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Projet de loi Anastasia - Pour mieux protéger les Québécois

18 juin 2007  Québec
En septembre dernier, tout le Québec a été ébranlé par la tuerie survenue au Collège Dawson qui a fauché la vie de la jeune Anastasia De Sousa. D'autres drames horribles ont également bouleversé le cours de notre histoire, notamment la tuerie de l'École polytechnique, qui a fait 14 victimes, et celle de Concordia, qui, elle, en a fait quatre.

Nous vivons dans une société où la paix, la liberté d'expression et d'action sont tenues pour acquises et, pourtant, nous avons connu des événements tragiques impliquant des armes à feu. Récemment, nos voisins du Sud ont été secoués par le massacre de Virginia Tech qui a fait 32 victimes. Plus près de nous à Toronto, deux adolescents, dont l'un d'entre eux se trouvait dans un établissement scolaire, ont été tués par balle.

L'idée de mettre en place un projet de loi pour resserrer le contrôle des armes à feu s'imposait d'elle-même. Dès le lendemain de notre réélection, nous en avons fait une priorité. Vendredi à l'Assemblée nationale, le projet de loi a été déposé. Il sera symboliquement nommé Loi Anastasia.

Ce projet de loi est renforcé par toute une série de mesures complémentaires qui favoriseront un contrôle accru de la circulation des armes. Ces mesures n'entraîneront cependant pas de contraintes supplémentaires aux chasseurs, qui pourront continuer à exercer leur sport de façon sécuritaire.

Le gouvernement du Québec prend ses responsabilités afin d'éviter, autant que faire se peut, que d'autres événements malheureux ne se reproduisent. Pour compléter cette démarche, nous nous tournons vers le gouvernement du Canada, qui a le pouvoir de réglementer la possession des armes à feu au pays. Il est de son ressort de bannir la possession de ce type d'armes du territoire canadien, ou d'en déléguer le pouvoir au Québec et aux autres provinces s'il n'est pas prêt à agir.

De son côté, le gouvernement de l'Ontario, partenaire du Québec en cette matière, a démontré que nous partageons la même volonté de mieux protéger la population du Québec et du Canada. Monsieur Michael Bryant, procureur général de l'Ontario, était d'ailleurs présent à la conférence de presse au Collège Dawson.

Ce projet de loi est fait pour qu'il n'y ait plus de victimes comme Anastasia. Ce projet de loi est fait parce que nous croyons en un monde meilleur.






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