«Cessons d'avoir peur»

«Nos gestes doivent s’inscrire dans la nouvelle réalité sociale et économique», estime Pauline Marois.
Photo: Jacques Nadeau «Nos gestes doivent s’inscrire dans la nouvelle réalité sociale et économique», estime Pauline Marois.

La nouvelle chef du Parti québécois, Pauline Marois, a reconnu, hier, que le parti avait «reculé» depuis quelques années mais qu'il avait «encore des assises assez solides» pour bâtir une nouvelle coalition menant à la souveraineté du Québec. Or cette tâche prendra du temps. «Il n'y a pas de raccourci pour réaliser la souveraineté», a-t-elle déclaré.

C'est devant foule de quelques 500 militants péquistes - on a refusé autant à la porte du cabaret du Capitole - que le couronnement de Pauline Marois à titre de chef du PQ a eu lieu hier soir à Québec. À 58 ans, elle est devenue le septième chef du PQ, la première femme à ce poste, la première femme aussi à pouvoir aspirer à accéder à la fonction de premier ministre du Québec, a-t-on souligné.

Après la présidente du PQ, Monique Richard, c'est le chef de l'aile parlementaire du parti, François Gendron, qui a pris la parole avant Mme Marois et le vétéran député a appelé les péquistes à faire preuve «d'une meilleure discipline collective», à «se rebrancher sur la population» et à cesser de penser qu'ils sont les seuls à détenir la vérité. «Pour le temps qui me reste, je ne veux pas d'autre chef», a-t-il lancé en faisant rire l'auditoire.

Pour bien montrer que la famille souverainiste était unie, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a ensuite livré une courte allocution à ce point terne qu'elle ne risquait pas de faire concurrence à celle de la chef. L'ex-premier ministre Jacques Parizeau était présent avec son épouse et députée, Lisette Lapointe. Mme Marois a remercié celui qu'on a présenté comme «roc de la souveraineté». Bernard Landry brillait par son absence. Gilles Vigneault a réchauffé la salle juste avant que Pauline Marois ne s'adresse aux militants.

La chef du PQ a prononcé un discours d'une quinzaine de minutes qui se voulait rassembleur, tout en étant critique. Mais c'était aussi un discours d'espoir. «Je le répète et y tiens», a lancé Pauline Marois. La souveraineté ne se fera que «dans le plus grand respect de la population. On ne fait un pays tout seul, on le fait avec le peuple.» Le PQ doit redevenir le parti «des Québécoises et des Québécois».

«Je souhaite bâtir avec vous une grande union de souverainistes de tous les horizons politiques, de toutes les origines et de toutes les cultures. Nous prendrons le temps qu'il faut pour faire progresser cette idée de pays, pour qu'elle devienne celle d'une grande majorité d'entre nous», a-t-elle fait valoir, en invitant les autres mouvements et leaders à participer à cette coalition.

Pauline Marois est revenue sur la modernisation de la conception péquiste de la social-démocratie que le parti doit sans faute entreprendre sous sa gouverne. «Nos gestes doivent s'inscrire dans la nouvelle réalité sociale et économique», estime-t-elle. «Engageons-nous à faire les choses autrement» pour le financement de la santé, avance-t-elle.

Tout en rappelant les grandes valeurs du PQ que sont la liberté, la solidarité et l'idendité, Pauline Marois a affirmé que le parti devait changer. Elle a exhorté les péquistes à cesser d'avoir peur des mots tels que richesse et identité. «Mais cessons d'avoir peur ! Peur d'être lucides ! Peur d'être solidaires ! Peur des mots ! Peur d'avoir l'air intolérant ! Peur de faire les choses autrement ! Peur de la richesse ! Peur des avenues sur lesquelles nous ne nous sommes jamais engagés ! Peur d'être différents ! Peur de parler de mémoire, d'histoire, de peuple, d'identité, de culture», a-t-elle énuméré.

Le couronnement de Pauline Marois a coïncidé avec la publication de deux sondages qui font d'elle «le meilleur premier ministre». Le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, la talonne.

Selon le sondage Léger Marketing publié dans Le Journal de Montréal, 37 % des Québécois estiment que la chef péquiste ferait le meilleur premier ministre, contre 26 % pour Mario Dumont et 23 % pour l'actuel premier ministre Jean Charest. Dans le sondage CROP-La Presse, l'écart entre Mme Marois et M. Dumont est minime - 32 % contre 31 % , une égalité statistique - tandis que Jean Charest, à 21 %, est loin derrière. Telles que compilées par Léger Marketing, les intentions de vote placent le PQ et l'ADQ sur un pied d'égalité - 32 % contre 31 % - tandis que le Parti libéral du Québec ferme la marche avec 28 % des appuis.

Selon CROP, la souveraineté - sans le partenariat proposé lors du référendum de 1995 - ne recueille que 32 % de OUI, une baisse de quatre points de pourcentage en un mois. Un peu plus de 70 % des répondants croient qu'il est peu ou pas du tout probable qu'un jour, le Québec devienne un pays souverain. Presque autant de répondants, soit 68 % dont 48 % de péquistes croient que le parti doit abandonner son option.

De passage à Montréal, Mario Dumont n'a pas perdu de temps pour passer à l'offensive contre Pauline Marois, égratignant le bilan de son adversaire et insistant pour lui accoler l'épithète de bureaucratique. «C'est une personne qui à travers sa vision bureaucratique a laissé des traces très dommageables dans les grands systèmes d'éducation et de santé québécois. Moi, je défends une vision autonomiste, elle, bureaucratique. Ça place les enjeux pour un vrai débat», a affirmé M. Dumont.

Il a rappelé que les bulletins non chiffrés et le frein mis au redoublement scolaire, c'est son oeuvre. Elle a présidé à la mise à la retraite massive du personnel infirmier et des médecins ainsi qu'à la réduction d'accès à la formation, a aussi souligné le chef adéquiste. «Tout le monde travaille à temps plein pour réparer les erreurs Marois en éducation et en santé. Ce n'est pas des éléments d'un bilan qu'elle va pouvoir escamoter comme ça», croit-il.

Mario Dumont estime que Pauline Marois a fait une «entrée facile» au PQ mais que cette lune de miel ne peut être que de courte durée. Elle ne peut, selon lui, être à la fois pour la souveraineté et contre la tenue d'un référendum. La décision de Mme Marois de se mettre en mode écoute ne remplace en rien la nécessité de présenter une vision et un programme clair lors des prochaines élections. Il prévoit même «des étincelles».

«À un moment ou un autre, ses véritables convictions, ses véritables idées, elle va devoir les mettre sur la table. Un leader politique, c'est pas seulement quelqu'un qui dit: moi, je me promène et j'écoute. [...] Mon petit doigt me dit qu'un beau jour, à un conseil national, il y a des membres du PQ qui vont vouloir un peu plus de précision. Sa position peut tenir la route quelques mois», a soutenu M. Dumont.

Tout au plus, reconnaît-il la vaste expérience ministérielle de Mme Marois et l'effet stabilisateur de son arrivée à la tête du PQ.

Pour ce qui est des sondages d'hier, Mario Dumont dit constater que le gouvernement minoritaire semble convenir à la population. «Les Québécois sont contents de ce qu'ils ont fait le 26 mars, ils sont contents du résultat», a-t-il commenté.

De leur côté, les ministres du gouvernement Charest se sont dits nullement impressionnés par les résultats de sondages démontrant que Pauline Marois est la plus populaire des chefs de parti au Québec.

Le président du caucus des députés libéraux, Yvon Vallières, a d'abord signifié que «l'effet Pauline Marois» semblait avoir peu d'impact sur les intentions de vote au Parti québécois. Puis, il a ajouté que les lunes de miel avec les nouveaux chefs de parti sont souvent de courte durée.

Pour sa part, le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, Benoît Pelletier, a dit surtout constater que l'option souverainiste a du plomb dans l'aile.

À la sortie de la réunion du conseil des ministres, il a avancé une explication, affirmant que les citoyens se sont rendus compte, depuis quatre ans, qu'il est possible de faire progresser le Québec à l'intérieur du Canada. Il a soutenu que les Québécois perçoivent les avancées permises par un fédéralisme d'ouverture, dans lequel ils se sentent plus respectés.

Le whip en chef du gouvernement, Norman MacMillan, a été plus sévère.

Selon lui, le discours de Pauline Marois, à l'effet que l'échéancier référendaire n'est plus au coeur des priorités du PQ, constitue «de l'hypocrisie».

La ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, a rappelé que le parti souverainiste s'est montré dur envers ses chefs dans le passé, ce qui lui a fait dire que Mme Marois «aurait besoin de chance».

Quant à la vice-première ministre, Nathalie Normandeau, elle a seulement relevé que «le Parti québécois est toujours ce qu'il est», peu importe la personne qui est à sa tête.

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Avec la Presse Canadienne
  • Normand Chaput - Inscrit 28 juin 2007 01 h 32

    elle serait parfaite comme chef du PLQ

    On dirait que le souverainisme reprend de la vigueur! Moins le PQ en parle, plus les autres partis tentent de prendre la place. Bonne chance Pauline!

  • Pierre Castonguay - Inscrit 28 juin 2007 04 h 54

    Couronnement lyrique

    Lorsque François Gagnon chante : «quelle importance le temps qu'il nous reste nous aurons la chance de vieillir ensemble», il ne vient pas rejoindre mes préoccupation de militant de la base et encore moins celles de citoyen québécois face aux exigences de renouveau du parti mais celle d'une tradition de donner son bonbon à des chefs qu'on nous impose de force à l'encontre de la démocratie pour ensuite réaliser que les militants téflon les font rissoler à la poele. Gilles Vignault a manqué car il aurait pu lui chanter : «J'ai fait de la peine à Mamie (bis) elle qui ne m'en avait point fait qu'il est difficile, qu'il est difficile d'aimer, qu'il est difficile, qu'il est difficile d'aimer, qu'il est difficile» tout en présentant la bande annonce dans laquelle nous avons arraché à Berbard Landry son rêve de majorité absolue, donné à André Boisclair son rêve électoral, de même que nous donnons à Pauline Marois son rêve monarchique. Nous passons du prince déchu à la reine d'un soir quitte à ce qu'elle nous chante : «laisse-moi rien qu'un soir mon beau rêve, lorsqu'on vit d'un espoir l'heure est brève, tu vois bien je suis sincère et pourtant, tu te ris de mes désirs d'amant, redis-moi simplement ce mensonge, le seul mot dont je voudrais toujours, t'entendre murmurer mon amour jusqu'au jour où s'achève mon rêve d'un soir.»

    Bien sûr on nous reprochera de n'avoir aucun respect pour ces chefs que l'on nous insère comme des suppositoires en nous indiquant que le colon, puis l'intestin grêle sont malgré l'odeur et la technique invasive, la plus sûre des voies menant jusqu'au coeur. André Boisclair y a cru et s'est fait rouler dans la farine.

    Bien sûr, les députés élus nous ont chanté : «et j'ai crié, crié Pauline pour qu'elle revienne et j'ai pleuré, pleuré oh j'avais trop de peine» après la dernière dégelée électorale.

    Alors moi toujours égal à moi, je lui dédie la chanson de Brel qui la caractérise le mieux : La Fanette dont voici le texte intégral :

    «Nous étions deux amis et Fanette m'aimait
    La plage était déserte et dormait sous juillet
    Si elles s'en souviennent les vagues vous diront
    Combien pour la Fanette j'ai chanté de chansons

    Faut dire
    Faut dire qu'elle était belle
    Comme une perle d'eau
    Faut dire qu'elle était belle
    Et je ne suis pas beau
    Faut dire
    Faut dire qu'elle était brune
    Tant la dune était blonde
    Et tenant l'une et l'autre
    Moi je tenais le monde
    Faut dire
    Faut dire que j'étais fou
    De croire à tout cela
    Je le croyais à nous
    Je la croyais à moi
    Faut dire
    Qu'on ne nous apprend pas
    A se méfier de tout

    Nous étions deux amis et Fanette m'aimait
    La plage était déserte et mentait sous juillet
    Si elles s'en souviennent les vagues vous diront
    Comment pour la Fanette s'arrêta la chanson

    Faut dire
    Faut dire qu'en sortant
    D'une vague mourante
    Je les vis s'en allant
    Comme amant et amante
    Faut dire
    Faut dire qu'ils ont ri
    Quand ils m'ont vu pleurer
    Faut dire qu'ils ont chanté
    Quand je les ai maudits
    Faut dire
    Que c'est bien ce jour-là
    Qu'ils ont nagé si loin
    Qu'ils ont nagé si bien
    Qu'on ne les revit pas
    Faut dire
    Qu'on ne nous apprend pas...
    Mais parlons d'autre chose

    Nous étions deux amis et Fanette l'aimait
    La plage est déserte et pleure sous juillet
    Et le soir quelquefois
    Quand les vagues s'arrêtent
    J'entends comme une voix
    J'entends... c'est la Fanette.»

    Eh oui je vous entends me chanter
    Qu'il nous faut être solidaire en chantant en coeur ce bon vieil air scout correspondant à l'âge mental d'un enfant de six ans :

    «Aux premiers feux du soleil
    Youkaïdi, youkaïda,
    Le parti est en éveil,
    Youkaïdi, Aïda.
    On voit sortir de la tente
    La troupe alerte qui chante.

    Youkaïdi, youkaïda,
    Youkaïdi, Aïdi, Aïda,
    Youkaïdi, youkaïda,
    Youkaïdi, Aïda.

    Le campeur en voyageant
    Youkaïdi, youkaïda,
    Peut aller mêm' sans argent
    Youkaïdi, Aïda.
    Toujours joyeux en chemin
    Qu'importe le lendemain.
    Youkaïdi, youkaïda,
    Youkaïdi, Aïdi, Aïda,
    Youkaïdi, youkaïda,
    Youkaïdi, Aïda.

    Toujours prêts quoi qu'il arrive,
    Ayons de l'initiative,
    Sans craindre, ni criailler
    Nous saurons nous débrouiller.
    Youkaïdi, youkaïda,
    Youkaïdi, Aïdi, Aïda,
    Youkaïdi, youkaïda,
    Youkaïdi, Aïda. »

    Je vous répondrai sur le même ton dans quelque mois voyant dégringoler les sondages:

    «Monsieur le pneu de votre auto se dégonfle, oui m'sieu le pneu de votre auto se dégonfle, Monsieur le pneu de votre auto se dégonfle mettez-y une mâchée de gomme...»
    Vous allez me répondre :
    « Oh Shérif oh Shérif Oh Oh, donnez-donc un coup de fusil dans l'abat-jour»
    Et je vous rétorquerai parlant de Pauline :
    «J'ai jamais vu une fille Pleurer autant pour un garçon J'ai jamais vu l'amour Créer de la haine de cette façon Ses chagrins de jour Vont finir dans ceux de la nuit Faut la voir marcher d'un pas lourd Comme si chaque pied pesait sur lui Sèche tes pleurs Sèche tes pleurs Je t'en prie, sèche tes pleurs Il y a quinze jours est parti Celui qu'elle voulait pour longtemps Est parti celui Dont elle souhaite la mort maintenant u'il créve mieux qu'il souffre Qu'une fille le largue par-dessus bord Que dans ses larmes Comme moi s'étouffe Que le sud de la fille lui fasse du nord Sèche tes pleurs Sèche tes pleurs Je t'en prie, sèche tes pleurs À qui veut bien l'entendre Elle en dit du mal autant qu'elle peut Le con le chien le salaud Pas de gentillesse Pas de souvenirs tendres Et pleure, et pleure encore Qu'avec toutes les larmes qui tombent J'ai pensé calmer mes remords Et fournir en eau le tiers monde Sèche tes pleurs Sèche tes pleurs Je t'en prie, sèche tes pleurs Sèche tes pleurs Sèche tes pleurs Je t'en prie, sèche tes pleurs Qui je vois cet après-midi Son pauvre diable tout aviné Je l'aime et je m'ennuie Pourquoi tu vas pas la retrouver? Et je me disais tout bas Vas-y elle se meurt de te revoir Cours-y me rendre service moi Boucher l'affluent de la mer Noire Sèche tes pleurs Sèche tes pleurs Je t'en prie, sèche tes pleurs Sèche tes pleurs Sèche tes pleursJe t'en prie, sèche tes pleursSèche tes pleursSèche tes pleurs Sèche tes pleurs, ma soeur Sèche tes pleurs, ma soeur» Eh oui pour la cinq-cent millième fois Vous allez me traiter d'oiseau de malheur Et quand j'aurai raison en toute fin Et que Mario Dumont chantera la première partie de la chanson :«J'ai du succès dans mes affaires J'ai du succès dans mes amours Je change souvent de secrétaire J'ai mon bureau en haut d'une tour D'où je vois la ville à l'envers D'où je contrôle mon univers J'passe la moitié de ma vie en l'air Entre New York et Singapour Je voyage toujours en première J'ai ma résidence secondaireDans tous les Hilton de la Terre J'peux pas supporter la misère»Je vous entendrai entonner la dernière : «J'aurais voulu être un artistePour pouvoir faire mon numéro Quand l'avion se pose sur la piste À Rotterdam ou à Rio J'aurais voulu être un chanteur Pour pouvoir crier qui je suis J'aurais voulu être un auteur Pour pouvoir inventer ma viePour pouvoir inventer ma vie J'aurais voulu être un acteur Pour tous les jours changer de peau Et pour pouvoir me trouver beau Sur un grand écran en couleur Sur un grand écran en couleur J'aurais voulu être un artiste Pour avoir le monde à refaire Pour pouvoir être un anarchiste Et vivre comme ... un millionnaire Et vivre comme ... un millionnaire» Et moi je vous répondrez :«Pas de chance J'allais t'emmener en Italie En voyage d'amour Pas de chance Moi je t'aime aussi et depuis Bien plus longtemps que lui

    Lanana lanana lana lanana nana
    Voici les clefs de ton bonheur il n'attend plus que toi
    Lanana lanana lanalanalanal lanan lanana

    Tu sais toujours ou me trouver moi je ne bouge pas non moi je t'aime
    Et n'oublie pas l'anniversaire de Nicolas

    Voici les clefs pour le cas ou tu changerais d'avis ah ah
    A ta santé a tes amours a ta folie
    Lanana lanana lanana lanana
    Je vais tenir mes rêves au chaud et le champagne au froid car je t'aime
    Et n'oublie pas l'anniversaire de Nicolas»

    Pierre Castonguay

  • Guy Lemieux - Inscrit 28 juin 2007 05 h 23

    La peur de quoi ?

    Oui bien sur de la richesse , mais qui n est pas riche au P.Q

    Ou bien un peu beaucoup bourgeois? La future souveraineté serait de la peur de circonstance . Personne au Québec ne saurait ignorer les frasques de Mme Marois et son équipe de l époque, la santé qui à mon avis ne se remettra avant quelques années encore .En plus des infirmières, des instituteurs ,des médecins , et des autres qui désormais sont à la retraite ne pourrons plus assurer la relève et de la transmission du savoir acquis par ces derniers.Mme Marois n a pas peur de la richesse , bien assis sur le marbre ,sans bruit incongru de l évacuation du discours souverainiste , quel bilan pour une future (chef de la province) désormais associé à un parti récupérateur du pouvoir simple de diriger une province.Un nouveau mardi gras surgit du discours de Mme Marois celui du changement mais lequel?Apres avoir signer une convention en 1982 pour les employés de l état ils reniaient leurs paroles pour retirer 20% à leurs employés puis se votaient une augmentation comme député ,ensuite mirent à la retraite quelques 15 milles employés encore actifs (à 50 ans ),et j en passe et j en passe .Non personne ne pourra oublier ce désastre .

  • Gilles Bousquet - Inscrit 28 juin 2007 07 h 28

    Qui sont les peureux?

    Mme. Marois se trompe demande aux Péquistes d'arrêter d'avoir peur puisqu'ils n'ont pas peur d'endetter leur parti; de voter OUI aux référendums; de la richesse "plusieurs achètent des billets de LOTO"; de perdre le prochain référendum en enlevant l'association et le partenariat de la souveraineté à la question même si les sondages ne sont pas trop bons et d'élire un gai et une femme comme chef.

    Les candidats péquistes qui veulent gouverner le Québec-province "à l'intérieur du Canada" en attendant que les sondages s'améliorent, avec tous les risques que ça représente pour leur option, ne sont pas peureux parce que s'ils réussissent, les électeurs diront "pourqoi se séparer puisque ça va bien comme ça" et s'ils échouent, ils diront "sont même pas capables de gouverner une province, imaginez un pays souverain".

    La seule peur des Gaulois était que le ciel leur tombe sur la tête, celle des Péquistes est de ne pas voir la souveraineté du Québec de leur vivant.

  • Etienne Merven - Inscrit 28 juin 2007 08 h 25

    Et nous voilà repartis...

    Le « vernis » du « couronnement » n'est pas encore sec que la Marois repart à fond de train avec son dada de souveraineté, indépendance, etc., etc....
    Décidément, elle ne sait pas lire les sondages, ne tire aucune leçon des dernières élections et n'a rien compris du contexte actuel du Québec. Et c'est ça que le PQ porte à sa tête?. Sait-elle que plus de 70 % des Québécois ont voté contre le PQ, donc contre toute idée de souveraineté, etc.? Ou alors, est-elle enfermée dans sa tour d'ivoire et n'en fait-elle qu'à sa tête, comme ses collègues de la première heure?
    Ayant soit-disant définitivement tourné le dos à la politique après avoir perdu la dernière course à la chefferie contre André Boisclair, son avénement à la tête du PQ ne semble être qu'un retour opportuniste de la « vieille garde », qui n'a rien compris et dont bon nombre de membres sont tombés dans une barrique de vin!
    J'ai déménagé au Québec depuis tout juste une semaine et, aux prochaines élections, je me souviendrai des faits d'armes de Mme Marois et du PQ, notamment la baisse de salaires imposée aux enseignants, la mise à mort du système de santé, les garderies à 5 dollars, les fusions municipales et la Gaspésia, pour n'en citer que quelques-uns.
    Bref, avec un tel dossier et une telle lecture du pouls du « peuple » par le PQ, le Québec a encore de très beaux jours comme province du Canada, ce qui n'est ni une tare ni un inconvénient. Un tu le tiens vaut mieux que deux tu l'auras!