Lettres: Des doutes sur les PPP
Les ratés manifestes dans le dossier de l'entretien du métro de Londres me ramènent au discours exalté de notre grande argentière, Monique Jérôme-Forget.
Nous sommes, selon ses propos, entrés dans le nouveau millénaire en négociant des ententes avec l'entreprise privée pour assurer une saine gestion et des économies substantielles lors de la mise en chantier de projets d'envergure variée ainsi que de l'aménagement de certaines de nos infrastructures.
Il existe un certain consensus autour de ces fameux partenariats et les voix discordantes se font de plus en plus rares. Il faut pourtant examiner avec grand soin les ententes qui existent ailleurs si l'on désire éviter les bourbiers légaux et les hémorragies financières. Le cas du métro de Londres est assez alarmant pour provoquer la démission de certains des partenaires privés, dont la multinationale Bombardier. Dans un avenir prochain, le dossier du CHUM, qui est officiellement débloqué, représente un enjeu de taille pour notre avenir collectif et la bonne santé financière de notre système de soins de santé public.
Il existe des cas semblables ailleurs dans le monde (en Angleterre notamment) où le principe de la gestion immobilière des établissements de santé a démontré quelques défaillances. Le gouvernement britannique débourse effectivement des sommes astronomiques pour l'entretien de quelques-uns de ces bâtiments qui sont à toutes fins pratiques inoccupés. Il faut agir avec prudence quand on engage les finances publiques pour plusieurs décennies. Le Québec compte son lot historique de fermetures de lits (et même d'étages) et je me pose la question de savoir si l'on tiendra compte de cette pratique courante dans les futures ententes.
Il reste que l'attitude et le discours de notre ministre et trésorière laisse mes doutes bien intacts et que, dans sa bouche, les PPP sonnent un peu comme l'acronyme d'un trio que je redoute fortement pour l'avenir de notre richesse collective: propagande, pognon et précipice.
Nous sommes, selon ses propos, entrés dans le nouveau millénaire en négociant des ententes avec l'entreprise privée pour assurer une saine gestion et des économies substantielles lors de la mise en chantier de projets d'envergure variée ainsi que de l'aménagement de certaines de nos infrastructures.
Il existe un certain consensus autour de ces fameux partenariats et les voix discordantes se font de plus en plus rares. Il faut pourtant examiner avec grand soin les ententes qui existent ailleurs si l'on désire éviter les bourbiers légaux et les hémorragies financières. Le cas du métro de Londres est assez alarmant pour provoquer la démission de certains des partenaires privés, dont la multinationale Bombardier. Dans un avenir prochain, le dossier du CHUM, qui est officiellement débloqué, représente un enjeu de taille pour notre avenir collectif et la bonne santé financière de notre système de soins de santé public.
Il existe des cas semblables ailleurs dans le monde (en Angleterre notamment) où le principe de la gestion immobilière des établissements de santé a démontré quelques défaillances. Le gouvernement britannique débourse effectivement des sommes astronomiques pour l'entretien de quelques-uns de ces bâtiments qui sont à toutes fins pratiques inoccupés. Il faut agir avec prudence quand on engage les finances publiques pour plusieurs décennies. Le Québec compte son lot historique de fermetures de lits (et même d'étages) et je me pose la question de savoir si l'on tiendra compte de cette pratique courante dans les futures ententes.
Il reste que l'attitude et le discours de notre ministre et trésorière laisse mes doutes bien intacts et que, dans sa bouche, les PPP sonnent un peu comme l'acronyme d'un trio que je redoute fortement pour l'avenir de notre richesse collective: propagande, pognon et précipice.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

