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La candeur brutale de Pauline

Robert Dutrisac   30 juin 2007  Québec
Pauline Marois
Photo : Jacques Nadeau
Pauline Marois
Québec — Pauline Marois est une politicienne aguerrie qui se double d'une femme d'État dotée d'une longue feuille de route. C'est pourquoi il est toujours étonnant de la voir manifester une candeur désarmante.
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  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 30 juin 2007 05h53
    Question ?
    « Sommes-nous en présence d'un reportage, d'une analyse ou d'un éditorial?
    Voici, il me semble une question importante pour les professionnels de l'information et du journalisme. Au delà de la question d'actualité qu'il traite, le journaliste y ajoute sans hésiter ses opinions personnelles. Ainsi écrit-il: "Les dissidents n'ont plus qu'à rentrer dans le rang". Ou "Gageons que la chef péquiste se souvient de cette déclaration cinglante de M. Simard alors qu'il cherche aujourd'hui à rentrer dans ses bonnes grâces."

    Il s'agît sans aucun doute ici d'une prise de position du quotidien, car les dissidents ont en effet plusieurs autres options, et Madame Marois peut bien avoir de bonnes raison de ne pas bouder son député.
    Les militants ont certainement plusieurs options. Ils peuvent faire du travail parmi les membres du parti pour faire valoir un point de vue différent, et même présenter des résolutions lors des prochaines rencontres importantes du parti, ils peuvent quitter le parti avec fracas, ils peuvent militer pour la fondation d'un parti plus pressé de procéder à un référendum, ils peuvent ouvertement passer au parti Québec Solidaire qui semble dire quelquechose comme "pas nécessairement la souveraineté, mais la souveraineté si nécessaire". Ils peuvent même passer carrément au parti Libéral. On a même vu à Ottawa des députés se rapprocher ainsi instantanémment du Pouvoir. Si c'est pour gouverner de la même façon, on ne pourraît pas les blâmer...
    Quant à l'option fondamental, je vois assez mal des militants se mobiliser pour recruter de nouveaux membres et surtout des électeurs autour d'un programme qui promet la souveraineté dans une ou deux générations.
    Pour le reste, les éditorialistes et les chroniqueurs nous entretiendront encore longemps.

    George Paquet »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    samedi 30 juin 2007 07h43
    Les mots
    « Le titre est indigne d'un chef de parti. Quand va-t-on cesser d'appeler le chef du PQ par son prénom? On ne le fait pas pour Charest ou Dumont.

    On doit parler du nouveau chef du PQ et non de la nouvelle chef du PQ. Chef est masculin et doit le rester n'en déplaise à certaines féministes.

    On doit dire: Madame le chef du Parti québecois et Madame le ministre des transports. »

  • Jean St-Jacques
    Abonné
    samedi 30 juin 2007 07h49
    Le nouveau chef du PQ
    « Les gens ne veulent de reférendum sur la souveraineté parce qu'on ne parle plus de la souveraineté mais d'un bon gouvernement qui administre. Laissons les autres partis faire ce travail et que le PQ parle de souveraineté afin que le vote pour le référendum veinne le plus tôt possible et non dans dix ou quinze ans. Cela fait 40 ans qu'on en parle, il est temps d'agir. »

  • Pierre Samuel
    Abonné
    samedi 30 juin 2007 11h44
    Madame Marois a réalisé "SON" rêve!
    « Ce que désirait d'abord et avant tout, l'ambitieuse Madame Marois, elle l'a obtenu: la chefferie du P.Q.! Pour le reste, elle sait fort bien, comme de plus en plus de Québécois, qu'à moins d'une volonté du peuple fortement majoritaire et clairement exprimée, nous réaliserions une "indépendance de quêteux", et ce, au risque de confondre les "ayatollahs de l'indépendance "à tout crin"! Pour ce qui est de l'avenir du P.Q., c'est une tout autre histoire à suivre... »

  • Isabelle Gélinas
    Abonné
    lundi 2 juillet 2007 09h05
    Féministaion - À M. Jean St-Jacques
    « Monsieur St-Jacques,

    Nous ne sommes pas en France, ou des incohérences grammaticales font appeler une femme "un" chef ou "un" ministre.

    Consultez le site de l'Office de la langue française du Québec, sous la rubrique "Féminisation", et vous y trouverez les règles à suivre de notre côté de l'Atlantique.

    On doit dire "une chef" et "une ministre", lorsque la personne dont on parle est de sexe féminin.

    Il ne s'agit pas que d'une question de féminisme, bien qu'elle demeure, mais de cohésion de la langue. Et tant pis si les Français refusent d'emboîter le pas. Je ne crois pas qu'ils aient de leçons à nous donner en ce qui concerne la qualité et - surtout - l'intégrité de la langue française... »

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