Le lieutenant-gouverneur devra justifier ses dépenses devant les élus
15 juin 2007
Québec
Québec — Le lieutenant-gouverneur du Québec sera invité chaque année devant une commission parlementaire pour y défendre l'utilisation des sommes mises à sa disposition, a indiqué hier le premier ministre Jean Charest.
Le nouveau lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne, s'est dit d'accord avec cette initiative, a fait savoir M. Charest devant la commission parlementaire qui étudie les crédits du Conseil exécutif.
«Ce serait lui personnellement qui serait devant une commission parlementaire pour répondre aux questions, a déclaré le premier ministre. C'est une bonne idée, et je suis convaincu que ce sera à son avantage et à celui de l'institution.»
Le chef de l'opposition Mario Dumont a lui aussi jugé que «c'est une excellente nouvelle pour l'avenir». Toutefois, le gouvernement Charest aura quand même l'obligation d'expliquer pourquoi il a signé des chèques destinés aux dépenses de l'ex-lieutenant-gouverneur.
C'est la première fois dans l'histoire parlementaire canadienne qu'un lieutenant-gouverneur devra répondre publiquement et démocratiquement de ses dépenses devant les élus du peuple.
Cette décision à propos de la comparution du lieutenant-gouverneur devant une commission parlementaire fait suite au rapport du vérificateur général Renaud Lachance, rendu public plus tôt cette semaine, qui indique que la prédécesseure de M. Duchesne, Lise Thibault, a cumulé quelque 710 000 $ en dépenses non justifiées au cours de son mandat de dix ans, de 1997 à 2007.
Traditionnellement, le lieutenant-gouverneur n'avait pas à répondre de ses dépenses, ne faisant que fournir les pièces justificatives au Conseil exécutif ou à Patrimoine Canada pour les sommes qui lui étaient accordées. Son budget était voté par les parlements et le lieutenant-gouverneur devait gérer ses activités dans les limites de son enveloppe budgétaire.
C'est le député péquiste de Richelieu, Sylvain Simard, qui avait invoqué cette mesure en début de semaine, lorsque les éléments du rapport du vérificateur général ont été connus.
«Pendant des années, nous avons accepté que ses comptes ne soient pas contrôlés. C'est une pratique qui n'est plus acceptable, on le voit bien. On a fait confiance, on a eu tort de faire confiance. Nous aurions dû être plus méfiants, mais à partir de maintenant, on n'a plus le choix. Il faut qu'une commission de l'Assemblée nationale, chaque année, scrute très attentivement les dépenses de ce poste vice-royal», a déclaré le député Simard mardi.
Le nouveau lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne, s'est dit d'accord avec cette initiative, a fait savoir M. Charest devant la commission parlementaire qui étudie les crédits du Conseil exécutif.
«Ce serait lui personnellement qui serait devant une commission parlementaire pour répondre aux questions, a déclaré le premier ministre. C'est une bonne idée, et je suis convaincu que ce sera à son avantage et à celui de l'institution.»
Le chef de l'opposition Mario Dumont a lui aussi jugé que «c'est une excellente nouvelle pour l'avenir». Toutefois, le gouvernement Charest aura quand même l'obligation d'expliquer pourquoi il a signé des chèques destinés aux dépenses de l'ex-lieutenant-gouverneur.
C'est la première fois dans l'histoire parlementaire canadienne qu'un lieutenant-gouverneur devra répondre publiquement et démocratiquement de ses dépenses devant les élus du peuple.
Cette décision à propos de la comparution du lieutenant-gouverneur devant une commission parlementaire fait suite au rapport du vérificateur général Renaud Lachance, rendu public plus tôt cette semaine, qui indique que la prédécesseure de M. Duchesne, Lise Thibault, a cumulé quelque 710 000 $ en dépenses non justifiées au cours de son mandat de dix ans, de 1997 à 2007.
Traditionnellement, le lieutenant-gouverneur n'avait pas à répondre de ses dépenses, ne faisant que fournir les pièces justificatives au Conseil exécutif ou à Patrimoine Canada pour les sommes qui lui étaient accordées. Son budget était voté par les parlements et le lieutenant-gouverneur devait gérer ses activités dans les limites de son enveloppe budgétaire.
C'est le député péquiste de Richelieu, Sylvain Simard, qui avait invoqué cette mesure en début de semaine, lorsque les éléments du rapport du vérificateur général ont été connus.
«Pendant des années, nous avons accepté que ses comptes ne soient pas contrôlés. C'est une pratique qui n'est plus acceptable, on le voit bien. On a fait confiance, on a eu tort de faire confiance. Nous aurions dû être plus méfiants, mais à partir de maintenant, on n'a plus le choix. Il faut qu'une commission de l'Assemblée nationale, chaque année, scrute très attentivement les dépenses de ce poste vice-royal», a déclaré le député Simard mardi.
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