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Rabaska: le BAPE est pris à partie

Le promoteur se défend de viser le marché américain du gaz

Isabelle Porter   10 juillet 2007  Québec
Québec — Les opposants à Rabaska sur la Rive-Sud de Québec renouvellent leurs attaques contre le projet de terminal méthanier et s'en prennent maintenant à la crédibilité du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) qui vient de le recommander au gouvernement.

«Jamais dans le passé, pour un projet d'une telle ampleur et aussi controversé, une commission du BAPE n'aura exercé une analyse critique aussi doucereuse et complaisante. C'est ça qui nous a frappés», a dénoncé hier le militant Gaston Cadrin, du Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) de Lévis. «On a eu un BAPE qui se lave les mains et laisse à d'autres les décisions importantes», de renchérir Jacques Levasseur, de l'Association pour la protection de l'environnement de Lévis (APPEL).

Les opposants à Rabaska avaient convoqué la presse hier matin pour faire connaître leurs griefs à l'endroit du projet de terminal méthanier et de la commission du BAPE qui lui a donné le feu vert mercredi.

Ces groupes — la coalition Rabat-Joie de Beaumont, l'AQLPA qu'on connaît pour sa lutte contre les SLAPP, l'Association de l'Île d'Orléans contre le port méthanier, l'APPEL et le GIRAM — réclament une «mobilisation des forces environnementales du Québec», un moratoire sur l'autorisation de terminaux méthaniers et des rencontres d'urgence avec les ministres Line Beauchamp, Claude Béchard et Philippe Couillard.

Ils reprochent notamment au rapport du BAPE son «ton complaisant» et ses «faiblesses argumentaires» en ce qui a trait à la justification économique et énergétique du projet.

Le gouvernement, disent-ils, aurait dû mandater la Régie de l'énergie afin qu'elle évalue la pertinence pour le Québec de se doter non pas d'un, mais de deux terminaux méthaniers, puisque le projet de Gros-Cacouna vient d'être approuvé par décret gouvernemental. Un troisième projet — celui de Grande-Anse au Saguenay — n'a pas encore passé l'étape des audiences publiques.

«Il fallait d'abord obtenir une audience sur les besoins de gaz et la diversification énergétique», a plaidé André Bélisle, de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA). «Comme on ne l'a pas eue, le BAPE est allé au pif et, même si ce sont des professionnels, on ne pouvait pas se passer d'un éclairage d'abord.»

Les opposants montrent aussi du doigt le président du BAPE, William Cosgrove, dont la nomination en 2004 avait été très mal accueillie dans le milieu environnemental. «Ce gars-là a travaillé pour l'entreprise privée et s'est fait l'avocat de la privatisation de l'eau», a dénoncé hier Daniel Breton, de la Coalition Québec-Vert-Kyoto. «Et c'est lui qui est à la tête de la démocratie environnementale au Québec? Là, il y a un problème!»

Fidèle à ses habitudes, le BAPE a refusé hier de faire des commentaires sur ses positions. Quant à la nouvelle ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, elle est en vacances jusqu'à la fin août. Lors d'une entrevue à Radio-Canada en fin de semaine, elle s'était toutefois montrée disposée à rencontrer les opposants à son retour.

Le gaz n'est pas destiné aux États-Unis, martèle le promoteur

Hier, le promoteur du projet, Glenn Kelly s'est dit très déçu par ces interventions. «Particulièrement parce que ces personnes qui s'en prennent au BAPE étaient aux audiences pendant les 19 jours que nous avons passés ensemble. Ils ont louangé le BAPE et le processus et ils ont louangé la qualité des commissaires.» Il les accuse de s'en prendre à une institution «très qualifiée et compétente» simplement parce qu'ils n'aiment pas «la teneur» du rapport. «Ce que les opposants ont dit, ils l'ont déjà dit au BAPE. Tout ça est au dossier et a été évalué.»

Les positions des deux camps pourraient difficilement être plus divergentes. Pendant que les opposants dénoncent l'un des pires rapports de l'histoire du BAPE, M. Kelly affirme qu'il s'agit du rapport «le plus positif et le plus clair du BAPE qu'[il] a vu».

Dans l'éventualité où le mouvement de contestation prendrait de l'ampleur, le représentant du consortium formé de Gaz Métro, Gaz de France et Enbridge assure qu'«il sera là» notamment pour répliquer aux «choses fausses [sic]» colportées par les opposants sur son projet.

«Ce n'est pas vrai que le gaz est pour les États-Unis», martèle-t-il. Le fait que le gaz soit destiné au marché américain est en effet souvent invoqué par les opposants, dont l'ex-ministre Thomas Mulcair.

Or, selon M. Kelly, c'est plutôt le gaz de Gros-Cacouna qui serait destiné au marché américain. «Le projet Rabaska, c'est pour les besoins du Québec et de l'Ontario. On ne veut pas tasser tout le gaz qui vient de l'Ouest canadien, on veut avoir deux sources d'approvisionnement. [...] Si vous regardez le projet de Gros-Cacouna, vous voyez que les marchés américains sont visés.»

Quant à savoir si son projet a des chances d'être approuvé en dépit du feu vert donné par le gouvernement à Gros-Cacouna, M. Kelly laisse entendre que ce dernier n'est pas près de se réaliser. «Gros-Cacouna a reçu son décret. Est-ce que Gros-Cacouna va être construit ou réalisé? Je ne le sais pas. [...] Je peux vous dire que Gros-Cacouna a reçu un décret seulement pour son terminal», dit-il, en rappelant à juste titre que l'autre partie du projet, le gazoduc, doit, à son tour, être évaluée par le BAPE. «Tout le processus qu'ils ont fait avec le terminal doit maintenant être refait.»

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  • Claude Stordeur - Abonné
    9 juillet 2007 23 h 46
    Quand on a des idiots au pouvoir on a un pouvoir idiot
    Et cela vaut pour les gouvernements, le BAB et la majorité des opposants à tout ce qui bouge.
    Si c'est pas chez nous qu'il y aura l'avantage d,avoir ces ports méthanier ce seront encore une fois les autres qui en profiteront. C'est comme cela qu'on a par exemple perdu Mirabel au profit de Toronto parce qu'une bande d'idiots a décider de ne pas achever l'autoroute 13 et de ne pas faire de train rapide. Et en plus on a choisi un petit aéroport régional pour en faire la plaque tournante aérienne du Québec. Juste pour mettre les pendules à l'heure, nos voisin on fait l'aéroport américain de Montréal à plus de distance que Mirabel et ils vont réussir a vider "PET Airport" de tout ce qui est rentable...
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  • Jean Dussault - Inscrit
    10 juillet 2007 07 h 07
    BAPE = ventilation de secours
    Le BAPE, le BAPE. Comme si ça changeait quelque chose, ses mises en garde et recommandations...

    Relisez les recommandations - du reste insuffisantes et médiocres - qu'il avait faites dans le dossier des désastres des méga-porcheries, et voyez ce qui en a été fait: tablettes.

    Alors misez donc sur les tribunaux, qui au moins ont de l'influence, et pas sur des recommandations de comités à la gomme qui ne donnent rien de toute façon, sauf de fatiguer les opposants en les faisant danser et s'exciter quelques mois!
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  • Bruno Giroux - Abonné
    10 juillet 2007 07 h 53
    Les nominations partisanes : une verrue dans la figure de la démocratie
    Que l'on soit d'accord ou pas avec les décisions du BAPE, il restera toujours un doute sur l'impartialité des travaux de cet organisme et de tous les organismes dont la nomination des membres est partisane, dépourvue de transparence, non vue comme objective.

    Il y aurait, uniquement au gouvernement du Québec, plus de deux mille postes très importants dont la nomination des titulaires relève uniquement du bon vouloir du gouvernement si ce n'est du bon vouloir du premier ministres seulement. Cela est inadmissible non seulement parce que nous vivons dans une société démocratique mais parce que tout, aujourd'hui, exige que les dirigeants et les membres d'organismes aient à la fois une compétence reconnue et une indépendance politique totale. Or, ce n'est pas le cas. En se fiant à l'apparence, il arrive trop souvent, sinon toujours, que ces postes semblent être des planques dorées pour les amis du pouvoir.

    Mutatis mutandis, cela ressemble au petit groupe fermé de personnes qui se retrouvent sur les conseils d'administration des grandes firmes, chacun semlant s'envoyer l'ascenseur, ce que dénoncent les Jarislowsky et Michaud.

    Les gouvernement se suivent, promettent d'agir, mais ne font rien pour remédier à la situation. À quand un Mario Dumont qui s'élèvera haut et fort contre ces pratiques? La chose n'est pas facile puisqu'il ne faut pas s'attaquer aux personnes mais bient plutôt au processus même.

    Voilà, pour nos politiciens, un beau projet à inscrire à leur agenda.
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  • Marc Tremblay - Inscrit
    10 juillet 2007 10 h 36
    Le Bape
    Il est à la solde du gouvernemen, lequel est à la solde de Rabaska, une firme multimilliardaire qui se trouve des poissons, comme les Québécois, car ils savent (ils ont essayé)que les États-uniens les refusent ( leurs projets).

    Marc Tremblay
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  • andré michaud - Inscrit
    10 juillet 2007 10 h 56
    Rabaska est aussi VERT
    La pollution est un phénomène qui ne doit pas être vue de façon régionaliste.Si on vend du gaz naturel ( et de l'hydroélectricité)aux USA pour qu'ils l'utilisent à la place du charbon, nous travaillons à un environnement plus propre.En effet le gaz pollue DEUX fois moins que le charbon.Dans la cadre de la bourse du carbone de Kyoto ça donnerait de bon points.Et la pollution venant des USA deviendrait moindre.C'est loin d'être négligable!

    De plus l'apport pour le Québec du gaz diversifira nos ressources et pourra empêcher que l'on construise à répétition des centrales hydoélectriques. Ces dernières sont moins polluante au niveau de l'air, mais leur construction nécessite la destruction de grands territoires.

    Je comprends ceux qui vivront autour de Rabaska de ne pas être content de voir leur vue sur le fleuve dérangée, cependant la vue n'est pas un droit reconnu par la charte..et TOUTE construction (hôpital, école...) nuit à la vue de quelqu'un...Leur propre maisons nuisent à la vue de leurs voisins aussi..Les tenants du supposé droit à la vue sont aussi contre les éoliennes et ne voudraient pas de barrage comme voisin; mais ce sont TOUS de grands consommateurs comme tous les nord américains! C'est le syndrome pas dans ma cour.

    Ces contestataires qui invoquent la protection de l'environnement, je serais curieux de vérifier si ils prennent les transport en commun, recyclent leurs déchets, baissent leur thermosthat la nuit, conduisent leur auto sans faire de départs et arrêts brusques, ne laisse pas tourner le moteur à vide, ont un système de chauffage peu polluant etc...MOI je le fais et j'ai même dépensé quelques milliers de dollars pour changer mon système de chauffage et diminuer de 4 tonnes ma pollution annuelle. L'environnment me tient vraiment à coeur mais ça n'inclus pas un droit acquis sur la vue devant chez-moi; vivre et laisser vivre, au-delà de son nombril est essentiel en société.
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  • Fernand Trudel - Abonné
    10 juillet 2007 12 h 04
    Kyoto n'est pas la solution
    Kyoto prône les bourses du carbone et Rabaska les a pris aux mots.

    Ainsi Gaz Métro, un des partrenaires, a négocié avec la Ville de Montréal une entente pour un transfert de crédits d'émissions de GES qui couvre le projet. Il ne manque que le sceau de la bourese du carbone que les opposants souhaite s'implanter à Montréal. Alors les kyotistes sont piégés...

    Pire encore, les bourses du carbone européennes financent un projet de centrale électrique qui sera alimentée à 90% par du gaz naturel. C'est drôle que nos activistes du climat nous citent souvent l'Europe en exemple et que ce coin du monde privilégie une plus grande utilisation du gaz naturel. Vous n'avez qu'à consulter le plan énergétique méditerranéen pour vous convaincre ou les tractations européennes avec la russie et Gasprom en Baltique. Faudrait que les environnementalistes arrêtent un jour, de parler des deux cotés de la bouche.

    Quand au BAPE, ils en sont à l'origine comme du Ministère de l'environnement d'ailleurs. Quand le BAPE n'arrive pas aux conclusions qu'ils souhaitent ils crient à l'hérésie. Or, le président qui a auditionné ce projet est un ingénieur chimiste de renom. Il doit savoir de quoi il parle, du moins mieux que les opposants du «pas dans ma cour»...

    De toute façon la récréation a sonné, la décision est connue. Il est trop tard et reculer amènerait des poursuites des promoteurs qui ont investis beaucoup plus qu'on pense.

    Gaz de France a signé une entente d'approvisionnement avec Sonatrach. Cette dernière vient de prendre livraison du premier de deux bateaux conteneurs de GNL fait au Japon. Gaz Métro s'est entendu avec les agriculteurs, la Ville de Lévis et Ultramar pour diminuer les impacts de l'oléoduc qui rejoindra le trans-canadien à St-Nicholas. Ultramar utiolisera le même tracé pour construire le sien pour Montréal. Non il est passé midi dans ce projet...

    Je suis un ancien conseiller municipal et je sais que la résolution de Beaumont est ultravirès car elle empiète sur le territoire d'une autre municipalité. Alors cesserz de pleurer, le projet se réalisera...
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  • Richard Dupuis - Inscrit
    10 juillet 2007 13 h 00
    Le BAPE est-il si complaisant que cela, au fond?
    Les porte-parole des groupes environnementalistes déchirent de concert leurs chemises sur la place publique depuis la publication du rapport du BAPE qui autorise le projet Rabaska. Ils disent à qui veut l'entendre que le BAPE a pris partie en faveur de l'aspect strictement économique du projet, et de ce fait devient complaisant pour le promoteur.

    Ce n'est pas la première fois que le BAPE fait dans la "complaisance". Lors de son rejet du projet "2000" de réfection de la rue Notre-Dame, à Montréal, en voie rapide, le BAPE s'est montré plutôt complaisant pour certains groupes environnementaux locaux et nationaux, rejetant ainsi du revers de la main les arguments économique et sécuritaire. Nous savons que les pertes annuelles dans l'économie dues aux bouchons de circulation tournent autour de 800 millions$, et rien ne permet de croire qu'à court terme, l'est de Montréal se verra débarassé de son problème de congestion. Le fait que le Port de Montréal ne bénéficie pas d'un accès direct aux réseau routier supérieur ne permet donc pas d'envisager non plus que la sécurité routière soit améliorée, ce qui fait que les camions lourds transportant des conteneurs sont - et seront pour plusieurs années encore - mêlés aux piétons et à la circulation locale du secteur.

    Constatant cela, est-ce à dire que le BAPE est complaisant que quand cela lui tente? Est-ce à dire qu'il tente d'équilibrer sa complaisance entre les divers groupes d'opinion québécois? On ne le saura probablement jamais.

    Pendant ce temps, il n'y a pas grand chose qui bouge, parmi les grands projets québécois.
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  • Gerry Pagé - Inscrit
    13 juillet 2007 10 h 02
    À défaut de lucidité ...
    À défaut de lucidité et en quasi faillite de crédibilité, le BAPE ne pourra que céder à la panique et faire appel à toutes les sources d'un concordat de complicités qui n'échappera pas à la lucidité d'un peuple qui se défend de façon articulée et contre lequel, peine perdue, on sortira l'artillerie lourde de tous les mépris, des menaces d'intimidation et des contentieux qui ne sont que poudres aux yeux. Cette artillerie résiduelle dont les colonels du capitalisme sont à épuiser des munitions passées dates. Ne faut-il pas rappeler aux Pontifes des Religions de l'Économie abusivement rentable, que nombre de croisades vaticanes historiques en furent de pitoyables démonstrations, que la guerre 39-45 fut un PROJET de pouvoir gazeux et que le terrorisme vengeur réactionnaire du troisième millénaire, est un chiendent mortel des enclos de leurs cultures.

    Fort de la complaisance ponctuelle des libéraux minoritaires de l'actuel vide (intérim) politique, à Québec, le BAPE, en perte de crédibilité et en chute libre de notoriété, fait appel aux tribuns de tous acabits, aux titrés des «Loggias de Commerce» et aux pontifes des Moucharabiehs syndicalistes, pour appuyer et pour commanditer au besoin, l'étalement des fosses de ses gazes liquéfiés dont le seul mérite comptable consistera à remplir les poches des goinfres de l'or noir et des méga pouvoirs adjacents. L'appui tintamarre de la FTQ était attendu et il convient à la cacophonie misérablement orchestrée par un BAPE qui semble avoir pieds et mains liés, dans cette affaire de grosses piastres qui se traitait dans les sous-terrains des accointances financières, en même temps que se tenaient des audiences bidons, au théâtre des Scapin.

    Mais, attention! Titrer, comme le fait Le Soleil de Québec du vendredi 13 juillet, que la FTQ appuie ledit «projet» RABASKA, c'est pure démagogie journalistique à laquelle nous exposent les pros du «Power Syndicalism» à tous crins qui sévit dans certaines boites médiatiques et qui feignent ignorer la globalisation galopante des richesses (économies) du pouvoir ainsi que les convergences, les connivences et les alliances de ses détenteurs boulimiques les plus voracement abusifs. Les mots sont porteurs de réalité ou de fabrications vicieusement trompeuses. Ainsi, il fallait écrire que Henry Massé, président de la FTQ, flirt avec un BAPE qui donne dans les accommodements complaisants, plutôt que d'oser écrire que «LA FTQ» appuie cette porcherie polluante, à ciel ouvert, fournisseuse d'emplois syndicalement exploités au profit du pouvoir parallèle. Ce serait alors faire preuve d'honnêteté intellectuelle plutôt que de se vautrer dans les fosses de la désinformation opportuniste.

    En constante recherche de notoriété et de visibilité, courtisan des patrons-pêcheurs et partisan des accointances politiques libérales (son PQ faisant trop piètre figure), le président Massé, le très futé instigateur des journées de perturbation sociétales, peut souhaiter se voir attribuer, par RABASKA, un «billet privilège» ou un «ticket compensateur» pour une «saison syndicale» prometteuse, au seul chapitre des bagarres et des «fuites».
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