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La minorité silencieuse

Éric Desrosiers   18 août 2007  Québec
La moitié des nouveaux arrivants au Québec ont généralement obtenu un premier emploi après trois mois de résidence.
Photo : Agence Reuters
La moitié des nouveaux arrivants au Québec ont généralement obtenu un premier emploi après trois mois de résidence.
À voir l'ampleur que le débat sur les accommodements raisonnables a prise ces derniers mois, on serait porté à croire que le Québec a de graves problèmes avec ses immigrants. Tout le monde convient pourtant que l'on a grand besoin d'eux et il s'avère que leur intégration, à la fois économique, linguistique et sociale, se passe plutôt bien. Beaucoup mieux en tout cas qu'on ne le dit ou le pense généralement.

Le débat déclenché par la question des accommodements raisonnables a pris un nouveau tour cette semaine avec les déclarations du chef de l'ADQ, Mario Dumont, sur le nombre d'immigrants que le Québec accueille chaque année et sur le fait que cette capacité aurait atteint sa limite. Les chefs des deux autres grands partis ont eu tôt fait de condamner ces propos accusés de flirter avec la xénophobie. Le premier ministre Jean Charest a dit souhaiter, au contraire, une augmentation de l'immigration pour répondre aux besoins pressants en main-d'oeuvre de l'économie québécoise. La chef du PQ, Pauline Marois, a noté que l'intégration des immigrants comportait tout de même des difficultés et déploré que le Québec soit encore obligé de partager les pouvoirs en la matière avec Ottawa.

L'un des problèmes d'intégration les plus souvent évoqués est celui en matière d'emploi. Tout le monde a entendu l'histoire de ces immigrants, ingénieurs diplômés, obligés de faire du taxi faute de pouvoir trouver mieux. Une autre histoire bien connue est celle qui fait du Québec une simple porte d'entrée en Amérique du Nord que les immigrants s'empresseraient de quitter à la première occasion pour aller s'installer en Ontario, en Alberta ou aux États-Unis. Une autre préoccupation importante des Québécois est le degré d'intégration des nouveaux arrivants à la majorité de langue française.

«Contrairement à ce que l'on entend souvent, je vous dirais que les choses se passent plutôt bien en réalité, dit Marie McAndrew, titulaire de la chaire en relations ethniques de l'Université de Montréal. Il y a bien quelques problèmes, mais l'intégration des immigrants dans la société québécoise est plutôt une réussite.»

La chasse aux immigrants

Terre d'immigration depuis toujours, le Québec a aujourd'hui besoin d'immigrants pour différentes raisons. La plus souvent mentionnée ces jours-ci est de nature économique. Elle tient à la menace de pénurie de main-d'oeuvre que font peser le faible taux de natalité et l'arrivée des baby-boomers à l'âge de la retraite. Le Québec est d'ailleurs loin d'être seul dans cette situation et devra de plus en plus jouer du coude avec les autres économies développées elles aussi en chasse de travailleurs qualifiés.

Un autre objectif important, qui est propre cette fois-ci au Québec, est de maintenir pour des raisons politiques son poids relatif au sein de la fédération canadienne, mais peut-être plus encore d'éviter le déclin de la population francophone. Il est également question, dans le cas de l'accueil de réfugiés, du devoir d'assistance aux victimes de persécutions ou de catastrophes. «Et puis, il y a aussi le désir de s'ouvrir à une diversité de cultures en cette époque de mondialisation. Qui voudrait vivre dans une société parfaitement homogène?», note Marie McAndrew.

Selon les dernières statistiques officielles, le Québec a accueilli depuis 2002 une moyenne 42 000 immigrants par année. De ce nombre, 60 % étaient des travailleurs qualifiés et des gens d'affaires sélectionnés en vertu d'objectifs économiques et de critères établis par le Québec; 22 % ont quant à eux profité des programmes visant à permettre le regroupement au pays de la famille nucléaire des immigrants reçus; et un peu plus de 16 % étaient des réfugiés. Plus de la moitié (54 %) des immigrants admis parlaient français. Près des deux tiers (63 %) étaient diplômés universitaires.

Près de 31 % arrivaient de pays asiatiques, comme la Chine (7 %) et l'Inde (3 %); 27 % d'Afrique, dont l'Algérie (9 %) et le Maroc (8 %); 23 % d'Europe, avec la France (8,5 %) et la Roumanie (6 %) en tête; et 19 % des Amériques et des Antilles (Colombie 4 % et Haïti 3 %). Au moment de leur entrée au pays, une majorité écrasante (76 %) comptait s'établir à Montréal, 10 % sont allés à peine plus loin sur sa rive sud ou à Laval, et seulement 4 % ont choisi la ville de Québec.

Le mythe du chauffeur de taxi

«C'est sûr qu'il y en a là-dessus qui ont des diplômes universitaires et qui vont se retrouver chauffeurs de taxi. Mais ce sont des choses qui arrivent aussi à des Québécois dits de souche», dit Jean Renaud, professeur de sociologie à l'Université de Montréal et membre du Centre d'études ethniques des universités montréalaises (CEETUM).

Dans une récente étude auprès des immigrants entrés au Québec à titre de «travailleurs sélectionnés», ce chercheur a constaté que la moitié d'entre eux ont généralement obtenu un premier emploi après trois mois de résidence. Si tous n'auront pas eu la chance de trouver du travail dans leur domaine de spécialité, au moins

50 % occuperont après un an des fonctions correspondant à leur niveau de formation. Cette proportion grimpe à 68 % après cinq ans et se fait plus ou moins rapidement selon les défis d'acclimatation aux us et coutumes du Québec.

Cela laisse tout de même un tiers d'immigrants qualifiés qui n'arrivent pas à obtenir une pleine reconnaissance professionnelle de leurs diplômes, note l'expert. L'analyse des données suggère cependant que la plupart d'entre eux ne sont pas victimes de discrimination, mais plutôt des conditions du marché du travail. «S'il est difficile à un moment donné, par exemple pour les diplômés de sociologie du Québec, de se trouver des emplois dans leur domaine, il est assez normal que cela le soit aussi pour un immigrant qui aurait la même formation», résume le professeur Jean Renaud.

«Dans l'ensemble, je dirais que c'est plutôt une bonne nouvelle, dit-il. Mais tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes.» Les immigrants d'Asie et du Moyen-Orient restent désavantagés même après cinq ans. Les difficultés (ou résistances) des corporations professionnelles à admettre dans leurs rangs des collègues formés à l'étranger sont bien réelles. Entre 15 % et 18 % des immigrants sélectionnés sont diplômés dans des secteurs qui relèvent de leurs champs de compétence. Les corporations seront cependant forcées de s'adapter lorsque les besoins de main-d'oeuvre se feront plus pressants, prédit-il.

Selon les statistiques, l'intégration des immigrants à la société québécoise se révèle plutôt bonne aussi dans les autres sphères de la vie. Plus des deux tiers (67 %) d'entre eux ont le français pour langue d'usage public au bout de dix ans. Loin de chercher à repartir aussi vite pour l'Ontario ou les États-Unis, plus des trois quarts sont encore au Québec au bout du même délai, ce qui correspond grosso modo à ce que l'on observe dans les autres sociétés développées. Les recherches du CEETUM ont montré que 36 % des immigrants sont devenus propriétaires de leur logement après ce délai, que 85 % vont voter aux élections provinciales et que 75 % assistent aux réunions de parents d'élèves à l'école de leurs enfants.

«Ces tendances sont beaucoup plus fortes encore chez les enfants d'immigrants, dit Jean Renaud. La loi 101 fait des merveilles.»

Où est le problème alors? L'immigration reste beaucoup trop concentrée à Montréal malgré des hausses observées ces dernières années dans la proche périphérie, comme à Laval et Brossard, ou encore à Québec et Gatineau, note Marie McAndrews. L'intégration économique continue également de rencontrer des défis importants.

Mais plus important encore, il faut d'abord que la population veuille bien recevoir des immigrants pour que ces derniers puissent s'y intégrer. «Je crois que l'on doit reconnaître qu'on n'a pas fait notre "job" de ce point de vue-là, dit Marie McAndrews du gouvernement et des experts comme elle. On ne s'est pas assez soucié d'expliquer la situation à l'opinion publique. La perception des gens est qu'il y a un problème. On est peut-être victime aussi de notre succès, dans la mesure où plus l'intégration des immigrants est réussie, plus ils sont visibles à la télé, dans les institutions, lors d'événements publics.»

Ce sentiment d'insécurité est particulièrement fort en dehors de Montréal où l'on n'a pas encore eu beaucoup l'occasion de côtoyer quotidiennement des immigrants, pense Jean Renaud. «Les Montréalais ont vécu le même choc à la fin des années 70, lorsque la loi 101 a provoqué la francisation d'une immigration que l'on ne voyait pas jusque-là parce qu'elle s'intégrait à la population anglophone. Cette réaction est parfaitement normale. Après tout, cela ne fait pas 500 ans que l'on accueille des gens de partout à travers le monde.»

Il faut dire que l'on assiste depuis peu à une conjonction d'événements qui n'arrange rien, fait remarquer Marie McAndrews. La peur de l'intégrisme islamique à la suite des attaques du 11-Septembre et la déconfessionnalisation des écoles du Québec jettent soudain un éclairage peu avantageux sur l'augmentation du nombre d'immigrants en provenance des pays musulmans du Maghreb des dernières années.

Marie McAndrews déplore aussi le «bordel conceptuel» dans lequel le débat sur les accommodements raisonnables a plongé le Québec ces derniers mois. «Tout le monde parle d'un problème d'immigrants, mais les histoires que l'on rapporte concernent la communauté juive orthodoxe et les témoins de Jéhovah! Les gens ont été tout étonnés d'apprendre par un sondage que les populations issues de l'immigration partageaient leur opinion sur les accommodements raisonnables.»

La situation est déjà suffisamment confuse et tendue pour que l'on ne fasse pas exprès pour la rendre encore plus difficile, pense la spécialiste. «Au fond, je suis assez d'accord avec Mario Dumont, dit-elle. On ferait probablement mieux de se donner deux ou trois ans avant de penser à augmenter le niveau d'immigration, le temps de corriger certains problèmes et de clarifier le débat.»






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  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 18 août 2007 08h27
    Des immigrants scolarisés
    « Il est écrit : «Près des deux tiers (63 %)"des immigrants" étaient diplômés universitaires.» Ça semble mieux que pour les Québécois de souche.

    L'avenir appartiendrait donc à nos immigrants en ce monde en perpétuel changement. »

  • Renée Lavaillante
    Inscrite
    samedi 18 août 2007 09h25
    Détournement de problème
    « Important ce que dit Mad. McAndrews:

    «Tout le monde parle d'un problème d'immigrants, mais les histoires que l'on rapporte concernent la communauté juive orthodoxe et les témoins de Jéhovah! Les gens ont été tout étonnés d'apprendre par un sondage que les populations issues de l'immigration partageaient leur opinion sur les accommodements raisonnables.»

    C'est bien pourquoi il est inquiétant que la Commission ait gommé le mot religion de son titre: le problème c'est pourtant les intégrismes, pas l'immigration en soi.

    Renée Lavaillante
    Montréal »

  • Marhalt Landry
    Inscrit
    samedi 18 août 2007 09h50
    Et les régions?
    « Je me pose des questions. Toutes ces gens qui viennent vivre au Québec se retrouvent-ils à Montréal? Combien vont vivre ailleurs au Québec? Les régions n'ont-elles pas besoin de citoyens, elles aussi? À ce rythme, qu'adviendra-t-il lorsque Montréal sera saturé? »

  • coté carol
    Inscrit
    samedi 18 août 2007 10h08
    Récupération politique
    « Ce qui se passe présentement avec le québec:c'est qu'il se cherche une identité et qui de mieux d'accuser l'étranger ou l'autre de nos malheurs.Les politiciens sont la pour nous tracer la voie et ensuite en faire une récupération politique.Le parti libéral présentement arrive avec ses gros sabots et on l'a vu au congres des jeunes libéraux,avec l'ouverture sur l'immigration sans nécésairement récupérer les pouvoirs sur l'immigration.Le parti libéral se cherche des votes et l'ADQ le vote francophone.Tant que le québec ne sera pas plus solidaire politiquement et économiquement:perte de fleurons;on entrevoit meme la privatisation de l'HYDRO_QUÉBEC,un fleuron de la révolution tranquille,c'est comme cela qu'on affaiblit notre identité.La classe politique a de l'ambition mais pas de convictions et ce sont les conséquences que l'on entrevoit un durcissement des positions .Le peuple fait sa propre justice. »

  • william morris
    Abonné
    samedi 18 août 2007 10h14
    C'est la langue qui inquiète...
    « Bonjour,
    Pour ce qui est de la majorité, le problème qui inquiète, c'est celui de la langue. Il est encore vrai que certaines communautés ne veulent pas apprendre le français, comme les hassidim, beaucoup de Juifs en général, les Grecs, qui parlaient toujours anglais à leur pauvre député provincial, le poète Godin et d'autres comme les gens du continent indien

    Il ya ainsi des gens, qui parfois se plaignent que les Québécois ne sont pas assez ouverts, en ce sens qu'il veulent plutôt parler français. Quel dommage !

    Si le gouvernement du Québec n'avait pas coupé dans les dépenses pour l'acculturation en français des nouveaux arrivés, y compris dans les cours de français, malgré le fait qu'il a reçu des millions du fédéral, qu'il a affectés à autre chose, ces nouveaux québécois pourraient se débrouiller en français. Mais non ! C'est comme pour les viaducs et les routes: le gouvernement laisse faire les choses et quand la situation est grave, il est tout surpris. Il met alors cinq millions de dollars pour les frais de la commission Bouchard-Taylor, qui ne peut que faire des recommandations.

    Quelle impéritie ! Il faudrait mettre dehors toute cette classe politique libérale !

    Respectueusement soumis.

    William Morris(w.morris006@videotron.ca)
    www.lemont.canalblog.com »

  • Normand Chaput
    Abonné
    samedi 18 août 2007 13h36
    elargir le mandat de la commission c est noyer le poisson
    « On associe immigration et accomodements raisonnables alors que ce sont deux choses completements differentes. Les montrealais ont toujours bien apprecie les us et coututmes des autres et ce, depuis l expo 67. Le probleme c est la charte qui favorise la protection du moi par rapport a la cohesion sociale. D ou la notion de ce qui est raisonnable ou pas inventee par la cour supreme. Ce que la cour supreme qui parle pour tout le Canada ne comprend pas que ce qui pourrait etre raisonnable a Toronto ou Vancouver ne l est pas necessairement a Plessisville ou Saint-Boniface. Et ce qui est raisonnable aujourd hui ne le sera pas necessairement demain. »

  • william morris
    Abonné
    samedi 18 août 2007 13h59
    La langue, c'est la clef...
    « Bonjour,

    Il y a quelque temps, M. Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, annonçait qu'à l'avenir les parents d'immigrés en règle devraient, avant de venir rejoindre leur famille, apprendre le français. Il avait combien raison. Si les parents ou les grands-parents n'apprennent pas la langue de la société d'accueil, ils forment une masse inassimilable qui est comme leur ancien pays importé tel quel dans la nouvelle patrie.

    La même chose se retrouve dans la région de Montréal, dans le district Mile End et dans le West Island où des grandes tranches de populations, originaires de l'Europe centrale, sont ignorantes du français et y sont même hostiles. Ainsi, le brave député et poète Godin devait toujours parler anglais à la plupart de ses électeurs.

    Tant que ces masses réfractaires ne seront pas amenées à apprendre le français, le Québec sera divisé, non pas parce que la majorité n'est pas accueillante, mais parce que certaines minorités ne VEULENT pas apprendre le français.

    Des gouvernements du Québec successifs ont coupé dans les dépenses d'acculturation, en particulier dans les cours de français donnés aux nouveaux arrivés, en dépit du fait qu'ils recevaient du gouvernement fédéral des fonds devant servir à cette fin précise.

    C'est de l'impéritie ! Cela revient à se tirer dans le pied. ! Ce n'est pas en fondant la commission Bouchard-Taylor et en lui accordant un budget de cinq millions de dollars, qui sera sans doute dépassé, comme les budgets de tout ce qui se fait au Québec, que le gouvernement Charest va changer quelque chose à la situation.

    Qui veut la fin doit vouloir les moyens.

    Il faudrait dire bien davantage...

    Humblement soumis.

    William Morris
    w.morris006@videotron.ca
    www.lemont.canalblog.ca »

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 18 août 2007 14h15
    Tourner autour du pot.
    « Mme McAndrews contourne le problème en ciblant les individus.

    Elle ne présente les immigrants que comme des individus accueillis ici pour des motifs uniquement utilitaristes. Une "force de travail" et non des citoyens invités à une participation démocratique de la société québécoise.

    Une "minorité silencieuse" est de toutes évidences non intégrée puisque non-participative.

    Mme McAndrew refuse de voir et présenter le problème sous son angle le plus clair, c'est à dire politique.

    Nous n'avons pas à faire avec des individus mais des groupes politiques. Des groupes politiques dont l'instrument est la religion et la forme est l'Église.

    Ces groupes ont pris la place de l'Église catholique que le peuple Québécois a mis des décennies à déloger en vue d'établir un État véritablement laïque.

    Je tiens à préciser à Mme McAndrews que les Québécois ont l'ouverture et de respect pour les immigrants qu'ils reçoivent pour ne pas les réduire à des bêtes de somme "jettables après usage". Ce n'est certainement pas notre vision de l'intégration.

    Le problème est politique et à Ottawa. »

  • Paul Verreault
    Inscrit
    dimanche 19 août 2007 10h42
    Pauline a raison
    « La moitié des immigrants qui viennent au Québec sont informés par des Canadians que le Canada est multiculturel et bilingue et que le Québec est canadian comme toutes les provinces. Le Québec doit absolument détenir tous les pouvoirs dans ce domaine (et dans tous les domaines, en ce qui me concerne). En immigration, le pouvoir intégral permettrait aux Québécois d'informer les immigrants que le Québec est francophone et si ce n'est pas suffisant pour les convaincre de s'inscrire dans un cégep français, le cas échéant, il faudra ajouter les cégeps dans la loi 101. Il faudra aussi y abolir la clause *Canada* que nous impose la Cour Suprême, qui se base sur la Constitution canadian imposée de 1982, que le Québec refuse de signer, heureusement. Cette clause permet aux parents, dont un des deux vient du Canada et qui a étudié en anglais, d'inscrire ses enfants dans des écoles anglaises. »

  • Pierre Bonbeau
    Inscrit
    dimanche 19 août 2007 18h47
    Silencieuse mais pas passive ....
    « L'immigrant vient au Québec car là où il habitait avant n'était pas une place idéale pour le futur de sa famille.

    Durant les premières années il essaie de trouver un travail décent pour retrouver un statut social convenable; la politique n'est point son soucis. Après plusieurs années et même générations, il va s'intéresser au phénomène politique pour améliorer son sort globalement.

    Il ne faut pas considérer l'immigration comme une matière première mais comme des êtres humains comme vous et moi; je pense qu'il faut cesser de mépriser les êtres humains et s'entraider mutuellement pour créer une communauté dynamique qui va contribuer positivement à la socité québécoise.

    Pierre Bonbeau »

  • Gilles St-Amant Image et Forme
    Abonné
    jeudi 23 août 2007 09h26
    Il faut tout de même faire attention!
    « Je pense que le fait d'ouvrir ses portes à des personnes qui veulent contribuer à un meilleur futur pour le Canada et qui veulent garantir un meilleur futur pour eux-mêmes est quelque chose d'irréprochable. Cependant, je trouve qu'il manque un certain filtrage... un certain équilibre entre différentes ethnies. Je trouve que le Québec devrait limiter les immigrants musulmans voilés et qui sont encore beaucoup trop attachés à leur terre natale et qui ne sont pas prêts à apprendre un nouvelle culture. Avec tous mes respects aux musulmans en général, je les côtoie et je sais faire la différence, certains ne veulent pas s'intégrer mais plutôt s'imposer dans la société québécoise et soyez sures que leurs enfants auront la même mentalité sinon pas plus extrémistes. »

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