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Québec promet un centre pour agresseurs sexuels

Fabien Deglise   30 août 2007  Québec
Mario Dumont
Mario Dumont
Orford — Le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, ne s'est pas montré impressionné hier par l'intention du gouvernement Charest d'ouvrir un centre de détention réservé exclusivement aux agresseurs sexuels. L'annonce faite plus tôt en journée par le ministre de la Sécurité publique et de la Justice, Jacques Dupuis, a été qualifiée par le leader de l'opposition officielle de «partie de la solution à un problème [la délinquance sexuelle] infiniment plus large que ça», où «le laxisme gouvernemental» primerait, selon lui.

«C'est une mesure parmi d'autres», a dit M. Dumont lors d'un point de presse organisé en marge du caucus présessionnel des 41 députés adéquistes, qui se tient pendant deux jours en Estrie. «Mais dans ce dossier, il reste encore bien des choses en suspens», notamment «la protection du public après les peines d'incarcération».

En réaction à un projet de consultation publique sur le thème de la délinquance sexuelle, que l'ADQ souhaite organiser cet automne, Jacques Dupuis a indiqué que son gouvernement planchait actuellement sur la création d'un centre de détention doté de services professionnels pour répondre aux besoins spécifiques des agresseurs sexuels. Mené de concert avec le ministère de la Santé et des Service sociaux, ce projet, dont les grandes lignes doivent être dévoilées cet automne, vise à faciliter la réhabilitation de ce type de criminel.

«Les délinquants sexuels, il ne s'agit pas simplement de les enfermer, de lancer la clé et de les oublier. Il faut travailler avec eux pour qu'il n'y ait pas de récidives», a expliqué le ministre. «Il faut qu'il y ait des thérapies [...], des ressources de nature médicale», a-t-il ajouté.

Discret au sujet des coûts liés à la création d'un tel centre, qui s'inspire d'un plan similaire annoncé le 20 août dernier par le président français Nicolas Sarkozy, le ministre Dupuis a souligné qu'il entend ainsi «réduire les risques de récidive» chez ces criminels, un thème cher aux députés de l'ADQ. «Quand [la] consultation [de Mario Dumont] va avoir été faite, il sera trop tard, a-t-il indiqué en conférence de presse à Québec. On aura déjà agi.»

Charge contre Dumont

M. Dupuis a livré une charge à fond de train à l'endroit du chef adéquiste Mario Dumont, qualifiant d'inutile son projet de consultation et l'accusant de profiter du drame vécu par des victimes d'agression sexuelle. «Il faut éviter d'exploiter la manchette du journal et se sauver par la suite, comme l'a fait Mario Dumont dans le dossier des accommodements raisonnables et de l'immigration», a-t-il tonné.

«Il trompe la population en faisant croire que des solutions simplistes sont de véritables solutions, ce que je réprouve, et je n'accepte pas que M. Dumont utilise la peine (des familles éprouvées) pour se faire du capital politique», a-t-il poursuivi. «Pas besoin de consultations publiques pour savoir ce que les gens pensent de la déviance sexuelle.»

Il a aussi signalé que déjà, il a demandé aux procureurs de la couronne de plaider des peines plus sévères pour les individus reconnus coupables de crime sexuel.

Par ailleurs, depuis la sortie de prison du pédophile Clermont Bégin, qui avait confié à des codétenus son intention de commettre d'autres agressions, le ministre a demandé à son ministère d'apporter des amendements à la Loi sur la protection du malade mental. «J'ai aussi donné des ressources additionnelles à la Sûreté du Québec pour qu'elle puisse patrouiller le web et traquer les pédophiles», a-t-il ajouté.

Coup de sonde

Malgré tout, le caucus des députés de l'ADQ a décidé d'aller de l'avant hier en acquiesçant à la proposition de leur collègue Sylvie Roy, de Lotbinière, de tenir au cours des prochaines semaines une consultation publique au Québec au sujet de la délinquance sexuelle. La forme et l'échéancier de ce coup de sonde dans la population ainsi que dans les milieux médicaux, policiers et sociaux évoluant dans le domaine de la criminalité sexuelle n'ont pas été précisés.

L'objectif de ces consultations est toutefois clair: remplir un vide, a souligné Mme Roy en ouverture de la rencontre des députés, hier matin. «Il n'y a pas de politique globale pour contrer cette délinquance au Québec. Il y a un délinquant sexuel pour 3300 habitants et je trouve que c'est beaucoup.»

«C'est aussi notre devoir de travailler pour que les rues soient plus sécuritaires pour nos enfants», a ajouté son chef.

Pour le sexologue Marcel Couture, coordonnateur de la clinique d'évaluation et de traitement des troubles de comportement sexuel au centre hospitalier Robert-Giffard de Québec, cette consultation est «une idée ridicule» qui relève de la «pure démagogie», a-t-il indiqué lors d'un entretien téléphonique avec Le Devoir. «Qu'est-ce que M. et Mme Tout-le-monde connaissent de la délinquance sexuelle et pensent de ce phénomène? On connaît déjà la réponse.» Ce spécialiste a également dénoncé hier l'intention de l'ADQ de faire la promotion de la castration chimique pour réduire le nombre d'actes criminels de cette nature au Québec. «Ce n'est pas à eux de nous dire si on doit faire la promotion de cette mesure ou non, a-t-il ajouté. Les politiciens doivent s'occuper de la politique et laisser les cliniciens faire leur travail.»

Le Devoir

Avec la Presse canadienne






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  • Claude Stordeur
    Abonné
    mercredi 29 août 2007 23h32
    A quand une consultation sur le suicide des hommes?
    « Ça représente plus de mort que les accidents de la route entre 15 et 45 ans, mais on ose pas aborder le sujet... »

  • Robert Lortie
    Abonné
    jeudi 30 août 2007 00h00
    Brasse bouette
    « Mario « brasse-bouette » Dumont frappe encore. Il a vraiment le chic pour remuer la fange dans laquelle il semble se complaire, sans jamais apporter de solution crédible, sans regarder ce qui existe avant de parler. Après la sortie de Sarkozy, causée par un évènement scandaleux dans un pays qui n'a pas notre approche, et profitant de l'émoi causé par une disparition inquiétante et triste, il chausse ses gros sabots de démagogue.
    Peut-être que si les sondages n'avaient pas été si favorables au PQ, il aurait moins senti le besoin de se faire voir dans les médias.
    La délinquance sexuelle est un phénomène complexe, où trop souvent les coupables sont d'anciennes victimes. On ne va pas briser ce triste cercle vicieux en simplifiant et il est malhonnête de s'appuyer sur le sentiment de révolte normal des gens pour se faire du capital politique. »

  • messadi brahim 1960
    Inscrite
    jeudi 30 août 2007 06h01
    brahim
    « je cherche cette antreprise
    representant_cac_afrik@representative.com »

  • Fernand Bélair
    Inscrit
    jeudi 30 août 2007 09h56
    Des sujets populaires!
    « Comme le disait hier le député adéquiste de Trois-Rivières, le sujet est populaire, alors fonçons dedans! Le meilleur moyen de faire la machette, c'est d'en exploiter d'autres, n'est-ce pas! Les enjeux qui dominent le plateau politique de l'ADQ sont donc ceux qui concernent 1 personne sur 3300 comme le veut l'autre députée adéquiste, madame Roy. J'espère que les 3299 autres les retourneront bientôt chez eux pour manque de responsabilité à leur devoir de représentation de la substance. »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    jeudi 30 août 2007 10h22
    Traque ou lynchage appréhendé
    « Mario Dumont n'a en poche qu'un maigre baccalauréat en économie, ce qui est peu aujourd'hui. Son équipe (à peine deux détenteurs de maitrise, aucun doctorat et quelques membres du barreau si je ne m'abuse...) est la moins scolarisée des trois Partis. (Il est à remarquer qu'un bon pourcentage de députés de l'ADQ ne donne absolument rien comme études ou comme formation scolaire. On est en droit de se demander s'ils ont fini leur DES!). Et quand ils détiennent un diplôme du collégial ou un premier niveau universitaire, c'est presque à coup sur dans le domaine des affaires, de l'administration, de la planification financière ou de la gestion commerciale. Rien ou si peu sur la culture, la langue, la psychologie ou la santé.

    Comment s'étonner après cela, que le gros de la clientèle adéquiste on la retrouve principalement chez les jeunes adultes, moyennement scolarisés, casquettopithèques à l'heure de pointe, revanchards, revancheurs, qui font de la surconsommation du dimanche leur principal mode de vie!

    Le sexologue Marcel Couture a tout à fait raison. On ne peut laisser Monsieur-et-Madame-tout-le monde, sans formation juste et adéquate, donner leur opinion à tort et à travers sur un sujet aussi complexe que la déviance sexuelle. Cela risque le lynchage tout simplement. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    jeudi 30 août 2007 11h54
    Il a de l'envergure, cet homme.
    « On ne pourra plus dire que notre cher activiste de la démocratie a une vision étroite des choses.

    Songez-y, un problème infiniment large demande une solution infiniment large. Il faudra couper quelque part pour y arriver.

    Mais, gare à vous ! Qui trop embrasse, mal étreint.

    Et puis, moi je n'aimerais que l'on applique le supplice du père Lebrun à ces hordes d'agresseurs sexuels. »

  • Philippe Champagne
    Inscrit
    vendredi 31 août 2007 20h21
    Nouvelle chasse aux sorcières
    « Eh oui! Même en retard, il est toujours bon de mettre de l'avant les opinions des gens équilibrés vis-à-vis la chasse aux sorcières habitant nos politiciens dès que leur cote baisse un peu.

    Je suis d'avis de la plupart des analystes que cette psychose collective déclenchée par nos media populistes - le Devoir exclus - à propos de la pédophilie, commence à prendre de l'âge.

    NUDISME

    Dans les années 50, aux États-Unis, alors que la commission MacArthur faisait la chasse aux sorcières communistes, on n'admettait pas le nu surtout masculin.

    Robert Mizer fut un des premiers photographes culturistes qui fit sa marque à l'époque du rock d'Elvis.

    Enfant, muni d'un appareil-photo fourni par sa mère, il se mit à faire venir chez lui des garçons, particulièrement plus vieux, pour les prendre sur pellicule en costume d'Adam. Avec le recul, je me hasarderais à dire qu'il a possiblement conduit à la pornographie, quoique ses intentions originales d'esthète, étaient tout ce qui est de plus sain, de naturiste. Même Ben Weider lui doit peut-être sa vocation de formeur de corps d'athlètes.

    Sa mère, large d'esprit comme il s'en fait peu au pays de l'oncle Sam fut pour Bob une vraie "mom" dans le sens qu'elle l'appuya d'abord avec réticence, ensuite avec dévouement voyant vers où son grand se dirigeait. C'est dommage que le culte de la beauté coïncida dans les temps d'après-guerre avec l'aryen dont se sont réclamés les hindous depuis la nuit des temps, formule empruntée ensuite par Adolphe Hitler pour justifier ses sombres desseins.

    La culture gaie n'est à mon sens qu'un dérivé de ce culte du corps masculin.

    On peut dire aussi que la pédérastie en fut une de ses filles, attendu qu'elle s'intéresse au corps du jeune éphèbe adolescent, qui voit venir ses premières pilosités comme sa soeur ses menstruations, jumelées évidemment culturellement, aux mensurations.

    Pour moi, le culte de la beauté des Adonis n'a rien à voir avec la pédophilie qu'on met aujourd'hui à toutes les sauces, dû en partie à notre héritage judéo-chrétien. La pédophilie est pour moi une déviation, mais jamais la pédérastie, pas plus que l'homosexualité qui sont plutôt à mon sens, une quête perpétuelle de la beauté, une transposition du mythe de la fontaine de Jouvence qui assure une jeunesse permanente.

    C'est pourquoi tant les voyeurs que les exhibitionnistes s'entendent si bien, exprimant chacun à sa manière cette recherche de l'immortalité.

    Nul ne peut dire que le corps d'un jeune homme nu n'est pas beau...alors que le corps nu d'un enfant n'exprime que l'éphémère, et n'est généralement visé que par la femme en majorité, dont les yeux scintillent en le voyant, non par déviation, mais d'instinct.

    Les Grecs l'ont compris dans l'antiquité, ayant mis sur pieds les jeux olympiques nus pour élever le culte du corps. Le corps nu de l'adolescent à partir de 13 ans est une oeuvre d'art et le demeure jusqu'à sa fin de vie. Je laisse à d'autres le soin de parler du corps de la jeune fille. Il ne manque pas de défenseurs. Et on sait que les pédophiles sévissent aussi pour elles qui sont d'âge inférieur à 13 ans.

    Quant à l'inceste, il m'apparaît une déviation de l'instinct de propriété. L'homme qui s'attaque sexuellement à ses filles les pense ses choses, et ses garçons des objets de plaisir interdits à la parenté pour des raisons sociales et culturelles qu'on ne niera pas.

    Aussi quand on entend un père outré de ce qui est arrivé à telle petite, il cache souvent lui-même la jalousie ancrée de sa propre fille que la morale lui interdit de posséder. Les garçons en puberté peuvent commencer à résister aux avances que leur auraient pu peut-être faire leur propre père étant plus petits.

    Et comme les media ont de moins en moins à se mettre sous la dent, dès qu'ils tiennent un os dans le genre, ils en parlent des semaines jusqu'à l'arrivée d'une nouvelle les dépassant...qu'il s'agisse des entraîneurs au hockey ou ailleurs...N'est pas pédophile l'entraîneur qui s'intéresse aux parties génitales de ses joueurs en haut de 13 ans; mais celui qui s'intéresse aux enfants de 12 ans et moins, des deux sexes. Et ce, les media et les journalistes qu'ils emploient n'en ont rien à foutre en autant que c'est vendeur.

    Quand les journalistes s'improvisent voyeurs ils ne font qu'exprimer un malaise dans la société qui n'a pas encore compris parce que peu instruite.

    La beauté, loin de nous intimider, devrait être l'occasion par excellence de rendre grâces pour elle au Créateur.

    J'ai personnellement souvent scandalisé des prêchi-prêcha, en disant la vérité haute que les homosexuels par exemple sont une garantie contre la surpopulation du globe. Ne vous y trompez pas, Dieu n'est pas distrait, disait un ami d'autrefois, qui serait sans doute ulcéré de m'entendre le citer à cette fin.

    Et quand les revues de tout acabit se font moralisatrices, elles véhiculent le mensonge. Seul est condamnable le viol non consenti, exception faite de l'enfant qui a moins de 12 ans.

    "L'amour parfait bannit la crainte."

    Pour en revenir à Mizer, il a même un moment reçu un avis de la poste à l'effet que les photos qu'il envoyait par la malle sur demande à des acheteurs, était de l'obscénité. Dans son genre pionnier, comme la plupart des pionniers du passé dans différentes causes, il a même dû faire de la prison pour ses croyances...alors que sa mère tenait office pour lui de secrétaire, et son frère de comptable.
    L'obscurantisme était tel alors chez nos voisins du sud alertés par le Réarmement Moral de l'époque, comme Alfred Kinsey les avait ennuyés en livrant leur âme à nu, que le tribunal où comparaissaient les photographes du nu masculin jetaient les négatifs. N'est-ce pas là aussi déviation de l'instinct de propriété?

    Et pour qui ne pouvait payer le 15 000 $ d'amendes, un vrai racket du judiciaire américain, la prison l'attendait. Le sadisme refoulé des juges américains y trouve une nette expression de l'abus d'autorité qu'on trouve généralement dans les dictatures spécialement intégristes. Un beau gang d'hypocrites à qui Dieu dira un jour: Éloignez-vous de moi vous qui commettez l'iniquité, Je ne vous ai jamais connus...Et alors ils diront: Mais Seigneur, c'est pour Toi que nous l'avons fait... Foutaise! C'est bien plus pour se sécuriser dans leur infortune morale personnelle.

    La répression était telle que c'était tout un aria que de penser même acheter des revues osées pour le temps, alors que les marchands en faisaient leurs choux gras et n'auraient jamais refusé d'en vendre, ni même jugé qui en achetait, avec l'oeil sartrien. Bref, plus de peur que de mal.

    Le premier modèle masculin à s'y rendre du Canada, provenait d'un petit village de Nouvelle-Écosse, Pugwash, Neil O'Hara, élevé par une mère puritaine irlandaise catho.

    À 16 ans, mon frère Lucien raffolait de ces revues culturistes où le corps masculin était valorisé. Et il était parfaitement hétéro, fidèle, 24 ans avec la même femme, non pratiquant.

    C'est ainsi que sortirent les concours M. Univers.

    La boutade populaire à l'effet que les culturistes en avaient des petites, n'était pas du tout fondée, ça va de soi. Pour la populace, il voyait là une occasion en or de sanctionner par l'humour ce qui les faisait titiller dans leur for intérieur.

    Quand Myzer fondit son école AMG où les animaux partageaient la vie de leurs pareils humains, il était très strict; la drogue par exemple y était interdite. C'était exclusivement un monde réservé aux hommes; les femmes et petites amies n'y étaient pas admises, à leur grand dam.

    Mais l'Injustice américaine continuait inlassablement de fermer les studios où, disaient-ils, les parties génitales étaient surexposées. Quand on prend des vessies pour des lanternes, c'est ce qui arrive. »

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