Pauline Marois pourrait jeter son dévolu sur Pointe-aux-Trembles
Mais encore faut-il qu'André Boisclair lui cède son siège après lui avoir laissé la direction du PQ
27 juin 2007
Québec
Photo : Agence Reuters
Pauline Marois
Québec — Pauline Marois n'exclut pas la possibilité de se porter candidate dans le fief d'André Boisclair, Pointe-aux-Trembles, en vue de faire son entrée à l'Assemblée nationale dès la rentrée d'octobre.
Celle qui, faute de rivaux, a été officiellement couronnée chef du Parti québécois (PQ) hier à 17h rappelle qu'elle souhaite se faire élire députée au plus tôt pour diriger le groupe parlementaire péquiste à compter de la reprise des travaux, le 16 octobre.
Or cette échéance est très serrée, d'autant plus qu'aucun siège n'est actuellement vacant et que l'ancien chef du PQ, André Boisclair, demeure vague quant à ses intentions de rester ou non député, même s'il n'a jamais remis les pieds à l'Assemblée nationale depuis sa démission, le 8 mai dernier.
Forteresse péquiste de l'est de Montréal, Pointe-aux-Trembles pourrait devenir alléchante pour une leader pressée d'en découdre avec Jean Charest et Mario Dumont en Chambre, mais il faut pour cela que son prédécesseur accepte de se retirer complètement de la vie politique.
«ll n'y a rien d'exclu», a dit hier Mme Marois en entrevue à la Presse canadienne à propos de Pointe-aux-Trembles, au beau milieu d'un marathon de rencontres avec les médias.
Elle s'est cependant aussitôt empressée d'ajouter qu'elle n'avait jamais demandé à M. Boisclair de lui céder son siège.
«Je ne veux pas qu'il y ait d'ambiguïté là-dessus. Je n'ai pas demandé à André Boisclair de quitter et je ne le lui demanderai pas», a-t-elle dit.
Mme Marois refuse par ailleurs de dire si certains députés lui ont offert de lui céder leur siège.
C'est Marie Malavoy, une proche de Mme Marois, qui occupe maintenant le comté de Taillon, autre forteresse péquiste que la nouvelle leader du PQ a occupée de 1989 à 2006, quand elle avait annoncé qu'elle quittait la vie politique après sa cuisante défaite devant André Boisclair, en novembre 2005.
À propos de son projet de redevenir députée à court terme, Mme Marois dit «réfléchir à la façon la plus adéquate et la plus correcte d'y arriver», sans vouloir préciser davantage.
Si un député laisse ses fonctions, le premier ministre a six mois pour déclencher une élection complémentaire.
L'accession de Pauline Marois au poste de chef du PQ sera soulignée ce soir au Capitole de Québec lors d'une fête organisée en son honneur au son du groupe de musique gitane Oztara.
La plupart des 36 députés péquistes devraient être présents et le nouveau chef du parti prendra la parole vers 20h.
Celle qui, faute de rivaux, a été officiellement couronnée chef du Parti québécois (PQ) hier à 17h rappelle qu'elle souhaite se faire élire députée au plus tôt pour diriger le groupe parlementaire péquiste à compter de la reprise des travaux, le 16 octobre.
Or cette échéance est très serrée, d'autant plus qu'aucun siège n'est actuellement vacant et que l'ancien chef du PQ, André Boisclair, demeure vague quant à ses intentions de rester ou non député, même s'il n'a jamais remis les pieds à l'Assemblée nationale depuis sa démission, le 8 mai dernier.
Forteresse péquiste de l'est de Montréal, Pointe-aux-Trembles pourrait devenir alléchante pour une leader pressée d'en découdre avec Jean Charest et Mario Dumont en Chambre, mais il faut pour cela que son prédécesseur accepte de se retirer complètement de la vie politique.
«ll n'y a rien d'exclu», a dit hier Mme Marois en entrevue à la Presse canadienne à propos de Pointe-aux-Trembles, au beau milieu d'un marathon de rencontres avec les médias.
Elle s'est cependant aussitôt empressée d'ajouter qu'elle n'avait jamais demandé à M. Boisclair de lui céder son siège.
«Je ne veux pas qu'il y ait d'ambiguïté là-dessus. Je n'ai pas demandé à André Boisclair de quitter et je ne le lui demanderai pas», a-t-elle dit.
Mme Marois refuse par ailleurs de dire si certains députés lui ont offert de lui céder leur siège.
C'est Marie Malavoy, une proche de Mme Marois, qui occupe maintenant le comté de Taillon, autre forteresse péquiste que la nouvelle leader du PQ a occupée de 1989 à 2006, quand elle avait annoncé qu'elle quittait la vie politique après sa cuisante défaite devant André Boisclair, en novembre 2005.
À propos de son projet de redevenir députée à court terme, Mme Marois dit «réfléchir à la façon la plus adéquate et la plus correcte d'y arriver», sans vouloir préciser davantage.
Si un député laisse ses fonctions, le premier ministre a six mois pour déclencher une élection complémentaire.
L'accession de Pauline Marois au poste de chef du PQ sera soulignée ce soir au Capitole de Québec lors d'une fête organisée en son honneur au son du groupe de musique gitane Oztara.
La plupart des 36 députés péquistes devraient être présents et le nouveau chef du parti prendra la parole vers 20h.
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