mercredi 25 novembre 2009 Dernière mise à jour 09h01


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les mots qui dérangent

Christian Rioux   27 juillet 2007  Québec
Ils ont été prononcés il y a plus de 40 ans, mais ils dérangent toujours autant. On aurait voulu passer sous silence cette semaine le 40e anniversaire du célèbre Vive le Québec libre du général de Gaulle qu'on n'aurait pas fait mieux. Cette déclaration est pourtant, avec les deux référendums québécois de 1980 et 1995, le seul événement politique de l'histoire contemporaine du Québec connu partout à travers le monde. C'est même le premier qui ait véritablement mis le Québec sur la carte.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Marc A. Vallée
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 06h43
    Vive le Canada français!
    « Lorsqu'on écoute au complet le discours du Général de Gaulle, il dit:
    Vive le Québec libre!
    Vive le Canada français!
    Vive la France! »

  • Claude Plante
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 08h13
    Les mots qui dérangent
    « Une de vos plus belles chroniques et des plus inspirantes...
    Merci, monsieur rioux »

  • Raymond Vaillancourt
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 08h47
    Assumer demande du courage !
    « Vous avez parfaitement raison dans votre article. Faut-il rappeler qu'assumer les conséquences d'une parole dite avec courage en demande autant ? Or, s'il y a une chose que nos "élites" ne possèdent plus, c'est bien le courage. Aussi ne faut-il pas se surprendre qu'ils aient passé sous silence cet anniversaire. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 09h03
    Votre discours libérateur...
    « Cher Monsieur Rioux,
    Vous devriez demander au maire de Montréal de vous donner accès au balcon de l'Hôtel de ville pour que vous puissiez y prononcer le discours libérateur que votre texte laisse transpirer. Vous pourriez dire à vos concitoyens qu'ils auraient du écouter un chef d'État étrager venu se mêler de leurs Affaires plutôt que leurs conscience et la perception qu'ils ont de leurs intérêts.
    Vous n'auriez plus ensuite qu'à vous retirer sur vos terres, et attendre un autre "40 ans" pour constater que la volonté populaire ne suit pas nécessairement les prédicateurs et leurs prédictions.
    Je ne saurais quel valeur accorder à une prédiction qui, comme celle du Général, ne s'est pas réalisée après 40 ans.

    Pourriez-vous me nommer les Chef d'État qui se sont trompé autant.

    Quant à vote expression, utilisée au moins trois fois, de "libérateur de la France", vous auriez pu avoir une petite pensée pour ceux et celles de nos compatriotes qui sont morts pour que le Général puisse remonter les Champs Élysées et proclamer que la France s'est libérée seule, par ses propres moyens.

    Georges Paquet »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 10h21
    Anonymat international...
    « Cher Monsieur Rioux,
    Si vous tenez à soutenir que le Général a sorti le Québec de son anonymat international, "un peu malgré nous", vous pourriez au moins relever que le Québec avait ouvert des délégations à l'étranger, notamment à Paris, quelques années avant que le Général ne vienne dire au Québecois qu'ils devaient se libérer. Que Montréal, le Québec et le Canada n'avaient pas attendu la visite du Général pour INVITER ET recevoir le monde entier sur son sol, au cours de l'expo '67. S.V.P. Réfléchisses un peu à cela et dites encore que "le monde n'aurait pas entendu parler de nous". Si vous y tenez, dites aussi que ce "nous" auquel vous vous associez représente les souverainistes qui comme vous espèrent encore en un "grand soir" qui a plutôt l'aire de l'Arlésienne.

    Georges Paquet »

  • Charles-Philippe Courtois
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 11h27
    Malheureusement vrai
    « Malheureusement, vous frappez juste. Espérons que cet état de pauvreté d'esprit, utilitariste, nous parviendrons à le secouer avant trop longtemps. Faudra-t-il une autre "bombe" de cet ordre pour le faire ? »

  • Gilles Carbonneau
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 11h36
    Irrationnel raisonnable....
    « L'identité d'un peuple ne se monnaye pas! La reconnaissance d'une certaine nation par un certain Harper qui savait pertinemment qu'elle ne voulait somme toute rien dire ne me donne pas mon identité de Québécois à laquelle j'aspire toujours dans ma retraite de Mont-Laurier. Je trouve votre texte à la fois triste et inspirant: Triste à cause du silence de nos leaders; inspirant parce qu'il replace l'enjeu dans sa vraie perspective. Pour moi, la souveraineté a toujours été une affaire de coeur ce qui n'exclut pas la probabilité qu'elle soit aussi raisonnable et peut-être même rentable à plus ou moins long terme parce que stimulante! »

  • Rémi Tremblay
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 14h49
    Et vive le Canada français, a-t-il dit
    « Du discours du général de Gaulle, je retiens aussi ce Vive le Canada français ! qu'il a prononcé. L'indépendance du Québec ne signifiait pas pour lui la mort du fait français au Canada; de Gaulle a, en tout cas, encouragé les deux. Je trouve que les souverainistes négligent leur devoir de solidarité avec les francophones du futur pays voisin et ami que sera peut-être le Canada. La personnalité internationale du Québec ne commence-t-elle pas là ? »

  • Roland Berger
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 14h51
    Passion et rationalité
    « Mourir debout plutôt que survivre à genoux. Voilà la passion qui a animé le mouvement indépendantiste, notamment sous la gouverne de Pierre Bourgault. N'eût été de ceux qui ont neutralisé ce dernier (voir René Lévesque), cette passion aurait été soutenue par une rationalité, les moyens se dessinant d'eux-mêmes à qui veut triompher. Mais voilà, le vent de néolibéralisme a soufflé aussi sur le Québec, où, maintenant, avec les Jean Charest et Pauline Marois, on n'est que ce que l'on a. De Gaulle pleurerait s'il était encore de ce monde.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • May West
    Abonnée
    vendredi 27 juillet 2007 14h58
    Le fauve qui dort
    « Merci, M. Rioux, pour votre chronique sur le quarantième
    «non-anniversaire» de la visite du général de Gaulle, en terre québécoise d'Amérique. À cet effet, vous avez parfaitement raison de blâmer les deux chefs souverainistes d'avoir nonchalamment «tenu morts», au cours des derniers jours, les célèbres propos du général. Cette attitude est tellement désolante que cela en fait presque mal à notre âme québécoise. Enfin!

    Néanmoins, si les mots du général dérangent, comme vous dites, les vôtres aussi, croyez-moi! D'ailleurs, ce sont les mots les plus passionnés que j'ai entendus, cette semaine, à ce sujet-là.

    À mon avis, votre passion pourrait presque, si elle était tournée vers l'action politique, soulever la ferveur d'un petit peuple qu'on aurait déjà tenté de rassurer à l'idée d'une plus grande liberté, mais qui, depuis un dernier référendum, s'est endormi tranquillement tout en se berçant d'illusions.

    Bref, permettez-moi d'en rajouter. Qui sait? On dit souvent qu'il faut se méfier justement du fauve qui dort. Or, en vous lisant, j'ai cru entendre des voix d'outre-tombe tellement ces voix-là se sont éteintes les unes après les autres.

    Je n'irai donc par quatre chemins, avez-vous déjà songé à faire de la politique? Me semble que le Québec d'aujourd'hui aurait besoin d'un homme comme vous ...!

    Et, n'allez surtout pas croire que je vous dis ça à la blague. Au contraire ...

    Denyse Richard,
    Bois-des-Filion »

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 17h07
    Qu'ajouter?
    « Monsieur Rioux a tout dit sur cet événement historique majeur dans l'histoire de notre peuple. De Gaulle, par ce "Vive le Québec... libre!" a retourné l'histoire de la France à ses devoirs envers son ancienne colonie par devers "les arpents de neige" de Voltaire et de Bonaparte qui cède la Louisianne pour quelques millions, alors qu'il domine l'Europe, laissant son ancienne colonie dans l'oublie le plus total. Puis il y eu De Gaulle et la France, depuis, se languit d'un pays amie qui tarde à naître. Londre-Washington. À quand Paris-Québec pour la suite de l'histoire du monde, de l'histoire d'un monde en crise?

    Claude L'Heureux, Québec »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 17h49
    Au moins un!
    « M. Rioux
    Merci pour ce texte lucide et courageux. Vous réparez le silence indigne qui a souligné, si l'on peut dire, ce qui aurait pu être l'un des grands moments de notre histoire. Comme nous glissons petit à petit dans le consentement à la peau de chagrin que nous accommode le fédéralisme, nous avons honte de notre petitesse de notre veulerie nationales. Aussi feignons-nous de ne pas comprendre, d'avoir dépassé cette-page-jaunie où nous avions encore des réflexes vitaux. D'où le silence, l'indifférence des politiciens, et même du Devoir, réparés par vous in extremis.
    Deux leçons sont à tirer. Nous ne pouvons plus accorder une entière confiance à nos classes politique et intellectuelle. Ils paraissent siéger à Québec, occuper des chaires ici, mais au fond ils habitent à Ottawa, ils sont gagés par Ottawa, ils en sont le dédoublement. Quant au PQ et au BQ, leur absence complète scelle ce que nous devions savoir depuis longtemps, à savoir qu'eux aussi ont rejoint, en dépit de leurs discours, la cause et l'action anti-québécoises d'Ottawa. Le moment est venu pour eux, après tant d'exemples de petites trahisons, d'incohérences de discours et d'action, de coïncidence tacite avec le pouvoir fédéral, de disparaître afin de faire place à un authentique parti national qui sache ce que c'est que l'indépendance et qui ne craigne pas d'inventer une nouvelle voie pour y parvenir.
    Encore une fois, cher monsieur, votre texte, en ces jours d'abaissement jovialiste, est l'un des rares motifs que nous ayons de croire que nous existons encore,et qu'un relèvement est encore possible. Soyez-en remercié.
    Hubert Larocque, Gatineau. »

  • Hubert Larocque
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 18h07
    Taisons ce rendez-vous manqué avec l'histoire svp
    « J'ai lu votre texte avec délice. J'apprécie toujours la droiture de votre pensée, sa sincérité et l'équilibre de ton qui marque vos articles. Je veux ajouter cette réflexion à votre texte : le Général n'a pas eu grand écho à l'occasion de ce 40e parce que maintenant comme en 1967 il n'y a personne de ce côté de l'Atlantique qui peut chausser ses souliers. Je me suis longtemps demandé pourquoi sa main tendue en 1967 n'avait trouvé personne au Québec pour l'attraper et faire un saut dans l'histoire. J'ai même soupçonné un complot dans cette mort prématurée de Daniel Johnson. Je comprends aujourd'hui que l'homme était trop petit et qu'il a râté son rendez-vous avec l'histoire. Je constate que Robert Bourassa a fait de même après l'échec du Lac Meech et que le grand René s'est avéré petit lui aussi devant l'histoire face au rapatriement imposé de 1982. Disons le calmement: nous n'avons pas de gens au Québec qui comme le Général sont capables de faire l'histoire, comme vous le dites justement, au lieu de la subir. Le résultat est que nous vivons dans un pays où le point de vue de Pétain s'est imposé à la différence de la France qui a eu la chance d'avoir le Général. Pierre Bourret. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 20h41
    Le caractère subsersif des propos du grand Général
    « Est-ce qu'une société a besoin que le dirigeant d'un pays étranger vienne sur son sol y lancer des propos subversifs ? NON ! À moins que cette société ne soint en état de colonisation, et que le colonisateur veuille susciter un sursaut d'autonomie pour pouvoir prendre ses distances de cette colonie. Rien, ici, qui s'applique au Québec.

    Georges Paquet »

  • Paul-André Sansregret
    Abonné
    vendredi 27 juillet 2007 21h54
    Lecture judicieuse
    « Bravo Monsieur Rioux.
    Cette relecture de l'événement du "Vive le Québec libre" m'apparaît fort juste car elle vise la signification de la réalité au-delà des seules diplomatie et comptabilité. Elle touche le coeur, la fibre exitentielle de tout québécois d'adoption et de souche. »

  • Denis Paquette
    Abonné
    samedi 28 juillet 2007 10h32
    Nous sommes ce que nous sommes et tant mieux
    « M. Rioux je conviens que c'est l'été, mais vous nous aviez habitués a un peu plus de rigueurs
    Vous servir de la visite du générale de De Gaulle pour nous dire que nous sommes devenus calculateurs et utilitairs est de la démagogie digne d'un cour de philo 101
    Inversons votre proposition et imaginons un seul instant que nous arretions d'etre calculateurs et utilitaires,qu'elle serait notre sort dans le monde d'aujourd'hui ou les rapports de force regnent en rois
    Non,nous ne faisons pas la promotion du fédéralisme rentable, mais l'effort de réfléchir a ce qui est le mieux pour nous, de ce qui nous est le plus profitable,c'est notre facon d'etre et de penser.Nous calculons et pensons avant d'agir, ne sommes pas un peuple de reveurs utopistes que certains voudrait nous voire etre, pour mieux nous asservir. Heureusement que la plupart de nos ancetres étaient de Normands, sans ce trait de caractere, peut etre, n'existerions-nous plus aujourd'hui comme peuples. C'est un trait de caractere distinctif et héréditaire qui nous est propre et qui nous donne la fierté d'etre et d'exister. En bon entendeur,je vous salut et surtout ne vous tromper pas sur nos mobiles et nos ambitions, certains y voient et y ont vus des aspects intéressants et importants »

  • Michèle Bernard
    Abonné
    samedi 28 juillet 2007 14h29
    Belle synthèse, oui, mais hélas, tristes limbes ...
    « Comme tous ces gens (ou presque !) dont j'ai lu les interventions suite à la parution de votre article, je vous remercie monsieur Rioux pour vos (toujours et encore) belles capacités de synthèse intelligente et, qui mieux est, bien écrite. Il en fallait un et vous avez été celui-là.

    Ce qui me laisse un peu de baume au coeur dans ces moments de grande désertion collective ... Je vous en prie, madame Marois, sortez de vos limbes; on dit d'ailleurs que ces dernières n'existent plus, aux dires de l'Eglise catholique. Raison de plus !

    Michèle Bernard »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
17 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009