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Charest somme Dumont de s'expliquer sur l'immigration

Antoine Robitaille   14 août 2007  Québec
Québec — Insatisfait des réponses de l'ADQ sur l'immigration et vexé que M. Dumont n'ait pas cru bon de répondre personnellement à ses attaques de dimanche, le premier ministre Jean Charest a sommé le chef adéquiste de s'expliquer sur cette question, hier, lors d'un point de presse à la veille du lancement de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables.

«M. Dumont est un spécialiste du langage codé», a déclaré M. Charest lorsque Le Devoir lui a clairement demandé s'il croyait M. Dumont xénophobe. «Quand on met les morceaux les uns à côté des autres, on finit par comprendre ou interpréter ce qu'il veut dire», a-t-il répondu. Selon le premier ministre, le chef adéquiste fait «des déclarations qui prêtent à interprétation». Or, il ne dirige plus un tiers parti, a-t-il fait remarquer, mais il est devenu chef de l'opposition officielle, et son opinion a du poids. «Ce n'est pas vrai qu'on peut dire n'importe quoi en politique sans que personne ne pose des questions [...] Il ne doit pas s'attendre à ce que les autres autour de lui se taisent, au contraire. Qu'il s'explique!»

Rappelons que dimanche, à La Pocatière, le chef libéral avait dénoncé des propos tenus par M. Dumont lors d'un entretien au journal La Presse. Au sens du chef adéquiste, le Québec aurait «atteint la limite de sa capacité d'accueil d'immigrants». M. Charest a dénoncé ces propos et a affirmé qu'au contraire, la société québécoise est «suffisamment forte» pour en accueillir davantage. D'ailleurs, M. Charest a annoncé dimanche le début de négociation avec la France pour définir une «entente globale» qui permettrait la reconnaissance réciproque de toutes les compétences. Ainsi, un médecin en France pourrait être médecin au Québec et vice versa.

À la défense de son chef

En matinée hier, c'est un des ténors adéquistes, le leader parlementaire Sébastien Proulx, qui est venu à la défense de son chef. Le bureau de M. Dumont a expliqué que ce dernier passait la journée avec sa famille à Riviève-du-Loup, hier, et n'avait donc aucune activité publique. «Mais il n'est pas en congé», a ajouté son attaché de presse de façon énigmatique.

«Pourquoi il ne s'explique pas aujourd'hui?», s'est questionné M. Charest hier. Dans l'entourage de M. Charest, on ne comprenait pas que l'ADQ ait envoyé un lieutenant pour répondre à des questions sur un sujet aussi névralgique, à quelques heures du début des travaux de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables. À la blague, un élu libéral présent au Hilton (où M. Charest prononçait un discours devant les membres du Council of State Governments) a lancé: «Il est peut-être chez Léo Kolber!» (M. Kolber est ce sénateur à la retraite de Montréal, chez qui M. Dumont avait soupé le soir de la crise budgétaire à Québec, le 31 mai. Une absence qui lui a été vertement reprochée.)

Propos indignes

Quant à M. Proulx, il a jugé que les critiques de M. Charest ne résistent pas à l'analyse et sont indignes de la fonction qu'il occupe: «c'est totalement faux, ça m'apparaît grossier de la part du premier ministre». Ce dernier, estime M. Proulx, a déformé les propos du chef adéquiste. «Ceux qui le connaissent le savent: c'est quelqu'un qui est pour l'intégration, c'est quelqu'un qui veut une intégration responsable, qui veut une intégration équilibrée», a déclaré M. Proulx. Jamais selon lui M. Dumont n'a voulu «mettre un frein à l'immigration pour fermer les frontières de quelconque façon». Le chef adéquiste a voulu simplement souligner que les libéraux, depuis 2003, avaient fait d'importantes compressions dans l'appareil d'intégration québécois, notamment les services à la francisation. Aux yeux de M. Proulx, si l'on continue d'accroître le nombre d'immigrants sans se donner les «outils» pour bien les intégrer, Québec va rendre plus aigus encore les problèmes et tensions qui ont été à la source de la crise des accommodements raisonnables. «Sûrement que M. Dumont fait peur à M. Charest parce que M. Dumont a des idées, M. Dumont les tient debout.»

Par ailleurs, M. Proulx estime que l'idée de M. Charest de conclure un accord de reconnaissance réciproque des compétences professionnelles avec la France est «intéressante», mais pourrait engendrer certains problèmes, notamment une fuite des cerveaux québécois. Ce commentaire a suscité une réplique cinglante du premier ministre pour qui la «mathématique» est assez simple. «Il y a 60 millions d'habitants en France, 7,2 millions au Québec» et le Québec ne risque pas gros sur le plan du bilan migratoire. «Ajoutez ça aux remarques sur l'immigration, les accommodements raisonnables et le reste. Ça vous donne une idée de ce que pense l'ADQ de la société québécoise», a lancé le premier ministre, l'air dépité.

Dumont réagira aujourd'hui

Le chef de l'opposition devrait réagir aujourd'hui aux propos du premier ministre, a fait savoir son entourage en fin de journée hier. Quant à la commission Bouchard-Taylor (ou plutôt la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles (CCPARDC)), elle révélera aujourd'hui à 10 heures au Monument-National le calendrier complet de ses audiences publiques et les «outils de participation créés pour la consultation». Selon nos sources, MM. Taylor et Bouchard ont réuni un important groupe d'experts et d'intellectuels, parmi lesquels le philosophe Daniel Weinstock et la sociologue Marie McAndrew, titulaire de la Chaire en relations ethniques de l'Université de Montréal.






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  • Claude Stordeur
    Abonné
    lundi 13 août 2007 23h29
    Quand Charest sait toujours pas quoi dire
    « y a rien qui fonctionne pour lui le pauvre... Même sa lecture de carte postale plate ou de passage d'article de journaliste qui on essayer avec lui de piéger Dumont.
    C'est arranger par le gars des vues a 100 milles à l'heure.
    Une image vaut mille mots, et voir Charest lire des mensonges organisés, n'est bon que pour ses jeunes militants qui étaient 500 sur quelques millions à se faire payer un congrès par papa. »

  • Michel Lebel
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 06h01
    C'est lancé!
    « Tout cela, c'est de la petite politique. Jean Charest a bien identifié son principal ennemi politique et il prend tous les prétextes pour taper dessus. Et il sait que Mario Dumont l'a pris de court et a fait beaucoup de millage avec cette question nettement exagérée des accommodements raisonnables. La rentrée politique démarre certainement sur les chapeaux de roue! »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 07h28
    A qui profite l'immigration?
    « Ailleurs dans le reste du monde où l'on trouve une croissance lente de la population et une population beaucoup plus vieillissante qu'ici, comme au Japon, au Portugal ou en Finlande, on ne fait pas appel à l'immigration. Peut-être savent-ils que leur avenir est assuré sans immigration? Le Canada est un cas unique qui accepte un million d'immigrants aux 4 ans (c'est le nombre des francos hors Québec; 4 fois le nombre d'Acadiens en Acadie!) Comment tous ces pays peuvent avoir tort, et le Canada raison?

    Le Québec compte plus de 300,000 chômeurs (dont un cinquième sont des immigrants) et 240,000 assistés sociaux (dont un quart sont des immigrants) pour environ 60,000 emplois disponibles. Il n'y a aucun manque de bras au Québec. Pourtant on accueille per capita plus d'immigrants que les USA qui eux ont le plein emploi. Alors à qui profite l'industrie de l'immigration?

    1) D'abord aux employeurs qui voient débarquer une main-d'oeuvre près à tout pour travailler. On a beaucoup parlé de l'échec de la syndicalisation chez McDo mais peu de la raison de l'échec. Maxime Cromp , " employé du mois " chez Mc Do, est l'un des responsables de la syndicalisation d'un McDo rue Peel. Dans le documentaire " Maxime, Mc Duff et Mc Do ", il raconte qu'il était parvenu avec un autre employé, Pascal McDuff - à faire signer leur carte d'accréditation à 48 de ses 55 collègues. Mais le patron a engagé " 30 autres employés, majoritairement des immigrants, ce qui était très stratégique, et les autres ont commencé à avoir peur que ça ferme ", raconte Maxime ". (Le Soleil, Simon Boivin, 13 février 2005.)

    Même Alan Greenspan, M. Capitalisme, était pour l'immigration. C'est une merveilleuse façon de combattre l'inflation (sa grande obsession) disait-il. Il savait très bien que les immigrants aident à garder les salaires bas, à les " walmartiser ". Pourquoi nos syndicats sont-ils pour alors? Je n'ai jamais compris où était l'intérêt de leurs membres? Rectitude politique?


    2) La pléthore d'avocats, de consultants et d'agences qui se nourrissent de l'industrie de l'immigration. Toute la petite " mafia " de l'Aide Juridique qui est payée par l'argent des contribuables (90% des Québécois n'ont pas accès à l'Aide juridique) et qui convocte régulièrement les journalistes pour leur offrir leur cas de pauvre réfugié traité injustement par Immigration Canada.

    3) Les développeurs et les mordus de l'immobilier profitent aussi de la manne : tout ce beau monde doit se loger dès leur arrivée. Dans les grandes villes, c'est la principale raison de l'augmentation du prix de l'immobilier (comparez un loyer à Vancouver par rapport à Québec). Les immigrants remplissent les loyers mais, surtout, font monter le prix des loyers au dépens de 3 millions de locataires québécois qui en paient mensuellement la note, douze fois par année

    4) Enfin et surtout le Parti Libéral qui recueille presque tous les votes. Toronto (un sixième du Canada), Vancouver et plus de la moitié de l'Ile de Montréal sont devenus des forteresses libérales imprenables pour une bonne génération à venir. En 2006, en plein scandale des commandites, Harper n'a pas réussi à faire élire un seul député dans ces trois villes. Du jamais vu dans l'histoire du Dominion. Au Québec, alors que les Libéraux faisaient à peine 9% dans le Québec français, ils réussissaient quand même à garder leurs 12 sièges dans le Montréal anglo-ethnique. Faut le faire.

    Au sommet du G8, à Evian en 2003, Chrétien se vantait qu'on n'avait pas de problème avec l'immigration. " Et quand je leur dis que dans mon parti, 25% des députés ne sont pas nés au Canada, ils sont surpris " (Le Soleil, Raymond Giroux, 4 juin 2003)

    Dès 1994, Rodrigue Tremblay avait vu juste. "Ceux qui propagent au Canada le mythe du "gros à tout prix" le font en vertu d'une idéologie dangereuse et pour promouvoir des intérêts politiques partisans. Le Parti libéral du Canada et son frère cadet le Parti libéral du Québec sont ceux qui déploient les plus grands efforts de propagande afin de véhiculer le mythe du "gros à tout prix" parce qu'ils ont depuis longtemps fait le calcul qu'ils s'importaient des votes en recourant à une politique d'immigration ouverte et massive. Cependant, dans ce domaine comme dans d'autres, ce qui profite aux politiciens et aux bureaucrates qui les servent n'est pas nécessairement à l'avantage de l'ensemble de la population."

    "L'Ontario qui reçoit les plus gros contingents d'immigrants, est devenue depuis quelques années la province qui a le plus haut pourcentage d'assistés sociaux au Canada (12% en 1992, soit 1,287 000 assistés sociaux sur une population totale de 10 705 200 habitants.) (Rodrigue Tremblay, Le Devoir, 8-7-94) »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 14 août 2007 07h40
    Faire la part des choses
    « Notre premier Charest semble se délecter dans la critique des positions de M. Dumont en déchirant sa chemise en pubic et, se dépêche ensuite de les adopter comme étant les siennes. La dernière en liste est le concept d'autonomie du Québec, pigé direct dans le programme de l'ADQ. Son ministre Pelletier a beau dire qu'il y avait déjà penseé avant M. Dumont mais ça vient à la suite d'un longue série du même genre. Ça rend son explication pas mal moins crédible.

    Au sujet d'un possible entente entre la France et le Québec sur les professionnels, M. Proulx de l'ADQ semble s'être, trompé sur la possible fuite de nos cerveaux vers la France. Qu'il s'explique mieux si on veut le suivre sur ça.

    Si nos politiciens continuent d'agir principalement dans le but de se faire réélire en se dénigrant inutilement, ils vont continuer de descendre dans notre estime même s'ils n'ont plus tellement de place vers le bas. »

  • Pierre Bonbeau
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 08h02
    Immigration: un atout pour l'économie
    « L'immigration est très importante pour s'assurer d'augmenter le ratio entre les personnes actives et passives. A moins que les familles québécoises décident d'avoir beaucoup d'enfants. Je douterai fort que les familles québécoises vont changer leur mode de vie qui leur procure une vie facile sans trop de responsabilité d'élever des enfants et pourtant les enfants représentent l'avenir de notre société.

    Donc inévitablement, il faudra augmenter l'immigration afin de préserver l'équilibre fragile de l'économie mais aussi de s'occuper dignement des personnes âgées, à moins que nous les mettons au rencart. Je douterai fort que comme société humaine nous valorisons une éthique égocentrique de la sorte. De toutes les façons, le Québec est une belle place pour y vivre, les québécois de toutes origines (français, anglais, chinois, malgaches, russes, vietnamiens, congolais et j'en passe) sont des gens aimables; ils savent que nous sommes ici pour vivre ensemble, s'entraider mutuellement et créer une société exemplaire où les gens sont contents de faire partie d'un projet de société noble et généreux.

    Voilà en quelques mots sur ma vision du futur de la société québécoise. Pour être dynamique et économiquement viable il faut au minimum des gens qui travaillent et il faut partager les ressources avec l'ensemble de la société. Sans être aux extrêmes (gauche ou droite), il est possible de poursuivre d'évoluer dans un nouveau Québec avec des nouvelles personnes tout en restant dynamique et ouvert.

    Pierre Bonbeau »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    mardi 14 août 2007 08h07
    La compréhension tordue de Charest
    « Avant d'émettre des commentaires sur M. Dumont, M. Charest aurait dû commencer par bien lire et comprendre la déclaration de M. Dumont. M. Charest pourrait se regarder et analyser son comportement. Comme il est de moins en moins populaire, il cherche à se rehausser par la démagogie.
    Il creuse sa tombe lentement mais sûrement. On sent la fin de son règne. Parle fort, l'argument est faible, telle est sa stratégie. »

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 14 août 2007 10h59
    Capacité d'intégration
    « Quand Mario Dumont met en doute la capacité d'intégration de plus d'immigrants, il parle au nom d'une droite frileuse qui tente désespérément de ramener le Québec aux valeurs des années 50. De nouveaux immigrants parlant français, si on leur apprend bien sûr, risquent en effet de véhiculer une autre vision que celle de l'ADQ.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    mardi 14 août 2007 11h50
    La montée d'un fascisme absurde générée par un débat politique populiste et malsain
    « Et pendant ce temps, alors qu'on se chicane sur l'immigration et que le Parti québécois est devenu un tiers parti, les intellectuels quittent le Québec et l'indifférence est grandissante. En plus, l'armée américaine participe à la sécurité entourant l'évènement quasi secret à Montebello (PSP)

    bref, j'ai quitté le Québec en juin pour une meilleure société, pour me choisir un pays, et je reviens de temps à autre dans les médias Québécois pour me rassurer de mon choix.

    Aucun regret, même que c'est tripatif de pouvoir se dire hors de ce débat et au-dessus de tout ça. En fait, je vis maintenant dans un pays ou l'éducation est vraiment gratuite et où plus de 10 000 Irakiens ont immigrés depuis 2003. Surtout, je ne sens plus la montée d'un fascisme absurde générée par un débat politique populiste et malsain, puis l'assimilation prochaine et passive des Canadiens par les USA. Les Québécois et Québécoises vont le regretter énormément de ne pas s'être offert un pays... oh oui!

    Bravo, vraiment, bravo. »

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 14h40
    Du capital politique
    « Il est clair pour moi que toute cette histoire au sujet de l'immigration n'a rien à voir avec les convictions profondes de Jean Charest qui se sert de la situation en opportuniste dans l'objectif calculé d'augmenter son capital politique.

    Très habilement, il fait d'une seule pierre plusieurs coups :

    1) Il consolide et galvanise l'appui des immigrants au Parti libéral et à son propre leadership.

    2) En augmentant l'immigration, il augmentera le nombre de partisans du fédéralisme et nuira à la cause de l'indépendance.

    3) Il favorise la perception de xénophobe de Mario Dumont et nuit à son image.

    4) Il subtilise un combat progressiste au Parti québécois et à Québec solidaire.

    5) Il devient subitement le héro d'une classe opprimée et stratégiquement difficilement attaquable.


    Comme je l'ai dit hier dans un commentaire que vous m'accorderez de répéter ici :

    « Tant que la question nationale ne sera pas résolue, la question de l'immigration restera biaisée au Québec. Les immigrants risqueont à tous moments d'être perçus comme une menace à l'identité nationale. Le fait que le Québec n'ai pas encore accédé à son indépendance favorise la xénophobie. Jean Charest par sa déclaration à l'emporte pièce, confirme cette présomption que les nouveaux arrivants sont actuellement les alliées du fédéralisme».

    Combattre le racisme deviendra-t-il un jour un nouvel argument pour défendre l'indépendance du Québec ? Je l'espère. Car il me semble bien difficile d'accueillir les autres quand on n'est pas chez soi.


    Christian Montmarquette

    Militant pour l'éradication de la pauvreté et l'indépendance du Québec


    « Le Canada est trop petit pour le Québec, loin d'être un repli sur soi, l'indépendance est une ouverture sur le monde ». (Pierre Bourgault) »

  • Yann Takvorian
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 16h12
    Il n'y aura jamais d'entente!
    « Quand je lis que Jean Charest va signer avec la France une entente bipartite de reconnaissance des diplômes, les bras m'en tombent!

    Premièrement, la France reconnaît déjà les diplômes québécois, et cela depuis des années. Tous les ingénieurs québécois qui travaillent en France sont reconnus comme ingénieurs. La France n'a pas la kyrielle d'Ordres et de Corporations qui bloquent l'accès à l'emploi aux immigrés comme au Québec! Jean Charest devrait plutôt rester à Montréal et prendre rendez-vous avec l'Office des Professions du Québec. C'est moins glamour qu'un voyage a Paris, mais ca peut donner des résultats. Il serait temps d'arrêter de faire croire au monde que ce sont les autres pays qui pénalisent la Belle-Province; elle se tire elle-même dans le pied comme une grande.

    Deuxièmement, Jean Charest devrait en apprendre un peu plus sur la politique de Nicolas Sarkozy. Dans l'échiquier politique français, le Québec tient une place plus émotive qu'économique (l'affaire Bombardier n'a pas été anodine). Je vois mal le Président Français qui annonçait dans son programme électoral vouloir garder les emplois dans l'hexagone, signer une entente qui favoriserait l'exode des cerveaux!

    Troisièmement, advenant qu'une telle entente soit hypothétiquement signée, l'effet serait à l'opposé de celui escompté. Le Québec risque de perdre en quelques mois des milliers de diplômés qui partiront s'installer en France! Au final, l'entente s'avérera un pétard mouillé et l'arroseur sera arrosé.

    La solution est pourtant simple, mais elle suppose de la colonne et une vision à long terme; pas des annonces grandiloquentes pour flatter la galerie. »

  • Danièle Caron
    Abonnée
    mardi 14 août 2007 19h26
    Une simple question - Danielle Gagné
    « Est-ce que le Québec aurait atteint sa limite d'adéquistes? À entendre Mario Dumont à propos de l'immigration, je pense que oui. »

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