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Mea-culpa pour les Blancs

Denise Bombardier   8 septembre 2007  Québec
Ainsi Pauline Marois veut réhabiliter le «nous», malmené ou boudé par le PQ à la modernité amnésique, tandis que May Chiu, ex-candidate du Bloc québécois et organisatrice communautaire auprès des personnes issues de l'immigration, s'inquiète de la Commission sur les accommodements raisonnables, cet organisme dont elle dit qu'il est «fait par des Blancs pour les Blancs».

Oublions le déchirement autour du «nous», cette autoflagellation que le peuple qui inscrit sur ses plaques minéralogiques «Je me souviens» s'impose à la manière d'une incantation qui aurait remplacé l'acte de contrition du passé. Décidément, la vie était, sans qu'on le sache, plus simple du temps où l'on s'appelait Canadiens français et Canadiens anglais. Parlons plutôt de cet argument massue qui vise les «Blancs», cette peste, puisqu'il faut l'appeler par son nom, qui faisait aux animaux (raisonnables) la guerre, comme nous l'a enseigné Jean de La Fontaine.

May Chiu, qui devrait pratiquer la prudence et qui doit savoir ce que l'on ressent quand on se fait qualifier de «péril jaune», a lâché une phrase qui ne se retire pas. Dans la bouche d'un non-Blanc, le sens et la portée de ce qualificatif est une injure, voire un anathème. Le Blanc, celui qu'a si bien décrit par dérision l'essayiste Pascal Bruckner dans son livre Les Sanglots de l'homme blanc, est la cause de tous les malheurs de notre époque.

Le Blanc, c'est le colonisateur, le barbare, le riche arrogant, le raciste, le terroriste déguisé en soldat, voire le diable incarné aujourd'hui par George W., celui dont on apprenait cette semaine qu'il pleure sur l'épaule de Jésus. On sait bien que c'est le Blanc, en Chine, sous le régime de Mao qui marchait sur les eaux, qui a tué des millions de Chinois, en mettant en branle la Révolution culturelle. C'est le Blanc, en Afrique, qui seul est responsable des guerres tribales de caractère génocidaire. C'est lui qui est à blâmer dans les pays musulmans où sévissent des théocraties tyranniques qui soumettent le peuple et discriminent la moitié de la population; c'est le Blanc, en fait, qui viole toutes les libertés de la planète. Le Blanc, on devrait le savoir, n'a apporté que dévastation, haine et pauvreté dans le monde. C'est sa seule contribution à l'histoire en marche de l'humanité non blanche.

Les Blancs honteux n'en pensent pas moins, ceux qui sanglotent perpétuellement sur leur tare indélébile d'être blancs. Les Québécois, ce peuple de «nous», frileux, fermé, insécurisé, est le maillon faible de la suprématie blanche aux yeux de ceux qui nous disent «vous» sans que cela soit un signe de vouvoiement. Le mot «Québécois» est devenu un mot indéchiffrable sans autre point de repère que géographique, qu'on devrait désormais mettre entre guillemets en agitant les deux doigts de chaque main — l'index et le majeur — comme le font tant de gens ici de façon clownesque. À vrai dire, il faudra parler de plus en plus avec des guillemets avant qu'on ne se retrouve une fois pour toutes entre parenthèses. Pour satisfaire tout le monde, il serait plus sage de se définir en tant qu'immigrant de longue date, du XVIIe siècle jusqu'à aujourd'hui à vrai dire, Blancs mais en cherchant dans notre généalogie des ancêtres plus foncés ou plus bridés, catholiques mais, Dieu merci, repentis, homme et femme à la fois, la non-différenciation étant l'avenir de l'humanité. Si par malheur on est riche, il faut afficher son ancienne pauvreté en faisant visiter son modeste chalet rustique plutôt que sa demeure sortie tout droit d'Architectural Digest.

Le délire nous guette avec cette commission. Et ceux qui appréhendent des interventions hérouxvilloises seront peut-être surpris de découvrir que nombre de nos compatriotes immigrants sont eux-mêmes porteurs de perceptions culturelles empreintes de préjugés, d'idéologies et d'à-priori sur les Blancs judéo-chrétiens, ici francophones. Dans une société évoluée, l'être humain qui fait de la dignité et du respect de l'autre son credo, qui croit à la justice sociale et à la pluralité de pensées, n'a pas de mea-culpa à faire ou d'excuses à exprimer pour les actions maléfiques de ceux qui ont vécu avant lui.

Celui qui est né dans un pays construit par ses ancêtres n'a pas à se percevoir comme un nouvel arrivant afin que celui qui débarque ne se sente pas étranger. L'ouverture aux autres, à entendre certains, passerait par la honte de l'affirmation de soi et un sentiment de culpabilité à cause des crimes commis par ceux qui ont appartenu à l'Occident. Les Blancs ne sont ni meilleurs ni pires que les Jaunes, les Noirs, les Bruns ou les Verts.

Décidément, les fondamentalistes religieux à l'origine de notre saga actuelle incarnée par la commission Bouchard-Taylor auront réussi leur coup, eux qui ont compris notre fragilité légendaire. Ce sont nos assises mêmes qui risquent l'effritement en ouvrant la porte au multiculturalisme désintégrateur.

denbombardier@videotron.ca






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Vos réactions

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  • Michèle Bourgon
    Inscrite
    vendredi 7 septembre 2007 23h47
    Attttchiu!
    « Ainsi donc, selon madame Chiu,le NOUS serait exclusif...Et moi qui le croyais au contraire très inclusif. Différence de perception. Allons-nous devoir récrire le dictionnaire ?

    La Commission Bouchard-Taylor a ceci de bon: elle permettra de rédéfinir clairement nos valeurs fondamentales; celles auxquelles on ne veut absolument pas déroger; celles pour lesquelles on ne veut faire aucune concession. Du moins, je l'espère. Oui à l'immigration, oui à la diversité, oui à la différence. Non au terrorisme quel qu'il soit et pour quelle que raison que ce soit. Non à la manipulation. Oui à un Québec ouvert; non à un Québec qui, sous couvert d'ouverture, accepte de se renier. »

  • Benoît Gagnon
    Abonné
    samedi 8 septembre 2007 01h52
    La question? par Benoît Gagnon
    « Oui la question est mal posée. Celle-ci pourrait s`énoncée ainsi:" Comment bien vivre ensemble dans la tolérance?". Or le "nous" implique un art de faire et de penser qui lui appartient nécessairement pour exister. Ainsi notre identité a ses exigences qui doivent être respecter. Or la tolérance à l`égard des immigrants n`est plus à démontrer, au contraire nous devons l`affirmer en donnant comme critère à notre acceptation des comportements des immigrants le "Bon Sens" qui, comme le disait Descartes, est la chose la mieux partagé entre les humains. IL semblerait que certains l`ont perdu(entre autres les juges qui font dominer les droits individuels sur les droits collectifs dans l`ensemble de leurs jugements). Ceci étant dit il nous reste à souhaiter que notre "nous" puisse être respecté. »

  • Wally Bellemare
    Abonné
    samedi 8 septembre 2007 04h09
    multicultarisme DESINTEGRATEUR...bien choisi !
    « felecitatioins...superbe...vos édito...sont tous t.bons...sauf le Plateau...?.(b.becs +++)
    bonne journée. »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    samedi 8 septembre 2007 06h31
    Annulons la Commission Bouchard-Taylor et ressortons le rapport Durham
    « J'ai longtemps cru qu'il existait un complot contre les Québécois pour qu'ils en arrivent à s'autodétruire, qu'il y avait un fantôme de Lors Durham qui prônait dorénavant l'autodestruction à l'assimilation.

    Complot ou pas, il semble que c'est ce qui arrive. Nous avons tellement perdu le sens de la réalité que c'est André Drouin qui tranquillement devient notre sauveur, l'homme avec le détonateur qui "bouille en dedans".

    Ce conseillé d'Hérouxville, qui semble maintenant utiliser les services d'un conseiller politique et/ou d'un rédacteur (car ce n'est évidemment pas lui qui a composé la lettre envoyée au Devoir au courant de la semaine), est en train d'effectuer un coup d'état en ayant centraliser en un délire ce que Bernard Landry a dit récemment: le Québec n'est pas multiculturel.

    De plus, il avait une oreille attentive lorsque Jean Charest a effectivement dit que la Commission Bouchard-Taylor n'apporterait aucune solution.

    Ce que André Drouin suggère ni plus ni moins, sans s'en rendre compte lui-même, c'est qu'il demande aux élus de trouver une solution pour que les Québécois et Québécoises n'aient pas à passer par Ottawa et la Reine d'Angleterre pour prendre de telles décisions sur les accommodements raisonnables de types religieux. Il ne le sait peut-être pas, mais il s'attaque directement à la Charte canadienne des droits et libertés, charte incluse à la Loi de 1982 sur le Canada, cette dernière n'ayant pas été signée par Québec. Bref, mieux vaut se réfugier dans l'autonomisme par défaut de vouloir comprendre notre histoire.

    Malheureusement, la nation Québécoise vit, pour la plupart de ses habitants, dans un déni... disons le franchement, le Québec est en dépression psychologique. Je m'en suis rendu compte en écoutant Maisonneuve en direct alors que M.Maisonneuve échangeait avec M.Drouin pendant que notre premier ministre et nos autres représentants gardaient le silence.

    Les politiciens ne le disent pas, mais ils le savent très bien qu'il n'y pas de solution aux accommodements raisonnables autre que la souveraineté du Québec, laquelle ne serait que le début de la solution. Les paris sont lancés: combien de temps encore avant que les adéquistes ne signifient à M. Dumont qu'ils ne croient pas à l'autonomisme, mais qu'ils sont des imposteurs et dans les faits des souverainistes échoués attendant la bonne vague et se cherchant le bon phare pour enfin reprendre les flots de l'affirmation nationale québécoise?

    Je suis plutôt du côté des pessimistes et je crois que l'on devrait plutôt ressortir le rapport Durham, tout ensemble souffler bien fort pour le dépoussiérer et ensuite suivre les recommandations de Durham à la lettre. Fini les problèmes. »

  • Charlotte Paquet
    Abonné
    samedi 8 septembre 2007 06h46
    Les risques de l'effritement...
    « Si le multiculturalisme est désintégrateur et qu'il mènerait à l'effritement des assises de la société, il faudrait chercher ce qui ferait le contraire, ce que semble souhaiter l'auteure de ce texte. Il faudrait donc aller vers une "monoculture intégratrice".

    Vous ne trouvez pas qu'il y aurait là des objectifs et des revendications qui font déjà peur quand ce sont d'autres qui les prononcent, que ce soit au nom de leur culture ou de leur religion ?

    Il y a, comme on vient de le lire, "des phrases qui ne se retirent pas".

    Georges Paquet »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 8 septembre 2007 06h49
    10 sur 10
    « Je ne suis pas souvent d'accord avec Madame B mais ce matin c'est un 10 sur 10.

    Cet automne, pour la première fois de son histoire, le peuple du Québec, comme l'appelle le conseiller d'Hérouxville, va rejeter massivement le multiculturalisme infecte qu'on lui impose depuis une vingtaine d'années et qui a changé, pour le pire, le visage hier encore homogène de Montréal.

    Mais en même temps, les Québécois vont découvrir un autre Québec qu'ils ignoraient totalement. Le Québec où ils sont les Blancs, les pure-laine, les frogs, les Quebs, les pepsis, bref, les losers auxquels pour rien au monde on ne voudrait appartenir. »

  • Sylvie Provost
    Inscrite
    samedi 8 septembre 2007 08h00
    Débat tordu...
    « Le débat est tordu parce qu'émotif, de part et d'autre. C'est vrai que les québécois de souche francophone sont fragiles. On peut le constater juste à se promener à Montréal, d'où ils sont de plus en plus absents, et où on se fait de plus en plus servir en anglais. Avons-NOUS le droit d'être outrés? Avons-NOUS le droit, chez NOUS, de demander aux nouveaux arrivants et à ceux qui ont choisi de vivre avec NOUS de NOUS respecter? Si je décide d'aller vivre en Allemagne, je vais m'informer avant pour savoir si je pourrai m'intégrer à la culture allemande. Je vais apprendre l'allemand. Le problème ici, c'est que les gens choisissent le CANADA et sont accueillis en anglais sur une terre d'Amérique où il est surprenant qu'il reste encore des francophones. Ils ne veulent pas s'intégrer aux francophones. Ils veulent s'intégrer aux anglophones. C'est une question économique. La langue de travail n'est-elle pas en train de redevenir l'anglais? La loi 101 perd des plumes à chaque année. Et notre gouvernement ne fait rien. NOUS devons avoir les pleins pouvoirs sur l'immigration, sur la langue, sur notre économie, percevoir tous nos impôts et décider NOUS-mêmes comment nous les dépensons. Le multiculturalisme canadien à la Trudeau n'était voulu que pour diluer les québécois francophones séparatistes et unifier le pays. Je crois qu'il a bien réussi. Je pense qu'il est trop tard pour NOUS. J'entends souvent des québécois de souche francophones parler anglais entre eux. Je n'entends jamais des anglophones parler français entre eux. Et quand un anglophone s'adresse à un francophone en anglais, celui-ci répond automatiquement en anglais, sans même essayer de savoir si son interlocuteur comprend le français. Les québécois francophones ne résistent plus et s'assimilent à la majorité anglophone. Allons-NOUS baisser les bras? »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    samedi 8 septembre 2007 08h51
    Une grossière insulte à l'intelligence raisonnable.
    « Même sous le bouclier protectionniste du «Général» des Élections Canada, la très fragile victoire «septembre noir» du lobby islamiste qui voile très gauchement sa recherche de statuts particuliers, est une insulte, toute aussi grossière qu'insupportable, à l'intelligence raisonnable des Québécois. Et, je souscris d'emblée à la réaction intelligente et raisonnable de Madame Denise Bombardier.

    De la part du Fédéral, voilà le plus triste étalage, le plus guerroyeur affront et le plus polluant épandage d'arrogance et de mépris à l'égard de la distinction, si blanche, si blême ou si incolore soit-elle, cette distinction qui fait la force des Québécois. À force de mettre le feu aux poudres des particularités qui sont le fort du Québec, ce peuple dont les ressorts du JE ont été écrasés sous le poids historique des différents emprunts du NOUS, risque fort de finir à «JE-NOUS», cette autre version de l'À GENOUX. Cette charge ou ces tirs à blanc du DGE Canada est une irrévérencieuse et provocatrice avancée et une inqualifiable façon de hisser, trop vite et trop haut, les fanions de la victoire anticipée de l'ayatollah Gérard Bouchard et son Mollah Charles Taylor. Le complaisant laxisme du DGE Canada qui soulève une opposition généralisée, tous partis politiques et tous groupes et citoyens confondus, est tout aussi grossier qu'incongru et ça constitue un affront à l'intelligence et au gros bon sens. Le DGE/Canada se veut le propagandiste d'un certain multiculturalisme que commandite un certain communautarisme fondamentaliste. À quelques heures du vote par anticipation, donner ainsi son aval au port du burqa, du niqab et de tous les autres foulards de mascarades religionneuses, c'est inciter les casseurs à porter leur mouchoir noir, les Hell's Angels à porter leur cache-nez, les guerroyeurs Mohawks de Kanesatake à porter leur fichu, les Nunavummiut des territoires du Nunavut à porter leurs tuques à trous ainsi que tout Patof ou Youpi halloweeneux, à sortir ses masques et pétards à mèches. C'est ainsi que la fanfaronnade du DGE Canada, Marc Mayrand, via le plus voilé des accommodements commandités, attise les braises fumantes d'un racisme à rebours, rallument les torches du séparatisme et soufflent sur les tisons d'une révolte potentiellement incendiaire.

    Devra-t-on éternellement s'excuser d'être des «panous», ces incolores qui gênent l'arc-en-ciel des orages que soulèvent les religionnaires et sectaires, ces intolérants et fanatiques exaltés d'un communautarisme de bulldozer dont le conservateur bloquiste Lucien Bouchard se veut le plus fervent défenseur en commandite, alors que son illustrissime frère, perché aux tours de la forteresse de ses complexes et de la citadelle de ses prétentions doctorales, arquebuse à l'épaule et mousquet au pied, se plait à pourfendre les particularités de la distinction québécoise, prenant le trop grand risque de s'en prendre à la carrure historique et à la stature blindée des Québécois.

    Le moins scolarisé des «panous» sait très bien que ces Guéguerres actuelles que mènent certains intellos qui se se prennent pour les seuls douaniers des frontières de la lucidité, ne font rien d'autre que l'apologie des croisades islamiques et des «guerres saintes», toutes aussi sanguinaires les unes que les autres. Ces loufoques tentatives de plaidoyers en faveur des Djihâd et Fatah divisionnaires qui font s'éclater la partie moyen-orientale de la planète, doivent cesser. Le cas échéant, le recours à une loi spéciale est justifié et sa promulgation ne saurait tarder. La majorité serait ravie et s'accommoderait trèes raisonnablement de voir les actuels agents multiplicateurs de la fronde divisionnaire faire, nommément et expressément, l'objet d'un blâme national.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • mireille langevin
    Inscrite
    samedi 8 septembre 2007 09h32
    Bravo
    « Enfin quelqu'un qui ose dire ce que pensent beaucoup de Québécois. J'ai vécu au Moyen Orient . Je vous dis que là-bas il n'y a pas d'accommodements raisonnables. Les musulmans exigent ici des choses auxquelles ils n'ont pas droit chez eux . Si vous allez à la mosquée pendant votre travail vous perdez votre emploi.
    De plus on ne se sent plus chez soi au Québec à voir tous ces immigrants . L'immigration ....oui mais qu'on choisisse les immigrants. Pourquoi accepte-t-on tant de musulamns ? c'est l'invasion. Pourquoi tant de gens des pays de l'Est? On n'accepte pas la crème. Il n'y a qu'à se rendre rue St-=Antoine au bureau d'immigration Canada pour constater le genre d'immigrants qu'on accepte. Pourtant dans le guide qui accompagne le formulaire de demande de résidence on dit qu'on n'accepte que des gens avec diplômes universitaire !
    Les immigrants ne s'intègrent pas , ne s'adaptent pas , on doit s'adapter à eux, c'est le monde à l'envers.Le Canada et le Québec ne voient pas ce qui se passe en Europe avec l'immigration ? On attend d'avoir les mêmes problèmes pour se réveiller ? Les politiciens veulent des votes , c'est clair . Nos viaducs tombent , le Québec et le Canada vont tomber aussi. Une parente vivant en France s'est fait dire par une musulmane que dans vingt ans , toutes les femmes en France porteront le voile ! Ai-je besoin d'en dire plus ? »

  • Jean Le May
    Inscrit
    samedi 8 septembre 2007 09h44
    Les grands chevaux?
    « En lisant le début de votre article, je me suis mis à penser, ma foi,madame Bombardier monte sur ses grands chevaux en se lançant ainsi à la défense de la renommée du Blanc avec une lettre majuscule alors que ce n'était réponse qu'à une opinion qui se résumerait ainsi: vous faites une commission entre vous autres et on se sent exclus. Bref je trouvais le tue-mouche un peu gros. Mais faisant confiance en votre intelligence, j'ai continué à lire et grand bien m'en fit.
    Je regarderai de près ce débat dit des accomodements raisonnables et tâcherai de mieux dissocier bonne volonté et ouverture avec difficile affirmation de soi.Ca vaut une relecture de votre texte...
    Jean Le May
    Saint-Jean-sur-Richelieu »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 8 septembre 2007 10h09
    Un pays de blanc
    « qui laisse les émigrés lui dicter sa façon de vivre, ressemble étrangement à un pays de noir qui se fait dicter sa religion etc.. par des blancs, cela se nomme une colonisation.
    Voulons nous nous faire coloniser par, ou intégrer, des gens qui viennent de différentes cultures à notre façon de vivre?
    Intégrer veut dire que ces gens se fondent dans notre vie commune en gardant le souvenir de leurs épices de vie pour nous faire gouter à leurs différences sans changer fondamentalement notre base ancestrale, oui blanche et de culture ancienne chrétienne. NOUS avons bannit les religions de notre vie sociale commune sauf a l'église, pas pour se faire imposer une autre ou des autres religions qui sont toute agressivement sectaire . »

  • Robert Parenteau
    Inscrit
    samedi 8 septembre 2007 10h41
    Bravo
    « Je souscris entièrement à votre opinion. Oui, ce sont nos assises identitaires qui sont menacées par ces "politically correct" accomodements fondés sur des préceptes religieux pris au pied de la lettre. Nous avons jeté aux orties la chape religieuse qui nous tenait soumis à ses diktats. On peut évaluer pour le mieux ou le pire, mais là n'est pas la question. Alors, pourquoi devrions-nous revenir 50, 100 ans en arrière pour plaire à de néo-québécois, néo-québécoises? Nous leur accordons la libre pratique de leur religion, mais ils n'ont pas à nous imposer leur observance obtuse. Quand serons-nous assez fiers de ce que nous sommes: d'une culture francophone et catholique, les racines de notre identité, mais aujourd'hui, une société de plus en plus laïcisante et qui reconnaît la liberté de religion à tous, à condition que ce soit une pratique personnelle. »

  • Valdor Lagacé-Gallant
    Inscrit
    samedi 8 septembre 2007 10h49
    Un autre rappel de chinoiseries !
    « Alors que toutes ces personnes viennent ici pour améliorer leurs propres vies, elles voudraient être reçues comme étant des êtres au-dessus des autres.

    Ce que ces personnes nous reprochent, elles le pratiquent elles-mêmes. En ne s'intégrant pas. À quoi ça sert de changer de pays, si l'on n'est pas capable d'accepter de se conformer à son nouveau pays ? Lorsque l'on parle des autres, on parle de soi.

    Ce maudit judéo-chrétien qui a voulu faire de nous des gens BONS. On veut dont être bons, passer pour bons,on est-y bons?
    OUI ! Nous sommes parfaits ! Nous avons tous ce qu'il Nous faut pour naviguer tout seuls! Sans voiles aux mâts !

    On peut arriver à vaincre ces lavés du cerveau qui trainent encore dans nos recoins de nos vies quotidiennes.
    Il faut aimer les Hommes et avoir de la haine envers ces dieux qui les manipulent.
    Seul, l'Homme vivant dans la chair peut-être le libérateur de la conscience endormie. Nous sommes plus grands qu'eux, nous sommes ESPRIT dans le CORPS.

    Pour la première fois de son Histoire, l'Homme va s'opposer à ces forces invisibles qui lui ont donné naissance et ont contribué à la transformation et à la déformation de sa CONSCIENCE planétaire.

    Ce paradis terrestre Québécois est celui que nous avons choisi pour l'évolution de nos consciences. Élevons-en le taux vibratoire.

    Valdor Lagacé-Gallant »

  • Gaétan Bouchard
    Inscrit
    samedi 8 septembre 2007 10h55
    La société ouverte et ses ennemis
    « Ceux qui se croient des intellectuels, au Québec, ne font généralement que s'embourber dans les délires et les mystifications des idéologies collectivistes. La philosophe Simone Weil avait raison de dire que «les collectivités ne pensent point». Seul l'individu peut penser, et penser seul, sans se soucier de plaire à telle ou telle bande de gredins, avec ou sans paillettes.
    Or, l'acte de penser fait pitié au Québec. Tout converge vers la tribu, comme s'il fallait porter un chef sur un bouclier pour se mériter un micro ouvert. Les autres n'existent pas encore, jusqu'à ce que nous fassions notre «révolution Orange» qui nous débarrassera des faiseux de discours social-nationalistes et autres continuateurs de Borat aux yeux du reste du monde.
    On ne pense pas ici, on hurle avec les loups, on crie des slogans, on ramène tout vers le plus bas dénominateur commun et, si la réalité trahit le discours, on s'en prend aux mots et on rôte des comptines d'enfants qu'on veut nous faire passer pour des traits de génie.
    La conception de l'État, pour les Gardes Bleus de la Révolution québécoise, est intimement reliée à l'ethnicité.
    Dans mon enfance, mon père qui était pourtant un Métis d'ascendance huronne-wendate de première génération, ne manquait jamais de nous rappeler que nous n'étions pas des «Sauvages», tout en nous narrant les exploits de Frontenac et Lévis comme s'il s'agissait vraiment de notre histoire. Contaminé par une histoire qui était loin d'être sans faille (on ne fête plus Dollard des Ormeaux, ce «conquistadore», brigand, tueur de bisons et de Sauvages...), mon père et ses parents ont appris à se confondre avec cette histoire qui, manifestement, n'était pas tout à fait la leur. La grande histoire des Wendates et des Métis reste encore à écrire.
    Le Québec est occupé par des hommes depuis la dernière période glaciaire. Jacques Cartier et Samuel de Champlain n'ont rien découvert. Et j'aimerais bien connaître l'appellation sous laquelle les Autochtones identifiaient le territoire d'Hérouxville, par exemple, juste pour rappeler qu'il y a eu 10 à 15 siècles d'occupation humaine du territoire avant l'arrivée des Européens, au cas où ça intéresserait encore quelqu'un...
    Quoi qu'il en soit, je ne me rattache pas tant à l'histoire d'une tribu que je ne me rattache à la formidable évolution des droits et libertés de la personne.
    Les libertés collectives sont des abstractions qui ne donnent rien à qui que ce soit. Les libertés de la personne se goûtent concrètement dans la vie pour tout un chacun. Un État de droit c'est une personne plus une personne plus une personne, jusqu'à ce que tout le monde soit réuni. Un État ethnique, c'est la Grande Idée moins un traître, un vendu, un ennemi du peuple, bref une société qui refuse l'Autre et ne reconnaît qu'une seule manière de sentir et de penser la vie.

    On aurait intérêt à relire «La société ouverte et ses ennemis» de Karl Popper avant que d'exprimer un point de vue à propos des «accommodements raisonnables» et autres faits divers entourant la consommation d'un sandwich au jambon. »

  • Jean-Pierre Audet
    Abonné
    samedi 8 septembre 2007 11h00
    WOW
    « Cette Mme Bombardier, elle ne fait pas dans la dentelle quand elle flaire une injustice. Et quel cynisme : « On sait bien que c'est le Blanc, en Chine, sous le régime de Mao qui marchait sur les eaux, qui a tué des millions de Chinois, en mettant en branle la Révolution culturelle. C'est le Blanc, en Afrique...» ETC. !

    Évidemment les jeunes sont plus «ouverts». La raison en est simple : ils n'ont pas encore eu le temps de prendre conscience à quel point le rouleau compresseur de la «différence imposée» est en train de faire de notre peuple, de ce «nous» que nous osons à peine balbutier en privé, une race d'éternels repentis de tous les péchés des autres. De véritables Jésus-Christ en croix, voilà ce que nous sommes en train de devenir à grande vitesse depuis que nous avons laissé aux autres le droit de revendiquer le respect de leur différence. C'est comme si nous leur disions : «Venez chez nous, vous pourrez librement écraser vos femmes et protéger vos adolescents (Hassidim) des appâts de nos pécheresses à demi vêtues dans leur propre gymnase. Voilà deux peuples qui s'entretuent en Palestine et qui viennent chez nous promener leur superbe sur des trottoirs et dans des salles de votation avec le mépris de nos lois affiché et bien caché derrière leur niqab grillagé. Qui sait si un jour un terroriste n'y dissimulera pas ce qu'il faut pour exterminer le plus grand nombre de blancs chrétiens ou athées possible. La mollesse des uns fait la superbe des autres. »

  • Jean-Yves Bégin
    Abonné
    samedi 8 septembre 2007 11h17
    JE ME SOUVIENS
    « Chère madame Bombardier.

    J'aimerais relater un fait particulier et sans doute isolé.
    J'étais chez mon bon marchand libanais à Ville Saint-Laurent.
    Entre une cliente entre deux âges, le genre eurasien, sympa.
    - Bonjour M'ame chose, comment allez-vous aujourd'hui.
    - Très bien merci on va bientôt être la majorité icitte pis c'est nous autres qui va runner dans c'te pays-là on va les avoir les maudits frenchies.
    Le bon marchand libanais a un sursaut et lance un regard d'inquiétude à mon endroit, la cliente ne m'ayant ostensiblement pas remarqué.
    J'entre donc en scène.
    - C'est pas grave même si vous êtes la majorité vous serez toujours tous paqu'tés dans l'même building pis nous autres on va savoir quoi faire avec vous autres.
    Pourquoi se forcer pour parler en langage châtié!
    La femme a eu un sursaut, inquiétude,frisson d'horreur. Je crois détecter qu'elle sait encore mieux que moi ce à quoi je viens de faire allusion.
    Et alors, pour détendre l'atmosphère, j'ajoute:
    - Mais je plaisantais, bien sûr, comme vous d'ailleurs...
    Sans commentaire.

    Je crois tout comme vous que cette commission dite raisonnable va ouvrir une belle boîte de Pandore.

    Le spectacle est déjà commencé.

    Toujours heureux de vous lire. »

  • Marcel Gagné
    Inscrit
    samedi 8 septembre 2007 12h39
    Un texte sublime
    « Mon longue expérience avec des urbains (j'ai grandi dans un rang gaspésien), des Africains sub-sahariens (pendant plus que 16 ans), des athées militants (je suis un prêtre catholique), des Soeurs et des Frères convers, des Anglophones, des femmes et des gais, m'ont appris qu'une sorte de vengeance perdure chez ceux et celles qui furent profondément offensés, pendant des siècles parfois, malgré leur nouvelle situation de «gagneurs» ou de «gagneuses» et leur volonté de passer pour des personnes qui «pardonnent» ou qui «oublient». J'espère que votre chronique d'aujourd'hui, qui est tout à fait sublime, aidera tous les Québécois, à partir de l'expression leur propre vérité, à se libérer véritablement. »

  • Michel Thibodeau
    Inscrit
    samedi 8 septembre 2007 12h56
    Les blancs et la démocratie
    « Coupables, honteux,... parce que NOUS ne faisons pas le compte! Pourtant, nous sommes démocrates!
    Se pourrait-il que nous n'ayons aucune chance!
    Serions-nous suicidaires?
    Un blanc ordinaire. »

  • loiselet
    Abonné
    samedi 8 septembre 2007 13h23
    Bon appétit!
    « Oui madame Bombardier,le multiculturalisme est vraiment désintégrateur. Et c'est ce que voulait en faire Trudeau qui nous en a apprêté une bouillie pour les chats absolument indigeste et vérifiée à chaque repas.
    Nonobstant nos " enfances à l'eau bénite¨, que vive enfin le laïcisme intégrateur. »

  • nicole dorion-poussart
    Inscrite
    samedi 8 septembre 2007 13h48
    « Je me souviens »... de quoi?
    « Si les « nous », les « Québécois de souche », les Canadiens-français » etc etc acceptaient enfin de se souvenir de la totalité de leur histoire, ils verraient leur futur avec plus de sérénité. Après tout, ne sont-ils pas à la base d'un peuple fier qui a survécu à la Conquête de la Nouvelle-France, à l'abandon de la mère patrie et au départ d'un grand nombre de nobles, de commerçants et de membres du haut-clergé à la suite du traité de Paris de 1763?

    S'ils acceptaient de se souvenir que leur destin a basculé le 13 septembre 1759 lorsque le marquis de Montcalm a été défait sur les plaines d'Abraham par James Wolfe... et, qu'en 2007, ils parlent encore français au milieu d'un continent anglophone.

    Si les « nous », les « Québécois de souche », les Canadiens-français » etc etc acceptaient de se souvenir qu'ils ont construit leur pays avec les Anglais, les Écossais et les Irlandais qui se sont établis dans la « Province of Quebec » au lendemain de la Conquête, avec des Loyalistes qui ont immigré ici après l'Indépendance américaine, avec l'immigration massive des Britanniques et des Irlandais due au développement du commerce du bois et de la construction navale dans la région de Québec au 19e siècle, avec la venue de nombreux immigrants de différents pays européens après la Première et la Deuxième Guerre mondiale, puis d'immigrants de pays asiatiques, africains, du Moyen-Orient...

    S'ils acceptaient que leur culture n'est pas que française, mais plutôt une heureuse synthèse de traditions françaises, britanniques, irlandaises, italiennes, allemandes, juives, etc etc, les « nous », les « Québécois de souche », les Canadiens-français » etc etc réaliseraient que leur culture est extrêmement riche des apports de ceux et celles qui se sont joints à nore société depuis 250 ans.

    Un peuple qui se souvient de la totalité de son histoire et qui en est fier et qui ne cherche pas à en occulter la diversité est confiant parce qu'il sait que son passé est garant de son avenir. »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    samedi 8 septembre 2007 15h55
    Réflexion convergente sur le "nous" et le "eux".
    « Comment aborder la question des « accommodements » avec raison et vérité?
    Il faudrait ramener un peu de raison dans les questions qui entourent les fameux « accommodements raisonnables » Commençons par le refus de donner dans la dérive partisane, ensuite par le respect de la vérité historique.
    Il est faux que M. Mario Dumont ait inventé la question de toutes pièces. Tout politicien honnête aurait pu penser et dire les mêmes choses. Il les a du reste dites avec modération, si l'on considère l'urgence et la virulence du problème. Que l'on soit fédéraliste ou indépendantiste, la vérité est la même et les solutions aussi devraient l'être, à différents degrés, concédons-le. C'est faire fausse route, créer une diversion dangereuse que de ramener l'analyse de la question à de mesquines considérations de partis. Le procès que l'on intente à Madame Marois au sujet de sa déclaration opposant le « nous » et le « eux » relève de la même partialité. Après s'être fourvoyé dans la voie du nationalisme civique absolu, au point de perdre le sens même de sa démarche, le Parti québécois, sans doute un peu contraint par l'évolution sociale et politique, revient au sens de la réalité et à celui des attentes du peuple québécois. Madame Marois, en distinguant un « nous » et un « eux », n'a jamais voulu les dresser l'un contre l'autre, mais bien plutôt jeter un pont entre deux catégories que la Constitution canadienne, et les jugements des tribunaux fédéraux , sont en train d'éloigner irrémédiablement. Ce n'est pas donner dans le racisme que de reconnaître l'existence d'un problème, et, en nommant un chat un chat, d'amorcer un dialogue, une explication nécessaire pour assainir le climat et ouvrir la voie à des décisions politiques et réglementaires propres à rassurer les Québécois d'origine, et à donner aux immigrants des consignes précises et efficaces d'intégration.
    Au point de départ, ne faut-il pas rétablir la vérité historique? Il y a peu, on a ferraillé autour d'un programme d'enseignement de l'histoire, élaboré au ministère de l'éducation, qui proposait tout simplement une falsification de l'histoire du Québec au prétexte de faciliter le vivre ensemble des Québécois et des nouveaux arrivants. Cet exemple nous renvoie à une autre déconstruction, politique celle-là, à savoir la Constitution canadienne qui prive le Québec d'importants pouvoirs, et lui impose des obligations qui s'attaquent au coeur même de son identité historique et à la vitalité de la langue française dont la fonction est justement de symboliser et d'exprimer cette identité. Le truquage de notre histoire a évidemment pour fonction de justifier le fédéralisme canadien, chose dont ne s'était pas avisé, du moins à ce degré, avant 1982.
    Quelle est donc cette vérité historique? Les Québécois constituent une nation parce qu'ils descendent en ligne directe et continue des quelque 60,000 colons laissés ici par le retrait de la France en 1760. Dans des conditions difficiles, avec les moyens de l'époque, ils ont survécu et duré, avec un apport minimal d'immigrants, jusqu'à ce qu'ils reçoivent brutalement, sans avoir été consultés et préparés à cette submersion, un flot important d'immigrants de provenances diverses. L'honnêteté consiste à reconnaître que, chez nous, le « nationalisme ethnique » a un fondement historique, et n'a rien à voir avec les connotations péjoratives qu'il peut évoquer ailleurs. Notre peuple, jusqu'à tout récemment, et encore aujourd'hui, dans une large proportion, jouit d'une homogénéité, d'une consanguinité généalogique indéniables. Autrefois, des courants, cathares au Moyen Âge, jansénistes aux temps modernes, niaient la sexualité, les réalités de la chair et du sang. On commettrait la même aberration en excluant du fondement de la relation politique les liens du sang. Du reste, si on culpabilise les Québécois d'être un peuple, d'abord par la consanguinité, c'est pour accorder à leurs dépens cette reconnaissance aux différentes ethnies qui se sont ajoutées à nous.
    Pour aborder la question des « accommodements », très marginale par rapport à ce qu'elles impliquent et sous-entendent, il faut dire la vérité historique, l'expliquer aux immigrants, et n'admettre que des solutions respectueuses de la nature profonde du Québec. Cette nature est spécifique et diffère de celle de tous les autres pays d'Amérique. La véritable ouverture consistera à explorer les voies d'un ethnicité ouverte, qui respectent le caractère particulier du Québec et visent à le préserver . À ce point, à ce tournant peut-être décisif de notre histoire, une seule chose doit nous guider : l'amour de notre peuple, le souci qu'il dure et croisse dans l'histoire dans la direction de ses origines. Cet intérêt est si élevé, si exigeant, qu'il oblige à abolir les frontières de partis, les partis ne se justifiant que dans des domaines bien secondaires par rapport à celui de notre existence même. »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    samedi 8 septembre 2007 16h08
    Réflexion convergente sur le "nous" et le "eux"
    « Comment aborder la question des « accommodements » avec raison et vérité?
    Il faudrait ramener un peu de raison dans les questions qui entourent les fameux « accommodements raisonnables » Commençons par le refus de donner dans la dérive partisane, ensuite par le respect de la vérité historique.
    Il est faux que M. Mario Dumont ait inventé la question de toutes pièces. Tout politicien honnête aurait pu penser et dire les mêmes choses. Il les a du reste dites avec modération, si l'on considère l'urgence et la virulence du problème. Que l'on soit fédéraliste ou indépendantiste, la vérité est la même et les solutions aussi devraient l'être, à différents degrés, concédons-le. C'est faire fausse route, créer une diversion dangereuse que de ramener l'analyse de la question à de mesquines considérations de partis. Le procès que l'on intente à Madame Marois au sujet de sa déclaration opposant le « nous » et le « eux » relève de la même partialité. Après s'être fourvoyé dans la voie du nationalisme civique absolu, au point de perdre le sens même de sa démarche, le Parti québécois, sans doute un peu contraint par l'évolution sociale et politique, revient au sens de la réalité et à celui des attentes du peuple québécois. Madame Marois, en distinguant un « nous » et un « eux », n'a jamais voulu les dresser l'un contre l'autre, mais bien plutôt jeter un pont entre deux catégories que la Constitution canadienne, et les jugements des tribunaux fédéraux , sont en train d'éloigner irrémédiablement. Ce n'est pas donner dans le racisme que de reconnaître l'existence d'un problème, et, en nommant un chat un chat, d'amorcer un dialogue, une explication nécessaire pour assainir le climat et ouvrir la voie à des décisions politiques et réglementaires propres à rassurer les Québécois d'origine, et à donner aux immigrants des consignes précises et efficaces d'intégration.
    Au point de départ, ne faut-il pas rétablir la vérité historique? Il y a peu, on a ferraillé autour d'un programme d'enseignement de l'histoire, élaboré au ministère de l'éducation, qui proposait tout simplement une falsification de l'histoire du Québec au prétexte de faciliter le vivre ensemble des Québécois et des nouveaux arrivants. Cet exemple nous renvoie à une autre déconstruction, politique celle-là, à savoir la Constitution canadienne qui prive le Québec d'importants pouvoirs, et lui impose des obligations qui s'attaquent au coeur même de son identité historique et à la vitalité de la langue française dont la fonction est justement de symboliser et d'exprimer cette identité. Le truquage de notre histoire a évidemment pour fonction de justifier le fédéralisme canadien, chose dont ne s'était pas avisé, du moins à ce degré, avant 1982.
    Quelle est donc cette vérité historique? Les Québécois constituent une nation parce qu'ils descendent en ligne directe et continue des quelque 60,000 colons laissés ici par le retrait de la France en 1760. Dans des conditions difficiles, avec les moyens de l'époque, ils ont survécu et duré, avec un apport minimal d'immigrants, jusqu'à ce qu'ils reçoivent brutalement, sans avoir été consultés et préparés à cette submersion, un flot important d'immigrants de provenances diverses. L'honnêteté consiste à reconnaître que, chez nous, le « nationalisme ethnique » a un fondement historique, et n'a rien à voir avec les connotations péjoratives qu'il peut évoquer ailleurs. Notre peuple, jusqu'à tout récemment, et encore aujourd'hui, dans une large proportion, jouit d'une homogénéité, d'une consanguinité généalogique indéniables. Autrefois, des courants, cathares au Moyen Âge, jansénistes aux temps modernes, niaient la sexualité, les réalités de la chair et du sang. On commettrait la même aberration en excluant du fondement de la relation politique les liens du sang. Du reste, si on culpabilise les Québécois d'être un peuple, d'abord par la consanguinité, c'est pour accorder à leurs dépens cette reconnaissance aux différentes ethnies qui se sont ajoutées à nous.
    Pour aborder la question des « accommodements », très marginale par rapport à ce qu'elles impliquent et sous-entendent, il faut dire la vérité historique, l'expliquer aux immigrants, et n'admettre que des solutions respectueuses de la nature profonde du Québec. Cette nature est spécifique et diffère de celle de tous les autres pays d'Amérique. La véritable ouverture consistera à explorer les voies d'un ethnicité ouverte, qui respectent le caractère particulier du Québec et visent à le préserver . À ce point, à ce tournant peut-être décisif de notre histoire, une seule chose doit nous guider : l'amour de notre peuple, le souci qu'il dure et croisse dans l'histoire dans la direction de ses origines. Cet intérêt est si élevé, si exigeant, qu'il oblige à abolir les frontières de partis, les partis ne se justifiant que dans des domaines bien secondaires par rapport à celui de notre existence même. »

  • Yvan Morin
    Abonné
    samedi 8 septembre 2007 16h34
    "Nous" et Blancs.
    « Right on . »

  • nicole dorion-poussart
    Inscrite
    samedi 8 septembre 2007 18h20
    « Je me souviens » « Je me souviens » Je me souviens...
    « Si les « nous », les « Québécois de souche », les Canadiens-français » etc etc acceptaient enfin de se souvenir de la totalité de leur histoire, ils verraient leur futur avec plus de sérénité. Après tout, ne sont-ils pas à la base d'un peuple qui a survécu à la conquête de la Nouvelle-France par les Britanniques, à l'abandon de leur mère patrie et au départ d'un grand nombre de nobles, de commerçants et de membres du haut-clergé à la suite du traité de Paris de 1763?

    S'ils acceptaient de se souvenir que leur destin a basculé le 13 septembre 1759 lorsque le marquis de Montcalm a été défait sur les plaines d'Abraham par James Wolfe et qu'ils ont survécu jusqu'à aujourd'hui en conservant leur identité française.

    Si les « nous », les « Québécois de souche », les Canadiens-français » etc etc acceptaient de se souvenir qu'ils ont construit leur pays avec les Anglais, les Écossais et les Irlandais qui se sont établis dans la « Province of Quebec » au lendemain de la Conquête, avec des Loyalistes qui ont immigré ici après l'Indépendance américaine, avec l'immigration massive des Britanniques et des Irlandais pendant le 19e siècle grâce au développement du commerce du bois et de la construction navale dans la région de Québec, avec la venue de nombreux immigrants de différents pays européens après la Première et la Deuxième Guerre mondiale, suivie d'immigrants de pays asiatiques, sud-américains, africains, du Moyen-Orient...

    S'ils acceptaient que leur culture n'est pas uniquement française, mais plutôt une heureuse synthèse de traditions françaises, britanniques, irlandaises, italiennes, allemandes, juives... les « nous », les « Québécois de souche », les Canadiens-français » etc etc réaliseraient que leur culture est extrêmement riche des apports de ceux et celles qui se sont joints à notre société depuis 250 ans.

    Un peuple qui se souvient de la totalité de son histoire - bientôt 400 ans - est confiant parce qu'il sait que son passé est garant de son avenir.

    Nicole Dorion-Poussart, historienne »

  • Line Gingras
    Abonné
    dimanche 9 septembre 2007 04h14
    Un peu de retenue, je vous prie
    « Il me semble, Madame, que vous perdez le sens de la mesure. »

  • Charlotte Paquet
    Abonné
    dimanche 9 septembre 2007 07h39
    Pour ne pas retourner à la grande Noirceur..
    « Chers lecteurs, n'êtes vous pas d'accord qu'il faille suggérer à Mme Bombardier de lire attentivement la chronique d'aujourd'hui de son collègue Louis Conellier, et de méditer longuement l'extrait suivant: "Pluralisme et harmonie

    Dans une société pluraliste, l'harmonie ne saurait exister sans «le respect réciproque des valeurs et des croyances». Or, sans connaissance de l'autre et sans valorisation de la différence, ce respect est impossible. On pourrait, bien sûr, dans une optique simple d'éducation à la citoyenneté, privilégier l'enseignement des droits et libertés de la personne, mais ce serait négliger le fait que «le savoir moral et religieux est constitutif du langage même de notre identité et de notre expérience la plus actuelle, il est la condition fondamentale de notre compréhension de nous-mêmes autant que la condition de notre accès à l'autre».

    Certains diront peut-être que ce savoir, aussi valable soit-il, n'a pas sa place à l'école. Leroux, on l'aura deviné, ne partage pas cette opinion. «L'histoire, explique-t-il dans un admirable développement, nous enseigne en effet que ce savoir est précaire, fragile et même périssable, elle nous enseigne aussi que ce savoir est indispensable dans le processus même de la formation.» Aussi, «refuser en la marginalisant la transmission de ce savoir, c'est prendre le risque, comme le montre l'exemple de la France aujourd'hui, d'aboutir à l'incompréhension de l'autre d'abord, et au déficit d'identité ensuite». La connaissance des traditions, morales et religieuses, libère parce qu'elle permet un dialogue substantiel et sain au sujet des diverses conceptions de la vie bonne."

    Georges Paquet »

  • henri gabrysz
    Inscrit
    dimanche 9 septembre 2007 16h33
    vous avez oublié
    « dans votre texte, vous avez oublié que l'homme BLANC s'est dilué et dissolu dans le postmodernisme... à grand renfort de la nouvelle évangile que constitue la PUB

    tout à l'heure, j'ai vu la pub du timatin de timorthon, aka timotton, l'homme blanc il fait dur

    (entre parenthèses, une chance qu'il y a d'autres indigènes en ces terres, sinon on est tous condamnés ``a la soupe aux poix) »

  • A/s Gilles Beaudet Maison Marie-Victorin
    Abonné
    dimanche 9 septembre 2007 20h19
    bien frappé!
    « Denise Bombardier réussit toujours à dire clairement ce qui vaut la peine d'être dit et en ne tournant pas les coins ronds. Bravo et merci! »

  • Pierre Bonbeau
    Inscrit
    lundi 10 septembre 2007 08h05
    La rencontre de l'autre et la quête de soi
    « C'est fascinant de voir comment l'autre nous met fasse à notre origine et à notre être le plus profond. Pour cela, je trouve bénéfique ce questionnement, car enfin de compte nous ne sommes pas le nombril du monde. Que nous soyons blancs, jaunes, noirs ou toutes autres couleurs : l'important c'est de rester ce que nous sommes, en se respectant on se fait respecter par l'autre. En respectant l'humanité qui sommeille en nous, on reçoit l'autre comme une personne à part entière.

    Malgré cette difficulté identitaire et connaître notre limite; il ne faut pas surtout perdre notre flexibilité, car trop étiré nous deviendrons inflexible. »

  • Guy Fafard
    Inscrit
    lundi 10 septembre 2007 10h24
    Pauline Marois, accommodements raisonnables, Religion, Parti politique, Québec (province)
    « Un objectif à atteindre.

    Madame Bombardier sait exprimer objectivement le fait humain, une réalité objective comme peu de gens savent le dire ou l'écrire.

    Traduire la stupidité de certains sans l'utilisation de mots crus ou blessants est un art qui n'est pas à la porté de tous.

    Partant de ces prémices les décisions pour le moins incongrues d'Élections Canada et les propos de May Chiu comme ceux de Layton, me sont aussi irrecevables que ceux de Bouchard de la commission Bouchard Tayler.

    Il nous reste à espérer que le Premier Ministre du Canada maintienne une logique de défence de nos valeurs d'égalité entre l'homme et la femme jusqu'au bout. »

  • Jean Martinez
    Inscrit
    lundi 10 septembre 2007 11h53
    Bravo!
    « Que dire de plus, sinon bravo madame Bombardier! »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    lundi 10 septembre 2007 23h12
    C'est plus qu'un pétard à mèche !
    « Le présomptueux orgueil et l'insolent crânage du DGEC, en son point culminant du lundi 10 septembre 2007, ressemblent, en reprise et à l'inverse, a l'insolente morgue et au fol aveuglement de celui qui avait décidé, avant la demie du siècle dernier, de radier les juifs de la planète. Ça dépasse l'entendement et c'est un dénie de raison. Cet aberrant manque de jugement et le plus explosif des affronts à l'intelligence, des dernières décennies, commande une intervention-riposte immédiate du Premier Ministre Stephen Harper. Cette riposte préventive doit se traduire par le congédiement du DGEC et de son entourage qui se nichent au-dessus de l'autorité politique du Pays.

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    mardi 11 septembre 2007 11h10
    «L'Ostidshow» prend l'affiche.
    « Puisque le titre accrocheur lui va à la merveille, il s'agit de la tournée des cow-boys de moins en moins fringants de la Commission arbitraire des itinérants Bouchard & Taylor, se substituant au P.M. minoritaire du Québec. Dès au lendemain de l'annonce faite par le DGEC, à l'effet qu'il se maintient au-dessus de l'Autorité politique du Canada, voilà que La Presse lance le prélude des hostilités. Effectivement, Violaine Ballivy de La Presse (Cyberpresse 11 septembre 2007), fait l'étalage de ses gratuités à la faveur de ceux et de celles, venant de Colombie ou d'ailleurs, qui s'intègrent difficilement, mal ou pas du tout, en titrant : « Le Québec, terre d'accueil aride pour les immigrants». Comme par hasard, ce pétard s'allume, quelques heures avant que ne raisonne le glas new-yorkais du mémorable 11 septembre. Dans un contexte plutôt macabre, Violaine Ballivy sonne donc «son glas», le glas de son espérance de voir les accommodements retrouver leurs trônes d'aisances et de possiblement voir les Québécois acculés au banc des accusés, ligotés, bâillonnés et écrasés, à quelque part, aux lendemains des épisodes reliés aux Champs de bataille.

    Ce procès de «l'aridité québécoise» qui fait la manchette de «La Presse», survient, stratégiquement pour les quelques cannons de la commandite du puissant lobby de certaines minorités ethniques, mais fort malheureusement pour les tenants largement majoritaires de la raison, de la lucidité et du gros bon sens, au lendemain des bravades du DGEC et le jour-même du macabre anniversaire du terrorisme qui a fait sauter plus de 5000 des occupants du WTC. «La Presse» pétarade ainsi, au moment où les incommodants prima donna prennent l'affiche, collés à leurs sympathique partisans ontariens. Pour les pontifes et les thuriféraires du Boeing divisionnaire que pilotent les subsidiaires de Jean Charest et quelques poids lourds de la défense des intérêts de la communauté juive de Montréal Inc., les hauts-cris de Violaine Ballivy sont du bonbon. En agissant de la sorte, «La Presse» et d'autres commanditaires des places que cherchent à occuper les squatters de la marginalité intégriste, au Québec, est de très mauvais augure. Faudra-t-il attendre que Ben Laden s'en mêle ?

    Ça sent déjà très mauvais et L'HOSTIDSHOW qui sert les intérêts de la propagande d'un intégrisme religionnaire explosif, qui fait tomber les frontières et pave tous les sentiers du racisme à rebours, qui donnera lieu aux stériles et pestilentiels procès des spécificités historiques du Québec, et qui, en raison du protectorat d'impunité dont l'insolence extrême jouit, multipliera exponentiellement les effets secondaires qui retarderont les progrès distinctifs de la Nation québécoise, DOIT ETRE SANCTIONNE IMMEDIATEMENT.

    À défaut d'entendre raison et de faire preuve d'intelligence pratique, l'actuel gouvernement minoritaire commande son propre renversement.


    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

  • Rolland St-Gelais
    Abonné
    lundi 24 septembre 2007 00h03
    Le racisme existe de chaque côté.
    « Je suis heureux d'avoir lu un si beau texte écrit par une dame qui est, ce n'est pas un secret pour personne, d'une intelligence peu commune. Elle a raison d'affirmer que le fait d'être blanc n'est ni pire ni meilleur que d'être né avec des traits ou bien des couleurs différentes des autres groupes ethniques. En tant que Canadiens-français, car je le suis bien avant d'être Québécois puisque ce terme est à l'origine typiquement anglophone, je suis fier d'appartenir à une communauté dont ses ancêtres ont bâti une terre qui fait l'envie de l'ensemble de la planète. Or, cette communauté a pour origine ethnique la race blanche et de tradition chrétienne et, de surcroit, catholique. Depuis quand est-il un crime d'appartenir à ces groupes d'individus ? Oui, je suis fière d'appartenir à la race blanche, d'être catholique et j'espère pouvoir partager cette honneur avec les générations suivantes. Mais, à voir ce qui se passe actuellement au Québec, permettez-moi d'en douter ! »

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