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La table est mise

Le pemier forum régional de la commission Bouchard-Taylor annonce de vastes débats

Stéphane Baillargeon   25 septembre 2009 06h42  Québec
Gatineau —Le premier grand coup de feu est venu des lèvres d’un Québécois d’origine rwandaise. Réagissant à certains reproches formulés poliment au sujet de l’intégration des immigrants, il a dit avoir choisi, lui, de s’installer au Québec pour vivre dans une société laïque et francophone.

«On est en train d’accuser les immigrants de ne pas parler français. J’enseigne les sciences politiques au cégep et beaucoup d’étudiants ne le maîtrisent pas. Apprenez donc à vos enfants à bien parler leur langue maternelle!», a-t-il d’abord lancé à l’assemblée.
Le téméraire en a rajouté en expliquant que chacun devait se conformer à l’idéal de laïcisation de la société québécoise et surtout des institutions publiques, y compris en rejetant les compromis des accommodements raisonnables. «Qui n’est pas immigrant ici?, a-t-il finalement demandé. Je suis ici depuis 15 ans, d’autres depuis 200 ou 400 ans.»

La salle a réagi en gloussant de joie et de gène. Au moins 120 personnes se sont déplacées hier soir dans la salle d’un hôtel de Gatineau, en face du Musée canadien des civilisations, haut-lieu du multiculturalisme et de la rectitude politique made in Canada. Une assemblée assez uniforme, blanche ou presque, qui s’est très majoritairement exprimée en français dans le cadre du premier forum régional de la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodement reliées aux différences culturelles.

La table est mise. Si les seize prochains forums continuent sur cette lancée, les débats s’annoncent vastes, comme le demandent les balises de l’exercice. Hier, l’essentiel des commentaires a porté sur la laïcité et la place de la religion dans la société québécoise, l’égalité entre hommes et femmes, la place de la langue française et l’identité collective
«Il est temps qu’on fasse ce débat, a résumé une résidente de Gatineau impliquée dans un organisme d’accueil des réfugiés. Il faut parler de liberté, de l’égalité, des grands principes. La société québécoise est maintenant multiculturelle, autour d’une souche commune. Cela dit, oui, il faut faire attention aux intégrismes.»

Le président Gérard Bouchard a choisi, d’ouvrir sa propre intervention par un mea culpa. «À cause de certains propos maladroits, que j’ai tenu au sujet des gens qui regardent les nouvelles à TVA ou TQS, on pu laisser croire que je les méprisais, a-t-il dit. J’en suis sincèrement désolé et même profondément malheureux.»

Dans une entrevue au Devoir, le 17 août, il avait apparenté ces téléspectateurs à des gens qui n'étaient pas des intellectuels et qui n'avaient donc pas le jugement critique nécessaire pour faire la part des choses dans ce débat émotif sur les accommodements raisonnables.
La commission a débuté sous sa seule gouverne. Son collègue Charles Taylor a subi une intervention chirurgicale au bras gauche et ne sera de retour à la barre que dans deux semaines. M. Taylor avait enregistré un message audio pour redire l’importance des échanges publics pour la suite des choses. La soirée était animée par Madeleine Poulin, ancienne journaliste vedette de Radio-Canada.

Les règles de participation, très strictes, ne laissaient que deux minutes à chacun des participants du public. Ce premier forum a lui-même concentré le principe de la tolérance, très peu d’excès xénophobes y ayant été entendus. Beaucoup d’intervention ont souligné l’apport bénéfique de l’immigration. Encore plus ont cependant manifesté de l’inconfort face à certaines concessions anti-laïques.

«Moi, mes petits-enfants, je veux qu'ils se sentent Canadiens pure laine et Québécois, dans le futur et toujours. Je suis pour l'immigration, parce qu'on a beaucoup à recevoir d'eux. Mais on est quand même chez nous et quand on adopte un pays, on adopte sa façon de vivre», a commenté Mme Nicole Mailloux, déplorant le port du turban par un agent de la Gendarmerie royale du Canada ou l'offre de salles de prière pour les musulmans à l'université.
L’égalité homme-femme taraudent visiblement la population. M. Bouchard a demandé à une participante si les accommodements raisonnables lui sembleraient plus acceptables dans le cadre d’un principe général affirmant ce principe. Elle a acquiescé.

La laïcité ressort comme autre principe central des questionnements populaires. En se basant sur son expérience, Madeleine Lemay a défendu ce fondement de la société québécoise et demandé de réaffirmer fortement cette valeur en même temps que certains autres, dont l’ouverture ou le respect des différences.
«Je suis contre la religion et la sexualité dans les rues», a enchaîné une Québécoise d’origine belge fortement applaudie. Elle s’est vanté d’avoir écouté la série télévisée Les belles histoire des Pays d’en Haut pour mieux s’intégrer il y a quarante ans. «Et vous êtes aussi jolie que Donalda», lui a envoyé le président Bouchard.

D’autres ont parlé de la place de la religion dans le programme scolaire, à plusieeus reprises pour réclamer la fin du cours d’enseignement religieux non confessionnel. D’autres encore ont confié leurs inquiétudes pour le français comme langue d’usage commune et même comme langue d’enseignement. «Des gens viennent s’installer ici sans se préoccuper du français», a dit Jean Beaudin, membre du groupe Impératif français.

Un des derniers mots forts est revenu à un autre immigrant, un jeune installé dans la région de Gatineau. «Il y a deux genres de personnes ici, a-t-il dit, celles qui sont venues avec Samuel de Champlain et celles qui sont arrivées avec Air Transat. Il faut sortir la religion des institutions, botter en touche et c’est tout. Sinon où va s’arrêter la demande, par exemple pour des cours d’intégrisme musulman dans les écoles.»

Il a aussi affirmé l’importance de l’intégration par le travail. «Immigration égal emploi. Il faut le répéter : pour s,intégrer, il faut travailler.» Statistique Canada vient de publier des données montrant les difficultés plus grande des immigrants à se trouver du travail, même s’ils sont généralement plus diplômés que le reste de la population.

La commission poursuit son travail aujourd’hui avec les audiences. Elle reçoit une dizaine de mémoires et une vingtaine de témoignages, dont celui du maire de Gatineau, Marc Bureau.
La caravane s'arrêtera dans 16 autres villes du Québec cet automne. L’intérêt pour la consultation publique semble différer d’une région à l’autre. Les séances de Saint-Jérôme, Trois-Rivières, Québec et Montréal s’annoncent les plus courues. Les forums de la métropole, fin novembre, dureront deux jours et l’une de ces rencontres se déroulera en anglais. Les audiences, elles dureront cinq jours. Le rapport sera déposé en févier.
 
 
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  • Alain Roy - Abonné
    11 septembre 2007 06 h 50
    Ça me fait bien rire qu'on tape autant sur les musulmans...
    ...car l'intégrisme catholique et juif, ça existe déjà dans nos écoles! sortons la religion de nos institutions mais de façon égalitaire. Les musulmans sont trop souvent les souffre-douleurs de l'opération ces derniers temps. Les juifs avec leurs écoles secondaires centrés sur la religion et l'omniprésence du catholicisme dans le programme scolaire québécois au primaire et au secondaire sont à dénoncer avec autant de vigueur!

    Un québécois qui a été élevé et "brainwashé" pendant 11 ans de temps par le catholicisme scolaire!
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  • jacques noel - Inscrit
    11 septembre 2007 06 h 56
    "On s'ouvre sur une fermeture"
    C'est la meilleure phrase que j'ai entendue en 2 heures de débats. Tout est là. On s'ouvre sur des cultures archaiques et fermées.

    L'ensemble fut plutot décevant.

    Pour les prochains débats, faudrait s'assurer que les parents catholiques ne paktent pas la salle.
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  • Gilles Dussault - Abonné
    11 septembre 2007 08 h 00
    Intégration
    Égalité en droit et en fait, Laĩcité totale de nos institutions et espaces communs, Partage d'une langue commune: le Français... Impossible d'y arriver autrement.

    Adhérer à ces «valeurs» n'est pas la responsabilités seulement des arrivants nouveaux ou récents. La société québécoise dans son ensemble doit s'y soumettre, ce qui n'est pas acquis.
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  • Sylvain Rondeau - Abonné
    11 septembre 2007 08 h 36
    Lorsque l'intégrisme et le conservatisme se lève...
    Je dois tout d'abord féliciter l'organisation du premier forum tenu hier. En général, les échanges et témoignages ont été stimulants et ont fait preuve de la grande réflexion dans laquelle nous nous sommes engagés en tant que société. Toutefois, je dois avouer avoir été agacé par le "dumping" effectué par un groupe catholique.

    Par dumping, j'entends rassembler un grand nombre de supporteurs dans une assemblée pour imposer un ordre du jour supporté que par une petite minorité se voyant sur-représentée.

    L'intégrisme et le conservatisme moral n'est pas seulement l'apanage des Musulmans ou des Sikhs comme certains le croient: il est aussi présent au sein de la majorité chrétienne vivant chez nous. Depuis le XIXe siècle, les progressistes québécois ont lutté pour défendre la séparation de l'Église et de l'État et cette séparation ne fut que sérieusement délimitée que lors de la Révolution tranquille. Hors, nous avons du attendre les années 2000 pour voir le dernier relent important de cette présence religieuse dans l'appareil étatique, soit la disparition des écoles confessionnelles et de l'enseignement religieux de nos classes.

    Si, en tant que société, nous acceptons la notion de la séparation de l'Église et de l'État, que nous souscrivons à une conception laique de notre société, nous devons aussi accepter que l'école, financée à meme les fonds publics, a pour mission de former des futurs citoyens et non des croyants.

    Plusieurs participants hier soir ont voulu défendre un retour à l'enseignement religieux au nom de l'égalité et du droit de transmettre valeurs et héritage à leurs enfants. Hors, c'est justement par souci d'égalité que l'école doit demeurer laique. La religion est chose privée, personnelle. Elle ne doit pas etre imposée aux autres.

    Qu'il soit clair, je ne suis pas anti-religieux. Je défendrai meme vertement le droit à tout parent de transmettre sa religion, sa spiritualité ou sa philosophie de vie à ses enfants, mais dans un cadre privé.

    Rappelons-nous seulement que la société américaine fut fondée par des réactionaires religieux: les puritains. Hors, dans ce pays ou la religion est beaucoup plus présente que chez nous, le pays du "In God we trust", la religion n'est pas enseignée dans les écoles! Les parents américains voulant transmettre un héritage religieux à leurs enfants les envoient à l'école du dimanche. Ils ont compris que l'enseignement religieux ne revenait pas à l'État mais bien à ceux qui prennent le choix de l'inclure dans l'éducation de leurs enfants. Nos supposés défenseurs des libertés religieuses d'hier devraient plutot s'inspirer de leurs voisins du Sud.

    Le cours d'éducation à la religion n'est pas un cours d'endoctrinement. Il s'agit d'un cours d'introduction aux différentes religion. Son but n'est pas de transmettre un discours moralisant ou religieux, mais de permettre aux futurs citoyens de connaitre les différentes spiritualités qu'ils pourront voir se manifester autour d'eux dans la société pluraliste qui est la notre.

    Je peux comprendre que certains, menacés par la venue d'autres religions sur le territoire, veulent un "retour aux sources". Certains se sentent menacés face à "l'autre" et par réflexe de défense voudraient un retour en arrière pour se rapprocher de ce qu'ils considèrent de "vraies valeurs". Hors, ces "vraies valeurs" proposaient, il y a 30 ans à peine, une conception misogyne, homophobe et conservatrice de la société et pour rien au monde je ne voudrais la voir revenir sur la sellette au Québec.
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  • Pierre Samuel - Abonné
    11 septembre 2007 09 h 04
    Simple exercice de défoulement collectif...
    Cette commission ne sera, en fin de compte, qu'un exercice de défoulement collectif: toutes sortes d'interventions plus ou moins appropriées feront en sorte qu'on s'écartera du mandat premier à savoir jusqu'où une société comme la nôtre est-elle prête à "brader" ses propres valeurs pour ne déplaire à personne?
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  • Yvon Montoya - Abonné
    11 septembre 2007 09 h 19
    Laic juqu'au bout...
    Par expérience nous comprenons les propos concernant la langue française et son rapport avec la population. Gênant de voir la jeunesse sans grande maitrise et connaissance de la langue de Molière. C'est à croire que c'est voulu. Plus tard, cette jeunesse finit à faire croire qu'elle possède le minimum culturel pour accéder à des dites places culturelles et là, nous percevons tout le préjudice que cela porte à La Province toute entière.
    Lorsque vous vivez dans un monde francophone par définition car le Québec est une Province à culture francophone, il est gênant de rencontrer des personnes fermées à cette culture, à notre culture. Des efforts sont à faire. Oui, 15 ans ou 200 ou 400 ans, nous sommes tous des immigrants et c'est à partir de ce paradigme que nous devons avoir une culture commune. Autrement, il y aura le syndrome colonialiste algérien où les colons déguisés en OAS, Organisation Armée secrète, (à peu près 150 ans), venus de France ont semé mort et malheur.
    Le Québec a une chance de penser sa culture comme le résultat d'une symbiose de différentes cultures portées par des immigrants de tous bords. C'est là-dessus qu'il faudra agir. La culture et la langue française pourront y jouer un rôle majeur. Les québécois avec leur talent d'êtres curieux et ouverts sont très à même d'accepter ce pari. Mais de grâce, restons laïc jusqu'au bout.
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  • Claude Stordeur - Abonné
    11 septembre 2007 09 h 30
    Il faut 2 générations pour être intégré, accepté surtout
    Il faut laisser au temps le temps de prendre son temps, mais sans renier nos valeurs et sans accepter tout les excès des nouveaux arrivant.
    Je suis de la première génération, blanc, mais j'ai un accent, heureusement pas parisien ou français, pour eux c,est encore plus dur. Mais tant que l'accent y sera on sera étranger...
    Mais je ne suis pas malade, comme trop, parce que j'ai pas la nourriture de mon ancien pays. J'ai pas de pistolets le matin, ni de "moule frite salade mayonnaise" à tout les resto, mais, j'ai gouté et j'aime le jambon hawaïen et la poutine, c'est cela s'intégrer.
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  • 93Licar - Abonnée
    11 septembre 2007 11 h 15
    Un Québec laïc et francophone
    Dans un Québec laïc et francophone, voilà où de nombreux immigrants veulent venir vivre, parce que voilà le Québec du XXI ième siècle; faisons largement de la place à tous ceux là dans nos règles d'immigration, et mettons autant de respect à les accueillir qu'ils en manifestent à notre endroit. Voilà de qui sera faite cette société progressiste aux mille visages et histoires.
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  • Francois Piazza - Inscrit
    11 septembre 2007 11 h 28
    La boite à Pandore est ouverte !
    Ayant suivi les auditions à la télé, je félice Stéphane Baillargeon pour son compte-rendu qui traduit fidélement les tendances qui se sont exprimées.
    En croyant dégager en touche, comme dirait Jean Dion, en créant cette commission, tout en prennant bien soin de prendre comme présidents des gens un peu distant de la réalité quotidienne ( pour un, tout au moins, avec lequel j'ai frayé jadis ! ) le gouvernement Charrest a ouvert la boite à Pandore.
    Je trouve l'exercice de cette forme de démocratie excellente et nécéssaire, surtout en période de stabilité politique approximative. Ce qui n'est pas le cas. Nous sommes, tant au fédéral qu'au provincial, dans une époque de passage d'une forme démocratique parlementaire, du bi-partisme au multipartisme, sans avoir encore compris qu'on ne gouverne plus en fonction d'un programme mais d'une plateforme commune.
    Advenant - c'est dans l'air ! - qu'une élection se déclanche à un des deux palliers, il y a risque de voir les expressions les plus «émotives» servir d'arguments électoraux, pour n'importe quel parti , avant le rapport de la commission en février.
    Lequel risque fort de rejoindre la fosse commune des archives. On voit mal en effet un parti dont les chateaux-forts sont dans les secteurs « anglophonisants » aller à l'encontre de ceux-çi en bridant les «accomodement » tant sur le plan religieux que scolaire ou linguistique , surtout cantonnés dans ces comtés !
    La boite est ouverte : écoutons le vent qui en sort, tout en sachant qu'Il faudra tenir compte de ce qu'il nous dit. Pour éviter la tempête

    François Piazza
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  • jacques noel - Inscrit
    11 septembre 2007 12 h 11
    @claude camps
    "Mais tant que l'accent y sera on sera étranger..."

    Vous avez très bien résumé ce qui fait qu'on n'est pas québécois. Est québécois qui parle québécois avec un accent québécois. Point à la ligne.

    Ca fait des années que je dis la même chose: on me traite de tous les noms, disant que j'exclus 1,5 million de personnes!
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  • Monique Vadlövö - Inscrite
    11 septembre 2007 13 h 27
    Prendre pays
    Arrivée à Toronto en 1952, au Québec en 1961, je me sens complètement intégrée dans mon pays le Canada, même si on me traite parfois d'étrangère à cause de mon accente encore un peu parisien. Pour ce faire, j'ai, surtout, étudié et approfondi l'histoire de mon nouveau pays et sa littérature, dans ses deux langues officielles.
    J'ai eu deux fils ici. Ils ont étudié et contribuent par leur travail à la vie et au bien-être de leur pays.
    J'ai de la peine pour ceux que mon nom dérange, mais ne l'ai pas choisi. Comme tout le monde, il me vient de mes parents, déjà immigrés eux aussi en France.
    Je suis pour un Québec francophone et laïc. Nous avons des concitoyens de plus ancienne souche que la mienne, qui ont imprimé à ce pays des caractéristiques culturelles venues de France. Ils y tiennent, mais n'oublions pas que s'y sont greffées des caractéristiques linguistiques, culinaires et de mode de vie des Premières Nations établies sur ce territoire avant l'arrivée des Français. À ce 1er et 2e fond se sont ajoutées les caractéristiques des Anglais, 3e peuple fondateur, n'est-ce pas?
    C'est de toutes ces sources que proviennent ce que l'on appelle nos valeurs, la base, et pas seulement l'apport de la religion catholique, à en croire certains - d'autant que la plupart des premiers explorateurs et coureurs de bois étaient Huguenots, tout comme nombre des premiers colons. Ex.: Champlain,Radisson, DesGroseillers, De Monts, Chauvin, etc. On n'en fait pas état souvent.
    Donc, oui, un Québec de langue française, que tous devraient maîtriser. Et un Québec laïc, comme nombreux le proposent, parce que c'est le seul moyen d'assurer le respect des uns et des autres - mais sans accomodements illogiques.
    Merci au gouvernement du Québec d'avoir eu l'initiative de cette commission. Son champ de travail est vaste et sera, espérons-le, riche de tous les apports qui s'y exprimeront.
    Monique Vadlövö
    Son mari, Ivan A. Legault, de souche, approuve et co-signe.
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  • Robert Libersan - Abonné
    11 septembre 2007 17 h 29
    Du calme M. Noël
    «Est québécois qui parle québécois avec un accent québécois. Point à la ligne, avez-vous écrit.»

    Savez-vous M.Noël qu'il y a plusieurs accents québécois? Celui des Îles, de la Gaspésie en général, de Pasbébiac en particulier,celui d'acadiens québécois, etc.

    Sortez de votre région M. Noël.

    Est québécois qui vit au Québec et dont la langue d'usage est le français.
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  • jacques noel - Inscrit
    12 septembre 2007 06 h 27
    @Robert Libersan
    Effectivement, il y a plusieurs accents québécois: montréalais, québécois, beauceron, bleuet, madelinot. Tous ces accents font partis de l'accent national québécois. L'accent de Normand Brathwaite et Josée Di Stasio. L'accent de chez nous qui ne trahit jamais.
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