Algues bleues - Beauchamp ira se rendre compte sur le terrain
En guise de préambule à toute intervention plus musclée contre les causes multiples qui favorisent l'apparition des algues bleues dans les lacs, la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, entreprendra une tournée des principaux foyers de contamination à la mi-août, à son retour de vacances.
Cette information a été confirmée au Devoir hier par l'attachée de presse de la ministre, Véronik Aubry. Selon elle, la tournée ministérielle a pour but de familiariser la ministre Beauchamp avec les multiples facettes de ce problème. Elle traduit aussi l'inquiétude du gouvernement devant le nombre croissant de sites contaminés, qui totalisait 30 lacs à travers le Québec hier.
L'an dernier, à la même date, on en dénombrait sensiblement moins. Et l'autre surprise de l'année en cours, c'est que plus de la moitié des lacs affectés se retrouvent dans les Laurentides (quinze) et dans Lanaudière (deux), soit plus qu'en Montérégie (cinq) et en Estrie (quatre), qui bénéficient généralement d'un climat plus chaud et, partant, plus propice à l'éclosion des cyanobactéries. Le ministère de l'Environnement affiche désormais la liste des lacs touchés sur son site Internet (www.mddep.gouv.qc.ca) ainsi que plusieurs informations sur le problème des algues bleues.
La ministre Beauchamp, a précisé son attachée de presse, n'entend pas visiter tous les secteurs affectés mais veut voir de près ce qui se passe sur le terrain, discuter avec des associations de riverains, des municipalités et des organismes de bassin versant, tout comme elle veut comparer ces plans d'eau infestés avec des lacs qui échappent au problème, question de visualiser les conditions qui favorisent ou empêchent les explosions de cyanobactéries.
Cette démarche, a expliqué Véronik Aubry, pourrait déboucher sur d'autres scénarios d'intervention de la part du ministère en vue d'élaborer une attaque plus concertée contre les cyanobactéries même si ce problème résulte de décennies de laxisme et exigera du temps et des investissements à tous les égards. C'est ainsi, a expliqué Mme Aubry, que l'idée, par exemple, de confier un mandat d'enquête générique au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) «n'est pas exclu» puisqu'il pourrait en résulter un débat public en profondeur ainsi que les balises d'une éventuelle attaque concertée contre cette épidémie estivale en voie de faire baisser sensiblement la valeur des chalets et des résidences permanentes en bordure des lacs touchés.
Entre-temps, la ministre Beauchamp a prolongé hier le moratoire sur l'installation de moyens de traitement des eaux usées résidentielles grâce à un rayonnement ultraviolet.
Ce moratoire a été institué par son ministère l'an dernier même si un des deux systèmes proposés de stérilisation des eaux usées domestiques par rayonnement UV avait été accepté par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ). À l'usage, il s'est avéré que des problèmes de fiabilité affectaient ces méthodes d'élimination des bactéries coliformes. Par exemple, les systèmes pouvaient perdre une grande partie de leur efficacité en raison de l'opacité des eaux usées. Leur rendement pouvait baisser radicalement si les équipements s'encrassaient. Et en cas de panne, ce qui se produit souvent l'été à l'occasion d'orages ou de vents violents, les eaux usées pouvaient se retrouver au fossé sans le moindre traitement.
La particularité de ce système, c'est qu'il n'exige pas de champ d'épuration et que les eaux usées, une fois stérilisées par les rayons UV, sont rejetés directement dans les fossés municipaux.
Cette information a été confirmée au Devoir hier par l'attachée de presse de la ministre, Véronik Aubry. Selon elle, la tournée ministérielle a pour but de familiariser la ministre Beauchamp avec les multiples facettes de ce problème. Elle traduit aussi l'inquiétude du gouvernement devant le nombre croissant de sites contaminés, qui totalisait 30 lacs à travers le Québec hier.
L'an dernier, à la même date, on en dénombrait sensiblement moins. Et l'autre surprise de l'année en cours, c'est que plus de la moitié des lacs affectés se retrouvent dans les Laurentides (quinze) et dans Lanaudière (deux), soit plus qu'en Montérégie (cinq) et en Estrie (quatre), qui bénéficient généralement d'un climat plus chaud et, partant, plus propice à l'éclosion des cyanobactéries. Le ministère de l'Environnement affiche désormais la liste des lacs touchés sur son site Internet (www.mddep.gouv.qc.ca) ainsi que plusieurs informations sur le problème des algues bleues.
La ministre Beauchamp, a précisé son attachée de presse, n'entend pas visiter tous les secteurs affectés mais veut voir de près ce qui se passe sur le terrain, discuter avec des associations de riverains, des municipalités et des organismes de bassin versant, tout comme elle veut comparer ces plans d'eau infestés avec des lacs qui échappent au problème, question de visualiser les conditions qui favorisent ou empêchent les explosions de cyanobactéries.
Cette démarche, a expliqué Véronik Aubry, pourrait déboucher sur d'autres scénarios d'intervention de la part du ministère en vue d'élaborer une attaque plus concertée contre les cyanobactéries même si ce problème résulte de décennies de laxisme et exigera du temps et des investissements à tous les égards. C'est ainsi, a expliqué Mme Aubry, que l'idée, par exemple, de confier un mandat d'enquête générique au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) «n'est pas exclu» puisqu'il pourrait en résulter un débat public en profondeur ainsi que les balises d'une éventuelle attaque concertée contre cette épidémie estivale en voie de faire baisser sensiblement la valeur des chalets et des résidences permanentes en bordure des lacs touchés.
Entre-temps, la ministre Beauchamp a prolongé hier le moratoire sur l'installation de moyens de traitement des eaux usées résidentielles grâce à un rayonnement ultraviolet.
Ce moratoire a été institué par son ministère l'an dernier même si un des deux systèmes proposés de stérilisation des eaux usées domestiques par rayonnement UV avait été accepté par le Bureau de normalisation du Québec (BNQ). À l'usage, il s'est avéré que des problèmes de fiabilité affectaient ces méthodes d'élimination des bactéries coliformes. Par exemple, les systèmes pouvaient perdre une grande partie de leur efficacité en raison de l'opacité des eaux usées. Leur rendement pouvait baisser radicalement si les équipements s'encrassaient. Et en cas de panne, ce qui se produit souvent l'été à l'occasion d'orages ou de vents violents, les eaux usées pouvaient se retrouver au fossé sans le moindre traitement.
La particularité de ce système, c'est qu'il n'exige pas de champ d'épuration et que les eaux usées, une fois stérilisées par les rayons UV, sont rejetés directement dans les fossés municipaux.
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