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Boucherville - Beauchamp s'inquiète pour les îles

Louis-Gilles Francoeur   5 juin 2007  Québec
Line Beauchamp
Photo : Jacques Nadeau
Line Beauchamp
La ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, s'est dite hier «inquiète» des impacts d'un éventuel projet immobilier sur l'intégrité du parc national des Îles-de-Boucherville, faisant écho aux appréhensions manifestées publiquement par le directeur du parc, Serge Perreault, dans les pages du Devoir.

Elle a donc immédiatement réagi hier devant la menace qui point à l'île Charron, là où se trouve l'entrée du parc national des Îles-de-Boucherville, en demandant à ses fonctionnaires de lui présenter rapidement les pistes de solution à sa portée.

En entrevue téléphonique hier, la ministre Beauchamp a déclaré: «Je suis inquiète de l'impact de ce projet-là sur le site du parc national, sur son intégrité. J'ai donc demandé au ministère, au moment où on se parle, de documenter les différents scénarios, les différentes possibilités. Il est vraiment trop tôt pour que j'en dise plus. Je vais m'asseoir rapidement avec la direction du ministère et de la Société des établissements de plein air [SEPAQ] et on va regarder les différentes possibilités qui s'offrent à nous.»

Mais la ministre Beauchamp se dit néanmoins «très déçue» de l'attitude du Mouvement Desjardins dans cette affaire.

«Le gouvernement du Québec, a révélé la ministre de l'Environnement, par la voix de la SEPAQ, a fait, il y a trois ans, une proposition à Desjardins, lui expliquant les mérites d'un don écologique. Et malheureusement, on s'est buté à un refus de leur part. Le gouvernement, sensible aux impacts de ce projet sur le parc, avait décidé de poser ce geste afin de sensibiliser le Mouvement Desjardins et même lui demander de faire carrément don de ces terrains. Mais on a eu un refus.»

La ministre Beauchamp n'a pas pu expliquer hier au Devoir les raisons qui font que les deux décrets québécois, qui ont imposé en 1981 et en 1983 deux réserves foncières de deux ans sur les terrains privés de la partie ouest de l'île Charron, n'ont pas eu les suites habituelles, soit l'achat ou l'expropriation par le gouvernement et leur intégration au petit parc national. Le responsable du dossier était en vacances, et la ministre entend bien obtenir ces informations dans les prochains jours.

La question est un peu nébuleuse, a expliqué Line Beauchamp, car le dossier des parcs s'est promené au cours des 20 dernières années entre de nombreux ministères, ce qui a rendu parfois complexe, sinon tortueuse, leur gestion et surtout le suivi des politiques amorcées par les administrations antérieures. Mais l'histoire de ce dossier, dit-elle, peut effectivement éclairer le présent, voire l'avenir.

Mais pas question d'en rester au statu quo, promet la ministre: «On va regarder ce que l'on peut faire», affirme-t-elle.

Le dossier du parc des Îles-de-Boucherville a une histoire relativement chargée. La partie ouest de l'île, entre l'entrée du tunnel Louis-H. Lafontaine et le parc national, abrite présentement deux équipements majeurs: l'usine d'épuration des eaux usées de Longueuil et l'Auberge des gouverneurs. Une grande partie de l'île a été remblayée lors de la construction du tunnel avec la pierraille que l'on excavait du passage créé sous le fleuve. C'est d'ailleurs ce qui explique la difficulté qu'a la végétation à recoloniser le site, qui, à certains égards, est formé d'un matériaux rocheux assez semblable à ceux d'un parc à résidus miniers. Mais, depuis, le boisé qui s'y est finalement installé est devenu un des couverts végétaux les plus prisés par les quelque 200 chevreuils de l'île, un cheptel en passe de devenir sa principale attraction en plein milieu métropolitain.

Quant au Mouvement Desjardins, il n'a pas coupé tous les ponts avec ce projet immobilier d'envergure, projeté par les Placements Luc Poirier, puisqu'il est encore inscrit aux titres du terrain comme premier créancier hypothécaire.

Le porte-parole du Mouvement, André Chapleau, confirmait hier au Devoir que le terrain de 24 hectares, promis à un important développement immobilier aux portes du parc national, n'avait pas été totalement payé lors de la vente l'an dernier par le Mouvement Desjardins aux Placements Luc Poirier Ltée. Il reste un solde de 3,2 millions sur cette transaction, dont la valeur totale a été fixée autour de 6 millions. Compte tenu des pertes subies par le Mouvement Desjardins sur cette propriété en taxes et dépenses diverses en 20 ans, lesquelles atteignaient 2,6 millions, Desjardins Sécurité financière, le propriétaire en titre, n'a réalisé au bout du compte qu'un profit réel jusqu'ici de 350 000 $. Quant aux modalités de remboursement des 3,2 millions, M. Chapleau est demeuré discret là-dessus.

De son côté, le porte-parole du Front vert de la région de Montréal, Tommy Montpetit, demandait hier à Québec de mettre en branle tous les moyens à sa disposition pour éviter au parc national des Îles-de-Boucherville les impacts d'une population humaine de 5000 à 8000 personnes, soit l'équivalent d'une petite ville immédiatement à sa porte.

«On parle de développement durable chez Desjardins et à Québec. Il va bien falloir qu'ils se décident d'un côté et de l'autre à être cohérents, soutient le porte-parole du Front vert. Une ville aux portes d'un parc, censé protéger la faune et la flore, ça n'a pas de sens. Ça veut dire des centaines, sinon quelques milliers de voitures et d'importantes émissions polluantes là où c'est inacceptable. À l'époque, il y a eu une importante mobilisation des citoyens de la Rive-Sud pour stopper ce projet. Ça n'a visiblement pas marché, mais il ne faut pas lui ouvrir la porte maintenant. Le gouvernement doit bloquer ce projet et acquérir les terres privées de l'île Charron pour assurer au parc une zone tampon compatible avec sa mission et qui lui serve de rempart contre le développement. Certains disent que la végétation de ce secteur n'a pas beaucoup de valeur. C'est peut-être vrai, mais c'est de cette végétation que dépend la population de cerfs de Virginie, le principal cheptel animal du parc. De ce point de vue, ce boisé, pour l'instant privé, a une grande valeur pour le parc. C'est indiscutable.»

Tommy Montpetit estime que les forces environnementales de la Rive-Sud ont «bien d'autres chats à fouetter que de refaire la bataille d'Orford à Montréal: mais s'il le faut, on la fera!», promet-il.

Pour l'instant, il préfère mettre toute son énergie pour empêcher Longueuil de creuser sur huit kilomètres le ruisseau Massé, un cours d'eau naturel qui passe en plein milieu du Boisé du Tremblay. Accélérer l'écoulement des eaux par ce «nettoyage» asséchera plusieurs étangs où l'on retrouve des rainettes faux-grillons, une espèce menacée. Et, dit-il, les forces environnementales de la Rive-Sud sont actuellement mobilisées contre le remblayage amorcé par un promoteur qui a entrepris, sans autorisation de l'Environnement, de construire un terrain d'exercice pour golfeurs et un «club house» dans un milieu humide de la rivière Saint-Jacques à Laprairie dans un secteur qui a été désigné par tous les acteurs gouvernementaux — fédéral, provincial et municipaux — pour créer un parc local afin de protéger les derniers milieux humides de la rainette dans ce secteur. Le promoteur, selon Tommy Montpetit, s'apprêtait à déverser 5000 camions de terre dans ce milieu humide. Et, ajoute-t-il, d'autres empiétements sont en cours du côté de Brossard. Le ministère de l'Environnement a bien envoyé un avis d'infraction à ce promoteur et arrêté les travaux, explique Tommy Montpetit, qui ne serait pas surpris de voir ce promoteur obtenir en fin de compte un feu vert du ministère, lequel légaliserait après coup ce qu'il vient de lui interdire.

Le Front vert regroupe quelques dizaines de comités de citoyens et de groupes environnementaux de la région de Montréal, qui luttent pour en préserver les derniers milieux naturels.
Line Beauchamp L’entrée du parc national des Îles-de-Boucherville, à l’île Charron. C’est dans cette région boisée qu’un promoteur souhaite construire un vaste domaine immobilier.
 






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  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    mardi 5 juin 2007 02h56
    Le mouvement des jardins
    « 1) Il existe une possibilité facile de reverduriser le sol constitué de résidus rocheux semblables à des résidus de mines. Le gouvernement n'a qu'à consulter la ville de Charleroi en Belgique passée experte en reverdurisation des terrils des mines de charbons abandonnées à partir d'espèces indigènes colonisatrices modifiant la qualité du sol pour une colonisation secondaire plus agréabled'un point de vue écologique et paysager.
    2) Le gouvernement doit se servir du levier incitatif de la règlementation législative pour contraindre le Mouvement Desjardins à se comporter comme un mouvement des jardins. Le temps n'est plus aux tergiversations. Si il faut un règlement spécial, n'hésitons surtout pas à nous servir d'outils à notre disposition en cette matière.

    Pierre Castonguay »

  • Normand Chaput
    Abonné
    mardi 5 juin 2007 05h46
    le gars de gestion de crise chez Desjardins doit travailler fort
    « Par les temps qui courent. Hier c etait parce qu on a tire la plogue a Lacroix et mit tout le monde dans la m... pour cause de saine gestion pour ses membres. Maintenant c est pour brader un parc national ou se trouve la moitie de sa clientele, toujours pour leur bien (ou la bonne gestion, c est selon). Si on moins ils faisaient de l argent avec ca. On pourrait se plaindre de la grosse compagnie qui fait de l argent avec ca et qui sauve ses actionnaires. Meme pas! J ai compris parce que ce sont nous les actionnaires. Fourre 2 fois! »

  • Gilles Bousquet
    Inscrite
    mardi 5 juin 2007 07h13
    Au pied du mur, le gouvernement s'inquiète un peu tard ?
    « Il y a donc 3 ans, pendant que ce gouvernement était au pouvoir, son organisme a demandé à Desjardins de donner ce terrain. Pourquoi ne pas l'avoir alors acheté à un juste prix ?

    Où vont se faire les prochains développements ? Dans des zones vertes ? »

  • François Beaulne
    Abonné
    mardi 5 juin 2007 07h33
    Un projet inacceptable
    « Ce projet visant à recréer une Ile des Soeurs aux portes de Boucherville est incompatible avec la raison d'être et la vocation du Parc National des Iles de Boucherville, l'un des trois seuls parc nationaux en milieu urbain au Québec.
    La suite qui sera donnée à ce projet par les autorités de la ville de Longueuil, propriétaire de l'Ile Charron qui recevra le projet, donnera la mesure du niveau de coopération auquel on peut s'attendre au sein de l'agglomération longueilloise. »

  • Nadine LeCorre
    Inscrite
    mardi 5 juin 2007 08h27
    Se battre pour l'essentiel
    « Etonnant, décevant de constater une fois de plus à quel point c'est pas évident de mettre des énergies pour préserver des espaces verts. Le grand Primate préfère bétonniser son milieu, le milieu plutôt, il fait sûr de boucher le plus de ruisseaux, cours d'eau, milieux humides possible, il bloque lui-même les artères vitales de la Mère qui l'a toujours nourrit et ce au nom du progrès!? Ca prends toujours des comités, des regroupements, des ONG pour sauver l'essentiel. Y faut cesser de laisser gagner l'économie sur l'écologie comme l'a dit Jean Lemire. Il faut cesser de croire que le progrès c'est le béton, l'augmentation de perception de taxes pour les municipalités, la consommation. Voyons! Notre qualité de vie c'est essentiellement l'air qu'on respire. Il est plus que temps que des budgets comparables à ceux des Forces Militaires soient déployées pour l'Environnement. Qu'on focuse pour construire au lieu de détruire. C'est bon de croire que le grand primate peut avoir d'autres préocupations que ses nombreux vices. »

  • Rémi Tremblay
    Abonné
    mardi 5 juin 2007 09h03
    L'affaire de l'île Charron
    « J'ai envoyé à Desjardins le courriel suivant : "Comme de très nombreux Québécois, je suis EXTRÊMEMENT déçu de l'attitude de Desjardins dans l'affaire de l'île Charron. L'image de société financière soucieuse de développement durable que vous voulez vous donner est sérieusement entachée. La situation est pourtant claire et tout mon entourage est d'accord avec moi : vous faites fausse route. Réagissez !" »

  • Line Bastrash
    Inscrite
    mardi 5 juin 2007 09h14
    Mauvaise décision environnementale, doublée d'une importante perte économique
    « Non seulement la vente de ce terrain est une mauvaise décision environnmentale qui ternira l'image de Desjardins, mais c'est aussi une mauvaise décision économique qui vient léser tous les sociétaires de Desjardins d'un bénéfice potentiel important.

    Selon un porte-parole de Desjardins Sécurité financière, l'entreprise n'aurait fait que 350 000 $ de profit en vendant ce terrain. En faisant un don écologique équivalant à la valeur du terrain (la transaction s'élèverait à 6M$), Desjardins aurait pu, en tant qu'entreprise, déduire directement des impôts qu'elle doit payer ce même 6M$, en le répartissant au besoin sur une période d'au plus 5 ans.

    La vente du terrain au promoteur Luc Poirier se solde donc par une perte sèche potentielle de 5 650 000 M$ pour Desjardins et ses sociétaires puisque, sur les 6M$ reçus, Desjardins prétend n'avoir dégagé que 350 000$ de profit.

    Dans son Bilan de responsabilité sociale 2006, Desjardins Sécurité financière affirme qu'elle "poursuit des initiatives respectueuses de l'environnement depuis quelques années déjà. Certaines produisent des économies, d'autres visent seulement à protéger l'environnement." Dans ce cas-ci, Desjardins avait la possibilité de faire les deux à la fois, mais elle a plutôt choisi de spolier ses sociétaires d'un avantage économique importantl, et de priver l'ensemble de la société québécoise d'un milieu naturel qui remplissait un rôle essentiel de tampon autour de l'unique parc national situé à proximité de l'agglomération montréalaise.

    Desjardins a des comptes à nous rendre. Elle doit maintenant expliquer à ses sociétaires pourquoi elle a refusé de faire don du terrain, comme le gouvernement le demandait. »

  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    mardi 5 juin 2007 10h00
    Un pur non-sens environnemental !
    « J'habite tout près, je peux m'y rendre à vélo, en navette, à partir du quai aménagé par Longueuil à cet effet, le long de la berge du St-laurent.
    Je suis outré de l'approbation silencieuse de Longueuil dans ce dossier écologique ultra-sensible qui va déboucher sur un pur désastre environnemental et défigurer à tout jamais l'image de "ville verte" soi-disant si chère à Longueuil.
    L'on juge des valeurs de nos élus par leurs prises de position et les actes qui s'en suivent !
    Il n'y a de toute évidence pas du tout la place dans le boisé Charron, où nous accostons en pleine nature, pour des développements immobiliers, alors que ce secteur devrait faire partie intégrante du parc des îles de Boucherville.
    Il faut impérativement que le ministère de l'environnement s'en porte acquéreur, et même l'exproprie en cas de spéculation sauvage. »

  • Alain Branchaud
    Abonné
    mardi 5 juin 2007 10h21
    Dossier de la rivière Saint-Jacques-->Il s'agit de terres publiques!
    « Il est important de souligner que la destruction de milieux humides le long de la rivière Saint-Jacques se fait sur des terres publiques. Oui, oui vous avez bien lu, comme le Mont Orford. Il y a là un projet de parc régional qui mobilise des acteurs du milieu depuis plus de 20 ans. Ce dossier mérite d'être fouillé plus à fond... »

  • Marc Lapointe
    Abonné
    mardi 5 juin 2007 13h52
    La fiction "Soleil vert" deviendra-elle une réalité?
    « Un autre dossier voué à un échec environnemental. On a beau hurler, démontrer l'incompétence, dénoncer l'appat du gain il va falloir encore se résigner au pire. Rappelez-vous le film de fiction "Soleil vert" de Richard Fleischer réalisé en ...1973 et dont l'action se passe en ...2022, soit dans quinze ans d'ici. Film qui dépeint la situation dans une société ayant détruit la nature par l'urbanisation et l'exploitation à outrance de ses ressourves naturelles. J'enrage de constater qu'il y a des gens qui n'ont rien compris aux catastrophes qui nous guettent et de voir que ce sont eux que nous avons élus pour nous représenter. »

  • Jacques Chaput
    Inscrit
    mardi 5 juin 2007 20h14
    Madame Beauchamp déçu ?
    « Oui vous avez raison d'être déçu... de l'inaction de votre ministère dans les dossiers en rapport à la protection de nos milieux naturels et de l'environnement en générale, vos lois ne sont pas respectées, et cela n'a pas l'air grave.Votre successeur a même voulu entrer dans un parc dont les terrains ont été donnés par des citoyens !Il a fallu vous mettre minoritaire pour vous faire reculer.
    Ma confiance de citoyen envers ces lois dites de protections est a un bas niveau, tant qu'il n'y aura pas de mordant ce sera comme le far west.
    Vous avez tous les pouvoirs Madame ne nous décevez pas. »

  • Alison H
    Inscrite
    mardi 5 juin 2007 20h41
    Protéger l'Ile Charron
    « L'Ile Charron mérite d'être protégée. Il est vraiement temps pour notre gouvernement de consacrer tous ses efforts pour sauvegarder les habitats fauniques et les milieux naturels, surtout dans la Vallée du St-Laurent, un joyau incomparable. »

  • Stéphan Deschênes
    Inscrit
    mardi 5 juin 2007 21h12
    J'ai honte d'être québécois!
    « Plus je regarde ce qui se passe au Québec en environnement, plus je me désole. Ce qui se produit à l'île Charron ne me surprend pas du tout. C'était prévisible depuis longtemps.

    Les autorités du parc des Îles-de-Boucherville veulent construire des terrains de camping sur l'île Sainte-Marguerite alors que le promoteur Luc Poirier, aidé des Caisses Desjardins, veut construire des condos sur l'île Charron située tout juste à côté.

    Pour ceux qui ne sont jamais allé au parc des Îles-de-Boucherville, ne croyez pas que toutes ces îles sont laissées à l'état naturel. L'île Sainte-Marguerite n'est pas très naturel. L'île Saint-Jean est un lieu de reproduction pour les canards de la région. L'île à Pinard a été concédée par le parc pour en faire un terrain de golf. L'île de la Commune est un territoire agricole. Il ne reste que l'île Grosbois qui contient le plus gros boisé du parc.

    La richesse de ce milieu est très importante. J'y ai passé des journées à observer les oiseaux et autres habitants des marais. J'y ai parcouru les chenaux en kayak et en rabaska. Et maintenant, on veut encore l'amputer!!!

    J'ai honte d'être québécois car nous ne prenons pas du tout le temps de protéger nos derniers milieux naturels. Le sud du QUébec étouffe sous les gros projets domiciliaires (île Perrot, île Bizard, Boucherville, Longueuil, Brossard ...). Laissez donc un break à la nature et, pour une fois, contentons-nous de ce que nous avons dans nos poches au lieu de toujours en vouloir plus.

    Pensez à ceux et celles qui vont nous survivre. Voudrions-nous que l'on pense à nous comme les destructeurs de la nature qui ne recherchaient qu'à faire de l'argent? Ou voudrions-nous plutôt laisser à nos enfants et petits-enfants une ceinture verte autour de Montréal?

    Pour une fois, cessons de parler et AGISSONS. Démontrons au gouvernement en place et à ceux qui le succéderont dans le futur que nous avons à coeur l'environnement et les milieux naturels.

    Il est temps que les québécois se déniaisent et agissent au lieu de ne parler pour ne rien dire! »

  • Lorenzo Picard
    Inscrit
    mercredi 6 juin 2007 00h16
    retard dans ce sujet
    « Le mouvement Desjardins qui se voulait être autre chose qu'une banque m'a profondément déçu.

    Gardienne de valeur Monétaire .... et non planétaire

    Cela affectera grandement mes affaires avec les caisses...

    L'affaire restant dans les mains de notre gouvernement, j'ose faire confiance à ceux qui ont déjà bien du retard dans ce sujet.

    Laurent Sicard »

  • Lise Blais
    Inscrite
    mercredi 6 juin 2007 12h11
    Honte à Desjardins
    « Dejardins, un fleuron bien québecois, qui met sur pied un vaste progamme de récupération afin se sauver des arbres... (et des coûts d'exploitation par le fait même)et s'en vante bien sûr; et qui dans la même ligne d'idée, hypocritement, veut permettre de dénaturer le parc des Ïles de Boucherville pour en tirer des revenus d'intérêts hypothécaire (ne s'en cachons pas) aine qu'un profit en gain de capital !

    Qulle honte et quel double langage. Hypocrite Desjardins ?

    Désolée mais je chande d'institution financière si cela se réalise et nous devrions être des milliers à le faire !

    Depuis la caisse scolaire que je suis chez Desjardins et pourtant je n'hésiterqais pas une seconde ! »

  • Lise Blais
    Inscrite
    mercredi 6 juin 2007 12h12
    Honte à Desjardins par Lise Blais
    « Dejardins, un fleuron bien québecois, qui met sur pied un vaste progamme de récupération afin se sauver des arbres... (et des coûts d'exploitation par le fait même)et s'en vante bien sûr; et qui dans la même ligne d'idée, hypocritement, veut permettre de dénaturer le parc des Ïles de Boucherville pour en tirer des revenus d'intérêts hypothécaire (ne s'en cachons pas) aine qu'un profit en gain de capital !

    Qulle honte et quel double langage. Hypocrite Desjardins ?

    Désolée mais je chande d'institution financière si cela se réalise et nous devrions être des milliers à le faire !

    Depuis la caisse scolaire que je suis chez Desjardins et pourtant je n'hésiterqais pas une seconde ! »

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