vendredi 10 février 2012 Dernière mise à jour 01h26
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Où est le problème ?

Jean-Robert Sansfaçon   14 août 2007  Québec
En clôture du congrès des jeunes libéraux, dimanche, le premier ministre Charest a pourfendu son adversaire Mario Dumont en l'accusant d'avoir une vision étriquée du Québec par rapport à l'immigration. L'attaque faisait suite à une entrevue accordée par le chef de l'ADQ dans laquelle il soutenait que le Québec avait sans doute besoin de plus d'immigrants sur un plan strictement économique, mais qu'en pratique, nous aurions atteint le seuil au-delà duquel il devient difficile de les intégrer.

Avant de sombrer dans la démagogie, rappelons quelques données. Le Québec accueille chaque année près de 45 000 immigrants, soit 17 % du total canadien. Juste à côté, l'Ontario en accueille 141 000, soit trois fois plus que nous. Y a-t-il un lien entre l'immigration et le fait que le nombre d'Ontariens en âge de travailler (15 ans et plus) ait grimpé de 65 % pour atteindre 10,2 millions en trente ans, alors qu'il ne s'est accru que de 30 % au Québec, à 6,2 millions? Et y a-t-il un autre lien à établir entre ces données et le fait que l'économie ontarienne soit maintenant 100 % plus importante que la nôtre alors que le rapport n'était que de 65 % il y a trente ans?

Bien sûr, la natalité, le vieillissement et le solde migratoire interprovincial jouent aussi à l'avantage de l'Ontario, mais ce ne sont là qu'arguments de plus pour défendre l'importance de l'immigration.

Dans les pays développés où l'espace et les ressources ne manquent pas, immigration et croissance économique vont de pair: l'une stimule l'autre. L'immigration ne corrige pas tous les maux d'une société, elle en transporte même quelques-uns dans ses bagages. Mais qui osera dire que le Québec fait face à de graves problèmes à cause du voile ou du kirpan? Bien réfléchie, une politique d'accueil devrait nous aider à faire un pas de plus, et non l'inverse.

Il faut continuer de favoriser l'immigration de langue française, tout en reconnaissant que l'on ne parle pas notre langue dans la plupart des pays qui constituent les bassins les plus importants de demandeurs. Il faut donc investir encore plus pour accroître la fréquence et le nombre d'heures de cours de français comprimées de moitié au fil des ans. Investir aussi dans les services de soutien pour faciliter la recherche de logements et d'emplois à la hauteur des compétences de chacun.

L'an dernier, le gouvernement a modifié les règles d'admission pour accorder plus d'importance aux compétences techniques des demandeurs qu'à leur niveau de scolarité absolu. Il a du même coup ajouté des points pour ceux qui se disent prêts à s'installer en région. S'ils sont appliqués, ces changements sont susceptibles de diversifier les régions d'accueil et d'éviter la formation de ghettos. En Ontario, les immigrants s'installent surtout à Toronto, mais aussi à Hamilton et Windsor, par exemple.

N'en déplaise à M. Dumont, non seulement le Québec n'a pas atteint un plafond, mais le rythme annuel pourrait être accéléré... pour autant que Québec investisse l'argent nécessaire et que les habitants de toutes régions se montrent intéressés.

Les Québécois ne sont ni plus ni moins accueillants que les autres. Ce qui fait la différence, c'est l'emploi, le logement et la paix sociale. M. Dumont ne doit pas jouer la carte de la peur, au contraire. À titre de chef de l'opposition, il a le devoir de défendre des idées qui favorisent l'harmonie et la prospérité.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Yann Takvorian
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 05h10
    On attire pas des mouches avec du vinaigre
    Le Québec connaît un déficit migratoire par rapport aux autres provinces tout simplement parce qu'il a du mal à attirer autant qu'à conserver. Il ne s'agit pas seulement de faire venir des immigrants sur de fausses représentations, il faut leur donner l'envie de rester. Or, ce qui fait rester un immigrant, c'est la plus-value.

    Un immigrant d'un pays pauvre pourra trouver une plus-value en arrivant au Québec. Mais il en trouvera une plus grande en s'installant en Ontario et en Alberta. L'immigrant n'a aucun état d'âme et se fiche royalement de l'identité culturelle du Québec, son combat identitaire et verra même dans le séparatisme un frein plutôt qu'un attrait.

    Le Québec a-t-il une économie qui prospère? On le voit pas et encore moins en région quand des pans entiers de son économie tombent et que des villes éloignées ferment.

    Il ne s'agit pas de donner des points à des compétences qui seront sous-utilisées ou ignorée en région. L'immigrant viendra puis rebondira ailleurs ou rentrera déçu. Et si un immigrant content le dira à une personne, un immigrant déçu racontera son histoire à dix! Le Québec a perdu des plumes avec sa politique d'immigration qui a trompé beaucoup de monde, principalement en France et au Maghreb.

    L'immigration de langue française ne pourra pas augmenter au Québec pour des raisons évidentes. Depuis les attentats, le racisme anti-arabe est très présent au Québec. Or l'Afrique du Nord est un bon bassin de travailleurs francophones. L'immigration des Français de France serait un choix presque naturel pour le MICC. Or, l'apriori du Maudit-Français et le déficit de plus-value entre la France et le Québec ne sont pas pour l'encourager.

    Que proposer? Il n'y a pas de solution magique. La démographie ne se corrige qu'avec le temps. On ne peut pas non plus forcer les gens à nous choisir. Un projet de vie, ca ne s'achète pas. Je crois que le Québec aura à payer pour ses non-choix politiques et son laisser-aller financier des dernières décennies. Ce ne seront pas aux immigrants de payer les excès de l'État Providence moribond d'aujourd'hui. Ce sera aux Québécois qui en ont profité de passer à la caisse.

    Immigrer, c'est vouloir mieux; c'est vouloir du soleil pour soi et ses enfants. Personne ne choisira la pluie et la glace. Et c'est un ancien immigrant au Québec revenu au soleil de la Provence qui vous le dit.

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 14 août 2007 06h09
    Une droite frileuse
    Mario Dumont parle au nom d'une droite frileuse qui tente désespérément d'imposer au Québec les valeurs morales des années 1950. Cette droite se sent menacée par l'arrivée d'un plus grand nombre d'immigrants ne partageant pas ces valeurs. De ce point de vue, il est d'ordre secondaire que le gouvernement réinvestisse dans l'enseignement du français aux nouveaux arrivants. Chacun sa logique !
    Roland Berger
    London, Ontario

  • Pierre Samuel
    Abonné
    mardi 14 août 2007 06h52
    Bonnet blanc ou blanc bonnet?
    Où est justement le "problème" M. Sansfaçon? M. Dumont n'agit-il pas de façon responsable en mentionnant qu'on doit s'assurer de bien "intégrer" les nouveaux immigrants à la société d'accueil pour éviter la formation de ghettos? Il ne s'agit pas simplement de "modifier les règles d'admission pour accorder plus d'importance aux compétences des demandeurs" ni "d'ajouter des points pour ceux qui se disent prêts à s'installer en région" si comme vous le dites d'ailleurs vous-même "on a comprimé la fréquence et le nombre d'heures de cours de français au fil des ans" et "qu'on doit investir dans le service de soutien...", etc. Au fond, Mario Dumont, ne dit-il pas la même chose, mais d'une façon plus directe?

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 07h19
    Plus d'immigrants qu'aux États-Uns en proportion
    Les immigrants font maintenant 12% de la population québécoise. C'est plus que les Etats-Unis d'Amérique qui sont à 11,7%! C'est plus que dans 38 États américains.

    Le Michigan et l'Utah n'ont que 6% d'immigrants, le New Hampshire et le Wisconsin en ont 5%, la Pennsylvanie et l'Oklahoma 4% , l'Ohio, l'Indiana, le Vermont et le Maine 3%, le Wyoming 2%.

    http://www.gcir.org/about_immigration/usmap.htm
    http://www.census.gov/prod/2004pubs/p20-551.pdf

    D'autre part il est faux de dire que les immigrants enrichissent le pays. Jadis, les immigrants mettaient 10 ans à gagner autant que les Canadiens. On est maintenant rendu à 20 ans!!!

    http://www.statcan.ca/Daily/Francais/030619/q03061

    Comme les nouveaux arrivants ont de faibles revenus, ils paient peu d'impôts tout en bénéficiant des programmes sociaux. Une étude du Fraser Institute montre que les immigrants, arrivés au Canada entre 1990 et 2002, ont coûté, pour la seule année 2002, 18,3 milliards$ aux contribuables canadiens. Une fois et demie le budget de la Défense. Pour le Québec, c'est un fardeau de 4 milliards$, l'équivalent de trois années d'entretien de nos routes!

    L'étude montre que l'immigrant, la première année, gagne en moyenne 63% de ce que gagne un Canadien. La cinquième année, il est à 77% et la dixième il est à 80%. Eh oui, même après 10 ans il gagne toujours moins. Comme il gagne moins, il paie beaucoup moins d'impôt puisque le taux d'imposition est progressif. Il paie aussi moins de taxes puisqu'il a moins d'argent à dépenser.


    http://www.fraserinstitute.ca/admin/books/files/Im

  • Daniel Henrie
    Abonné
    mardi 14 août 2007 07h36
    Intégration sociale
    Et si on parlait de notre capacité de les intégrer socialement? Là, je crois, nous avons atteint notre limite.
    Ainsi, nous avons créer la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables: en soi, un monument à notre incapacité d'intégrer les immigrants.
    Nous payons aujourd'hui le prix du manque de volonté et de fermeté politique des gouvernements antérieurs. Ceux-ci, libéraux comme péquistes, ont négligé l'aspect de l'intégration dans l'immigration. Ils en ont considéré que les effets et les fins économiques.

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 07h51
    Ouverture sécuritaire
    Le secret est dans la capacité d'intégration du Québec qui devrait être améliorée avant de recevoir plein d'immigrants de plus qui viendraient seulement se frustrer au Québec comme il y en a déjà trop. Ça pourrait commencer par la reconnaissance plus facile des professionnels de pays francophones et autres politiques du genre. Avis aux corporations pas mal trop protectrices de leurs privilèges.

  • Jean Lapointe
    Abonné
    mardi 14 août 2007 08h30
    Un peu court comme analyse M. Sansfaçon
    Je ne suis pas sûr que ce qui semble avoir été bon pour l'Ontario (d'un point de vue étroitement économique) le serait pour le Québec. Vous devez pourtant connaître notre histoire et nos mentalités. Et pourtant vous n,en tenez pas compte. Affirmer entre autres que «les Québécois ne sont ni plus ni moins accueillants que les autres » me paraît complètement gratuit.

    Et si nous l'étions moins, disons «accueillants» , et si nous avions de bonnes raisons de l'être moins, est-ce qu'il ne faudrait pas en tenir compte?

  • Jean-Marie Bergman
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 08h58
    Immigrants francophones??
    Si le Canada en général est très acueillant pour les francophones ce n'est pas vrai du Quebec dont l'accueil social est chaleureux mais où l'intégration professionnelle est quasi-impossible. Il ne me semble pas normal qu'un très grand nombre de jeunes français repartent après avoir tenté pendant un an ou deux de faire valoir leurs compétences sans succès. Il n'est pas rare qu'ils réussissent plus facilement à Toronto, Calgary ou Vancouver qu'à Montréal. Heureusement que le gouvernement du Québec semble commencer à s'intéresser aux vrais sujets, espèrons que la mobilité internationale et interprovinciale sera facilitée d'ici peu.

  • Sammy Dalva
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 10h46
    Intégration
    Je ne crois pas que le Québec a atteint sa capacité d'intégrer l'immigration, je crois simplement que le Québec n'a pas de politique d'encadrement des immigrants pour faciliter leur intégration, mais d'abord il faut définir ce qu'on veut comme intégration, définition qui sera certainement utile dans ce débat.

    Il ne faut pas oublier qu'un immigrant choisit d'abord le Canada et ensuite le Québec et si on veut le retenir malgré la force économique des autres provinces, il faut éviter sa "ghettoïsation" en fonction de sa nationalité ou bien de son appartenance religieux; ce phénomène qui est tout à fait normal dans les débuts d'une relocalisation, peut être évité par l'injection des nouvelles ressources à l'accueil et l'orientation des nouveaux arrivants dans le but de ne pas les laisser à eux mêmes mais les accompagner dans leur cheminement; l'immigrant ainsi encadré et ayant plus de contact avec la société accueillante sera intégré beaucoup plus facilement. Ce qui manque dans notre politique actuelle c'est une distribution géographique au niveau de la province des immigrants pour justement faciliter ce genre de contact et éviter les regroupements.

    Le Québécois est très accueillant, très curieux et ouvert d'esprit, j'en sais quelque chose.

    Et non, je ne crois pas que le Québec a atteint sa capacité d'intégration des immigrants mais il a certainement atteint son niveau de tolérance aux accommodements "raisonnables"; ce qui en soi, est un signe de notre échec dans l'intégration des nouveaux immigrants

  • Roland Berger
    Abonné
    mardi 14 août 2007 11h11
    L'attrait d'un Québec souverain
    Si je vivais en Europe ou en Afrique du Nord et connaissait très bien le français, je ne suis pas sûr que je souhaiterais migrer dans une province qui n'arrive pas à devenir un pays. ce que je risquerais de l'apprendre une fois rendu. Et si je le sais déjà, pourquoi ne pas choisir l'Ontario ?
    Roland Berger
    London, Ontario

  • jean claude pomerleau
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 12h05
    L'indépendance pour contrer le déficit migratoire.
    Voici une comparaison édifiante:L'Islande qui avait perdu le quart de sa population depuis le début du siècle a renversé cette tendance dès qu'il a déclarer sa souveraineté. Pendant ce temp, à peu près à la mëme époque, Terre Neuve a choisit d'ëtre une province canadienne. Malgré que cette province soit mieux pourvu en richesse naturelles que l'Islande cette province continue à pratiquer une politique de la mendicité et perd actuellement 1 % de sa population annuellement.Dans le contexte nord américain, le Québec ne peut se priver du puisant levier que constitue la souveraineté d'un état pour assumer son avenir.

  • Jean-Paul Gosselin
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 15h13
    Et chacun de nous...
    Faisons-nous individuellement ce qu'il faut pour que l'immigrant, peu importe son pays d'origine, se sente chez-lui partout au Québec? Peut-être faudrait-il commencer par cela...

  • Olivier Laroche
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 15h21
    Croissance à tout prix
    Il faut croître! Croître, toujours plus! Plus, plus, plus. Et pour cette croissance (qui se fait la plupart du temps au détriment de l'environnement et des populations pauvres du mondes et d'ici, rappelons-le) nous serions prêt consommer des quantités immenses de ressources, de temps, d'énergie ? Je ne vois pas trop quel est l'avantage pour les Québécois ?
    Enocre une fois, Mario fera le plein de votes francophones avec cette histoire. Bye Bye Charest...

  • maurice bourassa
    Inscrit
    mardi 14 août 2007 17h06
    Une suggestion très «songée»...
    Plutôt commode de s'en remettre aux gens d'ailleurs pour régler nos problèmes.
    Peut-être que si on se décidait nous-mêmes à faire des petits...
    Bon, bon. D'accord,je me tais.

  • Charlie Brown
    Inscrite
    jeudi 16 août 2007 22h04
    Réponses à M Takvorian et M. Bergman....
    Dois-je me taire quand M. Bergman affirme que ''Si le Canada en général est très acueillant pour les francophones ce n'est pas vrai du Quebec dont l'accueil social est chaleureux mais où l'intégration professionnelle est quasi-impossible. Il ne me semble pas normal qu'un très grand nombre de jeunes français repartent après avoir tenté pendant un an ou deux de faire valoir leurs compétences sans succès. Il n'est pas rare qu'ils réussissent plus facilement à Toronto, Calgary ou Vancouver qu'à Montréal''.

    Je serai tentée de lui répondre ceci : non, M. Bergman, il n'est pas normal qu'un immigrant quel que soit son origine ou encore un québécois, ne puisse trouver un travail. POINT. Ce n'est pas juste ces jeunes français qui éprouvent une difficulté mais tout un pan d'une société. Ainsi, le Canada anglais accueille plus chaleureusement vos compatriotes ? Ah bien, réjouissez-vous, car moi, en tant que québécoise francophone, je n'aurais certainement pas accès à cet élan si accueillant...surtout si nous revivons une période référendaire !!

    Que je suis naïve... Moi, qui a toujours crue que la lavande aidait à calmer les esprits...vue les propos haineux de M. Takvarian, du haut de sa Provence, je me dois de réviser mes notions d'herboristes.

    M. Takvorian insiste et persiste sur une note plutôt virulente et à la fois décevante, à nous décrire tant de Le Devoir que sur le site http://www.cyberpresse.ca/article/20070815/CPOPINI son expérience passagère en tant qu'immigrant en sol québécois .... Certes, il peut être déçu...mais de là à affirmer que L'immigration de langue française ne pourra pas augmenter au Québec pour des raisons évidentes. Depuis les attentats, le racisme anti-arabe est très présent au Québec.

    Hola...très raciste ? Nous les lapidons lorsqu'ils passent dans la rue ? Nous saccageons leurs mosquées ? Nous profanons leurs cimetières ? Nous manifestons spontanément, par centaines, dans la rue notre haine envers les arabes tout en brûlant leurs drapeaux ?...Nous leurs interdisons l'accès à une piscine ? Nous leurs interdisont de publier des livres sous peine de mort ? Nous les avons mis dans un ghetto comme dans une banlieu parisienne?

    Non, Monsieur Takvorian, désolée pour vous, il n'y a rien de cela ici, en sol québécois.

    Cette affirmation, d'un soi-disant président d'une association regroupant des immigrants est totalement gratuite et ne sers...qu'à quoi au juste ? À jeter de l'huile sur le feu ?

    Non, M. Takvorian, notre économie ne tombe pas en pan entier, oui, l'immigration française est la première en importance et viens ensuite celle des pays du Maghreb, que ça vous plaise ou non. Regardons de plus près vos autres affirmations...Ce ne seront pas aux immigrants de payer les excès de l'État Providence moribond d'aujourd'hui. Ce sera aux Québécois qui en ont profité de passer à la caisse.

    Ou encore ceci sur le site de cyberpresse :

    ...''La province a-t-elle une fiscalité attrayante ? Avec un des plus haut taux de taxation du continent, jumelé à des salaires plutôt faibles et un coût de la vie sans cesse à la hausse, on ne le pense pas. La « Belle Province » a-t-elle des atouts particuliers ? Pas vraiment avec un système de santé très dégradé, des routes tiers-mondistes, des infrastructures en ruine, un système d'éducation nivelé par le bas, le plus haut taux de syndicalisme en Amérique, des ordres professionnels sectaires, un marché de l'emploi protectionniste, des querelles linguistiques, etc...''

    Laissez-moi deviner...une femme québécoise à repousser vos ardeurs ? Ou encore un juge vous à ordonner de payer une pension pour vos enfants ? Non, ce n'est pas cela ? Bon...un patron québécois vous a mis à la porte ? Non plus ? Ou vous a refuser une promotion ? Nenni ?

    Alors que nous vaut ces propos haineux tout à fait gratuit ? Ce mépris d'une société qui vous a accueillie et que vous avez profité de certains de ses aspects sympathiques ?

    Dommage que votre vision de notre Belle Province vous semble si décevante que vous devez la décrier sur la place publique et que vous n'avez pas réussi là ou certains ont réussis.



    Il est également fort dommage que la lavande n'a pu mettre un baume sur votre rancoeur...

  • Yann Takvorian
    Inscrit
    mercredi 22 août 2007 07h51
    Réponse à Sylvie Doyon
    Madame, vous avez tout bon à vos devinettes ;-)
    Il n'y a aucune haine dans mes propos et dans ma chronique dans laPresse, mais il y a par contre beaucoup d'emportement dans la votre.

    Je vous suggère de lire l'étude de l'Université Laval à propos des défis de l'immigration au Québec. Vous y retrouverez mes dires. Allez-vous vous insurger contre eux ou ne réservez-vous votre "fougue" que pour les néo-québécois et autres "importés"?

    http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/quebecdefi.ht

  • Charlie Brown
    Inscrite
    jeudi 30 août 2007 08h18
    Réponse à M. Takvorian
    Tss..Tss. Non, Monsieur, ma fougue n'était que pour vos propos et non pour les milliers de néo-québécois comme vous l'affirmait. À ce que je sache, votre entité n'est qu'unitaire et non par millier! C'est un procédé intellectuel fort malhonnête de votre part.

    Oui, vos propos affichent un certain mépris de la société québécoise frisant de très près la haine.

    Affirmer que la société québécoise est raciste...est une affirmation tout à fait gratuite. Une société raciste est celle qui a des structures telles quelles. Comme la France sous la période de la colonisation algérienne, vietnamienne et africaine, l'Afrique du Sud de De Klerc, les États-Unis avec l'esclavage, l'Angleterre et l'Inde, ou ce même pays avec son système de caste. Aussi, le Canada -et j'inclus le Québec- envers les Premières Nations. Tout comme les autres pays colonisateurs. Le racisme est très près de la ligne du sexisme. Que l'on pense tout bonnement aux crimes d'honneurs commis envers les femmes. Un lieu de dénie de l'Autre.

    Il y a certes des individus racistes qui composent la société québécoise, comme le disait, Jean-Claude Icart ( anthropologue spécialisé sur l'immigration et du racisme, mais la société québécoise? Non.

    On dit que le racisme est le pouvoir d'imposer à d'autres ses préjugés, qu'il est aussi un voile d'illusion...

    Sans rancune.

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
17 réactions
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Articles
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012