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De Gaulle et sa célèbre déclaration, 40 ans plus tard

Brian Myles   21 juillet 2007  Québec
En juillet 1967, bien des Québécois se considéraient encore comme des Canadiens français, René Lévesque n'avait pas encore quitté le Parti libéral, Daniel Johnson père avait remporté son élection sur le thème «Égalité ou indépendance» et les partis indépendantistes récoltaient moins de 9 % des suffrages. C'est dans ce contexte que le général Charles de Gaulle débarquait pour une tournée triomphale en ces terres françaises d'Amérique.

La visite du chef de l'État français, sous le prétexte de l'Expo 67, était minutieusement planifiée, à commencer par son arrivée. Pour éviter de passer au préalable par la capitale fédérale, de Gaulle avait refusé de prendre l'avion. Il était venu en bateau, à bord du Colbert, pour être ainsi «forcé» d'arriver par la ville de Québec, le matin du 23 juillet.

Empruntant le Chemin du Roy, le long du majestueux fleuve Saint-Laurent, il vit des milliers de personnes l'acclamer, sur terre et sur mer, dans les villes et villages entre Québec et Montréal. Un accueil délirant comme il n'en avait jamais reçu en France, confirma son entourage. Tout un réseau d'autobus avait été prévu pour regrouper le plus de spectateurs possible, à qui l'on avait donné des petits drapeaux du Québec et de la France, rappelle Claude Morin dans son livre L'Art de l'impossible.

Quand de Gaulle arriva finalement à l'Hôtel de ville de Montréal, au début de la soirée du 24 juillet, de 15 000 à 20 000 personnes (selon Le Devoir du 25 juillet 1967) agitaient devant lui le fleurdelisée et le tricolore. Elles brandissaient aussi des pancartes revendicatrices («Appuyez la lutte pour la libération»; «France libre, Québec libre») qui sont sûrement tombées dans l'oeil du général. C'était l'époque où les Québécois, comme les Premières Nations d'aujourd'hui, aspiraient à l'autonomie et à la reconnaissance de leur caractère distinct.

Dans les pages du Devoir le lendemain, le jeune reporter Gilles Lesage décrivait la scène: «La foule, de plus en plus chauffée à blanc, reçut avec enivrement les paroles du président de la France, particulièrement lorsqu'il confia que tout le long de la route, il s'était senti dans une atmosphère semblable à celle de la libération, puis lorsqu'il lança, presque en douceur et après une pause savamment dosée: "Vive le Québec libre." Il avait lâché le grand mot que personne n'avait osé attendre. Ce fut une explosion de frénésie.» L'allocution improvisée du général est accessible dans son intégralité sur le site de youtube.com (tapez simplement «Vive le Québec libre» dans le moteur de recherche).

Sous-ministre aux Affaires gouvernementales lors de la visite de De Gaulle, Claude Morin se trouvait derrière le général lorsqu'il entendit l'impossible. «Ma première réaction, ç'a été de penser à la tête qu'ils feraient à Ottawa et ça m'a bien amusé», se souvient-il. Et quelle tête ils firent! De Gaulle dut écourter son séjour au Canada, sans passer par la capitale fédérale, à la suite de ces déclarations «inacceptables», selon les mots du premier ministre Lester B. Pearson. Vue de la rivière des Outaouais, l'affaire fut dépeinte comme le jour le plus sombre dans l'histoire des relations entre la France et le Canada. «Les Canadiens sont libres. Chaque province du Canada est libre. Les Canadiens n'ont pas à être libérés», affirma M. Pearson.

Les partisans du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) et leur chef, Pierre Bourgault, n'en demandaient pas tant. René Lévesque parut pour sa part embarrassé par cette ingérence d'un chef d'État étranger dans les affaires internes du Canada et il se rangea derrière la condamnation sans appel de son chef, le libéral Jean Lesage. Le premier ministre Daniel Johnson père, sans doute le politicien le plus concerné par la déclaration, fut le dernier à y réagir avec quelques jours de décalage. À chaud, il susurra cependant à l'oreille de De Gaulle qu'il venait d'utiliser le slogan de ses adversaires politiques.

Le directeur du Devoir, Claude Ryan, fut l'un des premiers, après Pearson, à condamner cette déclaration à l'emporte-pièce. En se laissant «emporter par la foule», le général a formulé des propos «excessifs, voire déplacés de la part d'un chef d'État en visite au Canada», écrivit M. Ryan le 26 juillet. Dans un éditorial sur le bilan de la visite, le 27 juillet, M. Ryan avança une explication tout à fait représentative de l'ambiguïté de la chose politique canado-québécoise (ou québéco-canadienne). «En fait, de Gaulle n'a très probablement pas voulu dire exactement ce qu'on lui a fait dire», écrivit-il.

Le but du général

Qu'avait voulu dire de Gaulle? Les quatre petits mots du général ont généré, en 40 ans, une montagne d'explications savantes. Claude Morin fait partie de la courte liste de personnalités politiques qui peuvent encore témoigner de leur vivant de cet événement historique en compagnie d'André Patry (chef du protocole au gouvernement Johnson) et Marcel Masse (ministre délégué à l'accueil des chefs d'État lors de l'Expo 67).

En avril 1967, M. Morin s'était rendu à Paris pour préparer la visite du président français, et il se souvient très bien d'une longue conversation avec le conseiller diplomatique du général, René de Saint-Légier, relatée dans son ouvrage Mes premiers ministres. «Soyez sûr que le général ne se contentera pas, au Québec, d'inaugurer des chrysanthèmes», avait dit Saint-Légier. Claude Morin s'en souvient d'autant mieux qu'il n'avait jamais entendu pareille expression auparavant. «De Gaulle voulait dire des choses significatives. Ce n'est pas un accident que cette déclaration», pense encore aujourd'hui M. Morin.

Le 27 novembre 1967, à Paris, de Gaulle précisa on ne peut plus clairement ses intentions lors d'une conférence de presse: «À Montréal, la deuxième ville française du monde [...], le déferlement de passion libératrice était tel que la France avait, en ma personne, le devoir sacré d'y répondre sans ambages et solennellement. C'est ce que je fis, en déclarant à la multitude assemblée autour de l'Hôtel de ville que: la mère patrie n'oublie pas ses enfants du Canada, qu'elle les aime, qu'elle entend les soutenir dans leur effort d'affranchissement et de progrès». De Gaulle allait même jusqu'à évoquer l'avènement du Québec «au rang d'un État souverain, maître de son existence nationale», un an avant la naissance du Parti québécois.

Vingt-sept ans après l'onde de choc, l'ancien ministre de l'Éducation Alain Peyrefitte, envoyé au Québec par de Gaulle dans la foulée de sa visite pour consolider les liens avec la France, confirmait que «Vive le Québec libre» n'avait rien d'improvisé. Il confiait à La Presse, dans l'édition du 13 novembre 1994, que de Gaulle avait même été déçu «par le manque de courage et d'audace» des gouvernements Johnson et Bertrand.

Claude Morin, qui a conseillé tour à tour les premiers ministres Johnson et Jean-Jacques Bertrand, rappelle le contexte de l'époque. Treize mois avant la visite du général de Gaulle, les Québécois venaient de réélire un gouvernement de l'Union nationale. Dix ans auparavant, la province était plongée dans la Grande Noirceur, et voilà maintenant qu'elle était propulsée sur la scène internationale. «Pour bien des gens, de Gaulle en donnait plus que le client en demandait», illustre-t-il. «Je crois qu'on a utilisé au contraire tout le potentiel qu'on avait. On est allé aussi loin qu'on pouvait sans exagérer», ajoute-t-il.

Une coopération accrue

L'attachement du Québec à la personnalité de De Gaulle et, à l'inverse, la fixation du général sur le sort de ceux qu'ils appelait «les Français canadiens» possédaient une valeur de symbole terrifiante du point de vue d'Ottawa. De l'indépendance à la souveraineté, en passant par la souveraineté association (avec ou sans trait d'union), sans oublier le partenariat et les conditions gagnantes, la mouvance séparatiste n'est cependant pas encore arrivée à nommer son pays.

Le «Vive le Québec libre» de Charles de Gaulle a causé un sérieux refroidissement des relations entre Ottawa et Paris, en plus d'attiser la flamme sécessionniste à court terme. À long terme, c'est une autre histoire.

Selon André Patry, le général de Gaulle s'est avéré tout au plus «un instrument de l'émancipation du Québec». «C'est la France qui nous a sortis de notre isolement sur le plan international. Elle nous a introduits au monde», dit M. Patry, un figure marquante dans le développement des relations internationales du Québec. C'est à M. Patry que l'on doit notamment la théorie du prolongement international des compétences constitutionnelles de la province, épousée par Paul Gérin-Lajoie.

La coopération entre la France et le Québec avait commencé bien avant la visite du général au Canada. Elle reçut cependant «une impulsion considérable» dans les mois suivants, dit Claude Morin. De Gaulle décida notamment de changer le statut du Consulat général de France à Québec pour qu'il relève directement du ministère des Affaires étrangères, à Paris, et non plus de l'autorité de l'ambassade de France, située à Ottawa. Des accords d'échanges bilatéraux furent conclus, notamment dans le domaine de l'éducation, et l'Office franco-québécois pour la jeunesse vit le jour en 1968.

Le Québec s'est mis à recevoir des invitations pour participer à des conférences internationales sans les avoir sollicitées. La France poussait dans le dos de la communauté internationale, explique Claude Morin. «De Gaulle a vraiment permis l'émergence internationale du Québec», dit-il.

Peu avant la visite du général, le Canada se laissait bercer par une douce illusion d'unité en fêtant le 100e anniversaire de la Confédération. La ferveur nationaliste allait passer avec l'arrivée des trois colombes à Ottawa, croyait-on chez les fédéralistes. À cet égard, la visite de Charles de Gaulle aura eu «l'effet d'un électrochoc», pour paraphraser Claude Ryan. En quelques secondes, il aura mis sur la mappemonde le contentieux entre Canadiens anglais et français. On assistait enfin à une conscience plus aiguë du problème dans chacune des communautés, avait observé le premier ministre Daniel Johnson père.

Quarante ans plus tard, ce contentieux historique est loin d'être réglé.






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  • Ginette Bertrand
    Inscrite
    samedi 21 juillet 2007 00h54
    J'en ai encore des frissons!
    « La visite du général De Gaulle fut un des grands moments de ma vie. Fraîchement convertie au RIN, j'habitais Trois-Rivières à l'époque et pour rien au monde je n'aurais manqué le passage du général. Mon homme et moi étions aux premières lignes et le délire était contagieux. Étant dans l'impossibilité de suivre le cortège jusqu'à Montréal, nous sommes restés vissés devant la télé. Lorsqu'il a dit "Vive Montréal...Vive le Québec...", nous nous sommes regardés, incrédules, puis ce fut le coup de tonnerre: "Il l'a dit! Il l'a dit". Complètement sonnés, nous pleurions de joie. Le téléphone n'a pas dérougi de la nuit. À sept heures du matin, il n'y avait plus un journal à vendre dans toute la ville. Ça fait 40 ans de cela et j'ai changé d'allégeance depuis, mais chaque fois qu'on repasse la bande à la télé, j'en ai encore des frissons.

    Huit ans plus tard, un autre coup de tonnerre éclatait. Le PQ remportait les élections. Allégresse indicible, espoir fou et "à partir d'aujourd'hui, on bâtit". Puis, en 1980, une question anodine et décevante, précédée d'un préambule imbuvable recevait un "non" retentissant. On nous avait, comme dans une autre chanson, "monté un beau grand bateau" et "fait faire de bien grandes vagues", pour en arriver là. Rien n'a plus jamais été pareil ensuite. Le momentum a pris une débarque et le pays à bâtir est devenu une vue de l'esprit. »

  • Terzibachian Jacques
    Inscrit
    samedi 21 juillet 2007 06h52
    Oui, Vive le Québec Libre.
    « Bonjour,

    Pratiquement toutes les anciennes colonies avec leurs peuplades (Afrique, Asie,Amérique du Sud) ont eus droit et recouvrés indépendances.... Reste le Québec.

    j.t. MARSEILLE. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 21 juillet 2007 07h18
    Peut-on se tromper autant ?
    « Y a-t-il un autre Chef d'État que le Président français qui se soit ingéré dans les Affaires d'un autre pays et dont les prédictions ne se soient par réalisées plus de 40 ans après qu'elles eurent été formulées?
    Oui, sans doute George W Bush. Mais il faudra attendre encore quelques années pour pouvoir le confirmer. »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    samedi 21 juillet 2007 08h20
    Il faudrait un autre général de Gaulle
    « Pour réveiller les québecois, il faudrait un autre général pour secouer la léthargie des québecois.

    Les adversaires ne cessent de nous attaquer mais aucune réaction pas même celle de parti québecois. Harper fait des siennes au Québec de ce temps-ci mais silence ...

    On parle davantage de la déclaration insipide de Rozon.
    Notre peuple forme une nation bafouée et amorphe. »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 21 juillet 2007 08h43
    VIVE DE GAULLE LIBRE !
    « Les vierges offencées fédéralistes en ont profité pour déchiré leur chemise en privé et en public et cracher un peu sur De Gaulle pendant que les nationalistes québécois ont connu une jouissance à la grandeur du général.

    Depuis ce temps là, la France s'est un peu "confédéralisée" dans l'Europe avec l'Euro. Le OUI à la souveraineté-association de 1980 et celui à la souveraineté-partenariat en 1995 ont été minoritaires. C'est ça la vie !

    Et l'intéressante histoire, peut-être sans fin, de la place du Québec dans le monde, continue sa marche. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 21 juillet 2007 11h12
    Une occasion de manqué
    « Par son ingérence dans les affaires Canadienne Degaule, restera à mes yeux une ordure de la pire espece. C'est pour cela qu'il me fait palisir à tous les an d'aller urinner sur son monumemnt. »

  • jean-marie francoeur
    Inscrit
    samedi 21 juillet 2007 12h54
    Renaissance
    « Je me suis trouvé par hasard au pied du balcon de l'Hôtel de ville de Montréal ce jour là.
    Une fois les mots magique prononçés j'eu, pour la première fois de ma vie, l'impression que le couvercle de la marmite avait sauté, et qu'enfin, je pouvais voir le ciel bleu.

    Jean-Marie Francoeur,
    Montréal »

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 21 juillet 2007 13h00
    Nation bafouée et amorphe
    « Notre peuple forme une nation bafouée et amorphe, écrit Jean St-Jacques. Assurément. Bafouée durant deux siècles par un pouvoir religieux fouillant dans les âmes et les entrailles pour cultiver la culpabilité individuelle et collective. Amorphe parce que ne trouvant plus l'audace de se regarder dans le miroir de peur de s'y voir à genoux.
    Roland Berger
    London, Ontario »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 21 juillet 2007 13h08
    LES HAUTS ET LES BAS DES QUÉBÉCOIS
    « Mme. Bertrand écrit : «ils nous ont monté un beau grand bateau" et fait faire de bien grandes vagues". C'était très bien ça. Vaque qui passe on la ramasse. On peut accepter qu'il y ait des accalmies qui peuvent durer plus ou moins longtemps comme après la pluie, le beau temps.

    En visant plus bas, M. Claude Archambault nous annonce qu'il va pisser annuellement sur le monument de De Gaulle. Faudrait bien qu'il nous dise quand pour que nous puissions aller voir la grandeur de son geste fédéraliste pour le distribuer sur U tube afin qu'il devienne une vedette de sa cause. Il est du genre à approuver l'intervention armée du Canada en Afghanistan pendant qu'il se sent le besoin de se soulager annuellement pour 4 mots d'intervention du Général. »

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 21 juillet 2007 15h06
    À M.77 (provence132000@yahoo.fr)
    « Si le Général avait proclamé "Vive l'Afrique francophone libre" et que ce cri eut été suivi d'une vraie indépendance, nos amis africains ne seraient sans doute pas aussi pauvres et dépendants qu'aujourd'hui.
    Par ailleurs, je trouve très difficile à avaler le fait que vous en arriviez à comparer le Québec aux colonies exploitées de l'Afrique. D'ailleurs, exploitées par qui...?

    Georges Paquet »

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 21 juillet 2007 16h41
    Et Clinton en 1995?
    « et Clinton qui s'était prononcé pour le NON en 1995?
    Tout le monde l'a oublié lui, même Claude Archambault qui me fait penser à André Arthur »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 22 juillet 2007 15h53
    À M77
    « À M77 au plaisir de vous instruire, le Québec n'est plus une colonie Française depuis très longtemps. La France a abandonné le Québec il y a bel lurette. Car pour un certain ignoble, ignorant nous n'étions que quelques arpents de neige. Alors à tous ceux qui auraient oublié, la France a abandonné le Québec. Donc que les français arrêtent de nous insulter en nous appelant les petits cousins. Nous ne sommes pas vos cousins, vous nous avez rejeté et pour toujours nous nous devons d'haïr la France pour cela. C'est une des raisons qui me pousse chaque année à pisser sur le monument à Degaule ce minable excrément de rat. »

  • Gérard Guay
    Inscrit
    dimanche 22 juillet 2007 23h33
    Un bon coup de pied au cul...
    « Quand bien même les Québecois auraient accès à un autobus complet de Général de Gaulle, cela ne changerait rien. C'est un peuple de pissous qui aime les belles déclarations mais qui, le lendemain, se cache sous le lit pour ne pas aller au "front". Des républiques de bananes se sont affranchies et le Québec attend misérablement son tour en regardant ses jeunes se suicider plutôt que de leur donner un projet qui les fouetterait et leur redonnerait une raison de vivre et de se respecter. Une épine dorsale quoi !
    Nous sommes un peuple complètement endormi, sans fierté, et en récréation. Du pain et des jeux ! Nous ne vibrons plus qu'aux niaiseries des humoristes avec leurs numéros "pipi, caca". Star Académie et occupation double sont nos Dieux.
    Quelle merde et quelle insignifiance !
    Et au dernier référendum, en prime, le berceau du Pays, i.e. la Ville de Québec et sa banlieue a voté NON en bloc. Ce peuple d'insignifiants ne mérite pas le sacrifice des Patriotes de 37-38.
    Nous sommes carrément sur la pente de la déchéance, de l'obésite morbide, de la veulerie, heurk !

    Les autochtones du pays sont en voie de prendre plus d'autonomie que nous et ils imposent le respect. Je pense simplement qu'ils vont se faire un pays et nous foutre à la porte. Bravo !
    Gérard Guay, Chicoutimi »

  • Gérard Guay
    Inscrit
    dimanche 22 juillet 2007 23h47
    Un bon coup de pied au cul...
    « Quand bien même il y aurait un autobus complet rempli avec des "Général de Gaulle", cela ne changerait rien. Le peuple du Québec est devenu un peuple de pissous qui aime les belles déclarations mais qui, le lendemain, se cache sous le lit pour ne pas aller au "front". Des républiques de bananes se sont affranchies et le Québec attend misérablement son tour en regardant ses jeunes se suicider plutôt que de leur donner un projet qui les fouetterait et leur redonnerait une raison de vivre et de se respecter. Une épine dorsale quoi !
    Nous sommes un peuple complètement endormi, sans fierté, et en récréation. Du pain et des jeux ! Nous ne vibrons plus qu'aux niaiseries des humoristes avec leurs numéros "pipi, caca". Star Académie et occupation double sont nos Dieux.
    Quelle merde et quelle insignifiance ! Nous sommes dans un monde d'images. Dumont prend du gallon, Harper également.
    Des milliards pour l'armée...pour acheter des sous-marins... pré coulés. Cher peuple, combien de scandales des commandites êtes-vous prêts à avaler ? Combien de milliards dépensés dans un inutile programme de contrôle des armes à feu êtes-vous prêts à gaspiller ? Nous sommes sur un gros Titanic qui va couler et nous avec.
    Et au dernier référendum, en prime, le berceau du Pays, i.e. la Ville de Québec et sa banlieue a voté NON en bloc. Ce peuple d'insignifiants ne mérite pas le sacrifice des Patriotes de 37-38. Evidemment, les Patriotes ça ne vous dit rien, ça ne vous allume pas. Vous ne connaissez même pas votre histoire. Vous préférez celles de Symphorien en reprise...
    Nous sommes carrément sur la pente de la déchéance, de l'obésite morbide, de la veulerie, heurk !

    Les autochtones du pays sont en voie de prendre plus d'autonomie que nous et ils imposent le respect. Je pense simplement qu'ils vont se faire un pays et nous foutre à la porte. Bravo !
    Ce qu'il nous faut ma chère Madame Bertrand, c'est plus que des frissons, c'est de passer à l'action. Réveillez-vous si vous en êtes encore capable. Prenez vos marchettes et grouillez vous le popotin. Du nerf merde !

    Gérard Guay
    4583, Ch. St-Martin
    la Baie, Qc. G7B 3N9 »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    lundi 23 juillet 2007 12h37
    Wow là, M. Gérard Guay
    « M. Guay n'y va pas avec le dos de la cuillère avec son appréciation des Québécois.

    Avec des compatriotes de même, es Québécois n'ont pas besoin d'autre ennemis.

    Les Québécois n'aiment pas sauter dans le vide. Ils aiment prendre leur temps. Ils sont intelligents, collectivement sauf pour les intolérents qui devraient prendre le temps de souffler un peu par le nez, principalement, en ces beaux jours d'été. »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 05h29
    @Ginette Bertrand
    « @Ginette Bertrand

    Votre description de ce grand moment émotif et de sa suite historique, est bien rendue.
    Je partage entièrement votre point de vue difficilement traduisible en mots.
    Comment décrire cette émotion de pays?
    De l'espoir à la déception.

    Serge Charbonneau
    Québec »

  • Serge Charbonneau
    Abonné
    mercredi 25 juillet 2007 05h41
    @Claude Archambault
    « Uriner sur son monument!

    M. Archambault, je n'aime pas plusieurs côtés de P.E. Trudeau, je n'aime pas G. War Bush, mais, de là à aller uriner sur leur monument!

    M. Archambault, lorsque vous urinez sur le monument du Général De Gaulle, vous m'urinez un peu dessus. Vous faites preuve d'un manque de civisme et de respect pour tous ceux qui ont vu et senti ce grand personnage d'une manière différente de la vôtre.

    Votre commentaire me dégoûte et surtout m'attriste.

    Serge Charbonneau
    Québec »

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