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Algues bleues - Québec n'entend pas imposer de nouvelles règles

Alexandre Shields   2 août 2007  Québec
Lyne Beauchamp
Lyne Beauchamp
Québec n'entend pas, pour l'instant, imposer de nouvelles règles à qui que ce soit pour tenter de freiner la progression des masses verdâtres, visqueuses et toxiques d'algues bleu-vert qui affectent des dizaines de lacs et de rivières de la province. Une décision que les partis d'opposition et les groupes écologistes ont tôt fait de dénoncer, accusant les libéraux de banaliser cette crise.
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  • Simon Leduc
    Abonné
    jeudi 2 août 2007 15h44
    l'immobilisme du gouvernement Charest
    « Cet évènement démontre une fois de plus que le gouvernement Charest est incapable de bien réagir aux problèmes qui doit faire face. Encore une fois, le gouvernement Charest pratique l'immobilisme en affirmant qu'il n'y a de crise dans ce dossier des algues bleues même si tous les intervenants et les deux partis d'opposition disent le contraire. Cela démontre bien que l'administration libérale est incompétente et qu'elle est incapable de bien gouverner le Québec. Lors des prochaines élections générales, le PLQ va subir la pire défaite qu'il n'a jamais connu et du sang neuf, l'Action démocratique du Québec va être propulsée au pouvoir et Mario Dumont va réaliser son rêve en devenant Premier ministre du Québec. »

  • Luc Falardeau
    Abonné
    vendredi 3 août 2007 00h34
    L'autruche a la tête dans le sable !
    « Comme professionnel de l'environnement depuis de nombreuses années, il m'est arrivé à plusieurs reprises de penser « Si seulement 50% des connaissances environnementales connues et enseignée dans les universités étaient mises en application ! »

    Les universitaires savent depuis belle lurette que l'usage des fertilisants sur les bassins versants à proximité des cours d'eau cause une pollution de l'eau en favorisant la croissance des algues.

    Des milliers d'études universitaires et rapports de consultants ont été produits, afin d'établir non-seulement les causes mais aussi des remèdes à ces problèmes. Le dernier rapport (et non le moindre) est le rapport Demard de Réseau Environnement (juin 2007), un organisme regroupant des milliers de professionnels de l'industrie de l'environnement.

    Voir article du Le Devoir le 31 juin 2007 (Eau potable à risque, de Louis-Gilles Francoeur).

    Depuis les années 90, suite à la vague de construction des usines d'épuration au Québec, on a pu constater le faible intérêt de la population votante et conséquemment des gouvernements pour la prévention des problèmes de pollution de l'eau. Maintenant, grâce aux « algues bleues », il semble que cette situation soit en voie de changer !

    Pendant ce temps, l'UPA ainsi que le MDDEP et le MAPAQ sous la direction du présent gouvernement tentent de convaincre la population qu'il n'y a pas lieu d'agir fermement immédiatement car les problèmes ne sont pas encore critiques et très répandus... en nous martelant que l'UPA agit déjà (de façon limitée), qu'il faut faire des consensus, d'autres études interminables et reporter les choses à plus tard. Que faut-il en penser ?

    On a jusqu'à maintenant trop souvent préféré attendre que les problèmes s'aggravent et deviennent difficiles à résoudre avant d'agir. Pourtant la détérioration des cours d'eau est prévisible et inéluctable avec le modèle de développement actuel en bordure des rives.

    Pourquoi faut-il que notre gouvernement attende que les problèmes environnementaux deviennent critiques et répandus avant de prendre des mesures préventives efficaces ?

    Le gouvernement doit donc « mettre ses culottes » et donner un signal clair qu'il agira avec fermeté et diligence sur tout les aspects importants de cette problématique (agricole ou autres).

    Quelques projets pilotes de contrôle des rejets agricoles sur les bassins versants ont vu jour, mais ne sont pas encore très répandus... En effet, il existe des centaines d'autres bassins versants sur lesquels on pourrait commencer à agir.

    Ne nous laissons pas endormir par l'UPA et notre gouvernement actuel, lorsqu'ils nous disent qu'il n'y a pas de crise... car la procrastination est bien tentante, en attendant qu'un autre événement d'actualité prenne toute la place dans les médias. »

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