dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 01h01
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Rabaska : pour qui, pourquoi ?

Le nouveau projet permettra-t-il d'atteindre l'objectif de diversification de la politique énergétique du Québec ?

Louis-Gilles Francoeur   7 juillet 2007  Québec
Prosalys, le plus grand méthanier du monde, appartient au groupe Gaz de France, partenaire dans le projet Rabaska.
Photo : Agence France-Presse
Prosalys, le plus grand méthanier du monde, appartient au groupe Gaz de France, partenaire dans le projet Rabaska.
Le projet Rabaska possède plusieurs des caractéristiques du défunt Suroît en raison de graves erreurs de planification de la part du gouvernement Charest. Le projet se ressentira des faiblesses, parfois étonnantes, du rapport conjoint du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement et de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale. Et, après avoir récemment autorisé le projet de Gros-Cacouna, Québec n'a plus beaucoup de marge de manoeuvre pour éviter d'allonger la liste noire des Suroît et Orford.

Un port méthanier présente des risques d'accident ou d'explosion très puissante en cas de collision de navires, d'attentat terroriste, etc. Mais cette probabilité est très faible en raison des mesures d'aménagement portuaire et de stockage. Néanmoins, aux États-Unis, où la plupart des nouveaux projets sont combattus pas seulement par des citoyens et des groupes environnementaux mais aussi par des gouvernements, on cherche désormais à les éloigner le plus possible des habitations. Plusieurs pensent que ces équipements devraient être installés en mer, sur des caps rocheux ou sur d'énormes bouées d'amarrage, d'où le «gaz naturel liquéfié» ou GNL serait acheminé par terre pour y être entreposé. Pourtant, le projet Rabaska englobe dans ses périmètres de risques beaucoup d'habitations.

La levée de boucliers que suscite l'autorisation récente du port méthanier de Gros-Cacouna et, depuis hier, les conclusions favorables au projet Rabaska par deux commissions d'évaluation environnementale pourrait bien ne pas cesser avec l'été. Le rapport favorable au projet Rabaska a en effet soudé hier pour la troisième fois depuis l'élection des libéraux de Jean Charest en avril 2003 des groupes nationaux aux visions fort différentes, et cela, avec des groupes locaux dans une synergie qui rappelle le Suroît et Orford. «Québec a couru après», disaient plusieurs avec cynisme hier.

Le problème résulte de deux erreurs importantes. La première est l'absence de hiérarchisation des filières énergétiques dans la politique énergétique du Québec. On y introduisait le gaz naturel comme un élément de diversification mais sans dire si cette filière serait prioritaire par rapport au pétrole mais derrière l'électricité. Il en résulte aujourd'hui un flou générateur de conflit car personne ne sait ou peut savoir si les deux projets de port méthanier visent à réduire notre dépendance énergétique et notre bilan de gaz à effet de serre (GES), ou juste une de ces deux priorités. Les promoteurs, les commissaires et Québec prétendent que du gaz en abondance fera chuter les prix d'environ 5 % et qu'il en résultera une substitution au pétrole et au charbon, plus polluants et plus néfastes pour le climat.

Mais c'est une hypothèse que les deux commissions ont avalée comme une grosse couleuvre en ajoutant que, si Québec mettait en place un régime de redevances sur les produits pétroliers, il y aurait vraisemblablement substitution. Mais c'est oublier que le pétrole est tellement moins cher qu'aucune redevance ne fera du gaz naturel un concurrent au pétrole sur le plan économique. La seule certitude, qu'on ne retrouve pas ici, c'est un plan de réductions obligatoires des GES avec plafond d'émissions et marché de crédits d'émissions. Tout le reste n'est qu'hypothèses.

Or ni le gouvernement Harper ni le gouvernement Charest ne songent pour l'instant à imposer des réductions draconiennes de GES aux entreprises et grands utilisateurs de pétrole par un plafond d'émissions légal. Laisser le marché dessiner ici l'avenir équivaut à adopter au Québec pour le gaz l'équivalent de la stratégie mollassonne de réduction de l'intensité des émissions préconisée par Ottawa.

Solidaires ou dupes ?

Les commissaires qui ont signé le rapport conjoint ont défendu l'idée, absolument exacte, que la contribution du projet Rabaska allait favoriser des réductions de GES en Ontario, qui a encore plus besoin que le Québec de ce gaz pour moderniser ses centrales thermiques, et aux États-Unis, où ce gaz importé via le Saint-Laurent servira à réduire les émissions de nos voisins. La réalité est fort différente. Les États-Unis construisent de nouvelles centrales thermiques au charbon pour réduire leur dépendance énergétique, un objectif qu'ils n'atteignent pas vraiment en achetant du GNL au Québec, dont l'approvisionnement en gaz dépendra de pays très volatils sur le plan politique.

Mais le fait central, c'est que, si les Américains et les Ontariens ont besoin à ce point de gaz naturel, il n'appartient pas au Québec de faire les frais dans ses milieux urbains et naturels de l'importation de ce combustible, ou encore dans son bilan de GES. C'est ici que le rapport du BAPE et de l'ACEE est le plus faible, car il postule que c'est un geste de solidarité environnementale que de fournir ce gaz à nos voisins, qu'ils peuvent obtenir par des importations directes via la côte atlantique et les pipelines existants et à plus fort prix, ce qui avantagera nos entreprises globalement. Quant aux fuites et aux émissions fugitives des pipelines des Maritimes ou de l'Est américain, elles entreront dans leur bilan de GES et non dans celui du Québec. Pourquoi ne pas s'en être tenu aux besoins du Québec et à leur évaluation par la Régie de l'énergie?

Un ou deux ports

La politique énergétique du Québec se donne comme objectif de diversifier nos sources d'énergie, un objectif important, comme le souligne le rapport sur le projet Rabaska. Cette politique souligne cependant que le Québec aurait intérêt à bénéficier de «un» et non pas de deux ports méthaniers pour profiter des prix et des approvisionnements internationaux, d'autant plus que les réserves canadiennes semblent plafonner.

Un gouvernement qui désire se doter d'un tel équipement a deux options: il s'en remet aux acteurs privés pour choisir le site qui leur convient le plus en fonction de leurs intérêts ou il amorce lui-même l'exercice pour assurer la primauté absolue de l'intérêt public, du début à la fin du processus. Comme on le fait d'ailleurs aux États-Unis et au Canada, par exemple, pour choisir les futurs sites de déchets nucléaires.

Mais non seulement Québec a décidé de se fier aux acteurs privés pour réaliser cet objectif et les modalités de réalisation du projet ciblé, il n'a pas non plus réagi quand il s'est retrouvé avec deux projets concurrents à moins de 200 km l'un de l'autre.

Il pouvait alors déclencher une audience générique pour examiner globalement la meilleure manière d'atteindre son objectif de diversification énergétique, y compris pour le gaz naturel. L'approche classique aurait exigé qu'il étudie lui-même quatre ou cinq sites et qu'il soumette le tout à une évaluation environnementale globale en audiences publiques. Non seulement l'audience aurait-elle alors éclairé la prise de décision gouvernementale mais elle aurait dû, par un processus éthique et ouvert, susciter une adhésion à un projet collectif fort éloigné de la grogne actuelle.

Cette hauteur de vues étant absente de notre décor politique, Québec se retrouve aujourd'hui avec deux projets. Le scénario de base dans cette situation lui commandait d'analyser les deux projets conjointement et même de demander aux concurrents de les fusionner en guise de véritable solution de rechange, une exigence du processus d'évaluation qui n'a pas été respectée. Si les brasseurs de bière du Québec, de féroces concurrents, ont été capables de se doter d'un système commun de récupération et de lavage de leurs bouteilles pour les réutiliser de façon plus acceptable sur le plan environnemental, il n'y a aucune raison pour que les sociétés gazières en cause n'arrivent pas à s'entendre.

N'ayant retenu aucun scénario de gouvernance publique, Québec se retrouve aujourd'hui avec des rapports favorables aux deux projets. Or la Loi sur la qualité de l'environnement (LQE) lui permet de décider de leur sort dans un sens ou dans l'autre, d'approuver ou de refuser l'un ou l'autre. Restait une carte: celle de n'approuver aucun des deux projets et d'aviser les deux promoteurs qu'ils devront s'entendre sur un projet unique et optimal, à défaut de quoi aucun ne sera accepté. Mais maintenant que Québec a approuvé Gros-Cacouna, il ne peut plus utiliser cette carte pour forcer la négociation. Tout se passe ici comme si Québec avait cédé au secteur privé la responsabilité de régler l'affaire à sa place.

Il fallait entendre récemment le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Claude Béchard, dire qu'il laissera le marché décider du sort des deux projets.

Québec ne pouvait illustrer davantage son refus d'imposer sa marque à sa propre politique, car la Loi de l'environnement prévoit que la raison d'être, la pertinence ou la justification d'un projet constituent la décision fondamentale sur laquelle le gouvernement doit statuer.

Même s'il était de notoriété publique que deux projets s'en venaient, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) a omis d'exiger des deux promoteurs une analyse des impacts cumulatifs des deux projets sur la demande en gaz naturel et sur les émissions de GES, tout comme les deux commissions d'évaluation, pourtant sensibilisées à la question par les citoyens et les groupes, ont omis d'examiner cet aspect à fond.

Un BAPE affaibli

Ces deux rapports vont aussi ternir l'image du BAPE, qui se ressent de la faiblesse des commissions qui se sont penchées sur les dossiers d'autoroutes notamment. Plusieurs en retiennent qu'elles ont fonctionné beaucoup plus comme un comité de fonctionnaires responsables de l'analyse d'un projet que comme une commission d'enquête, soit le mandat que la loi accorde aux commissaires. Les arguments, faits et analyses soulevés en audience par les opposants sont décrits, mais généralement pas ou peu examinés sur un pied d'égalité avec les propositions du promoteur, de qui on exige de moins en moins, quitte à tricher avec la loi (le pipeline de Gros-Cacouna a été séparé du projet lui-même, par exemple). On est loin des audaces des premières commissions, qui récusaient le dépôt à neige de Montréal sur la promenade Bellerive en proposant avec vision le rejet des neiges usées aux égouts, une stratégie qu'on vient étudier de partout dans le monde. Et on est loin du rejet du projet d'arrosages chimiques des forêts infestées de tordeuses et son remplacement par une stratégie d'utilisation d'insecticide biologique que le promoteur avait écartée péremptoirement.

Vision, exploration rationnelle des solutions de rechange et défense du public étaient les mots d'ordre. Ce n'est pas en proposant le dézonage agricole du futur site Rabaska, une politique de tolérance à la pollution et au bruit, le déracinement des gens et les atteintes aux milieux naturels pour éviter ces mêmes séquelles à nos voisins américains ou ontariens, tout en alourdissant le bilan québécois de GES, que le BAPE va convaincre citoyens et groupes environnementaux qu'il est encore le fer de lance de la démocratie environnementale.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Jean-François Morin - Inscrit
    7 juillet 2007 11 h 23
    Perceptions de Montréal
    En lisant votre journal d'aujourd'hui, vous donnez l'impression que tous les acteurs politiques sont mobilisés contre le projet en parlant de "levée de bouclier", de seconde Suroît ou Orford et d'un "BAPE affaibli". Je suis de Québec­. Je prétend bien connaître la perception des gens d'ici, mieux que vous en tout cas, à Montréal. Les gens ici sont divisés. Les opposants sont organisés, mais ceux qui l'appui le sont autant et leurs arguments trouvent autant d'oreilles réceptives. Et non, je ne crois pas que le BAPE est mal perçu ici. Vous faites des comparaisons rapides avec des cas plus près de chez vous. Historiquement, l'action politique des gens de Québec est plus caractérisée par le compromis et se retrouvent moins "braqués" qu'aux environs de Montréal.

    Les groupes de pression dit "nationnaux" pourront bien faire les actions qu'ils voudront, mais ce sera avec un appui local qui demeurera partiel. Ne perdez pas ça de vue.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Fernand Trudel - Abonné
    7 juillet 2007 11 h 37
    La révolution kyotiste se tire dans le mur
    Le réchauffement médiatique a convaincu les citoyens qu'ils sont principalement responsables du réchauffement climatique alors que l'influence humaine est marginale. Maintenant que la machine est en marche, comment faire raisonner un troupeau apeuré?

    Rabaska est propriété de plusieurs intérêts dont : Gaz Métro. Or, cette compagnie fait des pressions pour ouvrir la bourse du carbone en annonçant la signature d'un protocole d'échange de crédits d'émissions avec la Ville de Montréal. Voilà le projet est ainsi couvert par le protocole de kyoto, les environnementalistes n'ont qu'à se rhabiller.

    Voyez-vous ce réchauffement médiatique des écologistes est suivi à la lettre et par la compagnie et son projet et par les opposants. Une chatte ne retrouverait pas ses petits là dedans.

    Oui, le projet Rabaska respecte le protocole de Kyoto car il a un certificat d'échange de crédits d'émissions de GES en bonne et due forme et il ne manque que le sceau de la bourse du carbone réclamée à grands cris par les lobbyistes écologiques pour confirmer le tout. Gaz Métro a joué le jeu à la lettre et a gagné...

    J'ai pourtant mis en garde les Greenpeace et Équiterre et compagnie que la bourse du carbone est une tare de Kyoto car elle déplace sans régler le problème qu'ils dénoncent en tapant sur le plan Baird de beaucoup plus efficace que le leurs et de beaucoup moins onéreux. Mais quand on est sur la mauvaise lancée, comment rectifier le tir ?

    J'ai même affirmé à plusieurs reprises que les bourses du carbone européennes finançaient un projet de centrale électrique mue au gaz naturel algérien. Or, cette centrale va servir à alimenter une usine de liquéfaction de gaz naturel de l'oléoduc (Tunisie-Algérie-Maroc) qui est en construction lui aussi à Tanger, un port marocain. Cette usine va servir à produire du GNL nécessaire à nos projets québécois.

    Même que Gaz de France un autre partenaire de Rabaska est dans le secteur nord-africain. Ainsi, Gaz de France et Sonatrach ont signé ce 11 décembre, un accord portant sur l'achat d'environ 1 milliard de mètres cubes de gaz naturel algérien par an destiné à être transporté dans Medgaz, le projet de gazoduc sous-marin reliant directement l'Algérie et l'Espagne par le détroit de Gibraltar entre le Maroc et l'Espagne. La mise en service de ce gazoduc, d'une capacité de 8 milliards de mètres cubes par an, est prévue en 2009. Avec une consommation de gaz naturel en progression de 17,6 % en 2005, l'Espagne est un marché significatif, qui connaît une forte croissance grâce notamment à la production d'électricité à partir du gaz naturel. Gaz de France est également présent dans l'amont algérien, où il détient les droits d'exploration, d'appréciation et d'exploitation des hydrocarbures sur le permis de Touat, dans le bassin de Sbaa.

    On est en train de changer des centrales thermiques au charbon et à l'uranium pour du gaz naturel. On déshabille Pierre pour habiller Jean...

    De plus, la Total, propriété de Paul Desmarais, ami de Sarkozy et des libéraux, est le leader mondial du GNL dont 15% est acheminé aux USA directement. http://www.total.com/fr/group/presentation/

    Pour ceux qui prétendent que ces ports sont pour les américains, je vous donne une liste sommaire des ports méthaniers américains sur la cote atlantique et même on en projette d'autres:

    A partir du terminal Atlantic LNG, situé à Trinidad-Tobago

    Everett dans l'État du Massachusetts permet à "Suez" d'alimenter 20% du marché de la Nouvelle-Angleterre

    Aussi, Suez projette de nouveaux terminaux aux Etats-Unis. Le port en eau profonde de Neptune sera construit à environ 17 km de la côté du Massachusetts et fournira une moyenne de 11 millions m³ de gaz naturel par jour, soit l'équivalent de la consommation journalière de 1,5 million de ménages. Pendant les périodes de pointe, le port de Neptune pourra augmenter ses livraisons à 21 millions m³ par jour. Outre Neptune, une autre filiale de Suez, Calypso LNG LLC, développe un projet similaire de port GNL en eau profonde en Floride, afin de répondre aux besoins croissants en gaz naturel de l'état. Le port de Calypso, qui sera situé à environ 16 km au large de la côte sud-est de la Floride, devrait effectuer ses premières livraisons de gaz naturel dès 2010.

    La compagnie Sonatrach

    Sonatrach exporte aux USA à partir de l'Algérie, 14% de sa production vers les ports américains de Cover Point et de Lake Charles.
    http://www.sonatrach-dz.com/revue-com/carte_gazier

    De plus, cette compagnie est en train d'augmenter sa flotte de deux navires construits au Japon pour augmenter ses exportations à 25%. http://www.sonatrach-dz.com/cgi-bin/pg-newspro.cgi
    Et vise aussi le marché brésilien : http://www.sonatrach-dz.com/cgi-bin/pg-newspro.cgi

    Ceux qui luttent contre ce changement du secteur pétrolier vers le gaz naturel devraient savoir que les gouvernements ont plus peur de manquer d'énergie que du réchauffement climatique. Comme quoi la révolution kyotiste encouragée par les lobbys écologistes qui ont mis la population sur les dents se tire dans le mur en visant des objectifs irréalistes basés sur des données hypothétiques tel que nous abreuve Environnement Canada qui n'est pas capable de prédire la température 24 heures à l'avance mais peut prédire dans 50 ans sans se tromper la moyenne des températures. Bref les écolos font fausse rioute dans le secteur énergétique. Dans ce domaine les rationnels ont plus leur place que les idéalistes...

    Ils devraient plutôt travailler à ce que le plan Baird atteigne ses objectifs tout aussi louables car plus respectueux de la situation réelle canadienne de la pollution. Le plan global de Kyoto ne tient pas compte des particularités canadiennes et en plus, les 3/4 du problème que le GIEC identifie, provient de pays non signataires tels les États-Unis et la Chine...
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • jpz - Abonné
    7 juillet 2007 11 h 40
    Ëtre plus réaliste et UTILISER la bonne énergie à la bonne place.
    En priorité réduire notre consommation d'Énergie.
    en améliorant l'enveloppe thermiques des bâtiments et en consommant moins et mieux. En utilisant au maximum la géothermie communautaire ou individuelle.
    Produire de l'électricité propre, en priorité, installer des parcs éoliens dans les régions éloignées non habitées et près des lignes et postes d'Hydro-Québec à la Baie James ou à Manic Outardes, sur les terres publiques,
    MAIS AUSSI réduire notre dépendance envers les produits pétroliers en èlectrifiant les réseaux ferroviaires et en obligeant le transport des matériaux par trains et par bateaux.
    MAIS
    pour le chauffage de l'air et de l'eau, essentiel dans un pays froid comme le Québec, le plus efficace et propre c,est reconnu est le gaz naturel.
    Comme notre réseau d'approvisionnement est en fin de course et que la demande risque de dépasser l'offre, il faut sécuriser les approvisionnements en méthane. Alors un port méthanier québécois est ESSENTIEL pour satisfaire nos besoins et diminuer la pollution émise par les centrales et au charbon et au mazout et le chauffage au mazout.
    Alors conserver l'électricité pour les besoins nobles et uniques d'éclairage, de forces motrices et d'alimentation électronique.
    Certains écolo rêvent en couleur en imaginant tout combler nos besoins énergétique sans produire aucune pollution...
    Je pense qu'on doit plutôt penser à satisfaire une demande réduite en produisant le MINIMUM d'émissions.

    Jean-Paul Thivierge
    analyste énergie et environnement

    Ps; Je pense que présentement on doit mettre fin à la pire source de pollution INUTILE qui est le transport via diésel de milliers de tonnes d'eau traitée embouteillée à Brampton ou Mississauga Ontario ( Dasani et Aquafina ) Chaque grand réseau d'eau du Québec peut fournir de l'eau de pareil qualité sans avoir à voyager des centaines de Kilomètres en polluant inutilement.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Richard Dupuis - Inscrit
    7 juillet 2007 12 h 00
    Faudrait savoir ce que l'on veut, à la fin.
    Le BAPE a étudié le projet de port méthanier de Gros-Cacouna, et l'a finalement accepté. Ainsi le consortium Rabaska pourra aller plus avant dans le développement de son projet.

    Mais, comme nous le savons tous, qui dit projet, au Québec, dit barrières en tous genres. Les promoteurs du déménagement du casino de Montréal à Pointe Saint-Charles, dont le Cirque du Soleil, l'ont appris à leurs dépens.

    Évidemment, dans le cas de Rabaska comme dans tant d'autres, les groupes environnementalistes ont grimpé aux barricades, comme ils le font toujours à chaque fois que quiconque veut déplacer une fougère. Ce genre de réaction de leur part fait en sorte que ces groupes perdent de plus en plus de crédibilité à mes yeux. Ils donnent l'impression que le seul développement possible, c'est pas de développement du tout. Les environnementalistes, que j'éviterai de baptiser "environnementeurs", de peur de me faire poursuivre, oublient que dans l'expression "développement durable", il y a le mot "développement". Or, toutes les sociétés modernes ont besoin de se développer pour continuer à progresser. C'est là que des organismes comme le BAPE font le tri entre ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas. Déjà que plusieurs projets nécessaires ne passent pas à travers ce tri - on n'a qu'à penser au projet "2000" de voie rapide sur la rue Notre-Dame pour s'en convaincre, il ne faudrait pas que le BAPE devienne une autre barrière à travers laquelle aucun projet ne puisse passer.

    S'ils veulent vivre dans un monde vierge et naturel, les membres de groupes environnementaux n'ont qu'à aller s'installer dans la brousse africaine.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Guy Fafard - Inscrit
    7 juillet 2007 12 h 35
    gaz à effet de serre, environnement, Rabaska, Gouvernement, Énergie, Canada (Pays), Québec (province)
    Bonjour M. Francoeur,
    Il faut retenir que l'énergie électrique n'est qu'une transformation d'autres énergies, que ces sources soient éolienne, hydrolique, nucléaire ou photovoltaïque, une diversité s'impose pour faire face à n'importe quelle situation.
    Si nous prenons l'hydrolique ou l'éolien, la génération d'électricité se fait loins des points d'application que sont les villes, et le transport du courant est fragile en cas de tempête électromagnétique solaire, de verre glas, vents violent, tremblements de terre ou glissement de terrain. Aussi des génératrices doivent être construites en priorité près de points d'application pour prendre la relève du réseau en cas de besoins.
    Il ne faut pas perdre la perspective de l'ensemble, en ne se concentrant que sur les gaz à effet de serre.
    Les volcans de la terre et toute vie produisent de la pollution ; nous devons apprendre gérer celle-ci, l'éliminer relève plus de l'utopie ou de l'orgeuil que du gros bon sens.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Marcel Dupont - Abonné
    7 juillet 2007 14 h 42
    Le projet Rabaska
    Monsieur Francoeur,
    J'ai fort apprécié votre article sur ce sujet. Il aussi pertinent que ce que vous écrivez habituellement. Vous avez toujours les arguments les plus solides. Mais hélas, la politique passe souvent à côté des bons arguments.
    Un détail n'est cependant pas apparu clairement dans votre article, c'est celui de l'approvisionnement. Un petit article presque caché dans le SOleil mentionnait qu'aucun des deux promoteurs des Ports méthaniers n'avait encore de contrat d'approvisionnement. Comment peuvent-ils faire la promotion d'un projet sans avoir la moindre certitude de pouvoir s'approvisionner. Actuellement, les négociations se font avec la Russie où la stabilité politique n'est pas assurée. Curieux que cet argument ne semble pas avoir été présenté au BAPE. Qu'en pensez-vous M. Francoeur? Un bon argument contre le projet, il me semble.
    Merci de votre attention.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Jacques Couture - Abonné
    7 juillet 2007 15 h 22
    Rabaska
    Monsieur Francoeur,
    Si Ultramar voulait s'installer à St-Romuald aujourd'hui il y aurait une levée de bouclier par les écolo. Il n'y a plus de place pour des industries au Québec. Elles devraient toutes s'installer dans les iles mouk-mouk mais on se plein de tous avec les groupes de pressions qui existent et particulièrement les atolas-écolo. Il n'y aurait pas de place pour rien, au nom de la qualité de vie. Les 1500 employés d'Ultra-mar sont de trop à Lévis mais il n'y a eu aucun désastre depuis 40 ans!!! et je ne suis pas un Adéquiste ni un libéral en plus.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • Christiane Martel - Abonnée
    9 juillet 2007 09 h 18
    Rabaska, à qui ? pour quoi ?
    Aux américains et aux ontariens ?
    Et les québécois de Lévis et de Québec ?
    Et la beauté de l'environnement paysager autour de Lévis et Québec ?
    Et la qualité de l'air que nous respirons à Lévis et Québec ?
    Et Monsieur Couture qui parle d'Ultramar cet obèse qui n'en finit plus de grossir et de "dévisager" la rive de Lévis ?
    Alors que Montréal continue de se débarrasser des horreurs qui longe ses rives, des promoteurs étrangers accueillis à bras ouverts par "des" membres de notre gouvernement auraient le feu vert pour assaillir les rives de Lévis et Québec ?
    Je suis contre tout comme je suis contre la guerre pour faire la paix !
    MERCI monsieur Francoeur. S.V.P. continuez votre mission, je vous accompagne.
    Gisèle Ricard
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
8 réactions
1 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012