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«Tremblay charrie»

Kathleen Lévesque   23 juin 2007  Québec
Raymond Bachand
Raymond Bachand
La colère du maire Gérald Tremblay contre l'instauration d'une énième structure pour l'agglomération montréalaise s'apparente à «une crise de boutons» injustifiée, affirme le ministre responsable de Montréal, Raymond Bachand.

«Le maire de Montréal charrie», a soutenu hier Raymond Bachand au cours d'un entretien téléphonique avec Le Devoir. «Faire une crise de boutons avec le secrétariat... Tous les Parlements démocratiques au monde ont un objectif, c'est de protéger la minorité. La force de la réaction me fait dire qu'on avait raison parce que l'attitude avec laquelle la Ville de Montréal traite les autres maires depuis un certain temps justifie qu'il y ait un petit secrétariat», a ajouté le ministre.

La veille, le maire Gérald Tremblay a dénoncé avec force ce qu'il perçoit comme des manoeuvres du gouvernement libéral pour favoriser le groupe des 15 municipalités qui ont choisi de défusionner et qui ne représentent que 13 % de la population de l'île. Des conversations qu'il a eues avec la ministre des Affaires municipales, M. Tremblay décode que la nouvelle structure, imprécise dans le projet de loi, est là pour donner une voix aux mécontents.

Raymond Bachand confirme les craintes du maire de Montréal. Il fait le parallèle entre le futur secrétariat d'agglomération et les budgets de recherche dont disposent les groupes d'opposition dans les Parlements, comme si les villes reconstituées n'avaient pas accès aux documents produits par la fonction publique montréalaise.

Du coup, le ministre Bachand associe les villes reconstituées à une opposition à la ville centre, qui elle, selon cette même logique, détient le pouvoir. M. Bachand semble ainsi épouser l'opinion des Westmount, Dollard-des-Ormeaux et autres Beaconsfield, pour qui le conseil d'agglomération est une structure dysfonctionnelle.

«Il n'y a pas de budget de recherche pour les quinze maires qui sont là. Alors une façon toute simple de régler ça, c'est par un secrétariat qui est capable d'aller chercher l'information. Y a-tu de quoi déchirer sa chemise?», a demandé Raymond Bachand.

Puis ce dernier a ajouté que le conseil d'agglomération «ne devrait pas être une dictature». «Notre rôle, c'est de nous assurer qu'il y ait un minimum de respect et d'information pour qu'il y ait des débats corrects. Il ne faut pas voir plus que ça», a-t-il affirmé.

Gérald Tremblay s'est également indigné que le projet de loi déposé à l'Assemblée nationale jeudi matin propose une révision de fond en comble de la liste des équipements régionaux payés par l'ensemble de l'agglomération, risquant ainsi d'augmenter substantiellement le fardeau montréalais. Selon le maire et le président du comité exécutif, Frank Zampino, pour chaque élément retranché de cette liste, Montréal paiera 20 % de plus de la facture globale.

«C'est un scénario qui dénature les raisons fondamentales qui nous guidaient tous en 2001: l'équité fiscale et la cohésion, et qui en plus rendra l'agglomération de Montréal totalement ingouvernable. C'est trop compliqué. C'est trop cher. On n'a pas le temps et, en plus, on n'a pas l'argent», disait en conférence de presse M. Tremblay jeudi.

Raymond Bachand a fait valoir que Montréal fait financer par ses voisins ce qui ne devrait être que du ressort des contribuables montréalais. «Les maires des banlieues sont tous prêts à payer pour ce qui est d'intérêt commun, mais leurs électeurs, quand ils regardent leur compte de taxes et qu'ils voient qu'ils paient pour la chapelle du Bon-Pasteur, ils ne sont pas contents. Et ils ont raison», a soutenu M. Bachand.

Il a également rappelé que Montréal obtient par le même projet de loi des pouvoirs de taxation réclamés afin de diversifier ses sources de revenus. Selon lui, il s'agit d'une preuve de courage politique de la part du gouvernement.

À l'hôtel de ville montréalais, on fait une tout autre lecture des pouvoirs habilitants. On estime que c'est un premier pas, sans plus. Surtout, on y voit matière à marchandage de la part d'un gouvernement minoritaire dont la base électorale anglophone de l'ouest de l'île semble lui tourner le dos pour l'Action démocratique du Québec.

Raymond Bachand trouve «indigne» cette accusation de partisanerie électorale. Mais du même souffle il a laissé entendre que les pouvoirs habilitants contenus dans le projet de loi ne sont qu'une base de négociation. «On pourra discuter s'il veut un autre pouvoir de taxation», a dit M. Bachand.

Le maire de Montréal a lancé un appel aux deux partis d'opposition pour qu'ils réfléchissent sérieusement à la portée de ce projet de loi pour Montréal. Le Parti québécois a déjà critiqué les intentions gouvernementales. À l'ADQ, Martin Camirand, député de Prévost et critique de l'opposition officielle en matière d'affaires municipales, a dit voir dans ce projet de loi une façon d'ajouter de l'huile sur le feu. «Au lieu de simplifier les structures, le gouvernement veut les complexifier sans faire de consensus», a commenté hier M. Camirand.

Les différents clans auront tout l'été pour peaufiner leurs argumentaires respectifs. Ce n'est qu'à l'automne que le projet de loi sera débattu en commission parlementaire.






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  • Normand Chaput
    Abonné
    vendredi 22 juin 2007 22h01
    une medaille pour le minisse
    « On sent toute la sincerite, l engagement a servir la population, l abnegation chez cet homme qui pourrait defendre n importe quoi a la condition que son cheuf lui en donne l occasion. Awouelle mon Bachand t es capable. »

  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    samedi 23 juin 2007 05h29
    La remontée des Rapides de Lachine à contre courant sur le chant austère de l'Ode pour le Vent d'Ouest :
    « Le gouvernement Charest vient de faire un cadeau empoisonné à la métropole du Québec : une pomme sur coulis à saveur électoraliste.

    Pour se faire il va à l'encontre de 95% des 57 000 membres du réseau de 162 chambres de commerce que représente la la FCCQ en donnant la prépondérance aux aux villes défusionées et reconstituées.

    Il occulte l'opinion des 7 000
    membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

    Il diminue l'impact des gestionnaires de Montréal au profit de ceux du grand Toronto.

    Il contrecarre les propositions administratives du maire Tremblay qui représente pourtant 87 % des citoyens de
    l'île.

    Il crée un déficit démocratique municipal important en donnant un poids consultatif et décisionnel démesuré à la minorité constituée de citoyens riches et mieux nantis du West Island.

    Il déplace l'axe d'équilibre de l'économie montréalaise en introduisant deux mesures asynchrones : le pouvoir de taxation accru de Montréal et la création d'un secrétariat d'agglomération. Ainsi, pour quelques dollars acquis Montréal a perdu sa souveraineté territoriale au sein même de la communauté urbaine.

    Faudra t-il 22 règlements pour arriver à encadrer la loi 22...nul ne s'en étonnerait.

    Voilà une affaire mal barrée avec à son gouvernail, un gouvernement minoritaire maintenu artificiellement en vie par la désorganisation partielle de son opposition.

    Il serait bon de comprendre quelle couleuvre on tente de nous faire avaler en redonnant à Westmount, Dollard-des-Ormeaux et Beaconsfield un pouvoir asymétrique démesuré.

    Après la promesse de défusion des villes voilà la promesse de confusion du territoire métropolitain. Que d'efforts futurs à déployer pour en arriver à remonter les rapides de Lachine à contre courant sans veste de sauvetage. Montréal devra se contenter des résidus que l'on retrouve dans le nombril centralisateur des villes du West Island.

    Le maire Tremblay a raison de souligner que le gouvernement Charest propose un « scénario qui dénature les raisons fondamentales qui nous guidaient tous en 2001: l'équité fiscale et la cohésion.» Cependant il exagère lorsqu'il parle d'un Montréal désormais «ingouvernable».

    La loi 22 entraînera un ensemble de séquelles anachroniques qui ne permettront pas à Montréal de jouer un rôle métropolitain comparable aux autres grandes citées nord américaines à l'aube du nouveau paradigme.

    Je suggère à l'OSM de mettre au programme de la saison d'automne un ajout orchestral : Ode to the West Wind de Hans Werner Henze. Cette oeuvre pour violoncelle solo et orchestre symphonique nous amène à lire un poème de Marie Uguay comme dans le recueil l'Outre-Vie devant un mur de brique avec pour perspective la vision déformante Westmount à partir de Saint-Henri.

    Pierre Castonguay »

  • RAYMOND DESHAIES
    Inscrit
    samedi 23 juin 2007 06h29
    La maladie de la structurit
    « Il y a déjà trop de structures par-dessus des structures, des maires par-dessus des maires, çà n'a plus des sens ces salaires payés à des fonctionnaires inutiles et coûteux, il faut arrêter d'en rajouter, il faut en enlever beaucoup.

    Raymond Deshaies
    Montréal »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    samedi 23 juin 2007 09h32
    M. Bachand prend M. Tremblay pour un adolescent
    « M. Bachand écrit : «Tous les Parlements démocratiques au monde ont un objectif, c'est de protéger la minorité.»

    Ici, au Québec, M. Bachand, c'est la majorité qu'il faut protéger vu que le pouvoir, la langue majoritaire au Canada et en Amérique et l'argent sont du côté de la minorité...pour des raisons historiques.

    La solution de M. Bachand : Conserver les affaires compliquées et dispendieuses à Montréal comme dans son nouveau projet de loi et donner, en contrepartie, d'autres pouvoirs de taxation à Montréal pour les consoler afin de conserver les Anglophones de l'ouest et de Westmount...Libéraux.

    Et vive l'administration municipale de Montréal complexe, bien taxée et dé-fusionnée pendant que Toronto unifiée et simplifiée, se développe à ses dépens. »

  • Claude Stordeur
    Abonné
    samedi 23 juin 2007 10h33
    Un autre pas dans la Torontisation
    « Pourquoi ne pas proposer directement la séparation de Montréal entre Montréal WEST et Montréal Est? Et consacrer la suprématie de Toronto sur le reste des villes Canadiennes?
    Pourquoi la dé-fusion de ce qui devait être le seul moyen de concurrencer la ville fortifiée de Toronto qui elle depuis 8 ans est fusionnée. La même fusion à Montréal engloberait la rive sud, nord, Laval et les basses laurentides, la vraie agglomération de Montréal.
    Mais ce serait noyer les anglophones dans une marée francophone et cela EUX ne veulent pas vivre ce que nous vivons depuis des siecles. »

  • william morris
    Abonné
    samedi 23 juin 2007 12h00
    Le changement de couleur...
    « Bonjour,

    Monsieur Bachand a changé de couleur politique. Quand il était péquiste, il l'était complètement. Maintenant qu'il a reviré sa veste, dans l'espoir, satisfait depuis, de devenir ministre, un poste si convoité en général qu'on y sacrifie volontiers ses convictions politiques, il est aussi rouge qu'un renard de cette couleur.

    Maintenant, ce revire-capot, parachuté dans le comté hautement sûr d'Outremont, où l'on ferait élire un chat, du moment qu'on le dit libéral, reproche à monsieur le maire Gérald Tremblay de faire une crise de boutons à cause du nouveau projet de loi destiné à
    modifier le fonctionnement du conseil d'agglomération. M.Tremblay a parfaitement raison de s'indigner. Les maires des quatorze petites municipalités banlieue défusionnées ont d'abord accepté, sans rechigner, de se défusionner aux conditions mises de l'avant par le gouvernement Charest, incluant la création d'un conseil d'agglomération dans lequel ces petites villes jouiraient d'un nombre de voix équivalent à leur proportion de la population de l'île de Montréal. À plus d'une reprise, M. Charest leur a déclaré qu'elles connaissaient les donditions de leur défusion avant de se défusionner et qu,elles devaient les accepter après la défusion. Tout était parfait, le ciel était beau, le soleil au beau fixe. Mais sitôt la défusion réalisée comme elles le voulaient, ces minusculea municipalités ont commencé à jouer les empêcheurs de tourner en rond. Toutes les tactiques étaient bonnes pour créer des problèmes: déclarations choc, absentéismes, petites voix plaintives, grands cris indignés: tous les instruments de l'orchestre ont servi leur campagne de nuisance.
    Naturellement, parallèlement à leurs manoeuvres visibles, elles travaillaient en sous-main à influencer le parti libéral, qui, pour le malheur du Québec, gouverne encore.

    L'on peut faire aux dirigeants de ces villes-moustiques le même reproche que Pierre Trudeau, sans raison, faisait jadis aux Canadiens français: celui d'ignorer la démocratie.

    Le gouvernement Charest est dépourvu de grandeur: il refuse de comprendre qu'une métropole montréalaise capable de rivaliser avecToronto est une gloire, un prestige et une source de revenus d'impôts accrus pour le gouvernement du Québec. Les ministres libéraux sont des liliputiens, et bien faits pour d'entendre avec les petits esprits négatifs qui dirigent les quatorze mini-villes toujours.contestataires. À l'époque révolue d'avant le conseil d'agglomération, les villes de banlieue triomphaient contre Montréal, car , à l'époque, elles avaient le pouvoir de bloquer les demandes de Montréal.

    Elles voulent encore pouvoir nullifier la volonté de 87 % des citoyens de l'île. Et le non gouvernement Charest, qui a l'esprit petit, petit, si petit qu'il se noierait dans une tasse de soupe, est tout content de danser la main dans la main avec elles sur la mélodie de ''Bloquons Montréal, ma mie, bloquons, bloquons toujours...'.

    Humblement soumis.

    William Morris, citoyen de Montréal
    www.lemont.canalblog.com »

  • Fabien Beaudet
    Abonné
    samedi 23 juin 2007 16h08
    Un "Mont Orford" municipal...
    « Avec ce projet de loi, Québec finalise la création d'un trou immense, déjà commencé avec les défusions, qui rendra impossible l'avènement d'une Ville forte et créatrice.

    Le Ministre manque d'objectivité. Déjà trop d'années furent perdues. Supportons la révolte du maire de Montréal. Sauvons Montréal! »

  • Jacques_Morissette
    Abonné
    dimanche 24 juin 2007 07h25
    Il y a politicien et politicien.
    « Il arrive parfois à monsieur Tremblay de se tromper, comme tout le monde. Je ne le connais pas personnellement. Cependant, je soupçonne monsieur Tremblay d'être de ceux qui sont capables d'avouer ses erreurs, sans pour autant le faire pour des raisons purement politique.
    Je le soupçonne aussi d'avoir un certain sens de l'éthique et de l'équité, sans que se cache nécessairement un calcul politique pour parvenir à ses fins. Par contre, est-ce que je pourrais dire la même chose de tous nos politiciens? Là, je suis certain que non!
    Je ne vise personne en particulier. Nos politiciens sont cependant les dignes représentants de notre milieu social et de sa diversité.
    Pour faire une image, je dirais que certains de nos politiciens sont comme des cerfs-volants dont le chef du parti tient parfois la corde, et, dépendant des nécessités que l'appétit du pouvoir engendre, les faire voler au gré du vent politique du moment. Ce vent, alors, est comme une certaine façon de faire de la politique pour certains; une culture établie par la nécessité de conserver son statut. Quand cette façon de faire est admise implicitement, alors le chef n'aura même plus besoin de tenir la corde et le cerf-volant vole par lui-même dans la direction qu'il faut.
    Mais, je n'ai cependant rien régler en affirmant tout ça. Quand on parle de parti politique, c'est évident et même légitime de penser à une certaine ligne de parti. Je voulais simplement dire qu'un bon politicien devrait s'abstenir de dénigrer les opinions de ses adversaires. Pour être bref, un bon cuisinier devrait tenir compte de tous les ingrédients pour arriver à faire une bonne recette. »

  • Marc Tremblay
    Inscrit
    dimanche 24 juin 2007 20h40
    Manque de respect envers le maire de Montréal
    « Le ministre Bachand aurait intérêt à s'excuser auprès du maire de Montréal qui a exprime ses craintes face à une nouvelle structure. Il a manifesté un mépris total envers un politicien qui a recueilli plus de votes que lui. Bachand est un politicien méprisant envers un personnage qui, selon moi, a plus d'envergure que lui et qui ne change pas d'idées au gré des sondages. Le maire Tremblay a toujours été constant, pas Bachand. Souverainiste un jour, fédéraliste un autre jour. J'ai de la misère `conserver un respect pour ce genre d'individu. De plus, il se comporte comme s'il faisait parti d'un gouvernement solide alors qu'il est minoritaire.

    je demande que Bachand se rétracte et présente ses excuses au maire de Montréal (qui représente plus de monde que lui) et je souhaite qu'il disparaisse du paysage politique québécois pour toujours.

    Marc Tremblay, 204 1743

    De plus, je déteste les vire-capot. J'ai plus de respect pour jean Chrétien que pour lui, car malgré ses défauts, comme Lévesque, il a conservé les mêmes idées »

  • Richard Vaillancourt
    Inscrit
    dimanche 24 juin 2007 22h53
    on ne dit pas
    « à Normand Chaput,
    pour cette personne, on ne dit pas: monsieur le minisse, mais plutôt monsieur le minustre.
    Richard Vaillancourt
    de Courville,,,, »

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