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Une preuve à faire

Bernard Descôteaux   10 juillet 2007  Québec
Le Québec ne fait jamais les choses à moitié en matière d'énergie. Si le gouvernement Charest donne suite aux recommandations du Bureau d'audiences publiques en environnement, ce sont deux ports méthaniers qui seront construits sur le Saint-Laurent, l'un à Gros-Cacouna, l'autre à Lévis. Dans ce dernier cas, une levée de boucliers se prépare.
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  • Georges Paquet - Abonné
    10 juillet 2007 07 h 58
    Et l'aéroport de Dorval ?
    Parlant de risque de catastrophe! N'ya-t-il pas des risques de catastrophe lors des décollages et atterrissage des avions qui volent tout juste au dessus des résidences de Montréal ? Avez--vous demandé une étude des impacts, écologiques, économiques et sociaux? Comment fera-t-on progresser l'économie si on a toujours peur des impacts, de l'inconnu et de voir des projets se réaliser dans des décors qu'il ne faudrait jamais modifier ?
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  • Fernand Trudel - Abonné
    10 juillet 2007 10 h 00
    Il est plus que midi Monsieur Descoteaux
    À l'heure òù Rabaska s'est entendu avec l'UPA pour la protection des territoires agricoles de la région immédiate du projet.

    À l'heure où Gaz Métro, l'un des patenaires de Rabaska, a signé une entente avec la Ville de Montréal pour procéder à un échange de crédits d'émissions de GES comme le stipule Kyoto dans ses visées de bourse du carbone. Les opposants ne réclament-ils pas une bourse du carbone à Montréal, Parlent-ils alors des deux cotés de la bouche ???

    À l'heure où, Gaz de France, un autre partenaire du projet, a signé en décembre dernier, une entente d'approvisionnement de 1 milliard de mètre cube de GNL avec Sonatrach.

    À l'heure où, Sonatrach a pris livraison du premier des deux bateaux construits par les japonnais en vue d'augmenter son trafic d'exportation de GNL en Amérique de 14% à 25%.

    À l'heure où Rabaska et Ultramar se sont déjà entendus pour adopter le même corridor pour rejoindre le pipeline trans-canadien à St-Nicolas afin de diminuer l'impact sur les terres arabes en commun accors avec les agriculteurs.

    À l'heure où les bourses du carbone européennes financent au Maroc une centrale électrique fonctionnant au gaz naturel et ce conformément au protocole de Kyoto. Et que cette centrale alimentera une usine, en construction, de liquéfaction de gaz naturel pour l'exportation à partir du port de Tanger au Maroc. Il y a de bonnes chances que ce GNL arrive à Lévis quand on voit que Sonatrach et Gaz de France sont dans les parages du montage financier de ces projets.

    À l'heure où la plupart de pays remplacent le charbon par le gaz naturel et même transforment leur centrale thermique de l'uranium au gaz naturel.

    À l'heure où Thomas Mulcair démontre son ignorance crasse du dossier car le pipeline trans-canadien est celui qui est privilégié et s'en va à Montréal pas à New-York.

    à l'heure où certains pays européens adoptent le gaz naturel pour les véhicules. Renault VI travaille dans le domaine de la propulsion au carburant gaz depuis 1985. Les villes de Lille, Lyon et Marseille expérimentent depuis mars 1994 des autobus "écologiques" (des PR 100 au GNV). L'autobus Agora Gaz Naturel est l'aboutissement de deux ans de tests grandeur nature. En France, plusieurs constructeurs proposent des autobus au gaz naturel : Irisbus, Heuliez Bus, Volvo et Mercedes. Le constructeur VanHool commercialise également des bus au gaz naturel. Or, au Québec 55% des émissions proviennent du transport par véhicules.

    En février dernier , Le Devoir publiait un article de Normand Parisien et Luc Gagnon intitulé «La gestion des transports, la priorité québécoise dans le contexte de Kyoto» dans lequel on aborde le gaz naturel ainsi : «Sur un autre plan, nous constatons que de grands efforts de recherche sont consacrés à certaines nouvelles technologies, particulièrement les piles à combustibles et la société de l'hydrogène. Cette technologie suscite de grands espoirs, en terme de réduction des émissions. Ces espoirs sont basés sur le fait qu'une pile à combustible produit de l'électricité en consommant de l'hydrogène et en émettant que de la vapeur d'eau.»...«Sans percée technologique majeure, le seul moyen de produire de l'hydrogène à un coût raisonnable est de transformer du gaz naturel en hydrogène.» Oups une application que personne n'a envisagé, sauf eux qui sont reliés au transport terrestre...

    Le gaz naturel est appelé à se développer au Québec si on regarde les alternatives au mazout ou bunker comme énergie industrielle. La tendance mondiale est de donner une plus grande part du marché au gaz naturel afin de diminuer l'apport énergétique du pétrole. Les québécois ne sont pas plus, ni moins, pire que les autres...

    Les opposants ont crié leur désarroi face à ce projet et les «pas dans ma cour» ont été très pointilleux. La décision du BAPE est rendue et des actions concrètes de la part des promoteurs ont commencé à se matérialiser. Il est trop tard pour reculer, midi est déjà passé Monsieur Descoteaux...
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  • Charles-Philippe Courtois - Abonné
    21 juillet 2007 12 h 21
    Merci au Devoir de réagir
    Pardonnez cette réaction tardive bien estivale.

    Je tenais à remercier Le Devoir, tant M. Descôteaux que M. Francoeur, de mettre les points sur les i à propos des ports méthaniers.

    Où est l'État québécois ? Pourquoi multiplier les endroits où implanter une telle infrastructure et donc les dangers et les nuisances ?
    Le site de Rabaska est particulièrement icongru. Il va gâcher un paysage culturel patrimonial, nuire à la voie maritime et à la navigation de plaisance, et mettre en danger la 2e agglomération du Québec.
    De manière générale, le SaintLaurent est un environnement plus fragile que la mer et où la navigation est périlleuse.

    Est-ce qu'un port méthanier ne serait pas moins nuisible, et mieux venu économiquement, dans la périphérie d'un port gaspésien par exemple, sans mettre en danger ni une ville, ni un arrondissement historique, ni un paysage patrimonial ni non plus un environnement aussi fragile que l'estuaire ?

    Comment expliquer que notre État soit si passif et nos partis politiques aussi, plutôt que d'opter pour orienter ce développement dans le meilleur intérêt public et national ?

    Cordialement,
    Ch. Courtois
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