Lettres: La souveraineté... économique
Bien sûr, on peut être indépendant par nos institutions politiques, mais cela n'a aucun sens que nous ne soyons pas maîtres de notre économie. Dans les années 60 et 70, les revendications politiques du Québec allaient de pair avec la dénonciation du fait que toutes les grandes compagnies appartenaient «aux Anglais».
En même temps qu'on revendiquait des droits et des libertés politiques, nous avons travaillé fort pour se réapproprier les leviers économiques. Par exemple, après des élections dont le slogan était «Maîtres chez nous», on a vu l'amorce de la nationalisation de l'électricité au Québec. De plus, la réussite des compagnies québécoises est devenue un motif de fierté et a favorisé notre affirmation.
À l'heure actuelle, on assiste au retour du balancier. Pas une semaine ne passe sans qu'on apprenne la vente d'une compagnie de chez nous à des intérêts étrangers. Après l'Alcan, Pintendre Auto et autres, voici qu'avec le projet Rabaska, on verra s'établir chez nous la multinationale Gaz de France, qui utilisera notre territoire, nos employés et nos infrastructures. En contrepartie, elle nous versera une infime partie de ses profits, si alléchant cela puisse-t-il être pour les petites municipalités. Et nous n'aurons aucun pouvoir décisionnel. C'est toute la différence du monde entre le fait d'être propriétaire ou employé.
Il semble que ni le Parti québécois ni l'ADQ, qui prône notre autonomie, n'aient prévu cela.
En même temps qu'on revendiquait des droits et des libertés politiques, nous avons travaillé fort pour se réapproprier les leviers économiques. Par exemple, après des élections dont le slogan était «Maîtres chez nous», on a vu l'amorce de la nationalisation de l'électricité au Québec. De plus, la réussite des compagnies québécoises est devenue un motif de fierté et a favorisé notre affirmation.
À l'heure actuelle, on assiste au retour du balancier. Pas une semaine ne passe sans qu'on apprenne la vente d'une compagnie de chez nous à des intérêts étrangers. Après l'Alcan, Pintendre Auto et autres, voici qu'avec le projet Rabaska, on verra s'établir chez nous la multinationale Gaz de France, qui utilisera notre territoire, nos employés et nos infrastructures. En contrepartie, elle nous versera une infime partie de ses profits, si alléchant cela puisse-t-il être pour les petites municipalités. Et nous n'aurons aucun pouvoir décisionnel. C'est toute la différence du monde entre le fait d'être propriétaire ou employé.
Il semble que ni le Parti québécois ni l'ADQ, qui prône notre autonomie, n'aient prévu cela.
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