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Un exercice «de Blancs pour des Blancs»

Kathleen Lévesque   6 septembre 2007  Québec
Des immigrants s'inquiètent de la tournure de la commission Bouchard-Taylor et se sentent menacés par cet exercice «fait par des Blancs pour des Blancs».

C'est le message qu'a livré May Chiu, ex-candidate et militante du Bloc québécois ainsi qu'organisatrice communautaire auprès des personnes issues de l'immigration dans Côte-des-Neiges, aux coprésidents de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, Gérard Bouchard et Charles Taylor. Mme Chiu a mentionné les inquiétudes exprimées par plusieurs immigrants qu'elle aide dans le cadre de son travail lors d'une rencontre élargie entre MM. Bouchard et Taylor et le Conseil des relations interculturelles tenue mardi.

«Je leur ai dit que c'est une commission faite par des Blancs pour des Blancs. C'est un commentaire personnel, mais c'est une réalité. Ce sont deux hommes blancs qui ont reconnu que leur document de consultation est destiné aux francophones pour avoir leur avis sur la diversité. Cela s'adresse donc aux Blancs», a relaté au Devoir Mme Chiu. «Ma peur, c'est que cela nourrisse la méfiance des Québécois envers les immigrants», a-t-elle ajouté.

Mme Chiu, qui a été candidate du Bloc québécois lors des élections générales de 2005, est également membre du comité bloquiste qui doit rédiger le mémoire destiné à la commission Bouchard-Taylor. «Je suis là parce que je ne veux pas que le discours du "nous" de Pauline Marois soit repris par le Bloc. Si je suis souverainiste, c'est pour un souverainisme d'ouverture, sans distinction», a expliqué May Chiu.

Depuis 2000, le Bloc québécois a développé un discours sur le nationalisme civique où un Québécois est défini comme toute personne qui habite le Québec, quels que soient son origine, sa culture ou sa couleur. Or, comme l'a appris Le Devoir, le Bloc québécois est confronté au virage identitaire effectué il y a quelques jours par la chef du Parti québécois, Pauline Marois. Cette dernière a réhabilité le «nous», se référant à la majorité francophone qui, selon elle, est le noyau de la nation québécoise.

La militante souverainiste s'inquiète. «Il ne faut pas retourner au nationalisme basé sur l'ethnicité. La démocratie, les droits de la personne, l'égalité, cela compte.

Utiliser le "nous", c'est divisif», a soutenu May Chiu. Au scrutin fédéral d'il y a deux ans, elle était l'une des huit candidats ethnoculturels du Bloc qui permettaient de démontrer l'ouverture pluraliste du parti de Gilles Duceppe. Mme Chiu était alors menacée de congédiement par son employeur pour ses idées politiques, ce que le chef bloquiste a dénoncé haut et fort.

Quant au malaise de Mme Chiu devant la commission Bouchard-Taylor, il semble partagé par d'autres personnes issues de l'immigration. D'autres intervenants du secteur de l'immigration ont également fait état des craintes que suscite la commission auprès de leur clientèle et des effets potentiels sur les services de soutien et d'accompagnement des immigrants.

Il ne semble toutefois pas que la participation populaire à la commission en sera affectée. Selon TVA, les inscriptions sont complètes pour le premier forum de citoyens prévu lundi prochain à Gatineau.

L'inquiétude de certains immigrants n'en est pas moins importante, notamment dans la communauté chinoise, a souligné Mme Chiu, qui travaille dans le quartier multiethnique de Côte-des-Neiges, à Montréal. «De jeunes professionnels, tous trilingues et même plus, organisent une réunion dans deux semaines pour en discuter. Être immigrant, ç'a toujours été un défi, mais tout à coup, ils se sentent vulnérables. Est-ce qu'ils prennent trop de place, est-ce qu'on donne trop aux immigrants? Ils ont lu le document de consultation de la commission et il y a là des éléments de provocation», a affirmé Mme Chiu.

Par exemple, les commissaires s'interrogent sur «l'organisation du leadership dans certains groupes ethniques». «Certains y voient un problème de représentativité. Qu'en pensez-vous?», peut-on lire dans le document.

Par ailleurs, le premier ministre Jean Charest a renouvelé hier son appui à la commission Bouchard-Taylor, commission régulièrement mise sur la sellette par ses adversaires politiques en général et par Mario Dumont en particulier, lequel dénonce depuis quelques jours l'obtention d'une bourse controversée par le philosophe Charles Taylor.

«M. Dumont, dans son rôle de girouette, cherche à flairer l'actualité, a résumé le premier ministre. On ne fera pas une commission sur la commission. On va permettre à la commission de faire son travail. Ils vont sur le terrain écouter les Québécois. Ils vont nous revenir avec leurs recommandations. C'est une façon pour nous d'organiser un dialogue, de prendre un peu de recul. Et ensuite, ce sera aux Québécois de faire la part des choses.»

***

Avec la collaboration de Fabien Deglise






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Vos réactions

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  • Benoît Gagnon
    Abonné
    jeudi 6 septembre 2007 00h15
    Le malaise de May Chiu. par Benoît Gagnon
    « Que veut en fait May Chiu? Comme dirait Socrate elle veut faire triompher l`argument inférieur, c`est à dire un argument qui tire sa force, dans le cas qui nous intéresse, d`un préjugé.(n`ayons pas peur des mots). Je ne vois pas ce que la couleur de la peau vient faire ici. Ensuite je ne vois pas non plus le problème du "nous". Notre nous est à l`évidence francophone, on ne peut pas le nier, et il est soumis à la charte des droits et libertés. Il y a une confusion qu`il faut dénoncer. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    jeudi 6 septembre 2007 04h48
    Qui sont les "NOUS"
    « Cette militante nous propose une réflexion intéressante sur "l'ouverture". En effet, si le "Nous" de Pauline Marois n'inclut pas tous les Québécois, et c'est bien ce qu'elle semble dire, il risque de se former une catégorie de Québécois qui seront vus comme "les Autres". Il s'installera ainsi une habitude de parler de "Nous" et des "Autres". Les risque est évident que certains s'identifieront comme "les Autres", ou comme on dit dans certaines régions, ils deviendront des "Pas Nous".

    Attention. On ne compte plus les conflits qui ont débuté de cette façon.

    Georges Paquet »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 06h33
    Que des Montréalais, la moitié ethnique: personne d'Hérouxille...
    « http://www.accommodements.qc.ca/commission/comite-conseil.html

    Comité conseil
    Les coprésidents ont décidé de doter la Commission d'un comité conseil formé de 15 membres. Ces personnes ont été choisies en fonction de la qualité de la contribution qu'elles ont apportée à ses travaux.

    La fonction des membres du comité conseil consiste à commenter des documents de travail, à valider des analyses et à fournir certains avis.


    AZDOUZ, Rachida Vice-doyenne Faculté de l'éducation permanente, Université de Montréal

    BEAUCHEMIN, Jacques Directeur de la recherche et professeur titulaire Chaire de recherche du Canada en mondialisation, citoyenneté et démocratie, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal

    BOSSET, Pierre Professeur Faculté de science politique et de droit, Université du Québec à Montréal

    FLEURY, Bergman Conseiller en éducation et en relations interculturelles Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport

    JENSON, Jane Professeure et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en citoyenneté et gouvernance Université de Montréal

    JÉZÉQUEL, Myriam Conseillère en gestion de la diversité
    Présidente du Cercle Jean Monnet de la culture Chaire Jean Monnet en intégration européenne, Université de Montréal

    KAMAR, Aïda Présidente et directrice générale Vision Diversité

    LEFEBVRE, Solange Professeur et directrice, Centre d'étude des religions (CÉRUM), titulaire de la chaire religion, culture et société Faculté de théologie et de sciences des religions, Université de Montréal

    LEROUX, Georges Professeur associé et écrivain Département de philosophie, Université du Québec à Montréal

    MACDONALD, Roderick Professeur titulaire Chaire F.R. Scott en droit public et constitutionnel, Université McGill

    McANDREW, Marie Professeure titulaire Chaire de recherche du Canada sur l'éducation et les rapports ethniques, Université de Montréal

    MILOT, Micheline Professeure titulaire Département de sociologie, Université du Québec à Montréal

    SAINT-PIERRE, Céline Vice-présidente CEFRIO - innovation et transfert

    WEINSTOCK, Daniel Marc Directeur
    Centre de recherche en éthique (CRÉUM) et professeur Département de philosophie, Université de Montréal

    WOEHRLING, Jose Professeur titulaire Faculté de droit, Université de Montréal »

  • Robert Henri
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 06h33
    La Commission!
    « Non! Messieurs, Mesdames, la Commission n'est pas par des Blancs pour des Blancs. Non! Messieurs les commissionnaires, la Commission n'est pas là pour convaincre le bon monde de quoi que ce soit mais elle est là pour écouter. Oui! La Commission est là pour Écouter ce que pensent les Québécoises et les Québécois des immigrants et de comment nous devons les recevoir et si Nous voulons ou non les accommoder en quoi que ce soit et ce que nous sommes prêts ou pas à accepter d'eux. Les immigrants non encore Québécois n'ont pas un maudit mot à en dire ni à y dire, ce n'est pas à eux et elles que les questions se posent. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    jeudi 6 septembre 2007 07h07
    Le nous, le eux, la peur...
    « Nos immigrants ont probablement peur de ne plus pouvoir imposer leurs religions et les travers qu'ils ont quittés dans leur pays, dans nos rues et institutions.

    Mme. Marois a dit que son "nous" est inclusif. Ça voudrait dire que les immigrants devront s'intégrer au Québécois et pas les Québécois, aux immigrants ? C'est quoi ça l'affaire du choix de commissaires non colorés ? Est-ce qu'il va falloir choisir des commissaires en se basant sur ça ? Un jaune, un noir, un rouge, un brun, un blanc, un homme, une femme, un jeune, un vieux, un cutéreux ?

    Les Québécois sont tannés d'être les Zélig du monde entier et si le Bloc désire que le Québec ressemble au ROC, il vaudrait alors mieux qu'il reste dans le Canada. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 08h10
    WASPS
    « White Anglo Saxon Protestants

    est plus juste. »

  • Christiane Gervais
    Abonné
    jeudi 6 septembre 2007 08h16
    Fausse inquiétude
    « Nous avons tellement peur «nous», les Québécois francophones, de clamer haut et fort ce que nous sommes, ce que nous voulons comme société, ce que nous attendons des immigrants, de reconnaître publiquement les valeurs auxquelles nous croyons et de condamner aussi publiquement celles qui nous font horreur que madame Chiu n'a pas à s'inquiéter avec ces «Blancs» là, comme elle le dit, les immigrants n'ont rien à craindre; nous sommes beaucoup plus empressés à vous accomoder qu'à vous demander de vous intégrer à nous. »

  • Stéphan Gauvin
    Abonné
    jeudi 6 septembre 2007 08h21
    Les blancs se sentent menacés face aux immigrants
    « C'est pour celà qu'il y a une commission, c'est nous qui nous sentons menacés par les immigrants. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    jeudi 6 septembre 2007 08h58
    Quand on vit dans une autre culture
    « Il est indescent, pour moi émigré de longue date, de ne manger par exemple que des mets de sa culture, c'est un transport de culture et pas une intégration.
    Manger de temps en temps des plats de son pays d'origine est normal, mais ne fréquenter que des magasins de son ethnie ce n'est pas s'intégrer, mais vivre encore dans son ancien pays.
    Et ce n'est qu'un exemple, qui s'applique a bien d'autres domaines de la vie courante. »

  • Suzanne Lachance
    Abonné
    jeudi 6 septembre 2007 09h01
    A-t-on le droit de se poser des questions?
    « A-t-on le droit de se poser des questions? Oui, c'est nous qui avons des interrogations sur ce qui se passe au Québec en fait d'immigration. Si c'est trop demander que de se poser des questions sur notre devenir collectif suite à une augmentation de immigrés, il ne faut pas oublier que nous sommes nous-mêmes une MINORITÉ dans le continent nord-américain.


    Si nous n'avons pas ce droit de nous interroger, dites le nous.
    nous ferons, alors comme les habitants de Nouvelle-Zélande qui émigrent à cause de l'augmentation de l'immigration là-bas.

    D Barbeau »

  • andré michaud
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 09h12
    Craintes justifiées
    « Moi aussi , celui dit "pure-laine-catho-franco" ,je crains M.Taylor. Il n'a pas reçu et accepté près de 2 millions (prix Templeton) provenant de la droite religieuse Us pour rien...Il n'a plus aucune crédibilité aux yeux de ceux et celles qui veulent que l'on considère les religions pour ce qu'elles sont;un ramassis de superstitions!!! »

  • Mathieu Roy
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 09h20
    Des Québécois blancs francophones aussi s'inquiètent
    « Il n'y a pas que les immigrants qui s'inquiètent de la tournure des événements au Québec. Dans ce contexte de reflux identitaire ethnique, c'est avec honte que je me vois associé en tant que blanc francophone à ce 'nous' démagogique du PQ. Cette commission est le simple résultat d'un sauvetage politique nécessité par la manipulation de masse de basse gamme de Dumont et des médias.

    Premièrement, la très grande majorité des prétendus accomodements raisonnables soulevés par les médias n'en sont pas, mais relèvent de l'ordre du privé. On vit dans un pays libre non? Les demande d'abrogation de la charte des droits et libertés par des extrémistes d'Hérouxville sont carrément hallucinantes...

    Apparament, les Québécois de souche sont craintifs par rapport aux immigrants. Disons-le, ceux qu'on entend sont inquitets, mais il y a toujours une grande portion silencieuse qui n'en a rien à cirer et qui désire vivre en harmonie.
    Arrêtons de dire que le Québec est une nation ouverte, accueillante et sympathique et devenons ainsi pour vrai. Progressons... »

  • Ken Ko
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 09h25
    Nous et eux autres
    « Je suis complètement d'accord avec les commentaires soulèves par Mme Chiu. Depuis le debut d'un presence significatif au Québec, les immigrants étaient vus comme les autres qui ne devaient pas se joindre à la majorité des francophones dits de souches. Consequemment, on nous désigne comme les "allophones" (que bizarre une appelation, si toutes les autres cultures se trouvent dans un trou noir!), ou pire, que nous partageons les croyances politiques et idéologiques des anglos.

    Soudainement à cause de quelques problèmes inhabituelles, nous somme vus comme un "problème" de non-intègration à la majorité qui se sent tellement fragile et sensible que sont les francophones menacés. Devons-nous nous barrer dans nos maisons chaque fois un politicien tente de rallier des sentiments nativistes tel que soulevés par M. Dumont? Voilà la nouvelle société d'un république souverain de Québec! Les immigrants qui se tassent et se plient sur eux-mêmes pour plaire la majorité afin qu'ils se sentent à l'aise "chez eux". »

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    jeudi 6 septembre 2007 09h40
    Blancs?
    « Dommage qu'une immigrante voie encore le monde en termes de races. L'adhésion à un peuple, qu'il soit Canadien ou québécois, n'est-il pas une démarche volontaire d'adhésion à ses valeurs? Que vient faire la couleur de la peau là-dedans? »

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 6 septembre 2007 09h45
    Une hypocrisie consommée
    « Si Jean Charest a toujours su flairer le vent pour accéder et demeurer au pouvoir, il a su aussi jouer de prudence pour ne pas trop risquer le ridicule. Mario Dumont ne connaît pas cette vertu. Élu en défendant des valeurs religieuses, ici celles du catholicisme, il reproche Taylor de manquer d'objectivité parce qu'il a reçu des fonds importants de Templeton, une fondation qui promouvoit des valeurs religieuses. Il fait ainsi montre d'une hypocrisie consommée.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Albert Descôteaux
    Abonné
    jeudi 6 septembre 2007 10h18
    C'est qui les "Blancs"?
    « À lire les propos de madame Chiu, ont peut se demander qui sont les racistes dans ce débat. En fait, j'aurais apprécié qu'elle précise sa définition de "Blancs". À part les immigrants asiatiques et noirs, à peu près tout le monde est "Blancs", avec une infinité de variances de tons. Sérieusement, madame Chiu n'ose pas dire que son propos vise essentiellement les québécois de souche, francophones. C'est clair qu'elle ne vise pas les "Blancs" anglos, car ils ne font pas partie de ce "nous" honni.

    Malheureusement pour madame Chiu, elle devra accepter que cette commission est justement là pour tenter de trouver des pistes de solution pour apaiser le malaise que ressentent une majorité de québécois de souche vis-à-vis les problèmes d'intégration de certains groupes d'immigrants. Elle devra aussi accepter que les québécois de souche inévitablement cesseront de baisser la tête et commenceront à s'affirmer comme majorité. »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 11h03
    Le "boute" du "boute"!
    « Non mais quel racisme dans les propos de cette Mme Chiu!

    Ex-canditate et militante du Bloc Québécois, elle est aveugle devant la discrimination politique et culturelle de cette commission et se limite plutôt à vouloir faire observer la couleur de la peau des co-présidents!

    Le reste de son discours est tout aussi déconcertant et révélateur de la dérive dans laquelle nous a mené ce concept de "nation civique" conçu par les idéologues du reniement identitaire québécois, dont font partie Gérard Bouchard et Charles Taylor, puis adopté aussitôt par le PQ, BQ, et PLQ.

    Que penser de l'affirmation suivante?:
    "Ce sont deux hommes blancs qui ont reconnu que leur document de consultation est destiné aux francophones pour avoir leur avis sur la diversité. Cela s'adresse donc aux Blancs" (May Chiu)

    Les francophones ont nécessairement la peau blanche? La diversité c'est la couleur de la peau?

    Et Mme Chiu est membre du comité bloquiste qui doit rédiger le mémoire destiné à la commission Bouchard-Taylor?

    Et comment ne pas être estomaqué par cette autre affirmation?:
    "Je suis là parce que je ne veux pas que le discours du "nous" de Pauline Marois soit repris par le Bloc. Si je suis souverainiste, c'est pour un souverainisme d'ouverture, sans distinction" (May Chiu)

    Sans distinction! Elle prétend qu'il n'y a pas de EUX à accommoder! Donc pas de NOUS non-plus! Donc, cette commission est une commission sur rien du tout. Pour Mme Chiu, il n'y a pas de distinction mais elle remarque quand il y a deux "blancs"!

    Voilà le résultat du discours de Pauline Marois qui incappable d'aborder le "EUX" des accommodements décide de justifier le "NOUS" Québécois qui n'a pas besoin de justification. La faiblesse persistante du PQ et du Bloc.

    Et Mme Chiu en remmet:
    «Il ne faut pas retourner au nationalisme basé sur l'ethnicité. La démocratie, les droits de la personne, l'égalité, cela compte. Utiliser le "nous", c'est divisif» (May Chiu)

    Par ethnicité, ici Mme Chiu fait certainement référence au vieux sens du terme qui se défini par des traits génétiques ou "raciaux". Or, qu'est-ce que la langue française, la culture, et l'histoire des Québécois ont de fondamentalement racial? Les Québécois, depuis 400 ans, n'ont pas répugnés, contrairement à l'Anglais, de se mêler aux Amérindiens, aux Écossais, aux Irlandais, aux Africains, Italiens, Chinois, etc... Alors qu'est-ce que Mme Chiu tente de faire croire ici? Et cet appel aux droits et libertés est un discours on ne peut plus fédéraliste et multiculturel! Qu'est devenu le Bloc?

    Utiliser le "NOUS" est divisif? Alors quel mot Mme Chiu et et sa communauté Chinoise du quartier Chinois de Montréal utilisent'ILS? Tenterait'elle de nous faire croire qu'ils ne se réfèrent à aucun NOUS? Et ne serait-ce pas plutôt SA communauté qui se définie en terme ethnique-raciale?

    Que le Bloc Québécois ai choisi cette personne comme rédactrice du mémoire à présenter à cette commission démontre à quel point ce parti a complètement perdu la carte de l'identitaire du peuple qu'il prétend défendre les intérêts!

    Et finalement ce passage "psychédélique" de l'article:

    "Au scrutin fédéral d'il y a deux ans, elle était l'une des huit candidats ethnoculturels du Bloc qui permettaient de démontrer l'ouverture pluraliste du parti de Gilles Duceppe."

    Des candidats "ethnoculturels"! Comme si la majorité Québécoise autochtone (appellée péjorativement "de souche") n'était ni ethnique ni culturelle! Seuls les immigrants sont ethnoculturels! Quel reniement! L'ouverture au "pluralisme", des "ethnoculturels", mais sans faire de distinctions! Comment est-ce logiquement possible?!

    Désolé, Mme Chiu, mais il n'y a aucun problème avec le NOUS des Québécois.

    Le seul problème est dans le complexe, imposé par l'Anglais puis intériorisé par la faiblesse du PQ-Bloc, de culpabilité à évoquer le "EUX" des immigrants non-intégrés.

    Et NOUS, les Québécois, avons décidé de ne plus tolérer çà. »

  • Michel Leclaire
    Abonné
    jeudi 6 septembre 2007 11h15
    Mon Québec
    « Il est laïque,francophone égalitaire et il possède sa propre culture. Toute personne qui désire s'installer au Québec et qui est invité par nous se doit d'accepter ces prémisses. Pour moi c'est simple, s'il n'est pas d'accord il n'a qu'à ne pas revenir ou repartir si cela ne lui convient pas. »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 6 septembre 2007 11h48
    Jusqu'où devons-nous nous plier à l'intolérance de certaines catégories d'immigrés...
    « Je suis entièrement d'accord avec le commentaire formulé par Robert Henri, à l'effet que: "Les immigrants non encore Québécois n'ont pas un maudit mot à en dire ni à y dire, ce n'est pas à eux et elles que les questions se posent."

    Encore une fois, ce n'est pas à nous de nous adapter à leur culture mais bien à eux. Pourquoi devrions-nous accepter qu'ils fassent la pluie et le beau temps chez-nous. Il vaut mieux être seul que mal entouré.....nous n'avons pas à subir ceux qui refusent de s'intégrer. AU DIABLE la dénatalité; ce n'est juste qu'un prétexte...pour promouvoir l'immigration et augmenter notre taux de chômage; regardons plutôt la Chine qui a dû, à un certain moment, restreindre son taux de natalité....

    Y en a marre de cette vague d'immigrés en provenance de pays constamment en conflit avec le reste de la planète..., de ces extrêmistes religieux qui veulent nous imposer leur diktat et de ces petits mâles en mal de pouvoir qui ne reconnaissent pas l'égalité des sexes.

    Maintenant, certains ont le front de nous dire que si nous ne sommes pas satisfaits de leur présence parmi nous, c'est à nous de quitter le Québec... Faut le faire!!!! »

  • Stéphanie Chalut
    Inscrite
    jeudi 6 septembre 2007 11h57
    Remettre les pendules à l'heure!
    « Par chance, il existe des gens posés et réfléchis comme Christian Rioux pour remettree les pendules à l'heure:

    http://www.vigile.net/Ouverture »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    jeudi 6 septembre 2007 11h59
    Et vous, monsieur Duceppe?
    « Je m'attend à ce que madame Marois rassure madame Chiu sur notre "nous" et je m'attend aussi à ce que monsieur Duceppe partage la vision de madame Marois. Ma compréhension de ce nous est qu'il représente la majorité francophone du Québec qui veut partager, en français, ses valeurs avec les autres communautés anglaises, autochtones et immigrants de toutes provenances.

    Claude L'Heureux, Québec »

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 12h16
    Les Blancs.... de la Nouvelle-Zélande en ont assez
    « La Nouvelle-Zélande c'est loin. Y'a une dizaine d'années Claude Picher y était allé pour faire la promo d'un État qui coupe. Or voilà que la NZ pourrait nous inspirer encore.

    Un mouvement anti-immigration a pris beaucoup d'ampleur au pays des kiwis. Il est dirigé par un Maori (leurs Indiens) qui soutient que le pays est envahi par les Asiatiques et qu'il faut arrêter de laisser entrer les Musulmans.

    Le monsieur vient d'être nommé ministre des Affaires extérieures du pays!!!!


    Anti-immigration politician becomes NZ foreign minister
    18 October 2005


    A populist politician known for his anti-immigration statements has become New Zealand's new Foreign Minister. Winston Peters, who promotes racial profiling of Muslims, will become the public face of New Zealand on the world stage.

    New Zealand's wild election ride came to an extraordinary finish this week as Labour Prime Minister Helen Clark pieced together what some call a bizarre minority Government with Mr Peters as Foreign Minister.

    Mr Peters, a Maori who is the leader of the New Zealand First party, is the country's most controversial politician.

    He has called for immigration to be radically slashed, said the country was being "colonised" by Asians, and proposed that Muslims be racially profiled and generally kept out of New Zealand as a terror threat.

    Don Brash, the leader of the National Party, which narrowly missed out on taking government, said the shock appointment was "astonishing - not just for the New Zealand public but for the whole region which distrusts Winston Peters".

    "I think putting him in as minister of foreign affairs does huge damage for our international reputation," Dr Brash said. »

  • Jean Martinez
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 12h16
    Un ressentiment devenu intolérable
    « Dans une société comme le Québec, qui a fait la preuve mille fois de son ouverture et de sa tolérance, il est inadmissible que des membres des minorités visibles s'adonnent à ce genre de discours qui vise à stigmatiser la majorité dite "blanche" (concept d'ailleurs ethnicisant et fort douteux il faut le dire). Ce discours masque souvent un ressentiment et un racisme inversé qu'il faut dénoncer. Dans le cadre de la Commission, il faut revenir à un équilibre où la culture québécoise pourra tracer un certain nombre de limites quant aux droits des minorités. Au-delà de leurs droits, il faudra que certains comprennent que c'est un privilège pour eux de vivre dans ce pays. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 14h27
    De quoi ce elle se melle elle?
    « OK, Mde une immigrante de Hong Kong première génération arrivée à 6 ans. Pour elle c'est quoi un accommodement raisonnable? Tout permettre...? NON. Le Canada est formé d'immigrant de très longue date, que l'on nomme de souche aujourd'hui. Au fils des ans une certaine culture JUDÉO-CHRÉTIENNE s'y est formée. Et ce sont ces valeurs qui doivent primer sur toute les autres. Quand on est accueilli chez un voisin avec qui l'on va cohabiter, on ne va pas la pour changer sa façon de vivre ou mettre le bordel dans son ménage. Oui le voisin accueillant, lentement mais sûrement changera un peu avec les ans, il ira même jusqu a adopter certaines habitude de son nouveau colocataire. Ce changement prend beaucoup de temps et seulement après que le nouvel arrivant accepte les us et coutume de sa famille d'accueille et que surtout il ne tente pas de s'imposer car alors il est foutu, le voisin accueillant se transformera en xénophobe vicieux et malveillant (comme déjà certain québécois le sont devenus, on les retrouve surtout chez les ultranationaliste).

    Conseil au nouveau arrivants, gardez votre langue, culture religion (ce sont des richesses qui un jour enrichiront notre culture) Adaptez vous à la vie Canadienne et respecté les valeur, us et coutume d'ici. Et surtout ne vous avisez pas de foutre le bordel dans notre ménage. Par cela je veux dire qu'il est totalement inacceptable qu'un immigrant de première génération milite pour la souveraineté car cet immigrant a choisi le Canada, le Canada lui a ouvert les bras et son geste quant a moi est de la trahison punissable par une révocation de la citoyenneté et une déportation immédiate sans appel et sans égard pour les risques mortel qui peuvent être encouru.

    Donc Mde May vous êtes sur ma liste de personne à qui l'on devrait révoquer la citoyenneté et on devrait vous mettre sur le prochain avion pour la Chine. Oui car la Chine, que vous avez quitté est votre pays. »

  • David Lépine
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 15h05
    Pourquoi en parler si tous sont inclus?
    « Si le "nous" inclut tous les Québécois, pourquoi alors en parler, pourquoi soulever cette question si ce n,est que pour faire de la démagogie et d'essayer de contrer la popularité de Mario Dumont? »

  • Olivier Henripin
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 16h31
    Ces souverainistes qui n'aiment pas le "nous"
    « Je ne peux m'empêcher d'afficher un large sourire lorsque j'entend des souverainistes jurer qu'ils prônent un nationalisme civique et inclusif. Le "nous", il est « divisif »? Quelle horreur!! Et chercher à séparer le Québec du Canada, ça ne l'est pas un tout petit peu?

    Je suis sûr que plusieurs souverainistes sont très touchés lorsqu'ils voient des "néo-Québécois" se joindre à leur mouvement politique. En revanche, peut-être les néo-Québécois qui militent pour l'indépendance n'en ont-ils pas tout à fait compris l'enjeu... Aujourd'hui, environ 45% des Québécois souhaitent que le Québec forme un pays indépendant... pas parce qu'il y a une différence fondamentale entre leurs valeurs civiques et celles des autres Canadiens, mais parce qu'ils parlent français et que, de par leur histoire et leur héritage, ils forment, pensent-ils, une entité culturelle distincte du reste du Canada. C'est du nationalisme ethnique, n'en déplaise aux nobles idéaux de Mme Chiu. Il n'est pas question de « retourner au nationalisme basé sur l'ethnicité », puisque c'est ce qui a animé et continue d'animer les nationalistes québécois depuis plus de 40 ans. Essayer de se convaincre qu'il en est autrement, ça frôle la malhonnêteté intellectuelle.

    D'ailleurs, imaginons un instant que le nationalisme des Québécois soit civique... autour de quoi s'articule-t-il? Quelle est la différence entre nos valeurs civiques et celle des autres Canadiens qui soit assez importante pour justifier que l'on brise le pays en deux? Aucune, à ma connaissance. Si ce qui compte pour Mme Chiu, c'est la démocratie, les droits de la personne, et l'égalité, j'ai un excellente nouvelle à lui apprendre. Elle vit déjà dans un pays qui partage pleinement ces valeurs : le Canada. J'imagine son soulagement en apprenant qu'il n'est plus nécessaire de réaliser l'indépendance du Québec...

    Mais peut-être Mme Chiu s'est-elle trompée de parti politique? Si son véritable objectif est de mater le nationalisme ethnique et de lutter pour l'égalité et les droits de la personne, il me semble que le Parti Libéral du Canada, héritier des idéaux trudeauistes, soit un choix tout désigné. Mais ne soyons pas trop dur avec Mme Chiu. Après tout, si elle a pu croire que le nationalisme des partis indépendantistes était civique, c'est sans doute grâce aux efforts constants de leurs chefs, depuis 1995, pour en convaincre leurs militants. C'est révélateur de la couardise politique de ces chefs de constater que ça aura pris presque 12 ans, depuis les fameux « nous » et « vote ethnique » de Jacques Parizeau, pour qu'enfin on ose admettre ce que tout le monde en dehors du Québec sait, c'est-à-dire que l'indépendantisme québécois, c'est avant tout une affaire de descendants des colons français. Bravo à Pauline Marois. »

  • J. Durocher
    Inscrite
    jeudi 6 septembre 2007 17h10
    Beurk !
    « Plusieurs des messages laissés aujourd'hui par les lecteurs me désarment...Sommes NOUS à ce point effrayés et ignorants ? N'avons-nous aucune fierté, aucune EMPATHIE, aucune tolérance ? Allez donc vous renseigner sur l'immigration avant de vouloir foutre tout le monde dehors !!! C'est pas compliqué, toutes les infos sont sur le net. L'immigration n'a pas augmenté significativement au Québec, seulement, les pays d'origine ont sensiblement changés. Pourtant, 100% des immigrants qui arrivent ici ont été approuvés selon les critères fixés par le gouvernement du Québec, et plus de 85%(immigration dite économique + regroupement familial) d'entre eux ont été sélectionnés directement à l'étranger selon leurs formation professionelle, leur capacité d'adaptation et leur volonté d'apprendre le francais. Les 15% qui restent sont des réfugiés. Nous avons un système très sélectif et je puis vous assurer que les gens qui arrivent au Québec ont envie de s'intégrer, ont beaucoup à apporter à la société. Aussi faut-il rappeller que pour bien intégrer les nouveaux arrivants dans la société, les attendre avec une brique et un fanal ne me semble pas être un choix gagnant. SVP songez aux défis qui sont lancés à ces gens, émigrer n'est pas chose facile. C'est un processus qui s'effectue sur le long terme et qui a toute les chances de réussir si les conditions sont réunies.

    Réaffirmons ensemble, un NOUS francophone, laic, social et démocratique, incluant tous les québécois, qu'ils soient anglophones, africains, sherbrookois, francophones, colombiens, urbains, villageois, croyants, étudiants ou chanteurs de pop. Je crois profondément en un NOUS inclusif, où des valeurs communes puissent rallier les différences de tous les individus vers un point central. On est ce qu'on est, mais pour le moment on a l'air d'une belle bande de cons. Mes amis l'immigration est un enjeux de taille sur la terre en 2007, la plupart des nations ont à la gérer, alors autant ne pas froisser tout le monde en blâmant la terre entière pour les excès de certains. Un discours posé, mettant l'accent sur des exemples concrets de préjudices, et soulignant les intérêts principaux des québécois en la matière (principalement la culture dans ce cas de figure) me semble essentiel pour améliorer le processus d'intégration des nouveaux arrivants, de sorte que les québécois soient fiers de la culture qu'ils partagent, et que les néo-québécois le soient également.

    Si l'un déroule le tapis rouge, l'autre enlève ses souliers. C'est simple...Pourtant oui j'en connais qui n'enlèveraient pas leurs souliers. Ils ne sont pas nécessairement immigrants d'ailleurs...vous savez la connerie c'est international. Faut faire la part des choses. »

  • Louis Lapointe
    Abonné
    jeudi 6 septembre 2007 17h52
    Le sens des mots
    « Bonjour Mme Lévesque,

    Dire «Nous existons» ou «Existerons-nous demain?» n'a pas le même sens. Alors que la première expression est affirmative, la deuxième est interrogative, elle est empreinte du doute. Pourtant le «nous» dans les deux phrases est le même, il définit le même groupe, mais le sens est différent. Dans le premier cas, un peuple s'affirme, dans le deuxième cas, il s'interroge sur son existence, la survie de sa langue, de ses institutions et de sa culture au sein d'une Amérique et d'un Canada anglais.

    Dans «Pouvons-nous vivre ensemble ?» et «Devons-nous vivre ensemble.» le «Nous » est déjà différent, il a un autre sens et réfère à un «Nous » beaucoup plus large. N'est-ce pas plutôt dans cette perspective que nous devons situer le débat ? Au lieu de remettre en question l'existence même des accommodements raisonnables, ne devons-nous pas plutôt nous demander si les accommodements raisonnables menacent vraiment notre existence ou s'ils contribuent positivement à notre survie?

    Être ou ne pas être, ne serait-il pas le véritable enjeu de ce débat?

    Pour cette raison, la question fondamentale que nous devons poser ne vise pas à savoir si le «Nous» est inclusif ou exclusif, mais bien de savoir si ce «Nous» va survivre ou s'éteindre.

    Si comme je le pense, nous arrivons à la conclusion que pour survivre il faut vivre ensemble, dès lors nous devons être raisonnables et accepter d'accommoder raisonnablement ceux qui contribueront à notre survie. C'est une simple question de bon sens !


    Louis Lapointe
    Brossard »

  • rabah hammachin
    Inscrit
    jeudi 6 septembre 2007 20h01
    integration ou desintegration
    « Il est temps que les québecois, qu'il soient de souche française, anglaise, amérindienne ou nouvellement arrivés au Canada (au Québec, si on préfère) regardent dans le même sens au lieu de se regarder en adversaires. Il va de soit que scientifiquement, lorsque deux entités A et B se mélangent et, que pour peu qu'elles soient miscibles et compatibles, il en resulte une autre entité qui possède les propriétés de A et de B mais qui n'est plus ni A ni B. À partir de là, ce qu'il faut chercher, cs sont les conditions de miscibilité entre les québecois de souche, qui souffrent de dénatalité et les nouveaux arrivants, qui fuient pour la plupart, des conditions de vies desastreuses et qui aspirent à un mieux être pour eux et leur famille. Ces conditions doivent être lisibles et parfaitement bien comprises par tous et toutes. On pourra en citer quelques unes:
    - L'égalité des sexes,
    - la laicité dans son sens universel et qui est le respect des croyance d'autrui et qu'aucune religion n'a préséance sur les autres. On pourra même y faire admettre assez facilement, le fait que le Québec est de souche chrétienne. Ainsi les fêtes religieuses chrétiennes y seront célébrées sans qu'il y ait de surenchère.
    - La langue française a préseance au Québec. À ce titre, l'éducation et l'enseignement se feront prioritairement dans cette langue. Pour des raisons historiques, l'anglais peut y trouver sa place dans le cadre des aménagements actuel. Il va de soit que tous les nouveaux arrivants, quelque soit leur provenance, feront leurs études en français.
    Ces régles fondamentales et tous leurs corrolaires doivent êtres parfaitement bien expliqués et explicités lors des procédures d'immigration. Ainsi, chacun prendra ses responsabilités. Il y aura peut-être beaucoup moins de candidats à l'immigration au Québec, mais il y aura beaucoup moins d'anathèmes,d'incompréhension et de haine. »

  • Georges Tissot
    Abonné
    vendredi 7 septembre 2007 00h12
    Citoyen québécois- par Jean de Cuir
    « "La militante souverainiste s'inquiète. «Il ne faut pas retourner au nationalisme basé sur l'ethnicité. La démocratie, les droits de la personne, l'égalité, cela compte." (May Chiu, ex-candidate et militante du Bloc québécois)(Le Devoir, 6 août) Et du même souffle on affirme: certains immigrants s' inquiètent de cet exercice "fait par des Blancs pour des Blancs". Mais qu' est-ce que la blancheur vient faire ici. La couleur est-elle un critère de citoyenneté? Le nationalisme basé sur l' ethnicité, qu'est-ce que cela peut bien signifier? Il n' y a pas d' ethnie au Québec! A moins de penser que la consanguinité est ou fut un critère; peut-être chez les autochtones, mais encore.
    Puis on mentionne que la composition de la commission, deux hommes blancs, nourrisse la méfiance des Québécois envers les immigrants». Tiens tiens, il y a les québecois et les immigrants. S' agit-il d' immigrants très récents qui n' ont pas encore leur citoyenneté ou d' immigrants d' hier mais qui sont demeurés cantonnés dans le pays d' avant ou de tous les autres immigrants, depuis cinquante ou cents ans ou... la dite dame parle de démocratie, de souverainisme d' ouverture, sans distinction, et voilà que la commission n'a pas été créée par le gouvernement, mais par des blancs pour des blancs. Quel est donc le noyau de la nation québecoise? Ce sont les citoyens québécois. Quelle est la langue du Québec, c' est le québécois, version dela langue française.
    Est-ce qu'il y a de la diversité au Québec? Evidemment, compte tenu des origines diverses depuis quatre siècles. La commission Bouchard-Taylor est composé de québécois: elle écoutera tout le monde. Qu'on la critique, soit. Laissons la couleur de côté comme critère, franchement. ( Ah!, je suis beige!) »

  • Olivier Robichaud
    Abonné
    vendredi 7 septembre 2007 00h52
    Les Québécois ne manquent pas d'épine dorsale
    « J'en ai mare d'entendre dire que les Québécois ne s'affirment pas asser. Certes, nous n'arrivons pas à nous décider de former un pays, mais cela ne veut pas dire que nous sommes sans revendications ni luttes! Moi, quand j'entends le reste du Canada, ils disent tous qu'on chiâlent trop. Ici c'est l'inverse: on dirait que tous, sauf l'interlocuteur ou l'interlocutrice, se promène la tête baissée et la queue entre les pattes!

    Toute cette histoire d'accommodements raisonnables n'est pas une preuve de la mollesse des Québécois. Des exemples semblables peuvent être trouvés au Canada anglais ou aux États-Unis. Mais ici ça été fortement médiatisé et certains populistes qui n'avaient pas de nouvelles idées à proposer se sont mis à crier à l'injustice (Mario Dumont, m'entends-tu?).

    Au fil des ans, nous avons multiplié nos demandes, nous avons renforcé notre sentiment d'appartenance au Québec et nous avons consolidé nos valeurs de société. Et j'utilise bien le mot NOUS, non pas par racisme, ni par désir d'exclusion, mais par réalisme. La société Québécoise s'est formée autour d'un noyau, qui est la majorité francophone dite « de souche ». Cela n'exclu pas en soit les minorités ou les nouveaux arrivants, mais comme dans n'importe-quelle société, ceux-ci devront apprendre à vivre selon ces valeurs-là. Et une fois ceci fait, et bien ils viennent renforcer les rangs du « nous », puisqu'ils défendent les mêmes valeurs!

    Alors SVP, arrêtons de nous rabaisser avec des commentaires inutiles qui portent atteinte à notre vision collective de nous-mêmes. Nous ne sommes pas des chiens battus: nous sommes une nation, une nation qui sait se prendre en main. »

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