de zéro». La lettre cite l'entente conclue entre Emploi-Québec et les bénéficiaires d'une formation qui stipule qu'«Emploi-Québec peut suspendre ou cesser de verser l'aide financière en cas d'absence ou d'interruption de votre participation, et ce, quel qu'en soit le motif».

La semaine dernière, elle a fait des pieds et des mains pour réussir à rencontrer l'orthopédagogue et l'enseignant d'un de ses enfants pendant les heures de classe, profitant pour ce faire d'une journée pédagogique à sa propre école.

«Cela ne tient pas la route. Personne ne peut garantir qu'il ne devra jamais s'absenter, qu'il n'aura pas d'accident ou de maladie. Quand on travaille, la Loi sur les normes du travail autorise une personne à s'absenter pour s'occuper de ses enfants. Si on me coupait ma subvention, je n'aurais plus rien, j'ai terminé mes timbres de chômage», a dénoncé la mère de 39 ans qui fait vivre sa famille avec les 240 $ par semaine versés par Emploi-Québec. Au cours des dernières semaines, Mme Nault a écrit à la fois au premier ministre, au ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et à la ministre de l'Éducation pour leur demander de revoir cette politique.

Au cabinet de Sam Hamad, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, on ne semblait pas être au courant d'un resserrement dans l'application des règles. Claire Rémillard, l'attachée de presse du ministre, a précisé hier qu'elle doit communiquer aujourd'hui avec la direction régionale de Montréal pour savoir de quoi il retourne. «L'entente officielle [citée dans la lettre reçue par Mme Nault] laisse une certaine latitude aux Centres locaux d'emploi et aux directions régionales pour l'application de critères plus restrictifs», a-t-elle soutenu.

À la Commission scolaire de Montréal, on confirme que tous les élèves qui relèvent d'Emploi-Québec ont reçu récemment une lettre de leur agent d'Emploi-Québec pour les aviser qu'on ne tolérerait plus les absences.

La problématique est aussi connue du Mouvement québécois des adultes en formation (MQAF), qui regroupe des étudiants adultes de tous les niveaux d'enseignement. «Nous avons reçu plusieurs téléphones d'étudiants qui se plaignaient de cette situation», a affirmé au Devoir Robert Martin, président de l'organisme.

Il a d'ailleurs écrit à ce sujet aux ministres Sam Hamad et Michelle Courchesne. Pour le MQAF, une telle façon de faire laisse trop de place au jugement arbitraire des agents d'Emploi-Québec. «Nous sommes d'accord avec l'idée qu'il y ait des règles pour s'assurer que les sommes soient bien allouées. Mais il faudrait qu'elles soient écrites et s'appliquent également pour tout le monde. Toute personne qui ne peut être en classe pourrait devoir fournir un billet signé par un professionnel, comme par exemple un médecin ou un officier de justice», a fait valoir M. Martin.

Nicole Jetté, porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales, abonde dans le même sens. «Le ministre [Sam Hamad] dit qu'il veut aider les gens à retourner sur le marché du travail, mais une politique comme cela montre qu'on cherche à pousser les gens en dehors des formations», a-t-elle déclaré.
 
 
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  • Sylvain Racine
    Abonné
    vendredi 14 septembre 2007 07h07
    Être socialiste et de gauche, c'est mal!
    Cette nouvelle me déconcerte. Il s'agit évidemment d'un resserrement d'une politique fait par un parti conservateur de droite caché sous un voile libéral. Elle ressemble aussi à celle du remplacement d'une partie de la bourse en prêt pour les étudiants en 2004.

    Je ne reconnais plus mon Québec. L'individualisme, l'indifférence, l'absurdité et l'hypocrisie transcendent du matin au soir dans les médias, dans la rue, au travail.

    Être socialiste et de gauche, c'est dorénavant MAL. Le Québec est perdu. J'entrevois l'avenir extrêmement noir. Ce sont les babyboomers qui ont tout eu qui maintenant vont faire des compressions budgétaires, des augmentations de tarifs pour s'assurer qu'ils auront leurs pensions, et en plus ils se permettent de se donner des réductions d'impôt juste avant leurs retraites.

    Moi je dis ATTENTION. Ma génération, (j'ai 29 ans) nous ne nous laisserons pas manger la laine sur le dos. Moi j'ai eu la chance de bouger, d'immigrer dans un autre pays socialiste (la Suède) et vu mon pessisme concernant le Québec, je ne l'ai pas laissée passer.

    Bref, je pose la question aux babyboomers:

    Si de plus en plus de professionnels de ma génération qui parlent 2, 3 langues décident de quitter le Québec pour aller en Alberta ou n'importe où dans le monde pour avoir une meilleure vie et ne pas avoir le fardeau de soutenir les nombreux babyboomers et la destruction de la social-démocratie au Québec, qui croyez-vous qui va payer pour vos pensions? Est-ce que ce seront les immigrants que vous ne voulez pas ?

    Je ne souhaite aucun malheur aux babyboomers, mais c'est bien mal parti! Il ne reste plus qu'à élire Mario Dumont et vous vous assurez que plusieurs intellos et professionnels quittent dans les semaines qui suivraient.

  • andré michaud
    Inscrit
    vendredi 14 septembre 2007 08h58
    Équilibre Carotte et bâton
    On ne peut que souscrire à l'idée que certains fonds ne soient pas dépensés par des gens qui ne veulent pas vraiment
    s'en sortir, mais seulement abuser du système.Un grand ménage s'impose auprès des dizaines de milliers d'assistés sociaux APTES au travail, qui lève le nez sur l'effort et se complaise dans le parasitisme.
    Cependant il ne faut pas décourager ceux qui veulent s'en sortir avec des normes irréalistes. Quand on veut faire avancer un âne (peu pressé de travailler) ,on ne doit user que du bâton, sinon l'âne ne voudra plus avancer...On doit aussi tenir compte du contexte familial.

  • Michel Chayer
    Inscrit
    vendredi 14 septembre 2007 09h38
    La carotte dans le fondement, et le bâton itou.
    (Une) mère de 39 ans qui fait vivre sa famille (de trois enfants) avec les 240 $ par semaine versés par Emploi-Québec...


    Deux cents quarante dollars par semaine pour nourrir, loger, vêtir un adulte et trois enfants...

    Je ne sais pas qui calcule les montants alloués par Emploi-machin, mais une chose est sûre, soit qu'il s'agisse d'un crétin, soit qu'il s'agisse d'un salopard.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 14 septembre 2007 10h07
    C'est la vie
    Pour en arriver à cela il y a eu abus du système. Quand je travail et que je manque une journée de travail quelque soit la raison, je ne suis pas payé pour cela. Si je manque trop souvent je met mon emploie en péril. Pourquoi ce ne serait pas la même chose pour ceux qui bénéficient des largesses du gouvernement. Après tout c'est mon argent que l'on dispense et j'exige qu'il soit bien dépensé. Si on additionne le coût de tous les abus dans tous les programmes sociaux au Québec, on verra que le scandale des commandites est de la petite bière comparativement comme impact financier sur mon compte de taxe. Je n'ai rien contre les taxes mais si je paie, j'ai un droit de regard. Et pour Sylvain, OUI être socialiste est mal le socialisme est un fléau qu'il faut combattre à tout pris. Et OUI la droit est aussi un fléau qu'il faut combattre à tout pris. Ce qu'il faut c'est un juste milieu. Ou personne n'est laissé de coté mais ou tous ceux qui reçoivent de l'état doivent repayer l'état. Soit en argent ou en service. Nos rues sont sales pourquoi pas avoir les assistés sociaux les nettoyer, les bords de routes. Il y a tant de tache que l'on pourrait exiger d'eux. Peu être que le nombre diminurait.

  • Denis Leroux
    Abonné
    vendredi 14 septembre 2007 10h43
    Ma retraite, je l'ai financé
    M. Racine,
    Jeune homme, comme beaucoup d'autres Québécois, j'ai décidé de prendre ma retraite à l'âge de 55 ans.
    Cette décision ,je l'ai prise à l'âge de 25 ans à la sortie de l'université. J'ai économisé pour atteindre ce but. Et,je continue de payer des impôts à l'État. Mes impôts ont servi à financer vos études.
    Alors, un peu de respect pour ceux qui vous ont devancé et ont participé à l'évolution du Québec!

  • Claude Archambault
    Inscrit
    vendredi 14 septembre 2007 11h00
    @ M Villeneuve
    M. Villeneuve, ce que vous décrivez c'est le prix à payer pour être une société distincte ou l'on veut tout controler car au Québec on est meilleur que le Canada.
    Au québec on sait faire.

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 14 septembre 2007 11h17
    Punir ou soutenir?
    À prime abord on dirait que les ministres Sam Habad et Michelle Courchesne se sont fait pogner les culottes baissées. Leurs fonctionnaires ont tenté d'appliquer en douce leurs mesures punitives mais, ô malheur, les intéressés se sont mis à crier à l'injuctice. Reste à trouver les boucs émissaires. Ça ne devrait pas tarder.
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Claude Stordeur
    Abonné
    vendredi 14 septembre 2007 12h04
    Avant on avait l'humain qui contrôlait l'inhumain
    Avant on avait l'humain qui contrôlait l'inhumain
    Maintenant c'est l'inhumain qui contrôle l'humain.
    Dans toute société et mouvement qui aide l'humain il y a 3 à 5% de fraudeur, et au plus on ressert les règles d'admission, au plus les gens honnête sont pénalisé et les fraudeurs trouveront un autre moyen de passer au travers.
    Il est utopique d'avoir fraude zéro, mais par contre cette excuse sert les gérants d'estrade des mouvement subventionné pour assoir leur autorité et supériorité.
    Une fois que le niveau de 5% de fraudeur est atteint, il faudrait arrêter de courir après tout le monde pour en pincer un ou deux par mois, qui recommence plus tard... Mais ça c'est penser aux autres et pas rien qu'a son avancement comme gestionnaire.

  • Cyr Isabelle
    Inscrite
    vendredi 14 septembre 2007 14h44
    Emploi Québec destructeur de l'abolition de la pauvreté par ic
    Je trouve qu'emploi-Québec prends des mesures exagérées pour gérer l'absentéisme dans les cours qu'il subventionne pour les adultes. Les gens qui suivent ces cours sont souvent dans une situation précaire et ils veulent s'en sortir. En applicant la règle absolue de l'absentéisme zéro, on ne donne pas de chances aux candidats de plus être chômeur où de se sortir d'une situation précaire. Quand il y a des épidémie de gastro ou des tempêtes de neige dangereuse il faudrait être plus souple envers les étudiants. Aussi on ne connaît pas l'avenir on peut être malade ou nos enfants. Pourquoi ne pas proposer au étudiants du rattrapage pour remettre les heures ou quelque chose du genre? Est-ce que les étudiants font les frais d'un conflit entre ministère et emploi Québec. Je veux dire que emploi Québec ne recevrait pas les sous quand l'étudiant n'est pas là ou c'est le ministère qui ne reçoit pas d'argent ou bien l'école. Mais cette façon de faire est contraire aux normes du travail alors que l'on veut justement préparer des gens au marché du travail. C'est pas juste.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 14 septembre 2007 17h27
    Rond-de-cuire
    Pour répondre à monsieur Racine qui se désespère de l'individualisme embiant je lui dirai que l'on appelle celà la loi du balancier qui fait que les valeurs d'autrefois, ici les années soixante dont j'étais, sont remises en question d'autant plus que ma génération en bénéficie et la nouvelle aussi sans que la première et la seconde ne rappelle et ne connaisse les luttes que nous avons dûs mener pour en arriver là: de la reine ne négocie pas avec ses sujets de Jean Lesage aux luttes pour obtenir l'indexation de nos salaires alors que l'inflation tournait autour de 10 %. Aujourd'hui les salaires sont tellement bons (pour un bon nombre de travailleurs) et le citoyen tellement irresponsable qu'il investi la majeur parti de son salaire dans l'auto. Ainsi l'on voit des locataires avec des autos dépassant les vint-cinq milles dollars. La situation de madame Nault est à l'opposée de ce que je viens de décrire (où sont le ou les géniteurs?) et, en prime elle fait face à des ronds-de-cuire, c'est-à-dire des fonctionnaires sans coeur ni jugements, race qui se régénère d'une génération à l'autre...

    Claude L'Heureux, Québec

  • mélanie guay
    Inscrite
    vendredi 21 septembre 2007 23h59
    il ne faut pas se laisser faire
    Moi je vais a l'école avec madame nault et je suis fier qu'elle disent haut et fort tout ce qu'on pense mais qu'on a pas le courage de se battre pour se faire entendre par peur de se faire couper notre cheque.Dans le fond la vrai raison c'est qu'il veulent qu'on travail le plus rapidement pour ne plus a avoir a nous payer ,mais il ne veulent certainement pas qu'on deviennent plus riche qu'eux!

    Mélanie G

  • Joanne Nault
    Inscrit
    mercredi 17 février 2010 14h48
    Mme. Joanne Nault vous répond... :)
    @ M. Claude Archambault et compagnie

    Pour tous ceux qui endossent ce genre de pensées:

    “pour ceux qui bénéficient des largesses du gouvernement. »
    « Si on additionne le coût de tous les abus dans tous les programmes sociaux au Québec, on verra que le scandale des commandites est de la petite bière comparativement comme impact financier sur mon compte de taxe. »
    « Nos rues sont sales pourquoi pas avoir les assistés sociaux les nettoyer, les bords de routes. Il y a tant de tache que l'on pourrait exiger d'eux. Peu être que le nombre diminurait.”

    Bon alors, c’est moi, la "fameuse" Mme. Joanne Nault !

    Ça fait depuis le 14 septembre 2007 que j’attends de pouvoir vous répondre à mon goût. Pourquoi ? Parce que j’attendais d’avoir terminé mon cheminement scolaire pour vous répondre M. Archambault.

    À prime abord, je n’estime pas avoir bénéficié de la largesse du gouvernement.
    Ce qui coûte réellement cher, c’est l’inaccessibilité à l’emploi, à cause du manque d’éducation !

    Oui, il y a de l’abus parmi les « méchants » assistés sociaux mais, ça ne représente qu’une infime partie !

    Voyons mon cher, vous n’êtes pas sérieux ? Un assisté social coûte quoi : 5000-6000$/an ? Non mais, faite vos calculs… Je vous trouve bien lâche de vouloir frapper sur les « satané assisté sociaux ». (Dillution is the solution for the pollution) Évidemment, les assistés sociaux qui n’ont pas d’instructions… ne répliqueront pas ! Bravo !

    Que dire des évasions fiscales, justement, est-ce que vous circuler avec une belle « plaque F » vous ? Et, je ne parle pas du nombre faramineux de fraude fiscale qui sont, elles aussi, extrêmement coûteuses.

    Mais le pire, en termes de pertes d’argent dans le domaine de l’éducation… c’est l’éducation gratuite qu’on offre aux immigrants qui viennent s’instruire ici, à nos frais, pour ensuite, s’en retourner dans leur pays avec leurs gros diplômes canadiens. Ceux-ci ont ne contribueront jamais à l’impôt et pourtant, en retour, on ne leur demande pas de rembourser ce que l’on a investie en eux. Et c’est la même chose pour les médecins, les spécialistes brefs, tous ceux qui bénéficient de l’aide gouvernemental pour acquérir leurs supers diplômes, pour qu’en bout de ligne, ils s’en aillent ailleurs. Eux aussi, représentent une perte réelle d’argent, parce qu’ils ne réinvestiront pas dans notre système.

    Mais en ce qui concerne les chômeurs et les satanés assistés sociaux c’est en fait :
    De ne pas leurs donner la chance de s’en sortir!

    Dans mon cas, comme dans tous ceux que j’ai côtoyé, on parle d’investissement ! On ne parle pas de perte d’argent !

    J’étais sensée être une mécanicienne d’ascenseur ...

    OK… mais faisant mes études, j’ai acquis du même coup, assez de confiance en moi pour viser encore plus haut. Et oui !

    Alors, je vous annonce mon cher qu’ à la place d’être un trou-de-cul qui vous torche (ramasser la marde qui traine dans les rues), moi qui devait être à vos yeux, la « looser de satané mère monoparentale » « abuseuse du système » est maintenant, rien de moins qu’une logisticienne de transport intermodale international !!! Et oui !
    (Le plus drôle est que, peut-être que maintenant, je fais un meilleur salaire que VOUS !)

    J’ai acquis mon DES et j’ai fait des études supérieur qui m’ont permis d’être ce que je suis aujourd’hui !

    Donc, à la place de subir un tas de préjuger, je fais :

    De la planification de transport national et international / je gère la productivité en
    temps réel en utilisant l’AS400/ je m’assure de maintenir une répartition proactive /
    je m’arrange pour minimiser le coût du transport (terrestre, maritimes et quelques fois, aérien) / Je coordonner les échanges de livraisons avec les autres planificateurs de mon équipe/ je planifie l'heure
    d’arrivée et de départ des chauffeurs / je m’occupe des cueillettes et des livraisons / je maintien l'efficacité du service et des coûts/ je m’assure de dénicher les opportunités de réduire les coûts d'opération/ je m’assure aussi de contrôler les coûts (i.e. temps supplémentaire / « demurage ») /je suis responsable de la ponctualité des chauffeurs/ je surveille aussi le rendement des chauffeurs et je dois signaler les défaillances de service au responsable des chauffeurs/ je traite les messages acheminés par satellite … et j’en passe !

    En bout de ligne, ce que je peux dire c’est que… maintenant, au salaire que je fais, je contribue amplement à l’impôt et ça me fait plaisir d’y contribuer !

    J’ajoute que je souhaite ardemment qu’Emploi-Québec continue d’offrir la chance à des hommes et des femmes comme moi de s’en sortir !

    Que voulez-vous mon cher, on n’est pas tous dans la ouate ! On n’a pas tous eu l’opportunité d’avoir l’entourage (ou le backround) qu’il faut pour réussir nos études avant, comme vous.

    Mais, on n’a qu’une seule vie à vivre et on est au Canada. On peux-tu vivre et travailler dans un domaine à la hauteur de notre potentiel ?

    Les BS ne sont pas tous des loosers ! Il y en a qui sont dans le fait, des victimes de la désinstitutionalisation et d’autres, voudrais tellement s’en sortir… Mais, ça dépend de sur qui on tombe. Malheureusement, il y a des agents qui mettent des bâtons dans les roues de tous ceux qui veiulent s’en sortir… résultat, ceux-là vivent encore (à leur très grande tristesse) au crochet de la société.

    Maintenant, je contribue au système et je passe le flambeau.

    Je profite de ce message pour remercier tous ceux qui ont contribué à mon succès. Si ce n’était pas d’Emploi-Québec… je serais ENCORE un trou-de-cul.

    À bon entendeur : salut !

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