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Rabaska : la mobilisation prend de l'ampleur

Isabelle Porter   7 juillet 2007  Québec
Québec — L'annonce jeudi de l'appui du BAPE au projet Rabaska a redonné de l'ardeur aux groupes environnementaux qui comptent mobiliser massivement la population contre le projet et qui commencent à brandir la menace d'un «deuxième Suroît».

«Nous sommes en train de fourbir nos armes. S'ils veulent la guerre, ils vont l'avoir» , a déclaré hier Daniel Breton, de la coalition Québec Vert Kyoto, qui n'hésite pas à évoquer un nouveau Suroît. Cette coalition, créée en 2004 pour fédérer les opposants au projet de centrale thermique de Beauharnois, rassemble 60 groupes, dont des associations étudiantes, des syndicats de professeurs et des partis politiques, dont le PQ et l'ADQ.

Elle se prépare aujourd'hui à distribuer 10 000 tracts à l'occasion du concert Live Earth dans le Vieux-Port de Montréal, où se produiront Zachary Richard, Garou, DJ Champion, Éric Lapointe, Daniel Boucher, Jorane, Marilou et Dan Bigras. «C'est bien beau d'organiser des marches pour Kyoto où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, mais il faut aussi faire des gestes concrets. [...] On va faire en sorte que la population comprenne vers quelle catastrophe économique et écologique on se dirige avec les terminaux méthaniers, soit 40 ans de dépendance énergétique!»

Ces militants sont d'autant plus échaudés par l'appui du BAPE à Rabaska que le gouvernement vient tout juste de donner son aval à un autre projet de terminal méthanier, celui de TransCanada Pipelines et Pétro-Canada à Gros-Cacouna, une première dans l'histoire du Québec. «Combinés, les deux projets de ports méthaniers seraient aussi dommageables pour le climat que plus de 50 000 nouvelles voitures sur les routes du Québec», plaident-ils. «Un seul de ces projets annule dans leur totalité les réductions d'émissions de GES consenties récemment par les alumineries québécoises, soit le secteur industriel contribuant le plus aux émissions au Québec.»

La coalition Québec Vert Kyoto, qui comprend des groupes comme Greenpeace, Équiterre et l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), s'est jointe aux groupes d'opposants de la Rive-Sud de Québec hier pour réclamer une rencontre d'urgence avec la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, et le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard.

«Mme Beauchamp quitte pour ses vacances en début de semaine prochaine. Elle sera de retour au mois d'août, alors on verra à ce moment-là», a expliqué son attachée de presse, Véronik Aubry, qui a souligné que «Mme Beauchamp les a déjà rencontrés», qu'un contact a été établi avec le cabinet et que la ministre prévoit prendre sa décision dans ce dossier d'ici la fin de septembre. Priée de dire si Mme Beauchamp ne craignait pas d'être aux prises avec un deuxième Suroît, la porte-parole a d'abord refusé de répondre avant de s'opposer à une telle comparaison.

L'ADQ affiche son appui au projet

En décembre 2003, le gouvernement libéral avait donné son feu vert à la centrale thermique du Suroît en dépit des recommandations du BAPE, qui avait pris position contre le projet. Au retour des vacances des Fêtes, un vaste mouvement de contestation s'était organisé autour de la coalition Québec Vert Kyoto, ce qui avait mené le gouvernement à revenir sur sa décision.

Or, jusqu'à présent, la mobilisation contre le projet Rabaska s'est surtout limitée aux interventions de petits groupes de citoyens des environs de Lévis et de l'île d'Orléans, qui ne sont même jamais parvenus à mobiliser la population de Québec. Peut-on vraiment parler d'un futur Suroît? Steven Guilbeault, de Greenpeace, concède que le contexte est différent. «C'est vrai que, jusqu'à présent, ces projets-là [les terminaux méthaniers] n'ont pas provoqué autant de mobilisation. Est-ce qu'on va travailler pour qu'ils soient plus connus? Certainement!»

De l'avis des opposants, la bataille doit d'autant plus se faire dans la rue qu'elle ne risque pas d'être très féroce au Parlement. Hier, le député de l'ADQ qui siège dans le comté de Lévis, Christian Lévesque, a réitéré son appui au projet. «Rabaska, c'est dix millions de revenus de taxes par année pour la Ville. Vous imaginez le nombre de maisons que ça prend pour arriver à un tel résultat?», a déclaré M. Lévesque, qui dirigeait auparavant la chambre de commerce locale. «Le parti attendait d'avoir la réponse du BAPE. [...] Les gens sont à l'aise avec ma position.»

Cette sortie laisse perplexe la coalition Québec Vert Kyoto, dont l'ADQ est membre. «Nous, on demande aux partis d'être cohérents», a commenté Daniel Breton, qui a rappelé que c'est Mario Dumont qui avait voulu se joindre à la coalition contre le Suroît. La dernière activité d'envergure de la coalition à laquelle l'ADQ a participé remonte à avril dernier. Il s'agissait de la marche du Jour de la Terre à Montréal, qui s'intitulait «Kyoto, pour l'espoir». Des entreprises comme Quebecor, Cascades et Alcoa avaient aussi participé à cette manifestation qui visait à convaincre les gouvernements d'agir en faveur de l'environnement.

Par ailleurs, l'ancien ministre libéral de l'Environnement Thomas Mulcair est également intervenu hier pour inviter ses anciens collègues à ne pas suivre l'avis du BAPE. «Il n'y a aucune raison de réaliser ce projet au Québec. C'est pour le marché américain. Les États-Unis ont refusé à plusieurs reprises d'accueillir ce genre d'installation, alors je ne vois pas pourquoi nous, on le ferait.» M. Mulcair, qui milite aujourd'hui à l'enseigne du NPD, croit que le PLQ a d'autant plus intérêt à prendre position contre Rabaska que le développement durable fait partie des trois chantiers sur lesquels le premier ministre Jean Charest vient de lancer une réflexion. «La réponse du gouvernement devrait être un non retentissant. [...] S'ils veulent de nouveau se mettre à l'ombre d'un gros dossier qui compte pour la population, qu'ils disent oui.»

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  • Pierre Véronneau
    Inscrite
    samedi 7 juillet 2007 09h26
    Madame la ministre; vous aviez promis devant 25,000 personne
    « lors de la marche du printemps KYOTO POUR L'ESPOIR que vous étiez pour écouter la population au sujet du type de société environnementale que nous voulions..... Eh bien madame Beauchamp, nous n'en voulons pas de ports méthanier, nous voulons des énergies vertes, non polluantes, votre gouvernement glousse à qui veux l'entendre qu'il est tourné résolument au vert.

    Alors pourquoi essayer de nous passer un autre Suroît???

    Nous allons encore redescendre dans la rue madame la ministre mais cette fois çi, je ne suis pas certain que vous soyez la bienvenue.

    Enquiquinez nous une fois honte à vous , enquiquinez nous deux fois honte à nous. Nous ne nous ferons plus reprendre madame Beauchamp.

    Dommage; nous avions fondé en vous beaucoup d'espoirs.

    Mais étant donné que les gestes parlent plus fort que les mots.......... »

  • claire soucy
    Abonnée
    samedi 7 juillet 2007 09h50
    Rabaska ETCACOUNA: le même combat.
    « Je souhaite que les opposants au projet Rabaska n'oublient pas que, contrairement à ce qui est souvent perçu, le projet de port à Cacouna est loin de faire l'unanimité lui aussi. Lors des audiences du BAPE à Cacouna en juin 2006, un jeune a mentionné que le Suroît et le projet de port méthanier étaient apparentés. Même si le contexte n'est pas le même...il reste que le o.k. a été donné pour la construction du port à Cacouna, avant même que les audiences pour le gazoduc n'aient eu lieu. Que les opposants à Rabaska ne jettent pas dans la cour de Cacouna (et d'un site naturel et patrimonial à découvrir et à préserver ) des installations industrielles que plusieurs communautés américaines ont rejetées. Ne nous laissez pas tomber. Nous n'avons pas les mêmes moyens que vous pour résister .

    Claire
    Rivière-du-Loup »

  • Raymond Saint-Arnaud
    Abonné
    samedi 7 juillet 2007 10h05
    Si ... et seulement si ...
    « Si et seulement si le Québec a réellement besoin de deux ports méthaniers, alors pourquoi ne pas les réaliser tous les deux à Cacouna? J'ai bien dit : si ... .

    Le Gouvernement et la population du Québec doit refuser Rabaska, pour la sécurité des gens de la région de Québec, pour ne pas défigurer notre Capitale nationale et son majestueux fleuve, pour ne pas nuire aux touristes et aux croisières qui sont une manne pour la région.

    Il y a des limites à agir comme une république de bananes, et à laisser des intérêts financiers de quelques uns (les promoteurs et des payeurs de taxes de Lévis ?) nous ériger un cancer en pleine face.

    Raymond Saint-Arnaud »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    samedi 7 juillet 2007 14h07
    Pis après , les écolos sont piégés...
    « Les écolos luttent dans le vent. Ils ont réclamé une bourse du carbone et Gaz Métro, un des partenaitres dans Rabaska, a négocié avec la Ville de Montréal un transfert de crédit d'émissions de GES pour couvrir son projet en total accord avec le protocole de Kyoto.

    Les écolos sont piégés par leurs propres recvendicatioons kyotiste. Je l'ai dit et redit que Kyoto ne valait pas le papier sur lequel il a été écrit. C'est un plan global entre 35 des 195 6 pays sur une donnée mondiale. On ne tiens pas compte des particularités canadiennes et un vision globale sous-entend dque certains vont dépasser la moyenne et d'autres ne pas l'atteindre. Mais dans l'ensemble Monsieur De Boer s'est dit satisfait des efforts. Aors cessezx de crier et agissez en supportant le plan Baird quii s'est avéré plus efficace actuellement que vos plan de nègre on<usien bsasé sur des données scientifiques biaisées et cklaironnées par des organismes comme En<vironnement Canada qui n'est pas capable de nous dire la température précisément 24 heures à l'avance et affirme ne pas se tromper dans ses projections de la moyenne de températurer dans 50 ans. Faut-il pleurer ou bien en rire...

    Quand des boureses du carbone finances des projet de centrale électrique au gazx naturel au Maroc et que cette centrale a des chances de servir d'énergie à l'usine de liquéfaction de gaz naturel (GHL) pour l'exportation en construction dans le port de Tanger au Maroc, on se demande si les écolos n'ont pas un double language.

    Ce qui se passe dans le monde actuellement est une augmentation de la part du gaz naturel dans le volume d'approvisionnement de consonmmation d'énergie pour baisser le ratio pétrolier du bilan énergétique. Ainsi les réserves de pétroles qui doivent s'épuiser dans 50 ans auront une durée plus longue. C'est loin du réchauffement climatique tant claironné par ces écolos alarmaistes alimentés par les édits du GIEC, cet organisme onusien qui écrit les conclusions 9 mois avant de produire les études scientifiques qui le supporte. Le temps de les corriger pour arriver aux conclusions que les décideurs politiques veulent avoir.

    Ce qui fait dire à Brigitte van Vliet-Lanoë, professeur en sciences de la Terre à l'université des Sciences et Technologies de Lille ceci:

    «Le Global Warming nous a fait prendre conscience de la fragilité des équilibres à la surface de notre planète et, grâce à lui, de nombreuses études ont apporté leur lot d'informations à la fois sur notre passé et sur la géoprospective. Il nous a fait prendre conscience du caractère limité des ressources énergétiques fossiles. Et si ce Global Warming était surtout politique, une peur latente des nations économiquement riches de manquer d'énergie en cas de refroidissement climatique ? Qu'il fasse chaud ou qu'il fasse froid, il est important d'optimiser notre consommation énergétique et de limiter la pollution pour que les générations futures puissent continuer à se développer équitablement. Quant à voir pousser le maïs en Laponie, il existe d'autres facteurs limitant que la température.»

    Nous avons développé une science nouvelle, les écolos se sont piégés à leur propre jeu en prenant des hypothèses pour des réalités et en sautant trop vite aux conclusions comme le GIEC... »

  • André Chamberland
    Inscrit
    samedi 7 juillet 2007 21h20
    Méthanier = 10 M$ = député au service de l'argent et non des gens
    « C'est triste que pour le député Christian Lévesque l'$$$ soit plus important que les gens qui l'ont élu.

    Revenons aux vraies valeurs humaines !

    André Chamberland
    Lévis (Québec) »

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    samedi 7 juillet 2007 23h36
    Tout projet qui augmente l'effet de serre doit être rejeté
    « Le gouvernement libéral n'a pas les moyens politiques ( il est minoritaire) pour imposer ces projets au Québec. Les étatsuniens en veulent pas; pourquoi on les accepteraient?
    Marc Tremblay. »

  • Michaël Lessard
    Inscrit
    dimanche 8 juillet 2007 11h54
    Ajout: et Québec solidaire
    « Isabelle Porter a mentionné le PQ et l'ADQ, mais Québec solidaire a fait une sortie publique contre Rabaska; sortie diffusée dans des médias de masse (réseau Canoe; Radio-Canada, etc.).

    C'est tout. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 8 juillet 2007 16h21
    Les "Al Gore" se sont fourvoyés eux-mêmes
    « Ceux qui conspuent le gouvernement Harper en le disant au service s<des américains, sont ceux qui appuient Al Gore dans son discours pour se faire élire président en 2008. En attendant, il contrôle les médias, lui qui est l'inventeur du net et gestionnaire de Googles.

    Les alarmistes nous harassent avec leur discours apocalyptique basé sur des données hypothétiques qui sert des intérêts obscurs. Comment ne pas savoir que Al Gore est co propriétaire d'un Hedge Fund «Generation Fund» et de la bourse du carbone de Chicago à 18%. On vient d'avoir un concert planétaire dont les profits seront gérés par Al Gore, ce politicien véreux qui a fait financer sa campagne présidentielle de 2004 par la mafia russe...

    Les écolos veulent que l'on adopte leur mode de vie qu'est la simplicité volontaire.

    A l'heure où les industries ont diminué leurs émissions, que l'agriculture a fait ses devoirs, que les municipalités recyclent et dépolluent le fleuve avec des usines de traitement des eaux usées qui ont coûté des milliards. A l'heure où l'ONU nous annoncent que les émissions ont diminué globalement. Les écolos veulent arrêter le monde de vivre pour sauver la planète. Comme utopie frisant l'hystérie collective on en est rendu là...

    L'ONU a fait publier par son organisme dit scientifique un résumé pour décideurs politiques en février dernier. Or, aucune étude scientifique ne sera publiée avant novembre prochain, le temps de les ajuster au résumé déjà médiatisé. Quand Ted Turner a financé les travaux du GIEC en faisant un don d'un milliard. Il a ainsi orienté les travaux des scientifiques selon les volontés de l'ONU soit de laisser croire que l'homme peut dominer la nature.

    Or, notre planète a des capacités d'autorégulation remarquables, notamment par les échanges convectifs au sein de l'atmosphère, de l'hydrosphère en dialogue permanent avec la biosphère. L'homme, ce grand perturbateur, est un peu présomptueux de croire qu'il va tout modifier, même si son impact sur la biosphère est aussi destructeur pour la biodiversité qu'une chute d'astéroïde.

    L'environnement est un domaine où la science débute et part d'hypothèses non vérifiées. Bien malin est celui qui peut prédire l'avenir, même pas Environnement Canada qui nous arrive avec des projections sur 50 ans et n'est même pas assez précis pour prédire correctement 24 heures à l'avance...

    Rabaska fait partie de la diversification des sources d'énergie préconisée par le GIEC. Bien plus, les bourses du carbone européennes financent un projet de centrale électrique au gaz naturel au Maroc. Cet électricité va servir à alimenter une usine de liquéfaction du gaz naturel (GNL) qui sera exporté par le port de Tanger. Comme par hasard, Gaz de France, partenaire dans Rabaska, et Sonatrach viennent de signer une entente d'approvisionnement et gaz de France a des gisements en Afrique du nord.

    Comme aussi par hasard, Gaz Métro, un autre partenaire de Rabaska. Vient des signer avec la Ville de Montréal un protocole d'échange de crédits d'émissions pour couvrir le projet de Lévis. Vous chers écolos qui vouliez une bourse du carbone préconisée dans le protocole de Kyoto, vous pouvez voir ce à quoi servent ces bourses...

    Vraiment, les alarmistes à la « Al Gore » se sont fourvoyés sur toute la ligne... »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 8 juillet 2007 16h59
    Re : Tout projet qui augmente l'effet de serre doit être rejeté - par Marc Tremblay
    « Un message à tous les environmentaliste pur et dur socialiste anti richesse et amant du BS........... n'achetez plus de voiture, car moi je m'achette un Hummer....... »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 8 juillet 2007 17h07
    M Véronneau
    « Seulement 25,000 personnes il en reste plus de 6 millions, un projet de cette envergure ne doit pas tenir compte que des enjeux locaux mais des retombés global.

    Ils nous faut des projets créateurs d'emploi et de richesse........... Et surtout ces derniers doivent être privé en non syndicalisé. Car les syndicats sont le cancer de la société.

    Le Québec sous toute sorte de prétexte se dit non et s'appauvrit.

    Il ne faut pas être plus Catholique que le pape.

    L'environnement oui mais pas au coût de un seul job on en a trop besoin. »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    dimanche 8 juillet 2007 17h26
    UN REFERENDUM, ÇA PRESSE!
    « N'eurent été la basse complaisance du CRTC, ses «audiences paquetées», ses rapports commandités et les dépôts bidons qui étaient alors sollicités et fort exploités, les Genex Communication et les Patrice Demers, les CHOI FM, les Jeff Filion et al n'auraient pas pollué les ondes de la radio québécoise, n'auraient pas empoisonné l'existence des Sophie Chiasson, Pierre Jobin, Robert Gilet et al. Toute cette pollution de la trash radio, les dommages irréversibles et irréparables sont le produit d'un CRTC sans conscience, sans gêne et impunément tripoteur. LES VICTIMES cherchent péniblement réparation, à des coûts exorbitants et inutiles qui ne font que remplir les poches des avocassiers et magistrats qui ne se gênent surtout pas pour taxer l'apparence de justice et faire la manchette des médias.

    N'eurent été la basse complaisance du BAPE, ses «audiences pipées», ses rapports bourrés de considérants alambiqués hautement spéculatifs et les dépôts bidons de considérations issues d'un bla-bla-bla pseudo-économique de très courte vue et déjà éculé, les magnats richards, spéculateurs et manipulateurs des gouvernants enjôlés, ne seraient pas en train de construire les tours d'ivoire de leur or noir apparemment incolore, supposément inodore et probablement insipide, mais assurément polluant et dommageable. Il ne s'agit que d'un flux de méthane dont les irréversibles dommages environnementaux et les préjudices graves qui seront le lot des humains de Lévis, de Québec et de l'Îles d'Orléans, entre autres, commandent le respect. Au contraire et avec l'apathie remarquablement complice des gouvernants, ces éléments prioritaires ont été vulgairement «flushés». Pour les naufrageurs et les despotes führers des potentats économiques convergeant et de la mondialisation émergeante du pouvoir absolu, les citoyens ne sont que vulgaire plèbe, constituant la populace de leurs mépris et la peuplade captive et sans défense, devant les tirs de leur arrogante suffisance.

    UN RÉFÉRENDUM, ça presse. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 8 juillet 2007 18h13
    Encore la référendite
    « Trop c'est trop........... que l'on construise au plus sacrant, le village qu'est Québec avec un bassin de population de moins de 1 million de gens producteur de richesse pour le Québec n'est pas sufisant pour retardé le dévelopment economique du Québec. Et pour ce qui est de l'environement, quand la décision du Bape est en accord avec le vouloir des environmentaliste il est acceptable mais quand le Bape conclut le contraire alors le Bape triche et ce laisse acheter.......... cela ressemble au reaction de la gauche socialiste auquel le Québec a donné un dur coup au derniere election. »

  • Tim Yeatman
    Abonné
    lundi 9 juillet 2007 18h06
    On l'avait prédit en 2004
    « La nomination du nouveau président du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) par le Premier Ministre Jean Charest

    http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Novembre2006/10/c3365.html

    avait causée des remous en 2004. Comme l'avait si bien expliqué M. Louis-Gilles Francoeur dans Le Devoir du 10 décembre 2004, la présence de cette personne comme président du BAPE mine la crédibilité de cet organisme alors comme maintenant.

    http://www.ledevoir.com/2004/12/10/70479.html

    Jacques Boivin, vice-président de l'Association québécoise pour un contrat mondial de l'eau, avait dit alors qu'on n'a pas "un développement économique qui respecte les écosystèmes mais des écosystèmes qui devront se plier aux exigences du développement économique". Ces paroles fatidiques viennent d'être confirmées en 2007.

    Au moins, en 2003, le BAPE sur la production porcine avait fait des recommendations respectueuses de l'économie, de la société ET de l'environnement. C'est peut-être pour çà que ses recommendations n'avaient pas été suivies. On peut espérer que le rapport du BAPE de la Rabaska sera traité de la même manière. »

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