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La diversité nuit-elle à la société?

Le célèbre sociologue Robert Putnam en arrive à une conclusion «politically incorrect»

Antoine Robitaille   16 août 2007  Québec
Photo : Agence France-Presse
La diversité, c'est merveilleux, on le sait, on le répète. Robert Putnam, sociologue américain de Harvard, gourou du «capital social», croyait cela aussi. Jusqu'à ce que ses données semblent lui indiquer de sérieux problèmes d'«anomie» liée à la coexistence des cultures. Mais ce type de recherche empirique est-il fiable? Un débat essentiel à l'approche de l'automne Bouchard-Taylor.

«L'immigration, une richesse»: c'est devenu un lieu commun dans le débat des derniers jours déclenché par Jean Charest et Mario Dumont. Mais se pourrait-il que la «diversité ethnique» qu'engendre l'immigration mine le «capital social», c'est-à-dire tous ces réseaux (que certains qualifieraient de «citoyens») permettant la participation des individus à leur société? C'est la conclusion «politically incorrect» à laquelle est arrivé un des plus importants sociologues américains, Robert Putnam.

Ce dernier, professeur à Harvard, est devenu une superstar de la sociologie en 1995 avec un article intitulé «Bowling Alone» (il en a fait un livre cinq ans plus tard). Il y décrivait la chute de la participation civique et l'érosion de ce que plusieurs, depuis Alexis de Tocqueville au XIXe siècle, avaient présenté comme un élément essentiel à la démocratie américaine: les associations volontaires. Le concept de «capital social» frappa les esprits, pénétra le vocabulaire et les politiques publiques à une vitesse fulgurante. Et valut à son auteur, notamment, des invitations à la Maison-Blanche, tant sous Clinton que sous Bush. Putnam réfléchit aussi aux façons de surmonter le problème qu'il a décrypté.

C'est la parution, en juin, d'un nouvel article de Putnam qui a déclenché une importante polémique. Le texte, intitulé «E Pluribus Unum: Diversity and Community in the Twenty-First Century» (publié dans la revue Scandinavian Political Studies), reprend et approfondit un discours offert par le sociologue à l'occasion de la réception du prix Skytte, qu'on lui a décerné pour son concept de «capital social». Putnam y présente les premiers résultats de ses recherches sur l'impact de la diversité sur le capital social, et définit son programme.

Malaise

Putnam lui-même est mal à l'aise avec ses propres conclusions. Des universitaires de gauche estiment qu'il a trahi son camp. Alors que des conservateurs tels l'ancien candidat à la présidence, Pat Buchanan, crient au génie et le félicitent de provoquer une prise de conscience des risques de l'immigration...

Dans son article, Putnam soutient qu'il «serait dommage qu'un progressisme "politically correct" s'emploie à nier le fait que la diversité représente un défi pour la solidarité
sociale». Pour ajouter ensuite qu'il «serait tout aussi dommage qu'un conservatisme ahistorique et ethnocentrique nie qu'il soit faisable et souhaitable de relever ce défi».

Mais au fait, comment en arrive-t-il à sa conclusion?

D'abord, Putnam rappelle que, dans une société au riche capital social, les enfants grandissent en bonne santé, tout le monde est plus en sécurité, l'espérance de vie est même plus grande et la vie démocratique, de qualité. Sans le fameux capital, ces indicateurs chutent.

L'enquête de Putnam a été menée il y a quelque temps (en 2000) auprès de 30 000 personnes dans 41 villes et villages des États-Unis, riches et pauvres, autant Blancs que Noirs, Latinos ou Asiatiques. On a questionné les répondants pour savoir s'ils ont confiance en leur voisin. Mais aussi sur leurs «pratiques et attitudes civiques», ainsi que leurs amitiés.

Conclusion: plus la diversité ethnique est élevée,

- moins les citoyens font confiance aux gouvernements, aux dirigeants et aux médias locaux,

- moins les taux d'enregistrement sur les listes électorales sont élevés,

- moins les gens font du bénévolat ou se permettent des dons aux organismes de charité,

- moins les citoyens sont enclins à participer à des projets communautaires,

- moins ils ont des amis ou des confidents,

- plus les gens sont des téléphages et se disent d'accord avec l'énoncé «la télévision est mon divertissement le plus important».

Autrement dit, le capital social est alors plutôt asocial!

La diversité et les tortues

En somme, Putnam estime que ses données infirment les deux théories les plus courantes dans la littérature au sujet de l'immigration. La première, celle du «contact» (très courante chez les bien-pensants des grandes villes), veut que plus on rencontre des gens de cultures autres que la nôtre, plus on devient tolérant. La seconde, celle du «conflit», postule au contraire que plus les gens rencontrent des gens différents d'eux, plus les individus se replient sur leur communauté et finissent par former des ghettos ou des quasi-ghettos.

Putnam, lui, conclut de ses recherches que la diversité conduit les gens à se comporter comme... des tortues: «La diversité entraîne de l'anomie et de l'isolement. [...] les gens qui vivent dans des lieux diversifiés semblent "se réfugier dans leur carapace, comme les tortues".» Dans ces lieux diversifiés, non seulement les niveaux de confiance dans les membres des autres communautés s'affaissent-ils, mais parallèlement, la confiance à l'égard des membres de la communauté dont on est issu s'érode. L'individu, pour reprendre la formule de Tocqueville, se réfugie «dans la solitude de son propre coeur».

Mais Putnam est un optimiste. Les problèmes liés à la diversité se font surtout sentir au début du processus de diversification d'une société. À moyen et à long terme, la diversité livre des fruits. Et ils ne sont pas négligeables. La créativité a tendance à être plus grande dans les collectivités diversifiées, rappelle-t-il. Les prix Nobel américains, par exemple, sont souvent des immigrants. La croissance économique, aussi, est plus grande dans les sociétés diversifiées: «Les revenus des Américains de souche augmentent plus rapidement dans les endroits où il y a des immigrants», rappelle Putnam en citant une célèbre étude.

Selon le sociologue, le défi des sociétés modernes sera de concevoir des politiques qui pourront contrer l'anomie engendrée par la diversité, dans un premier temps, afin d'en recueillir les bienfaits le plus vite possible.

Méfiance

Peu de chercheurs québécois connaissaient l'article de Putnam lorsque Le Devoir les a joints. Membre du comité-conseil de la commission Bouchard-Taylor, le philosophe Daniel Weinstock de l'UdeM se promet de lire le texte, mais admet être sceptique: «Pour démontrer des réels liens de cause à effet dans les phénomènes sociaux grâce à une étude empirique, il faut se lever de bonne heure! Il y a tellement de facteurs qui peuvent entrer en ligne de compte.»

Micheline Labelle, directrice du Centre de recherche sur l'immigration, l'ethnicité et la citoyenneté (CRIEC), se méfie aussi, mais pour d'autres raisons: «C'est dans le vent aujourd'hui d'attaquer la diversité et de la présenter comme une cause de la fragmentation de la "sublime communauté politique" qui était autrefois prétendument homogène...»
 
 
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  • Guy Archambault
    Abonné
    jeudi 16 août 2007 05h04
    Biaisés d'avance
    Lorsque je lis que deux chercheurs ont tendance à rejeter d'avance les conclusions d'un de leur collègue sans l'avoir lu, je me dis que ces deux chercheurs sont déjà biaisés dans leur approche du problème et qu'ils feront subtilement tout pour arriver à leur fins dans leur propre recherche ; ils liront dans les évènements et les faits sociaux les trames qu'ils voudont bien y lire. En sociologie et politologie, derrière chaque chercheur se cache un idéologue et un moraliste bien souvent inconscient des valeurs qu'il entend défendre à tout prix.

    Guy Archambault

  • Parisien Jaque
    Abonné
    jeudi 16 août 2007 07h05
    À prendre avec un bémol
    Ce que décrit Putnam n'a rien de bien nouveau. Toutes les sociétés occidentales traversent ce genre de remise en question et s'interrogent sur le bien-fondé de l'ouverture et de la tolérance issues des «lumières». Néanmoins, si le questionnement est valable, je crois qu'il faut aussi chercher ailleurs, explorer d'autres pistes. Par exemple, et ce n'en est qu'un parmi tant d'autres, le cinéma, surtout américain, tend à diviser le monde en deux factions : les bons et les méchants. On voit facilement où peut mener une simplification de cette espèce. Le commun des mortels se méfie et est peu enclin à s'ouvrir à l'autre. Et que dire du discours des politiciens? Puis il y a Al-Quaïda...


  • Abonné
    jeudi 16 août 2007 07h36
    Pourquoi pas le néo-libéralisme.
    Le néo-libéralisme et l'économisme tout azimut dans lequel nos sociétés baignent depuis des décennies ne prônent-ils pas clairement l'individualisme, le chacun pour soi ?

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    jeudi 16 août 2007 08h08
    Isolement créatif
    Comme dans toutes choses, il y a du négatif et du positif, à peu près à parts égales, ce que démontre bien cette recherche : plus d'isolement et plus de créativité.

    Fait que...on accepte les immigrants, modérément.

  • Roger Quesnel
    Abonné
    jeudi 16 août 2007 08h33
    Automne chaud
    Je pense que nous aurons de chauds échanges cet automne sur les vertus du capital social et les défis de la diversité. Merci monsieur Robitaille pour cet article que je conserve comme référence. Je ne suis pas sociologue mais mon intuition me dit que les fruits de la diversité doivent être convoités prudemment.

  • Stéphane Martelly
    Abonné
    jeudi 16 août 2007 08h52
    Quand le discours réactionnaire se donne la prétention de la science
    Dans une époque de grand conservatisme où les théories les plus réactionnaires sont présentées comme novatrices ou pire, "avant-gardistes", il est tout à fait justifié de se montrer prudent devant une "preuve scientifique" des méfaits d'une question aussi complexe que la diversité culturelle (comme si des notions comme l'identité, la différence, la prétendue pureté ou homogénéité de la culture dite "de souche" allaient de soi. Qu'est-ce qu'un américain "pure-laine en effet? un texan ou un new-yorkais?).
    Les temps sont durs et toutes les remises en questions qui auraient dû faire avancer les discours progressistes, les nuancer, les affiner - comme c'est probablement l'intention de Putnam - se tournent au contraire vers le repli et les discours les plus radicalement conservateurs du passé. Le présent est trop complexe, vive la mentalité des années 50, réfugions-nous chez Papa-Maman!
    Cela ne me semble pas une évolution, ni la voix de la maturité...

  • Claude Stordeur
    Abonné
    jeudi 16 août 2007 09h30
    Qu'il est difficile d'aimer
    Quand les différences sont trop grandes. Les gens de diverses opinions sont intéressant à écouter, quand ils ne sont pas contre notre propre forme de pensée. La plupart des frictions viennent des religions qui veulent prendre le pas sur les gens élu démocratiquement et au stade suivant, c'est un chef religieux qui prend le pouvoir et qui (au nom de Dieu!)dicte que seule sa religion est valable. Toute résistance devient source d'emprisonnement.
    Pour éviter cette chute bien plus rapide qu'on pense, il faut séparer complètement les religions et l'état laïc, sans commencer a faire des concessions pour avoir la paix, comme jusqu'à maintenant nous avons fait avec les turbans Sic à la GRC ou le poignard religieux à l'école, sans parler des foulards ... ou du crucifix au parlement.

  • Joanne Mineault
    Inscrite
    jeudi 16 août 2007 09h47
    Avons-nous le choix ?
    Moi je crois qu'il est important de regarder l'ensemble des points de vue des chercheurs et je ne crois pas que l'on doivent arriver à un résultat noir et blanc du genre l'immigration est bonne ou mauvaise. Je crois que l'on doit apprendre à vivre ensemble un point c'est tout et comment y parvenir serait une question plus appropriée à mon sens.

    Les recherches servent à observer les problématiques afin de les contrer comme l'isolement des communautés, la perte du "capital social" et servent à observer aussi les bons côtés du mélange des cultures et ils sont nombreux.

    Je trouve que la mixité des cultures apportent de l'oxygène à une population. Je ne voudrais pas d'un petit village tranquille où il ne se passe rien sauf les bonnes vieilles traditions. Les traditions sont bonnes mais ne font pas évoluer. On a souvent vu des résultats désastreux de petits villages renfermés sur soi.

    Joanne Mineault
    Val-des-Monts (Outaouais)

  • Pierre Bonbeau
    Inscrit
    jeudi 16 août 2007 09h58
    Diversité : un défi social
    Après la lecture de ce petit texte, j'étais content car en réalité cela mettait relief l'expérience que j'ai vécue dans différentes places. Chaque fois que l'on quitte une place, un travail, ou une ville c'est toujours le même travail : bâtir un réseau afin de se faire connaître et montrer aux «autres» notre compétence et notre flexibilité de s'intégrer rapidement au groupe. «S'intégrer» ne veut pas dire «s'identifier». S'intégrer permet de fonctionner convenablement dans un groupe sans créer trop de résistance. Instinctivement, nous avons cette capacité naturelle de s'adapter et de surmonter les difficultés pour se faire accepter par un groupe et se faire une place honorable.

    «Plaire» n'est pas nécessairement perdre son identité ; il faut rester soi-même et montrer notre différence mais aussi montrer notre capacité de s'adapter au groupe afin de contribuer positivement. Il est vrai que ce n'est pas un travail facile, mais à la longue on s'habitue et cela devient une seconde nature.

    La leçon que j'ai apprise qu'en fin compte nous sommes tous des êtres humains et au fond, nous avons tous les mêmes appréhensions et le même désire de réussir dans la vie. La seule chose qui diffère c'est la façon de formuler et d'expliquer ou d'arriver au but.

    Il faut nécessairement faire beaucoup de travail sur soi et laisser les portes ouvertes et non pas faire comme la tortue qui rentre dans sa carapace aussitôt qu'elle confronte une difficulté. Les difficultés, il faut les confronter et trouver des solutions et surtout trouver un compromis, car en réalité généralement c'est dans le compromis que les gens trouvent que sont écoutés et pris en considération de ce qui ils sont.

    Pierre Bonbeau

  • Michel Trahan
    Inscrit
    jeudi 16 août 2007 10h14
    Diversité culturel ou problème de valeur?
    Personnellement, je crois que le plus grand problème que le Québec devra avoir à faire face n'est pas la diversité culturel... mais plutôt les différence de valeurs entre les cultures! À un moment ou un autre, il faudra bien que quelqu'un définisse les valeurs de « base » à respecter pour vivre au Québec.

    Selon vous est-il acceptable que les droits des femmes et des enfants soient brimé pour respecter les valeurs religieuses de nouveaux immigrants?

  • Jean-G. Lengellé
    Inscrit
    jeudi 16 août 2007 11h14
    Le phénomène est pourtant bien connu
    Dans une autre sphère de recherche, cela s'appelle le changement et on se penche dessus depuis nombre d'années un peu partout sur la planète et en particulier au Québec par le biais des travaux de nombreux universitaires dans des domaines aussi variés que les relations industrielles ou l'éducation.
    La déconstruction et la reconstruction ou recristallisation dans le jargon du changement sont des étapes classiques déjà bien décrites avec en prime la description des influences réciproques entre l'actuel, le pré-changement et le futur, et les moyens de les adoucir.
    Ces nombreuses études ont montré qu'il y avait une démarche essentielle à respecter, celle du support (j'aimerais mieux soutien) à ceux qui subissent le changement sans nécessairement l'avoir souhaité.
    Mais il est primordial d'avoir pour tout changement énormément de transparence, de rigueur, et donc de préoccupation envers les personnes qui seront affectées.
    Et c'est par les conséquences de changements douloureux que l'on s'est rendu compte de l'absolue nécessité de PRÉVOIR et pas seulement pour le béton, le profit ou quelqu'autre bénéfice que les initiateurs du changement contemplaient.
    À titre d'exemples succincts, les migrations campagne-villes, l'étalement péri-urbain, la concentration des écoles (polyvalentes) ou les gaz à effet de serre sont parfaitement documentés, mais dès qu'il s'agit du mental ou de l'imaginaire, on semble oublier que le phénomène qui a déclenché la Commission est bien étudié et leur est parfaitement conforme.
    Malheureusement, à l'instar des constructions d'habitations sans planification préalable de services, comme le réseau d'acqueduc, ou le réseau de transport public, ou le commerce de détail, l'immigration non planifiée est génératrice des tensions que l'on connaît.
    Il faut donc se pencher sur le processus, qui en plus est bien connu pour faire en sorte comme disent certains que la capacité d'accueil soit adéquate (le jeu de mot est voulu) mais qu'il y ait aussi une certaine forme de contrat entre l'immigrant et l'État prévoyant une responsabilité mutuelle et surtout surtout énormément d'appui ou de support pour ceux qui débarquent dans un inconnu relatif. Malheureusement lorsqu'il trouve de l'aide auprès de sa communauté d'origine déjà à peu près stabilisée l'immigrant ne se fait que rarement donner l'heure juste sur ce qui l' attend, et encore moins sur les services disponibles. C'est bien souvent l'amorce de la ghettoïsation la plus indésirable puisqu'il devient dépendant de quelque chose qui n'est pas organisé par l'État.
    Alors, qu'il soit linguistique ou financier ce support est aussi fondamental qu'impératif et est une grande partie de la réponse comme l'ont montré les spécialistes du changement.

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    jeudi 16 août 2007 11h16
    Société (langue) vivante
    Une société vivante, tout comme une langue vivante, naît et se transforme au fil des siècles. Sinon, c'est une société (une langue) sclérosée qui mourra à brève échéance. Le latin par exemple: langue morte ou langue vivante à travers les langues romanes ?

    Pour subsister, il nous faut nous renouveler. Nous sommes à la croisée des chemins. Mourir purs ou survivre modifiés.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    jeudi 16 août 2007 11h25
    Combien de sociologues pour maintenir un mensonge?
    La diversité a rien à voir avec notre problème.

    Putnam étudie la société américaine tandis que notre problème est dans une province qui ne possède pas tous les pouvoirs de son État.

    Notre problème à nous n'est pas la diversité culturelle ou ethnique mais la diversité étatique.

    Les Églises sont des États. Les pays dont sont issu les immigrants sont des États. Le Québec est un État. Et le gouvernement central de la fédération canadian à Ottawa est un État.

    Il est là le conflit et non dans la diversité culturelle ou ethnique.

    Le "capital social" se consolide par l'État dont celui-ci maintient par l'éducation du citoyen (l'école) à ce capital social et à la démocratie de droit.

    Or, des écoles confessionnelles éduquent une partie des citoyens à des États religieux en contradiction avec les lois de démocratie de l'État du Québec. Du plus, ces États religieux sont subventionnés par l'État du Québec lui-même!

    Certains de ces États religieux sont intimement liés à des États-nations religieux (Israel, Iran, etc...) et éduquent donc, à l'intérieur-même de l'État du Québec, au capital social d'États Nations étrangers!

    Et comme si ce n'était pas assez, la commission québécoise sur les accommodements raisonnables a à sa tête deux co-directeurs partageant à égalité, 50/50, la représentation de, respectivement:

    Gérard Bouchard (Québécois-Canadiens français majoritaires à 80%)

    et

    Charles Taylor (Anglais Britannique minoritaire à 5%) et loyal à l'État fédéral qui impose ces contradictions au capital social québécois.

    Suivie de 15 "conseillers" qui sont tous dépendants du financement et subventions de l'État central fédéral Anglais.

    Pas étonnant que les Québécois se comportent comme des "tortues"!

    Ici on appelle ça "immobillisme".

  • Roland Berger
    Abonné
    jeudi 16 août 2007 11h36
    La diversité culturelle des autres
    La réflexion de Putnam a porté sur les différences culturelles aux États-Unis, un pays souverain s'il en est un. Ses conclusions, positives comme négatives, ne s'appliquent pas au Québec, lequel, il faut sans cesse le rappeler, n'est qu'une minorité canadienne, une province parmi d'autres. Oublier cette évidence, c'est risquer d'établir des politiques d'immigration pour un pays qui n'existe pas.
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Noël Landry
    Inscrit
    jeudi 16 août 2007 12h40
    La sublime (!) communauté politique
    Quelles que soient les conclusions d'une étude sur les humains, elles ne peuvent être digérées sans nuances. Notre race est en évolution, laquelle se situe à mon avis à ce qu'on appelle l'adolescence. Comme des chiens et des chats qui urinent pour marquer le territoire, les communautés politiques du globe, pour reprendre l'expression de Micheline Labelle, vivent une compétition féroce. Comme il arrive dans le processus de développement d'un individu, ce besoin de se démarquer commence très tôt et augmente d'intensité jusqu'à l'atteinte de la maturité. Il s'agit d'étapes reliées à la quête d'identité. Cette quête, nous la faisons tous, d'abord comme individu, et collectivement en tant que race terrestre. L'heure viendra où ces questions existentielles seront abordées moins douloureusement, alors que la conscience planétaire de la majorité ne pourra plus dormir.

  • khalid Zeroual
    Inscrit
    jeudi 16 août 2007 13h23
    Un sujet qui empoisonne la vie des immigrants
    Il faut admettre selon ma modeste expérience d'immigration (6ans ici au Québec) que l'atmosphère dans notre cher province commence de plus en plus à empoisonner la vie des canadiens issues de l'immigration comme la bactérie C-défficile qui fait rage dans nos hôpitaux. Personnellement, je suis parmi les gens qui commencent à penser vraiment de quitter le Québec pour une autre province, parce que l'impact de ce discours contre les canadiens issues de l'immigration ne laisse pas de choix que cela. J'imagine que cette situation est la même pour les milliers de canadiens issues de l'immigration au Québec. Je pense que les québécois doivent peser le pour et le contre et réfléchir longuement sur la valeur d'emprunter ce chemin glissant.

  • Yvon Montoya
    Abonné
    jeudi 16 août 2007 13h59
    Obligation sans ligatures
    Cela fait 400 ans que le Québec comme les autres pays alentours font face à l'immigration. Nous sommes tous des immigrants (comme d'autres furent des juifs-allemands au dire de Daniel Cohn-Bendit en France en 1968))venant tous d'horizons différents. Voilà un point COMMUN fondamental qui n'est jamais pris en compte. En somme, il serait naturel que ce soit les Amérindiens qui fassent ce genre d'étude mais pas nous. Ce serait outrecuidant. L'exclusion et le racisme sont comme le diable qui a plus d'un visages différents. À l'heure de la société liquide on nous parle de valeurs "fixes", "solides". Je suis immigrant européen qui est canadien. Par le fait même je suis américain de facto. Américain parce qu'immigrant. L'utopie américaine réside en ceci.

  • Gilles Courtemanche
    Inscrit
    jeudi 16 août 2007 17h42
    Justice réciproque
    Si nous allions dans leur pays aurions nous les accommodements qu'ils nous réclament ? je ne crois pas.Les femmes qui se rendent dans les pays musulmans sont obligées de porter le hijab au même titre que les résidentes,Alors réfléchissons à tout cet envergure avant de prendre une décision trop hâtive

    Gilles Courtemanche

  • Steve Fortin
    Abonné
    jeudi 16 août 2007 19h45
    À Khalid et sans rancunes...
    Mais c'est désolant !!! Pourquoi cette peur, toutes ces circonlocutions et périphrases pour arriver à ne pas dire, à ne pas nommer cet éléphant blanc qui trône, en roi, dans la porcelaine des représentations que nous nous faisons de nous-même !??!

    LES QUÉBÉCOIS SONT UN TANTINET INTOLÉRANT !!! dans le meilleur des cas, et pour d'autres, terrain fertile pour les adéquistes notamment (faut pas généraliser quand même...), carrément méfiant.

    Et ça s'explique, entre autre, par cette rupture, laissée par ces défaites - historiquement unique à la face du monde on doit le dire, un peuple qui se REFUSE son indépendance, loin des effusions de sang et des querelles fratricides - et cet absence d'une identité marquée par l'acte fondateur et seul véritable vecteur d'un peuple fidèle et entier... un pays!!!

    Cela n'explique pas tout, évidemment. Mais on a toujours cette petite gène d'en parler, et pour cause; ça s'appelle le syndrôme du colonisé. Et dans cet état là, tant qu'on y sera, loin de la fierté de se savoir assuré pérennité à la face du monde, c'est bien difficile de s'ériger en chantre du multiculturalisme quand on a peine à exister dans sa honte et son déchirement collectif.

  • jacques noel
    Inscrit
    jeudi 16 août 2007 19h48
    @Montoya: on était ici avant les Indiens
    Il y a 75,000 Indiens au Québec. Très peu, moins du tiers, pourraient produire un arbre généalogique prouvant que leurs ancêtres étaient ici avant les miens.Seuls les Algonquins et les Cris pourraient le faire. Tous les autres (hurons, iroquois, Innus, une bonne partie des Micmacs) ont des ancêtres arrivés au Québec après les miens.

    Faudrait arrêter de s'informer à Hollywood...

  • Gilles Lavigne
    Inscrit
    jeudi 16 août 2007 20h45
    Encore le biais américain
    Je me permets une petite réaction. L'enquête de Putman semble attribuer l'érosion du fameux Capital social à la diversité, sur la base que les gens vivant dans des milieux diversifiés semblent moins faire confiance, voter moins, etc. Cette enquête vérifiait-elle jusqu'à quel point les répondants connaissaient la culture des autres? Ainsi, se faire des amis, par exemple, issus de cultures autres n'est pas évident, la notion d'amitié n'aura pas nécessairement pour eux le sens qu'on lui donne chez nous, aussi interviendront alors dans le processus et nos et leurs propres expériences et connaissances des autres, eux de nous, nous d'eux. Pour ce qui est des caractéristiques associées à la diversité, selon l'enquête, je puis dire que l'on retrouve les mêmes, très exactement, dans la société où je vis actuellement, soit la Basse Californie au Mexique, pays, s'il en est, très peu diversifié, au sens nord-américain du terme, car les étrangers y sont rares, mais je n'en conclurais pas pour autant que le capital social y est érodé, (encore faudrait-il s'assurer que le Capital social mexicain se compose des mêmes éléments que celui des États-unis). Sans doute sommes-nous, une fois de plus, confrontés à une théorie particulière, peut être valable aux USA, que nos chers voisins qualifient aussitôt de générale en méconnaissance, justement, de la réalité hors USA.

  • gaston pion
    Inscrit
    jeudi 16 août 2007 20h47
    Mme Marois et les immigrants
    Vous devriez admettre que Mario Dumont a raison sur la question de l'immigration. Un adversaire politique peut avoir raison de temps en temps. Vous vous grandiriez en l'admettant. Cela ne vous empêche pas defaire aussi des suggestions sur tous les sujets touchant la politique comme vous le faites déjà. Bonne chance! Gaston Pion

  • Marc Beauregard
    Inscrit
    jeudi 16 août 2007 22h26
    les méchants Québécois!
    Encore une fois, selon deux intervenants de cette chronique, c'est au Québec que l'on retrouve les pires xénophobes de la planète. On a M. Berger qui a peur que le Québec (bercail de la Nation Française d'Amérique dont seul ses ancêtres en font partie) obtienne les honneurs de sa juste valeur dans cette commission sans précédent et M. Zeroual qui valide le mythe que c'est au Québec que l'on retrouve le plus grand mouvement raciste et anti-immigration du Canada. Qui d'entre eux connait assez l'histoire du "plussse meilleur pays du monde" pour savoir que ce n'est pas nous qui avions instauré la taxe d'immigration pour les immigrants Chinois ni ceux qui avaient fondé les Swastika clubs sur les rives du lac Ontario pour chasser les Juifs des plagesdans les années 30? Quelle ignorance!

  • Brahim Benyoucef
    Inscrit
    vendredi 17 août 2007 00h16
    Diversité menaçante, dites-vous???
    Je ne suis pas d'accord avec les conclusions de Monsieur Putnam, car fondées sur une recherche empirique réductrice et tronquée. Établir une corrélation simple entre des phénomènes complexes de société, déroute l'étude. En effet, il y a beaucoup de facteurs qui s'enchevêtrent et interviennent dans l'explication des phénomènes de l'Homme. Par ailleurs, les situations ne sont pas figées; car les dynamiques sociales poursuivent des trajectoires qui changent continuellement, sous l'effet du temps et des conditions du milieu.

    Il est inutile de rappeler les bien-faits de la diversité, qui a pris une part importante de la littérature sociologique et philosophique contemporaine. La diversité a été décrite comme moteur de l'interaction, génératrice de l'innovation, du changement et de l'évolution; bref de l'histoire. Elle est au coeur du modèle socio-urbain de Max Weber; elle a inspiré la théorie de l'école de Chicago....

    D'une façon simple, plus les éléments d'un système sont variés, plus ils ont tendance à s'échanger et interagir .....; et plus il y a de l'interaction, plus il y a de l'innovation, (effet de l'aimant). Plus les éléments d'un système sont différents plus il y a de la dynamique; plus ces éléments sont homogènes, moins il y a de mouvement.

    De ce point de vue l'immigration demeure au fil des temps génératrice de développement et d'évolution. Un simple constat nous permet de voir à titre d'exemple, l'apport de l'immigration au Québec et au Canada, sur tous les plans aussi bien démographiques, culturels, artistiques, linguistiques, culinaires, scientifiques et économiques, etc.....

    Cependant, la diversité ne suffit pas à elle seule pour atteindre ces vertus. Les résultats dépendent des conditions du milieu. Autant la diversité dans des conditions optimales d'adhésion est richesse et source de prospérité; autant dans des conditions d'exclusion celle-ci génère phobie de l'autre, conflits et crises. C'est bien cette question que semble négliger Monsieur Putnam. Il est certain que le véritable défi à relever est celui de promouvoir les conditions d'adhésion en harmonie des néo-citoyens et les conditions de vie en harmonie entre tous les citoyens.

    Il s'agit de l'adhésion dans la diversité; fondée sur l'acceptation, solidarité et respect des uns et des autres. Cette adhésion passe impérativement par l'accès équitable à l'emploi et par un processus continue d'entre connaissance dans la sérénité et la sincérité, loin des tapages médiatiques et des manipulations électoralistes. Les cultures des uns et des autres demeurent des registres codés; et l'échange mutuel des codes, permettrait une meilleure compréhension de l'autre et génèrerait richesse, connaissance et solidarité.

    Par ailleurs, Il faut aussi laisser le temps faire sa part, pour que les gens apprennent à s'accepter mutuellement et à vivre en harmonie. Il ne faut pas oublier que la notion de l'autre prend place et se développe au fil du temps; il va falloir juste offrir les conditions appropriées pour que l'image de l'autre se façonne positivement dans les mentalités des uns et des autres. Pour cela l'effort des pouvoirs publics, de tous les acteurs de la société doit être associé à celui des citoyens pour que soient encouragées les conditions d'équité, de justice, de solidarité, de respect de l'autre et de lutte contre les préjugés, l'exclusion et la discrimination.

    La diversité culturelle, n'est pas une menace à l'identité québécoise comme veulent le suggérer certains; au contraire la diversité vient offrir les conditions de renouvellement à cette conscience identitaire, dans une dynamique sociale suscitée par la mondialisation. La diversité demeure une richesse inestimable; richesse à optimiser grâce à des conditions favorables à l'adhésion de tous, dans un projet de société prospère, épanouie et solidaire.

    Le chantier citoyen doit être activé et maintenu ouvert, pour permettre l'apprentissage de la diversité et de la vie en harmonie. Ceci implique l'effort de tous les acteurs sociaux, économiques et politiques, les pouvoirs publics et les citoyens, dans un programme cohérent d'action et dans un processus continu de concertation et participation afin de garantir la réussite du projet.

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 17 août 2007 10h48
    @Noel...Et après, ils vinrent et ils mourrurent...
    Alors Étienne Brûlé a attendu les amérindiens avec Champlain? Ont-ils offert des visas d'immigration. Intéressant cete nouvelle lecture historique. Il n'y avait personne alors on est entré.

    Ps: Histoire du Canada:
    "Dès les premiers contacts entre les européens et les Indiens, des volontaires partirent vivre avec les Amérindiens pour apprendre leur langue et coutumes. Ils sont devenus par la suite des interprètes, appelés truchements. Leur rôle fût primordial lors de la naissance de la Nouvelle-France car ils fournissaient des renseignements sur le pays. Ils servirent d'intermédiaires entre les amérindiens et les Français et favorisèrent la bonne entente entre les deux communautés. Par contre, au contact de cette vie libre et aventureuse, ils développèrent un goût marqué pour la liberté et ne supportèrent plus aucune des contraintes de la vie civilisée. Ils devinrent très vite les bêtes noires des Récollets, puis des Jésuites, car ils montraient le mauvais exemples aux amérindiens, allant même jusqu'à gêner les conversions.

    Né vers 1591 à Champigny-sur-Marne, Etienne Brulé débarqua très jeune à Québec avec Samuel de Champlain. Après deux hivers passé à l'Habitation de Champlain sur le site de ce qui allait devenir la ville de Québec, il partit avec un groupe d'Algonquin vers l'Outaouais et la Baie Géorgienne. Il fut certainement le premier Blanc à explorer ces territoires encore inconnus, il découvrit le lac Huron (1610) avant d'atteindre la baie de Chesapeake (1628). Tour à tour explorateur, éclaireur, interprète et représentant de Samuel de Champlain, il eut une vie tumultueuse. Excellent interprète, il était capable de converser aussi aisément avec des Montagnais, des Algonquins, des Hurons que des Andastes.
    En 1615, il fut chargé par Samuel de Champlain de rassembler une armée de 500 Andastes pour partir en guerre contre les Iroquois. Il devait rejoindre Samuel de Champlain près de Syracuse où celui-ci assiégeait un village d'Onnontagués avec une armée huronne. Samuel de Champlain fut blessé deux fois et dut lever le siège. Brûlé arriva trop tard. Il fut capturé et torturé par les Iroquois en 1616, mais il parvint à s'enfuir. Les Hurons, alliés des Français, l'adoptèrent, ce qui ne l'empêcha nullement de se mettre au service des frères Kirke qui prirent Québec en 1629 pour le compte des Britanniques. Quelques années plus tard en 1633, Etienne Brulé fut tué par les Hurons."

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 17 août 2007 12h09
    @Montoya
    Étienne Brulé a vécu chez les Algonquins et les Hurons EN ONTARIO!

    Les Hurons ont été exterminés par les Iroquois en 1649.
    La tribu près de Québec qui se prétend être huronne est essentiellement française. Max Gros-Louis, son chef, a 95% de sang français dans ses veines.

    Apprenez bien notre histoire avant d'essayer de nous l'enseigner...

  • Yvon Montoya
    Abonné
    vendredi 17 août 2007 15h25
    @Noel...
    Alors ce n'était pas Byzance mais la France! Il y avait déjà une limite territoriale avant que n'arrive la diversité culturelle française au Canada, celle qui repoussa loin de là l'autre diversité culturelle, l'amérindienne. Alors, pourquoi y-a-t-il revendications de territoires chez les dits amérindiens? Ils sont fous ces "rom...", pardon, ces amérindiens! Ils demandent ce qui ne leur a jamais appartenu. En plus, ils se disent 1ères Nations. Quel culot! Je ne le savais pas vu que je suis un représentant fort peu louable de la diversité culturelle si problématique. Il faudra donc m'expliquer ce qu'ils font ici. Il y avait le même courant conceptuel chez les colons d'Algérie ou chez Tintin au Congo. Merci pour la leçon de "votre" histoire avec une petite hache. Je suis déjà exclu puisque je n'ai pas "votre" histoire. La mienne est celle de l'humanité depuis qu'elle existe. C'est une petite Histoire avec une grande Hache. Désolé, vraiment désolé ne pas être élu juste exclu. Je ne suis qu'un être humain, que diantre pas un de chez vous! On va s'y accommoder. Comment est-ce possible de ne pas être curieux de l'autre? Pourquoi tant de difficultés à vivre avec autrui? Voyez tout ce sang qui coule à flot partout de par le monde et tout ça à cause de principes où je suis le « premier », comme à l'école.

    Je comprends mon silence et celui des autres « diversités dans ce genre de problématique et lorsque cela arrive, les susceptibilités de certains québécois explosent comme des boules de rejets énormes et injustifiées. Oui, je ne peux être chez moi ici car chaque jour on me le dit, on me le montre du doigt ou au bout de son manuel scolaire. Chaque jour on me dit de me taire car il ne peut y avoir d'histoire commune puisque il y en a déjà une toute prête pour presque tout le monde mais pas pour nous, les nouveaux-américains. Lorsque vous aurez trouvé les accommodements raisonnables, dites-le-moi. Où puis-je aller? Quelle est la parcelle terrestre qui m'accepterai sans effusion de sang ni de haine? Que vais-je maintenant dire à mes enfants? Chut, taisez-vous, restez tranquilles, vous n'êtes pas chez vous ici? Ne vous faites surtout pas remarquer. Merci.

  • jacques noel
    Inscrit
    vendredi 17 août 2007 20h54
    @yvon montoya
    J'en ai contre les immigrants, fraichement débarqués, qui viennent me dire en pleine face: "Nous sommes tous des immigrants" les vrais propriétaires du pays étant les "Indiens" . Désolé mais ma famille est ici depuis 11, 12, voire 13 générations, fait que nous on n'a pas immigré. On est né icite.

    Quant aux Indiens, très peu ont des ancêtres qui étaient ici avant l'arrivée des miens. Certes les Sauvages étaient les premiers habitants du Québec. Mais certainement pas les ancêtres des "Indiens" actuels du Québec. D'où la fraude intellectuelle qu'on nous sert depuis trop longtemps.

    Le Québec compte 11 tribus élevées au rang de "nations" par René Lévesque, pour un total de 77,837 braves. Très peu pourraient me fournir un arbre généalogique montrant que leurs ancêtres étaient au Québec avant les miens.

    Les 15,558 Mowaks viennent des É-U, des Six Nation de l'État de NY. On a tous appris à l'école que Dollard les a stoppés en 1660 au Long Sault, 126 ans APRÈS l'arrivée de Cartier au pays! Ils se sont établis sur la rive sud de Montréal au début du 18e siècle grâce à la bienveillance des Sulpiciens. Combien d'entre eux pourraient produire un arbre montrant que leurs ancêtres étaient au Québec avant les miens? Aucun.

    Les 14 492 Innus ont remplacé les Montagnais qui eux étaient là à l'arrivée des Français. Mais ils se sont éteints. Ils ont été remplacés par les Innus venus de l'Ontario. Un grand nombre ont été assimilés par les Québécois. Ghislain Picard parle français "comme toé pis moé". Il est Québécois mais s'amuse à jouer aux Indiens comme Max Gros-Louis (un généalogiste a déjà évalué l'arbre généalogique du grand chef huron à 95% français!!)

    Ses 2881 Hurons viennent de la Baie Georgienne. Ils ont été sauvés de l'extermination par les Pères Jésuites qui ont amenés 300 survivants à l'Ile d'Orléans en 1650 après le massacre. Ils se sont établis à Lorette en 1697, bien après mon ancêtre Louis Hébert arrivé en 1617.

    Les 4605 Micmacs viennent essentiellement du NB et de la NE.

    Les 13,530 Cris peuvent revendiquer avoir des ancêtres qui étaient ici avant les miens. Lors de la signature de la Convention de la Baie James ils n'étaient que 5000 ( comme quoi un peu de civilisation blanche ne fait trop de mal... ).Or les Cris ont éteint leurs droits en signant la convention en 1975.

    Restent les 8431 Algonquins et les 9397 Inuits qui peuvent revendiquer des droits historiques, en gros un "Autochtone" sur cinq au Québec

    Voilà pour l'histoire cachée. La très grande majorité des "Indiens" au Québec ont des ancêtres qui sont arrivés au Québec bien APRÈS les miens. Alors pour leurs droits ancestraux, on repassera.

    http://autochtones.gouv.qc.ca/publications_documen

  • poisson marie-michelle
    Inscrite
    mercredi 22 août 2007 12h45
    une image à interpréter avec prudence
    Je pense personnellement que la conclusion de l'étude de Putnam n'est qu'une image instantannée. Et on pourrait tout aussi bien décider d'y voir plutôt l'aboutissement d'une myriades de courants sociaux qui ont traversé la société Américaine ces dernières décennies; détérioration du marché de l'emploi, retrait de l'état des services publics de santé et d'éducation, financement gouvernemental ( initiative de l'admisnistration Bush) des groupes caritatifs religieux au détriment des groupes populaires municipaux ou nationaux de soutient à la famille et à l'enfance, détérioration des centres urbains, insécurité ambiante liée à la libre circulation des armes à feu, propagande sécuritaire visant explicitement certains groupes culturels et/ou confessionnels ( les arabes et les latinos pour ne pas les nommer, quant aux noirs...), propagande guerrière, etc. Dans un tel contexte, il n'est pas étonnant que les gens préfèrent rester chez eux ou ne fréquenter que ceux qu'ils connaissent le mieux pour trouver de l'aide et du soutien. De là à dire que les gens fuient la diversité ou que la diversité est nuisible, il y a tout un pas qu'il serait très imprudent de franchir! Et je pense moi aussi que c'est faire le jeu d'un certain concervatisme que de sauter trop vite aux conclusions.

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