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Où est le problème?

Marie-Andrée Chouinard   27 août 2007  Québec
Le ton est donné. S'il faut se fier au premier forum national de la commission Bouchard-Taylor, qui avait lieu vendredi à l'École d'été de l'Institut du Nouveau Monde, les débats ne seront pas hauts en couleur, mais leur niveau sera élevé. Les enfants de la loi 101 s'accommodent bien des accommodements raisonnables. Faut-il s'en étonner?

Gérard Bouchard et Charles Taylor, coprésidents de la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, craignaient les dérapages et redoutaient les coups bas. Pour inaugurer leur consultation publique, ils ont plutôt eu droit à des échanges courtois et intelligents, traduisant une ouverture à la diversité et un esprit critique aiguisé. Les deux hommes étaient ravis.

Après avoir entendu les 18-35 ans débattre d'accommodements raisonnables, de laïcité et de cohésion sociale, M. Bouchard s'est dit «émerveillé». M. Taylor a confié que ce premier forum citoyen avait «fait monter son niveau d'optimisme de plusieurs crans».

Il est vrai qu'un avant-midi écoulé en compagnie des participants avait de quoi rassurer le plus inquiet des commissaires. Sur un terrain aussi friable que l'identité québécoise, cette génération se tient solidement. Elle sait dans quelle complexe mosaïque sociale elle baigne. Elle ne perçoit pas la différence comme une menace. «On a l'impression que le problème des accommodements raisonnables pour eux n'est pas si fondamental, et qu'ils sont prêts à passer à autre chose», confiait Gérard Bouchard au terme de l'exercice.

Vendredi, en effet, les jeunes appelaient à une identité qui s'articulerait davantage autour des ressemblances que des oppositions. À les entendre, il serait possible de rallier toute une population autour de valeurs communes, peu importe l'héritage religieux ou culturel que l'on porte dans son baluchon.

Invités à se prononcer sur de réelles situations d'accommodements raisonnables, les participants ont rejeté sans ambages l'idée de réaménager les horaires des piscines en fonction du sexe des clients, de manière à respecter les croyances religieuses. Avec la même assurance, ils ont accueilli l'idée de respecter des interdictions alimentaires dans les cafétérias d'hôpitaux, en accord avec la religion de certains groupes.

Ils ont débattu calmement, exprimant avec respect des divergences d'opinion. Avec sagesse et franchise, ils ont aussi exprimé — avec raison! — un malaise devant le sondage éclair mené par les organisateurs au cours de la consultation. Comment cocher oui ou non devant l'affirmation «Les pratiques d'accommodement peuvent nuire à la cohésion sociale» lorsque la Commission elle-même a posé comme prémisses à ses travaux que rien n'était à trancher au couteau dans les méandres de ce questionnement?

Il n'y a rien de bien étonnant à leur maturité politique et culturelle, qui éblouit spontanément. Ces jeunes sont issus de la loi 101: à l'école, ils ont côtoyé l'Algérie et le Liban. Pour cette audience singulière, qui semblait majoritairement venue de Montréal, la diversité culturelle ne rime pas avec une définition inscrite dans le glossaire d'un document de consultation. Elle correspond au quotidien de la rue.

L'intégration, assise de l'interculturalisme propre au Québec, a livré ses fruits. Tant pour les Québécois d'origine canadienne-française que pour les Québécois issus de l'immigration, ce vivre-ensemble leur permet de tracer d'une poigne assurée la ligne entre culture et religion.

Pour l'avenir du Québec, il est vrai que ce premier contact n'a rien d'alarmant. Si ce petit groupe est le miroir d'une génération, il renvoie un reflet agréable, qui ne correspond pas à l'icône malingre que l'on a dépeinte au moment de justifier la tenue de cette consultation élargie. Hélas, trois fois hélas! Il faudrait être naïf pour croire que ce clan sélect est représentatif de ce que seront les audiences de la Commission. MM. Bouchard et Taylor ne conserveront peut-être pas longtemps leur air ébahi.
 
 
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  • Hubert Larocque
    Abonné
    lundi 27 août 2007 01h49
    L'accommodantisme des "Enfants-de-la-loi-101"
    Nous ne sommes pas tous à genoux devant la jeunesse, craignant de passer pour vieux si l'on émettait la moindre réserve. Nos braves commissaires, MM. Taylor et Bouchard, s'attendaient à être écharpés et voilà que leur première sortie nage, en apparence, dans l'euphorie de la dissolution multiculturelle. Le Québec disparaît, on voit presque plus d'étrangers à Montréal que de Québécois, nos oreilles inquiètes se heurtent à un anglais de plus en plus présent et agressif, la Cour suprême s'apprête à châtrer encore plus avant notre exsangue Loi 101. Nous avons assez d'estime et de respect de la jeunesse pour ne pas croire à l'accommodantisme jovial dont quelques jeunes, non prévenus, et visiblement inconscients de leur responsabilité , ont pu faire preuve devant nos commissaires. Être jeune, c'est recevoir un héritage, le comprendre, et l'assumer pour le porter plus loin. Ce n'est certes pas ignorer l'histoire, consentir à être le jouet d'une certaine élite issue de la « Révolution tranquille » qui s'est donné pour tâche de liquider la tradition québécoise dans ses composantes française et chrétienne. Sa « méthode » a consisté à rendre les jeunes ignorants de leurs origines, à leur en donner une version tronquée, péjorative dans le but de les rendre étrangers à eux-mêmes et de les aveugler sur la déferlante multiculturelle qui devait nous succéder.
    On est ouvert dans la mesure où l'on est vide de soi. L'ouverture est une mode, un slogan, une béance qui détourne l'attention de ce que l'on n'a plus, à savoir la conscience et la possession de soi. Pour porter un regard sur l'autre, il est nécessaire d'avoir une forte assise en soi-même, dans sa propre culture. Il faut aussi que l'autre soit en dehors de soi, qu'il en soit distinct, à distance. Ce n'est pas le cas pour l'immigrant actuel qui entre dans notre espace et qui nous en chasse en vertu de la Constitution canadienne. Il est notre égal, nous n'avons plus aucune antériorité fondatrice. Il faut nous fondre à lui puisque lui a le droit de rester lui-même alors que nous sommes culpabilisés d'être différents de lui. L'accommodement, imposé par la force de tribunaux extérieurs au Québec, vise à détruire notre identité, car il n'y a pas de construction d'une identité canadienne sans la destruction préalable de l'identité québécoise. Le fédéralisme repose sur un flou identitaire propice à la transformation du Québec en un je-ne-sais-quoi qui ressemble fort, non à un melting-pot, mais à une trahison encore plus profonde, plus avancée de notre identité et de notre histoire, soit une juxtaposition de ghettos ethniques dotés de droits égaux, et dont nous ne sommes que l'un d'eux.
    Nos jeunes ne veulent certainement pas cela. La voie des accommodements, faussement qualifiés de raisonnables, nous engage dans un avenir sans issue. Toutes les énergies de la nation seront minées par un débat interminable que les médias et les démagogues attiseront périodiquement pendant au moins cinquante ans. Pendant ce temps, nous nous serons avancés si loin sur la pente de la disparition qu'il faudra parler de nous au passé. Olivar Asselin disait, à peu près, en parlant des « canadiens français » : « Ci-git un peuple mort de propre sa bêtise ». La prophétie s'est réalisée, il en arrivera tout autant au Québec enfermé dans la Confédération canadienne.
    Quel programme pour la jeunesse? Retrouver son histoire, l'embrasser avec la joie de rentrer en soi-même, la pousser plus loin dans la ligne de la fidélité créatrice. Et face à l'immigrant? Voici ce que nous sommes, ce que l'histoire a fait de nous. Si vous désirez vivre comme nous, restez. Sinon, partez. Il faut évidemment traduire ce programme en vision et en action politiques. Tout le reste est bavardage. « À vous, messieurs! »
    Hubert Larocque.

  • François Giguère
    Abonné
    lundi 27 août 2007 04h23
    Entre l'ébahissement et la naïveté
    Je comprends que les commissaires soient dans l'euphorie promotionnelle des débuts d'une commission de consultation et qu'ils aient ainsi tendance à survaloriser les premières expressions de cette consultation.

    Vous parlez d'ébahissement pour qualifer leur attitude. J'allongerais peut-être même l'expression jusqu'à la lisière de la naiveté. Surtout en pensant à Bouchard. Déjà je trouve qu'il parle beaucoup. Son ego ressemble davantage à celui d'un intellectuel en auto-contemplation devant son propre questionnement que d'un commissaire à l'impartialité tranquillement ouverte aux réponses les plus inattendues. Entre Hérouxville et l'assurance identitaire des jeunes de l'Institut du nouveau monde, cette consultation pourrait ne pas nous apprendre grand chose de nouveau si au nom d'une opinion déjà faite dans la tête de ses commissaires sur la laïcicé et les valeurs communes, on ne sent pas que rigoureusement tout peut être mis sur la table. Sur la rapport entre les religions et les valeurs laïques, entre le religieux et l'imaginaire d'une société, le débat est loin d'être terminé. Pour plusieurs catholiques la charte des droits, qu'on dit laïque, est en fait le reflet d'une anthropologie protestante davantage orientée sur les droits individuels, by-passant parfois parfois allègrement une conception collective de la société. Par exemple,qu'on octroie le même statut social à l'union entre personnes du même sexe qu'au mariage entre une homme et un femme, cela n'est-il pas une sorte de laminage du collectif au nom des droits individuels? Je n'ai pas de réponse absolue, mais il y a là, parmi beaucoup d'autres, un débat à poursuivre. Il me semble ausi que les différentes grandes religions devraient être invitées à s'impliquer activement dans cette démarche Par exemple une religion qui demande à la société de modifier son ordre commun pour lui accorder un accommodement raisonnable, au nom de son droit ou de sa morale particulière, devrait avoir à l'expliquer publiquement et en quelque sorte à tenter de nous démontrer en quoi cela est raisonnable.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 27 août 2007 07h37
    Allons-y gaiement les enfants!
    Fait que, nous avons des jeunes au Québec qui sont remplis de compréhensions sur les nombreux accomodements à faire. Est-ce qu'ils seraient aussi pour adopter la loi coranique pour le Québec, tant qu'à y être ? Pour que le Québec autorise la bigamie ? Pour le kirpan dans lea avions afin que son propriétaire soit plus certain d'aller voir son créateur si l'avion s'écrase ? "sky is the limit".

    Faut pas reproduire ici ce que nos immigrés ont fuit dans leur pays.

  • jess Giangioppi
    Inscrit
    lundi 27 août 2007 08h35
    Chercher la femme
    Pardonnez mon péssimme mais je vois une problématique majeure dans la composition de cette Commission: d'abord l'exclusion de femmes commissaire; les deux seules commissaires sont de confession catholique. A mon avis ce sont deux conditions qui vouent cette consultation publique à l'échec. Peut-on honnêtement espèrer vivre en harmonie avec toute groupe communautaire qui n'acceptent pas à priori l'égalitée homme-femme et séparation état-église?

  • Pierre Bonbeau
    Inscrit
    lundi 27 août 2007 10h02
    Le problème : l'étendu géographique...
    Je pense que le problème se situe comme l'a bien dit Hélène Pedneault dans son article intitulé « Autour de chez nous - Investir dans la symbolique » (http://www.ledevoir.com/2007/08/27/154694.html?fe= Hé oui, le Québec est vaste et la cohésion entre les villes fondatrices et les deux grands pôles (Montréal et Québec) ne sont pas encore bien inter-reliés, aussi bien géographiquement que culturellement ; c'est vrai qu'il faudra investir pour que les québécois d'abord voyagent et connaissent d'avantage leur territoire, leur richesse extraordinaire (nature et les êtres humains qui y vivent) et bâtir des ponts pour éviter de créer des enclaves. Il faut que les immigrants trouvent que Natashquan est une belle place pour y vivre et que l'on peut très bien être accueilli et passer le reste de notre vie là-bas, sans envier Montréal ou Québec. Et cela sans dénigrer les avantages et les inconvénients de chaque place.

    Patrimoines humain et géographique

    Il faudra mettre en relief notre richesse et ainsi nous serons fiers de ce que nous sommes. Si nous le sommes, les immigrants seront contents de bâtir un Québec ouvert où l'être humain au coeur de notre préoccupation. L'importance des personnes humaines est vitale, car c'est à travers nous-mêmes que nous pouvons faire avancer dans la vie et nous bâtir une grande société ouverte avec des institutions qui valorisent des valeurs les plus nobles.
    Le Québec : le climat et l'eau seront des atouts et des valeurs sûres

    Le Québec est vaste et la nature est belle ; ce n'est pas pourtant qu'il faut le détruire ; nous devons préconiser un développement noble en fonction de la nature. Les Québécois auront cette tâche difficile. Essayons de faire valoir ces atouts pour montrer qui nous sommes et comment on apprécie les gens qui apportent leur pierre dans l'édifice de ce nouveau Québec de demain.

  • Louis Lapointe
    Abonné
    lundi 27 août 2007 10h27
    La rigueur?
    Bonjour Mme Chouinard,

    Depuis le début de cette saga, on a beaucoup parlé d'accommodements raisonnables en se référant surtout aux sondages, de l'aveu même des commissaires, peu aux études scientifiques. Quels sont les rapports interethniques entre nos enfants? Comment l'école publique, laïque et française contribue-t-elle à l'intégration des immigrants? Les infrastructures publiques que sont nos bibliothèques, piscines et parcs concourent-elles au savoir-vivre ensemble? La langue, la richesse des ménages et le degré d'instruction des parents sont-ils des facteurs d'homogénéité et dans quelle proportion participent-ils à la cohésion sociale?

    Beaucoup plus que les régions du Québec, les quartiers de Montréal, Laval et de la Rive Sud sont des laboratoires vivants qui nous aideraient à répondre à toutes ces interrogations. Brossard, NDG, Montréal-Nord et Outremont sont des agglomérations multiethniques aux profils sociodémographiques différents. Comment la vie s'organise-t-elle dans ces différents quartiers? Les enfants de nos différentes communautés partagent-ils cette même volonté de vouloir-vivre ensemble? Beaucoup de questions parmi d'autres qui commandent des réponses étayées.

    Avant de procéder à un tel remue-ménage collectif, il aurait peut-être fallu démontrer un peu plus de rigueur dans la méthodologie utilisée pour aborder un sujet aussi controversé. Dans le domaine de la cuisine, peu de gens osent préparer un gâteau sans livre de recettes. On s'étonne donc de voir tant d'improvisation venant de savants aussi estimés que Taylor et Bouchard. Nous nous serions attendus à une meilleure préparation de la part d'un aréopage d'aussi éminents professeurs d'université sur un sujet aussi crucial que le savoir-vivre ensemble.

    Chose certaine, si le gâteau ne lève pas, nous saurons tous que ce n'est pas la faute du livre de recettes.


    Louis Lapointe
    Brossard

  • salim Houari
    Inscrit
    lundi 27 août 2007 11h21
    @Hubert Larocque : les papys et leurs vieux démons
    "Il (L'immigrant) est notre égal, nous n'avons plus aucune antériorité fondatrice". OUI encore et toujours votre égal même si cela vous déplait. Les immigrants ne sont pas des escalves. et tant pis pour ceux qui ne le comprennent pas et ne le digèrent pas.
    Il est clair que les vieux démonts suprémationistes hantent encore quelques personnes un peu à la masse.

  • Robert Parenteau
    Inscrit
    lundi 27 août 2007 11h34
    Et notre histoire?
    Ce premier forum n'est pas significatif à mon point de vue. Quelle aurait leur réponse si on leur avait demandé: "Vivriez-vous sous une burka?" "Accepteriez-vous d'être lapidée -vous seulement les femmes- pour infidélité conjugale?" "Accepteriez-vous d'avoir la main coupée si on vous prenait à voler?"...
    Malheureusement, c'est cela qu'on nous demande d'accepter raisonnablement!
    Lorsqu'on émigre, est-ce pour retrouver et revivre le même mode de vie qu'on avait dans son pays d'origine ou pour trouver et vivre quelque chose de différent? Si c'est pour la même chose, alors, à quoi bon émigrer?
    Nous sommes une société de plus en plus laïcisante, de tradition catholique et française. Nous avons secoué le joug de la religion il y a déjà quelques lustres, ce n'est sûrement pas pour revivre la main-mise d'une autre religion sur notre mode de vie. Que chacun pratique sa religion dans son intimité, voire même dans la vie publique mais personnellement, sans vouloir l'imposer à la société toute entière. Rappelons notre histoire, ré-apprendrons-la pour nous-mêmes et enseignons-la à tous ceux et celles qui veulent bien venir vivre chez nous. Qu'ils et elles sachent que nous sommes d'histoire française et catholique, aujourd'hui laïcisants et ouverts sur tout étranger qui veut bien s'accommoder de nos valeurs: égalité et respect de la femme, la religion est une affaire personnelle, nous parlons français.

  • Guy Fafard
    Inscrit
    lundi 27 août 2007 11h43
    accommodement raisonnables, École d'été de l'Institut du Nouveau Monde, commission Bouchard-Taylor, Culture, Religion, Québec (province)
    Questionnement salutaire.

    Si la commission Bouchard Tayler veut retrouver une certaine crédibilité, elle devra se syntoniser à la pensée populaire.

    Après le matraquage et le terrorisme intellectuel qu'a effectué monsieur Gérard Bouchard contre la plèbe québéquoise, il faut se questionner sur les bûts de la commission. Sont-ce le savoir sur les orientations à prendre pour réfléter les besoins et désirs de la population ou la manière de diriger le troupeau et lui inculquer ses propres idées préconsues, lui qui possède toutes vérités?

    La défénition d'une nation implique une unité historique, linguistique, religieuse et/ou laïque, économique et terriroriale. Nous avons développé des valeurs d'égalité entre les sexes que certains groupes n'ont pas. Est-il raisonnable de s'accomoder à de telles pratiques sous toutes sortes de prétextes obséquieux?

    Toutes les cultures ont du bon et du mauvais, y compris la nôtre ; est-il un accomodement raisonnable que de rejetter la nôtre par parcelles sans discernement pour que d'autres cultures puissent s'épanouir et oblitérer notre nation ?

  • szgren
    Abonnée
    lundi 27 août 2007 12h32
    Représentativité de ce groupe de jeunes
    Vous dites que ces jeunes, participant aux activités estivales de l'Institut du Nouveau Monde représentent les enfants de la loi 101. Sur cela, je ne partage pas votre point de vue. Je crois que vous ne retrouverez pas là les jeunes qui sont peu politisés, qui sont peu portés à la réflexion et à la nuance. Ces jeunes existent et ils sont nombreux. Ils ne tiendraient pas nécessairement le même discours que celui entendu ces derniers jours.

    Suzanne Grenier
    Québec

  • Roland Berger
    Abonné
    lundi 27 août 2007 14h18
    Prudente célébration de la loi 101
    J'ai été de ceux et celles qui ont célébré l'adoption de la Charte de la langue française par l'Assemblée nationale. Mais comme tant d'autres, mon coeur était partagé entre la fierté d'une affirmation de ce qu'était la majorité francophone du Québec et l'appréhension de tout ce que pourraient imaginer les Canadiens anglais du Québec pour rogner petit à petit ce mur de protection. L'histoire à confirmer mes appréhensions. Je suis maintenant convaincu qu'aucune loi visant à protéger la vie de la langue française au Québec ne tiendra aussi longtemps que le Québec sera soumis aux attaques du fédéral, généralement orchestrés par des Québécois heureux de goûter au pouvoir de la majorité canadienne.
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Pierre Bonbeau
    Inscrit
    lundi 27 août 2007 15h05
    Craintes contre les musulmans sont-elles fondées ?
    Je lis souvent des propos un peu maladroit sur les musulmans. Je pense qu'il faudrait mettre au clair certains points : il ne faut pas des amalgames rapides entre fondamentalistes et le reste des musulmans. Les fondamentalistes représentent moins de 5% de la population religieuse (chrétienne, juive, musulmane, hindoue, etc.) ; je pense qu'il serait regrettable de mettre l'ensemble des musulmans dans le même panier. Comme si nous pouvons dire que tous les québécois sont des péquistes ; loin de là.

    Deuxième point : les musulmans que j'ai connus ont été des gens très aimables et courtois. Je ne sais pas si tous les musulmans sont aimables et courtois mais la plus part que j'ai parlé étaient des personnes très respectables et avaient des diplômes que certains québécois « pures laines » envieraient de les avoir. Hé oui tous les québécois « pures laines » devraient être ouverts à avoir une élite intellectuelle pour palier à combler de nombreux postes vacants dans les boîtes recherches et développements au Québec.

    Je me demande parfois que les gens qui parlent contre les musulmans sont vraiment conscients et s'ils ciblent les bonnes personnes, car il y a aussi des fondamentalistes juifs, chrétiens, hindous, etc. ces groupes fondamentalistes sont aussi pires l'un que l'autre. Les musulmans sont contents d'être dans un pays laïc où les gens sont traités d'une manière égale : pas de faveur entre les groupes (surtout au Québec, nous favorisons plus les protestants et les juifs) : donc une équité complète et là tout ira bien.

    Pierre Bonbeau

  • Nicolas Vincent
    Inscrit
    lundi 27 août 2007 15h48
    Désolant
    À voir tous ces commentaires désolant et déprimant, je suis franchement heureux de pouvoir me compter comme faisant partie des "jeunes"... Toute cette bonne vieille xénophobie du terroir qui ressort dès qu'un évènement isolé est repris à outrance par les médias en manque de scoop! Désolé, mais moi je m'émerveille à chaque jour d'entendre une jeune femme de souche indienne ou un jeune homme d'origine coréenne parler français avec un accent québécois. Pourquoi cette obsession de voir l'envahisseur à chaque coin de rue? En a-t-on besoin pour se sentir vivant en temps que peuple?

  • Jean-François Trottier
    Abonné
    lundi 27 août 2007 17h07
    Au secours!
    On va avoir plein de terroristes qui cachent des kalasnikovs dans leur burka! On va avoir des mains coupées, puis des ça va se battre à coup de kirpan dans nos écoles! Ils vont se faire sauter avec des ceintures pleines de bombes dans nos cabanes à sucre! Oh pitié seigneur! SAUVEZ-NOUS!
    Non mais êtes-vous tous tombés sur la tête? Vous vous ennuyez tant que ça que vous devez vous inventer des psychodrames?
    Jamais vu une majorité aussi peureuse, surtout dans les coins où il n'y a pas d'ethnies...

  • Monique Lapierre
    Abonnée
    lundi 27 août 2007 20h17
    Monsieur Nicolas Vincent...mille mercis!
    Une sexagénaire reconnaissante
    Monique Lapierre

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 27 août 2007 20h47
    J.F. Trottier sans peur et sans reproche
    Jean-François Trottier nous écrit qu'il n'a ni peur des immigrants ni des habitudes qu'ils peuvent apporter de leurs pays et/ou de leurs religions. Il ne craint pas les bombes ni aucune des moeurs qu'ils ont quittées en venant au Québec. Alors, vu qu'il est sans peur et sans reproche, on lui suggère de s'enrôler dans l'armée canadienne pour servir en Afghanistan.

    Nous les peureux, les xénophobes québécois, on va suivre ça aux nouvelles pendant qu'il va monter au front pour tuer quelques Talibans pour préserver la démocratie et nos libertés incluant celles de nos immigrants dont certains aiment bien prier à genoux dans nos cabanes à sucre ce qui sucre un peu l'affaire.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 28 août 2007 17h56
    Accomodements pour qui ?
    Comme quelqu'un le disait ailleur sur le site, l'on nous parle d'accomodements pour les arrivants alors que le Canada fait tout pour les orienter vers l'anglais. La loi 101 ne bénéficie d'aucun accomodement. Vivement l'indépendance pour un vivre-ensemble républicain!

    Claude L'Heureux, Québec

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