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Charest se pose en champion de l'ouverture

Antoine Robitaille   13 août 2007  Québec
La Pocatière — Jean Charest s'est posé en chantre de «l'ouverture» du Québec, hier, par rapport à Mario Dumont et au Parti québécois, qu'il a qualifiés de «deux partis du repli sur soi». Le premier ministre dit vouloir au contraire faire tomber les frontières par un accord de libre-échange transatlantique et ouvrir les vannes de l'immigration. Notamment grâce à une «entente globale» sur la reconnaissance des compétences entre la France et le Québec. Ainsi, «un médecin en France [pourrait être] médecin au Québec. Un ingénieur au Québec [pourrait être] ingénieur en France. À tous les niveaux», a-t-il déclaré lors d'un point de presse. Celui-ci suivait la clôture du Congrès annuel de la Commission jeunesse, devant lequel il venait de faire un discours d'une trentaine de minutes.

«Vision trop ethnique?»

Lorsqu'un journaliste a demandé au premier ministre si le chef adéquiste avait une vision «trop ethnique» de l'identité québécoise (un reproche formulé par le ministre Benoît Pelletier la veille), M. Charest est passé à un cheveu de qualifier le chef de l'opposition de xénophobe. Il a répondu en se référant à un entretien accordé à La Presse par Mario Dumont récemment. Le premier ministre, coupure de journal en main, a cité et a commenté l'extrait ainsi: «Mario Dumont croit [...] que le Québec a atteint la limite de sa capacité d'accueil d'immigrants.' Ça, c'est la vision de Mario Dumont de l'avenir du Québec... Je vais laisser Mario Dumont parler pour lui-même. Il me semble qu'il y a là-dedans une déclaration qui ne correspond pas à [...] ce que je pense de l'avenir du Québec et de notre capacité à nous, comme Québécois, d'absorber, d'attirer chez nous des bras, des cerveaux des coeurs, et de les intégrer.» M. Charest croit que M. Dumont sous-estime la solidité de l'identité québécoise. Lui dit estimer au contraire qu'elle est «suffisamment forte [...] pour que l'on puisse s'ouvrir davantage au monde extérieur».

Au cours de l'entretien au quotidien de la rue Saint-Jacques, Mario Dumont avait précisé que, dans une perspective de marché du travail, «d'économisme pur», on pouvait facilement arriver à la conclusion qu'il faut un peu plus d'immigrants au Québec. (Les jeunes libéraux d'ailleurs, arguant la pénurie de main-d'oeuvre, proposaient de doubler l'immigration au Québec d'ici cinq ans, mais la résolution n'a pas été soumise au vote samedi en raison du manque de temps.) Cependant, le chef adéquiste expliquait que c'était là une vision à courte vue. «Il ne faut jamais avoir plus d'immigration que ta capacité d'accueil, d'intégration linguistique, sociale, économique». Le résultat d'une «immigration accélérée, a-t-il ajouté, c'est que tu crées des ghettos». Or, à son sens, le Québec «a pas mal atteint sa capacité d'accueil».

M. Charest a aussi commenté la déclaration de Christian Ouellet, président de la commission politique du PLQ. Ce dernier, qui était membre de la Commission jeunesse en 1992 au moment où M. Dumont en était le président, avait expliqué qu'à l'époque, il avait refusé de suivre Mario Dumont en raison de son «attitude dictatoriale», du règne du «crois ou meurs» qu'il avait instauré. M. Charest a refusé de reprendre le vocable fort de M. Ouellet, mais a tout de même soutenu que la «liberté de parole à l'ADQ, ce n'est pas monnaie courante» et qu'il est difficile pour les journalistes de s'entretenir avec un député de l'ADQ, sur lequel le chef aurait un «contrôle très strict».

Porte d'entrée

Dans un discours aux accents lyriques devant les jeunes libéraux, Jean Charest avait auparavant pourfendu le PQ et l'ADQ, qu'il avait qualifiés de «deux partis du repli» : «Moi, je veux ouvrir le Québec», a-t-il dit, affirmant que le PLQ était «le parti de l'épanouissement du Québec».

M. Charest a par la suite rappelé qu'il faisait depuis un an la promotion d'un accord de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne. Ainsi, a-t-il dit, il souhaite «étendre l'espace québécois» pour que «chaque jeune Québécois sache que ce monde lui appartient» et pour «faire du Québec la grande porte d'entrée de l'Europe en Amérique du nord». Si ce projet se réalisait, il constituerait un symbole, à la veille du 400e anniversaire de Québec, a dit le premier ministre: «Pensez à la force du symbole, après 400 ans, on fait la boucle du voyage de Samuel de Champlain. On retourne sur l'Europe. [...] C'est le pont entre notre histoire et notre avenir que nous allons construire en 2008.» Dans une autre envolée, il a lancé: «C'est le Québec qui grandit à travers deux continents qui se rapprochent.»

M. Charest a également souligné que l'entente sur les compétences entre Paris et Québec serait négociée par son gouvernement et non par Ottawa parce que «cela relève de ses compétences». Un calendrier de négociations a été établi lors de la rencontre entre M. Charest et le président Sarkozy le 6 juillet dernier. Des pourparlers portant sur le fond du dossier seront entrepris dès septembre. Avec ce projet, M. Charest a dit vouloir porter à ses yeux «la coopération France-Québec à un nouveau sommet historique». Surtout qu'un tel accord est sans précédent: «Je ne connais pas une autre place sur la planète où une entente similaire à celle que nous proposons est mise sur la table.»

«Bougie d'allumage»

Cet accord serait un prélude et une «bougie d'allumage» à l'Accord de libre-échange entre le Canada et l'Europe. Selon M. Charest, la conclusion d'un accord avec la France donnerait une «impulsion majeure» au projet de libre-échange, rendu d'autant plus intéressant dans un contexte où le Cycle de Doha (négociations de l'Organisation mondiale du commerce) «ne semble pas vouloir fonctionner». Un tel accord permettrait aussi de mieux faire face aux économies émergentes, comme celles de l'Inde et de la Chine, a-t-il plaidé.

L'ambition libre-échangiste du gouvernement Charest vise aussi la fédération canadienne. Le premier ministre a rappelé qu'il souhaitait conclure dans la prochaine année, en parallèle à ce qu'il va négocier avec la France, une entente formelle de libre-échange «de nouvelle génération» avec l'Ontario. M. Charest a dit souhaiter faire de même «éventuellement» avec les autres provinces canadiennes. D'ailleurs, à Moncton la semaine dernière, les premiers ministres se sont entendus pour établir la pleine mobilité de la main-d'oeuvre partout au Canada d'ici avril 2009.

Au dire de M. Charest, la «marque de commerce» des Québécois, c'est leur appui aux différents projets de libre-échange. «Si on a signé une entente de libre-échange avec les États-Unis, et plus tard avec le Mexique, c'est parce que le Québec, politiquement, à l'élection fédérale de 1988, avait appuyé le gouvernement de Brian Mulroney parce qu'on voulait le libre-échange.»

Oui à l'étalement urbain

Dans leur dernière avant-midi de travail hier matin, quelque 170 jeunes libéraux (l'organisation estime pourtant le nombre d'inscriptions à environ 500) ont adopté une résolution demandant que le gouvernement prenne différentes mesures pour favoriser l'embauche de médecins étrangers. Une autre résolution adoptée enjoignait au gouvernement de modifier la loi électorale afin de réduire de moitié le nombre de pancartes électorales utilisées lors d'un scrutin.

Enfin, la Commission jeunesse s'est donné hier un nouveau président, François Beaudry, qui succède ainsi à Stéphanie Doyon, dont le mandat n'aura duré qu'un an. M. Beaudry a promis de mettre sur pied une vingtaine de comités libéraux étudiants dans les établissements d'enseignement post-secondaires du Québec. Il s'est adressé en anglais à l'auditoire à plusieurs reprises durant son discours. Interrogé à ce sujet plus tard, il a déclaré vouloir ainsi faire un geste d'inclusion à l'endroit de la communauté anglophone. «On est une province bilingue, qui va de plus en plus vers trilingue, quadrilingue. Donc, je pense que c'est important de parler autant en anglais qu'en français, deux langues qui sont égales, qui sont reconnues au Québec», a-t-il dit.
 
 
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  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 13 août 2007 01h21
    Un nouvau poète nous est né
    Je relève dans ce texte que notre poète Charest a déclaré : «ce que je pense de l'avenir du Québec et de notre capacité à nous, comme Québécois, d'absorber, d'attirer chez nous des bras, des cerveaux des coeurs, et de les intégrer».

    Quel style ! Il ne manque que des pieds, des reins et des foies pour compléter.

    L'idée de libre-échange de professionnels avec la France est bonne depuis longtemps mais n'est qu'une idée tant qu'elle ne sera pas réalisée.

    On apprend aussi que le libre-échange existe avec les États-Unis mais pas avec l'Ontario. Drôle de situation canadienne ça.

  • Jean Lapointe
    Abonné
    lundi 13 août 2007 07h41
    Vous dites «ouverture» monsieur Charest?
    Ou bien Jean Charest considère l'assimilation des Québécois aux Canadians comme inévitable et donc qu'il faille s' y résigner, ou bien il est aveugle c'est-à-dire qu'il ne verrait pas les choses telles qu'elles sont.

    C'est qu'en prônant l'« ouverture», comme il dit, c'est bien ce qu'il risquerait d'arriver à plus ou moins long terme: notre disparition en tant que peuple distinct et notre assimilation à la majorité canadian. Bien sûr le français ne disparaîtrait pas tout de suite mais il risquerait de devenir secondaire de plus en plus et finalement folklorique,tout comme notre culture dans son ensemble, comme en Louisiane de nos jours.

    C'est bien beau l'ouverture mais à condition que cela ne devienne pas une noyade. Pour s'ouvrir aux autres il faut être solide et posséder les moyens nécessaires pour se maintenir au moins en vie.

    Est-ce notre cas à nous Québécois? Sommes-nous solides, forts et avons-nous tous les moyens nécessaires à notre épanouissement? Je ne le pense pas et je ne suis heureusement pas le seul à le penser.

    Non ce que nous voulons nous les souverainistes c'est nous donner les moyens d'êtres forts pour pouvoir nous ouvrir aux autres sans risquer de disparaître en tant que peuple distinct.Et le moyen le plus sûr ce serait la souveraineté qui ferait de nous un pays indépendant.

    Même Dumont semble voir le problème mais lui il semble se contenter de l'adoption d'une attitude défensive, comme par exemple limiter l'immigration, et instaurer une citoyenneté québécoise. C'est déjà quelque chose mais ce n'est pas suffisant à mon avis parce que même ça ça ne risque de ne pas tenir le coup à long terme.

    Et quand Charest dit trouver que le Parti québécois et l'ADQ sont des partis qui encouragent le repli sur soi, il se trompe royalement. En tant que Canadian lui est-ce qu'il prône l'assimilation aux Américains pour éviter le repli sur soi? Pas que je sache en tout cas. Alors, si la souveraineté c'est bon pour le Canada, pourquoi est-ce que ce ne serait pas bon pour le Québec?

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    lundi 13 août 2007 08h58
    De belles paroles qui ne coutent pas cher
    Comme d'habitude chez les Libéraux, ce qu'on dit est plus important que ce que l'on fait. Cet opportunisme effronté n'a vraiment rien à envier à celui de Mario Dumont. Or, la stratégie consistant à caricaturer l'ADQ comme un parti raciste d'extrême-droite est vouée à l'échec, Jean Charest montre encore une fois à quel point il est à court d'idées.

    Pourquoi des immigrants, des" toastés" comme moi, des anglophones votent ils pour Mario, le grand méchant de Rivière-du-Loup? Parce que c'est la seule option possible, tout simplement. L'ADQ a tout à fait raison de dire que le Québec atteint les limites de sa capacité d'accueuil, même si les raisons avancées relèvent d'une démagogie certaine: le problème n'est pas la tolérance des Québécois (même s'il faut bien râtisser un peu à droite), le problème c'est l'incapacité d'une économie qui traîne la patte depuis des années à intégrer les nouveaux immigrants dans un marché du travail qui leur est fermé. Les taux de chômage de 25% à 40% qu'on retrouve dans certaines communautés en témoignent. Et du monde qui ne travaille pas, ça ne paie pas d'impôts.

    Face à ce constat, quelles sont les options? Au pouvoir, un PLQ certes truffé de gens compétents, mais dont le chef a prouvé à de multiples reprises qu'il n'avait rien d'un leader, incapable de prendre la moindre décision courageuse, poussant timidement les dossiers de ses tinamis et atermoyant sur tout le reste: réforme de la santé, réforme de la fiscalité, infrastructures, éducation... c'est pusillanimité et cie. Au fond, l'ex conservateur Jean Charest est devenu plus libéral qu'un libéral: aucune épine dorsale, et le pouvoir pour seul objectif.

    De l'autre bord, l'imbuvable brouet péquiste 100 fois réchauffé dans les caleçons fleurdelysés de ses dinosaures obtus. Pauline Marois a compris qu'il fallait jeter du lest après les dernières élections, d'ou la mise sur la glace de l'option référendaire, mais que peut bien signifier l'abandon d'une stratégie qui avait mathématiquement zéro chance de succès de toute façon? C'est vraiment s'en sortir pour pas cher, et il y'a encore tout le reste: l'étatisme, le corporatisme, l'irresponsabilité fiscale, les querelles stériles avec le fédéral... Faut pas nous prendre pour des valises, on voit bien que le PQ n'est pas sorti du bois, c'est tout le logiciel qu'il faudrait mettre à plat dans ce parti là. Sans une stratégie de développement économique cohérente et hardie le discours du PQ restera insignifiant, et une telle stratégie impliquerait une telle rupture avec les intérêts catégoriels des lobbies qui soutiennent le parti, qu'elle n'est même pas envisageable.

    Pour résumer, au PLQ nous avons quelques idées (timides), des compétences, et un leader sans aucune crédibilité, au PQ c'est le programme qui manque totalement de crédibilité. Donc il ne reste que Mario, par élimination. Moi aussi il m'énerve, avec ses roueries de maquignon pas trop scrupuleux, mais qui d'autre? Au point ou on est rendu, mieux vaut un parti de gens peu expérimentés, mais prêts à brasser la cage, que le consensus mou autour du statu-quo déliquescent que nous proposent les "vieux" partis, avec pour seule perspective des ponts qui s'écroulent, des listes d'attente qui s'allongent, un secteur public obèse et inefficace, et des impôts qui augmentent.

    Dumont finira premier ministre par défaut, à moins d'un messie au PLQ, ou d'un miracle qui rajeunirait de 40 ans la moyenne d'age intellectuelle du PQ. Ni l'un ni l'autre ne semblent se profiler à l'horizon.

  • Pierre Samuel
    Abonné
    lundi 13 août 2007 09h24
    L'électoralisme invétéré du PLQ.
    Sans être adéquiste, en quoi la déclaration de Mario Dumont peut-elle être qualifiée de "trop ethnique" par le PLQ? Qui a-t-il de scandaleux d'avouer, au-delà de la "langue de bois" trop courante chez les politiciens, et souvent chez Dumont lui-même, qu'avant "d'ouvrir les vannes" à une immigration "incontrôlée", il est d'abord primordial de s'assurer de l'intégration des immigrants déjà reçus et en attente, aux valeurs communes de la société d'accueil à défaut de "créer des ghettos"! C'est peut-être moins "électoraliste" que la politique du "free ticket", mais, somme toute, beaucoup plus cohérent!

  • Fabienne Desbiens
    Abonnée
    lundi 13 août 2007 10h47
    "C'est important de parler autant en anglais qu'en français..."
    Mais d'où sort-il celui-là ? Le Québec une province bilingue? Vraiment c'est important de parler AUTANT anglais ? Sait-il que que les bilingues au Q sont majoritairement des francophones qui parlent anglais ? J'habite Montréal depuis des lustres et croyez-moi ce sont les anglophones qui profitent du bilinguisme ici. Il arrive parfois, et peut-être un peu plus souvent, qu'on ne peut même pas se faire servir en français ! Dans cette ville que j'aime, où l'on peut se faire dire, JUSTEMENT, qu'on est bilingues à Montréal... par des unilingues anglophones...
    Le désir de vivre en français est-il si "arriéré" que ça ? Rien à voir avec l'ouverture messieurs du PLQ. Et ne vous y trompez-pas: je suis moi-même parfaitement bilingue et ne me crois pas pour autant supérieure à la moyenne des Québécois francophones. Et je n'ai pas de sympathie non plus pour le p'tit Mario, soit-dit en passant.

  • Olivier Laroche
    Inscrit
    lundi 13 août 2007 11h46
    Province bilingue???
    Depuis quand le Québec est-il bilingue ? Quelle erreur du nouveau président de l'aile jeunesse du PLQ ! Le Québec est français et le restera ! Si l'anglais devenait aussi important que le français, ça signifierait la fin de notre peuple. Nous sommes plus forts et plus conscients que ça.

  • Christian Montmarquette
    Inscrit
    lundi 13 août 2007 13h13
    Question nationale et immigration
    Tant que la question nationale ne sera pas résolue au Québec, le problème de l'immigration demeurera tordu et biaisé. Les immigrants seront à tous moments perçus comme une menace à l'identité nationale. Le fait que le Québec n'ai pas encore accédé à son indépendance, favorise la xénophobie. Jean Charest, par cette déclaration à l'emporte pièce confirme toutefois cette présomption que les nouveaux arrivants sont actuellement beaucoup plus les alliées du fédéralisme. Est-ce à dire de ceux qui s'en inquiètent sont pour autant des racistes ? Assurément pas. Il s'agit d'une réaction normale d'auto défense dans un Québec dont la culture est constamment menacée. Dommage que les Québécois n'aient pas ce même réflexe quand il est temps de voter pour leur propre pays...

    Christian Montmarquette

  • Gilles Bousquet
    Inscrit
    lundi 13 août 2007 15h17
    Réponse à Mme. Fabienne Desbiens
    Mme. Fabienne Desbiens qui se dit parfaitement bilingue écrit : «Et je n'ai pas de sympathie non plus pour le p'tit Mario, soit-dit en passant.»

    Mme. Desbiens est peut-être parfaitement bilingue mais est imparfaitement polie. On n'écrit pas la petite Pauline ni le petit Charest non plus.

    Il est très difficile d'être parfait dans la vie principalement quand on se juge soi-même.

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    lundi 13 août 2007 17h02
    @Christian Montmarquette
    Je ne partage pas vos opinions mais il est rafraichissant de voir un souverainiste dire les choses aussi clairement. Eh oui, c'est bien de celà qu'il s'agit, vous ne ferez jamais d'un immigrant... un indépendantiste québécois. Il est plus facile de changer du plomb en or. Donc, c'est la démographie qui déterminera l'avenir du Québec: ou bien les Québécois se remettent à faire des enfants (ça n'en prend pas le chemin), ou bien c'est le statu-quo pour les siècles des siècles.

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