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Dumont sur la défensive

Charest finance son compromis avec le PQ en taxant les banques et les pétrolières

Antoine Robitaille   2 juin 2007  Québec
Mario Dumont
Mario Dumont
Québec — La crise budgétaire est terminée à Québec et la possibilité d'élections estivales hâtives est définitivement évitée. Le gouvernement Charest, minoritaire, s'est maintenu au pouvoir puisque son budget 2007-08, controversé, a été modifié et finalement adopté vers 12h20 hier par 46 votes en faveur contre 44 (les libéraux n'ont pu compter sur le vote de Lawrence Bergman, opéré récemment, et Michel Bissonnet, président de l'Assemblée). «À la prochaine!», a lancé le porte-parole adéquiste Gilles Taillon à l'issue du vote, lançant un regard plein de défi à ses vis-à-vis libéraux. Le chef de l'ADQ, Mario Dumont, s'est toutefois retrouvé sur la défensive en raison de son absence du parlement, jeudi soir, alors que le gouvernement et les parlementaires péquistes tentaient d'éviter des élections estivales.

Ainsi, comme elle l'avait promis jeudi soir, l'aile parlementaire du Parti québécois n'a délégué en Chambre que trois de ses élus — sur 36 — pour rejeter le budget libéral, de concert avec les 41 adéquistes: le chef du deuxième groupe d'opposition, François Gendron, le critique en matière de finances, François Legault, et la leader Diane Lemieux.

En contrepartie du geste salvateur des péquistes, Jean Charest a fait pour 111 millions de dollars de concessions au PQ, concessions qu'il a choisi de financer en frappant l'imaginaire populaire: il imposera davantage les pétrolières et les institutions financières, entreprises lucratives s'il en est. Plus précisément, il mettra en vigueur deux ans à l'avance une hausse de 2 % de leur impôt, passé dès hier de 9,9 % à 11,9 %. (Elle est à 14 % en Ontario, a souligné la ministre.)

Le Parti québécois aurait voté en faveur du budget si le gouvernement avait fait une ponction de 111 millions dans ses baisses d'impôt. Mais la méthode prévue par les libéraux «pour pourvoir ces sommes ne me déplaît pas et ne déplaît pas à notre formation politique, au contraire», a indiqué François Gendron en Chambre. Ce dernier a toutefois répété que, selon lui, les baisses d'impôt étaient une erreur et que 70 % de la population s'y opposait.

De la somme de 111 millions, une tranche de 60 millions est versée au budget de la Santé pour les soins à domicile et à la création de «groupes de médecine familiale»; 30 millions serviront à soutenir l'apprentissage des élèves en difficulté et 21 millions seront consacrés «aux régions-ressources pour qu'elles puissent diversifier leur économie et soutenir les projets d'innovation de leurs entreprises», a expliqué la ministre Monique Jérôme-Forget dans sa déclaration.

Heureuse de voir «son» budget adopté, cette dernière a reconnu qu'elle avait «sous-estimé l'importance» des demandes du Parti québécois, dont elle a par ailleurs salué «l'ouverture». En Chambre toujours, confessant avoir traversé avec «émotion» l'étape mouvementée de l'adoption du budget, Mme Jérôme-Forget a raconté avoir confié à son époux, récemment: «Je ne suis pas certaine que je n'étais pas plus nerveuse hier soir que je ne l'ai été la veille de mon mariage. Je ne suis pas sûre qu'il a trouvé ça très sympathique.»

«Sa Majesté» Dumont

L'ADQ s'est moquée de ces confidences et des effusions d'amitié interpartisane. «La ministre des Finances parlait de mariage, il n'y avait rien de trop beau; il manquait les confettis, les fleurs, mais il y avait une atmosphère de bonne entente», a déclaré Mario Dumont. Selon lui, pour éviter toutes ces «émotions», la ministre n'avait qu'à consulter les partis d'opposition «avant que le budget ne soit imprimé. C'était ça, son devoir», a laissé tomber M. Dumont.

Ce dernier était d'autant plus véhément qu'il a été la cible d'attaque, hier, pour avoir fui ses responsabilités de chef de l'opposition. En Chambre, Jean Charest a saisi la première occasion pour frapper. Après avoir rappelé la déclaration de M. Dumont du 12 avril — «On est l'opposition loyale de Sa Majesté» — et ajouté que celle-ci s'oppose presque toujours au budget, M. Charest a transposé les rôles: «Alors, Sa Majesté a choisi, hier, d'être absente. Et, pendant que Sa Majesté était absente, il y a des gens qui préparaient des solutions pendant que d'autres essayaient de préparer des élections.»

En point de presse, M. Dumont a nié formellement avoir quitté le parlement hier après-midi pour participer à des activités d'ordre électoral à Montréal. «C'est une totale fausseté. J'ai rencontré des gens en matière d'affaires autochtones, j'ai rencontré des groupes qui avaient des projets de développement économique, j'ai rencontré l'Union des artistes», a-t-il protesté. Mitraillé de questions, le chef de l'opposition a fini par lâcher: «Je le reconnais. Peut-être que c'était pas idéal d'être à Montréal. Mais à la fin, je vous dis que, ayant vu tous les événements, ç'aurait été d'une totale inutilité.»

M. Dumont n'était pas chaud à l'idée de rencontrer le premier ministre, a-t-il expliqué, parce que ce dernier lui aurait demandé, jeudi, qu'une partie de sa députation s'absente de la Chambre au moment du vote. «Il nous faisait l'invitation que les députés de l'ADQ restent cachés dans leurs bureaux!», s'est-il indigné en Chambre.

Plus tard en soirée, il a multiplié les interviews télévisées pour tenter de réparer les pots cassés. À LCN, il a déclaré: «Je suis conscient que j'ai mal paru», expliquant que, si le premier ministre lui avait fait une offre, il serait revenu «en deux heures et on aurait discuté de cette proposition». Il fustige aussi les 33 péquistes qui n'étaient pas en Chambre pour un vote aussi crucial que le budget. Selon lui, si le PQ ne s'était pas «mis à genoux», M. Charest aurait modifié son budget.

Le critique adéquiste en matière de finances, Gilles Taillon, a pour sa part décrit l'entente PLQ-PQ comme étant celle «d'alliés naturels en matière d'augmentation de l'endettement des Québécois». À ses dires, la hausse des impôts des pétrolières et des banques sera refilée aux consommateurs, ce qui annulera en partie les baisses d'impôt, lesquelles deviendront de toute façon «illusions» en raison des hausses de tarifs. «Ce budget, M. le Président, est cynique», a-t-il pesté.

Pluie d'annonces

Le budget étant maintenant adopté, les prochains jours verront une véritable pluie d'annonces libérales. Dans son discours du 24 mai, Mme Jérôme-Forget avait souligné que son budget n'était pas une «énumération d'annonces sectorielles». «Mes collègues du conseil des ministres détailleront au cours des prochaines semaines les priorités de leurs ministères en fonction des crédits dévolus.» Ainsi, lundi, certains ministres devront se montrer quasiment ubiquistes: Claude Béchard (Ressources naturelles) et Michelle Courchesne (Éducation) ont prévu deux annonces conjointes liées à l'enseignement collégial, l'une à La Pocatière et l'autre à Amqui. Mme Courchesne, encore, accompagnera le ministre du Revenu, Jean-Marc Fournier, dans deux autres annonces d'installations sportives, l'une en Montérégie et l'autre à la ville de Sainte-Catherine. Au nom de Mme Courchesne, le ministre du Travail, David Whissel, annoncera aussi des aides financières pour des installations sportives à Saint-Colomban et à Lakefield. Quant au ministre Couillard, il dévoilera un plan d'action au CSSS de Gatineau.
 
 
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  • Pierre Castonguay
    Inscrit
    samedi 2 juin 2007 00h27
    We all shine on...
    Mario Dumont se retrouve en planche sur le gravier des berges sous l'air d'un vieux tube de John Lenon.

    Mario Dumont surfait sur sa victoire récente. Il croyait que sa vague le porterait au delà des hauts fonds. Il se retrouve en planche sur le gravier des berges à se demander ce qui dans son entente tacite Charest-Dumont, a achoppé. Qui l'a trahi...

    C'est qu'au delà du leadership conservateur de Charest, au delà du financement conservateur-républicain qui le relie lui et Dumont à Harper, il y a l'alliance démocrate de l'infrastructure du parti Libéral avec l'infrastructure du parti Québécois. Deux grands navires se sont croisés loin des berges au large du fleuve. Au large des chefs qui surfent tant bien que mal au gré des vagues qui viennent se briser d'écume sur nos rives.

    L'aile démocrate québécoise a réglé le sort du Québec et se faisant, celui du Canada. Il y aura bien sûr, une contre offensive républicaine conservatrice mais elle a besoin d'une infrastructure que l'équipe de Mario Dumont n'est pas encore en mesure d'offrir à ce moment précis.

    Alors c'est la frustration. C'est le retour à la case départ. C'est le sortir de ce silence plein de recueillement au sein duquel l'Esprit-Saint devait confirmer Dumont premier ministre du Québec sous forme d'une langue de feu. On a eu beau ceindre son front de Saint Chrème Dumont sort du cénacle sans prise de pouvoir et encore meurtris de s'être fait doubler par les grands navires au large.

    Le lobby de l'armement et du pétrole n'est pas encore assez organisé au sein de l'infrastructure politique du Québec pour faire de Dumont un plénipotentiaire. La gouverne de la belle province ne s'achète pas encore comme un petit gâteau sorti d'une distributrice automatique : Instant karma is gonna get you.. Place toi ici mon Mario, ne dis pas un mot et recueille toi, la couronne va venir d'elle même ceindre ton front glorieux d'ex back bencher.

    Oui oui je te le jure Mario, Charest fait son dernier cadeau à ses militants sous forme de retour d'impôt puis les élections se déclenchent et tu prends le pouvoir :
    «Que ton règne vienne
    Que ta volonté soit faite sur terre comme au Ciel»

    Pendant que ces réflexions tournent dans la tête de Dumont et qu'il semble incapable de cacher sa déception, dans un célèbre dîner de Montréal dans lequel on a conservé de vieux juke box Würlitzer, un badaud glisse 50 sous et sélectionne la chanson de John Lennon que l'on peut entendrerésonner sur les murs échoïques de la Place Ville-Marie :

    Instant Karma's gonna get you
    Gonna knock you right on the head
    You better get yourself together
    Pretty soon you're gonna be dead
    What in the world you thinking of
    Laughing in the face of love
    What on earth you tryin' to do
    It's up to you, yeah you

    Instant Karma's gonna get you
    Gonna look you right in the face
    Better get yourself together darlin'
    Join the human race
    How in the world you gonna see
    Laughin' at fools like me
    Who in the hell d'you think you are
    A super star
    Well, right you are

    Well we all shine on
    Like the moon and the stars and the sun
    Well we all shine on
    Ev'ryone come on

    Instant Karma's gonna get you
    Gonna knock you off your feet
    Better recognize your brothers
    Ev'ryone you meet
    Why in the world are we here
    Surely not to live in pain and fear
    Why on earth are you there
    When you're ev'rywhere
    Come and get your share

    Well we all shine on
    Like the moon and the stars and the sun
    Yeah we all shine on
    Come on and on and on on on
    Yeah yeah, alright, uh huh, ah

    Well we all shine on
    Like the moon and the stars and the sun
    Yeah we all shine on
    On and on and on on and on

    Well we all shine on
    Like the moon and the stars and the sun
    Well we all shine on
    Like the moon and the stars and the sun
    Well we all shine on
    Like the moon and the stars and the sun
    Yeah we all shine on
    Like the moon and the stars and the sun
    Yeah we all shine on
    On and on and on and on and on

    Pierre Castonguay

  • André Doré
    Abonné
    samedi 2 juin 2007 09h52
    Mario Dumont: un petit chien...???
    À M. Sansfaçon (autre article de ce journal intitulé "Le vieux Dumont") et à M. David (L'absent)... sachez que n'est pas parce que le Premier Ministre (PM) me con-vo-que-rait à une réunion que je m'y pointerais en courant... Je vous assure que si c'était LUI qui se trouvait en demande, je lui offrirait 2 ou 3 plages de temps et il devrait se conformer à mon horaire...!!! Comme Monsieur Dumont, je ne suis pas un petit chien qui vient sur simple appel. Car même comme citoyen "ordinaire", j'estime que mon temps est aussi précieux que celui du PM, surtout quand je le vois faire perdre le temps de tout le monde en esquivant toutes les questions qu'on lui pose lors de la période consacrée à cette fin à l'Assemblée nationale...!!!

    Ceci étant dit, et pour commenter sur CET article, on doit savoir qu'on n'élit pas des députés à l'Assemblée nationale pour qu'ils paraissent bien. On les élit pour qu'ils soient efficaces. Et les événements nous démontrent que Monsieur Dumont a eu parfaitement raison de ne pas perdre son temps avec les demandes futiles de Charest qui aurait voulu que ses députés se cachent au moment du vote... comme l'ont fait les élus du Parti québécois. Comme l'a si bien dit Monsieur Dumont, il n'était pas en Europe, mais au bout du fil. Si Charest avait voulu satisfaire, même partiellement, l'une ou l'autre ou quelques-unes des exigences clairement exprimées de l'ADQ, il n'avait qu'une seule pression à faire... celle de son auriculaire gauche valide sur la touche pré-programmée, de son téléphone cellulaire, au nom du Chef de l'opposition...!!!

    Et il aurait fallu lui faire miroiter un biscuit... pas un os...!!! Wouf...!!! Wouf...!!!

  • Alain Carré
    Inscrit
    samedi 2 juin 2007 10h12
    Une nouvelle façon de faire de la politique, Bien sûr M. Dumont!
    Et oui, c'est la nouvelle façon de faire de la politique, c'est de s'absenter lors des enjeux important et de voter contre sans savoir ce que le budget comporte. Et ce même gars qui disait qu'il fallait donner la chance à du sang neuf et se débarasser des vieux partis. Ce qu'il a oublié de dire, c'Est que l'ADQ est un vieux parti enraciné depuis des dizaines d'années.

    Et on a eu la chance de voir que l'ADQ était loin d'apporter du sang neuf comme il l'a martellé durant les élections. Un manque de maturité flagrant et ce parti n'a pas pris ses responsabilités. Il a laissé la place au PQ qui a démontré un sens de l'écoute hors du commun comme on l'avait pas vu depuis longtemps. C'est le seul parti qui a compris le messgae de la population, pas d'élection cet été(70%). Donc, bravo au PQ d'avoir repris le flambeau laissé par la gang d'incompétent de l'ADQ. Et j'ajouterais un surnom à ce parti, des Pee-Wee, le nom n'est pas trop fort!

    Et pour ce qui est du Parti Libéral, ça démontré que Charest n'avait pas compris encore le message de l'électorat. Personne ne voulait de baisse d'impôt. Il s'est comporté comme s'il était majoritaire et il a donné des petites choses que le PQ demandait mais il se foutait d'aller en élection commme l'ADQ en plein été. Donc, un manque d'écoute de la part de Charest.

  • Jacques Morissette
    Abonné
    samedi 2 juin 2007 10h13
    La population vous attend à la prochaine élection monsieur Charest
    Ainsi, Jean Charest a choisi de financer les concessions qui ont été faites : « en frappant l'imaginaire populaire: il imposera davantage les pétrolières et les institutions financières, entreprises lucratives s'il en est. Plus précisément, il mettra en vigueur deux ans à l'avance une hausse de 2 % de leur impôt, passé dès hier de 9,9 % à 11,9 %. (Elle est à 14 % en Ontario, a souligné la ministre.)».

    Alors que c'est l'une des qualités primordiales d'un bon politicien, monsieur Charest semble avoir perdu le contact avec la vraie population. Le seul imaginaire que monsieur Charest a pu frapper dans sa décision est celui des personnes qui ne lisent pas et donc ne suivent pas vraiment le cours des décisions politiques. Alors que les autres, la majeure partie de la population savent très bien qu'en enlevant à Pierre pour donner à Jean, Pierre va se tourner vers la population pour compenser son manque à gagner.

    Il y a autres choses aussi que les gens savent intuitivement. C'est que seulement 8% de la population au Québec gagnent plus de $75000 par an et que les baisses d'impôts vont surtout avantagées et visées ces quelques 8% de la population. Ce qui veut dire que les autres 92% de la population seront perdant sur deux plans : 1) les pétrolières (un peu comme des colonialistes) vont augmenter le prix de l'essence à la pompe et les institutions financières vont faire de même à leur façon; 2) les baisses ne seront pas vraiment significatives non plus pour eux.

    Ceci dit, ma conclusion globale est simple : les 92% de la population vous attendent à la prochaine élection monsieur Charest. À moins que, chose peu probable, la majeure partie de ces 92% de la population soient ceux qui ne s'informent pas du tout. J'espère à tout le moins que ce n'est pas cela que vous avez pensé, monsieur Charest.

  • Daniel McGown
    Inscrit
    samedi 2 juin 2007 10h56
    dommage...
    ... que le gouvernement n'ait pas été renversé. J'aurais aimé voir la lieutenant-gouverneur du Québec - pour une fois que le poste aurait servi è quelque chose - offrir le poste de PM à Mario Dumont, pour que celui-ci fasse la preuve de l'incompétence de son équipe, et de l'étroitesse de ses idées.

  • Guy Archambault
    Abonné
    samedi 2 juin 2007 10h56
    Des élections en juillet, un drame ! Pourquoi ?
    Je vous en supplie, dites-moi où est le drame de voter en juillet.

    J'ai lu beaucoup sur le" pour " et le " contre" d'un budget contenant des baisses d'impôts. Des raisonnements qui m'ont permis de comprendre la passion à défendre l'une ou l'autre position.

    Je n'ai rien lu de vraiment rationnel sur le " pour " et le " contre" d'élections en juillet, rien pour m'aider à comprendre l'horreur des votants d'aller en élection en juillet.

    La classe politique n'a défendu son intention d'aller en élection en juillet que sur le seul argument apporté par les sondages, à savoir que les citoyens ne voulaient pas d'élections en juillet.

    Quelle différence y-a-t-il à aller en élection en juillet 2007 ou 3 mois plus tard en octobre, différence qui justifie la passion de ne pas aller en élection en juillet ? Le coût ?
    Une élection couterait vraiment moins cher en octobre 2007 ?

    À mon avis, il aurait suffit qu'une figure emblématique, soutenue par quelques leaders d'opinion, vante la priorité des principes, vante la capacité des électeurs à choisir entre une baisse d'impôts et un réinvestissement dans les services publics pour que fusse rétabli l'équilibre entre les deux positions : aller ou ne pas aller en élections en juillet.

    Mais je suis ouvert et disponible à recevoir toutes les informations qui m'aideront à comprendre que la tenue des élections en juillet eut été un drame horrible à vivre.

    Guy Archambault

  • Georges Paquet
    Abonné
    samedi 2 juin 2007 15h46
    À Guy Archambault: Juillet c'est tout ce qu'il y a d'été au Canada
    Cher Monsieur,
    Le grand inconvénient de tenir des élections en juillet, c'est que c'est la période des vacances et que les gens sont au chalet, en voyage dans les maritimes, aux États-Unis ou tout simplement autour de leur piscine et qu'ils se moquent bien de ce qui se passe à plus de trois pieds de leurs orteilles. Que ce soit de la politique locale, internationale ou universelle. La Télévision, la Radio, les Théatres et le Cinéma savent tous très bien celà. Si les politiciens ne la savent pas, c'est qu'ils sont déconnectés.
    Georges Paquet

  • hugues2
    Inscrit
    dimanche 3 juin 2007 16h01
    L'Autonomiste-fédéraliste était déjà en campagne
    Dommage que Dumont ait manqué une si belle occasion de montrer qu'il est un vrai leader. Malheureusement, au yeux de la "droite-gino" son image de bon père fouettard demeure toujours aussi forte au près de cet électorat amnésique et peu politisé.

  • Michel Lacey
    Inscrit
    dimanche 3 juin 2007 20h34
    Les convictions des PQuistes
    Tout comme la loi No 1 du parti québécois, la menace de renversement du gouvernement de la semaine dernière au sujet du budget ("ce budget était tout à fait inacceptable") a été, elle aussi, tout simplement mis aux oubliettes. Jamais le PQ n'aurait défié les libéraux. Il ne faut pas oublié qu'il s'agit d'un parti sans chef, sans programme réel et sans stratégie. On voit donc que peu importe les évènements, ce n'est que le pouvoir potentiel qui mène ces gens et non le bien de la population.

  • Roger Kemp
    Inscrit
    lundi 4 juin 2007 09h18
    Assumez les conséquences de votre chef adéquiste
    En réponse aux commentaires de André Doré, je tiens à vous rappeler que votre monsieur Dumont est depuis le 26 mars le chef de l'opposition officielle pas seulement l'opposition adéquistes mais de toute la population du Québec. Le rôle de l'opposition n'est pas de s'opposer systématiquement mais de surveiller et de dénoncer ce qui lui semble injuste pour l'ensemble de la population. Or, lors de la crise sur le budget, il aurait dû attendre la lecture du budget pour annoncer son opposition, deuxièmement il aurait dû participer à trouver une solution équitable pour le bénéfice de la population et démontrer ainsi son sens de leadership. Il choisissait ou son entourage politique choisissait plutôt de ne pas remplir le rôle pour lequel il a été élu. Il doit maintenant en assumé les conséquences de son manque de jugement et de maturité politique. Je rajouterai que j'aimerais bien qu'il fasse la démonstration noir sur blanc du genre de budget que son parti aurait présenté dans les circonstances. À quoi ressemblerait un premier budget adéquiste? Pouvez-vous me le dire? S'il ne voulait pas des baisses d'impôts où aurait-il affecté les 700 millions provenant du déséquilibre fiscal? Pourquoi n'a-t-il pas présenté sa solution à monsieur Charest? Nos élus ne doivent-ils pas travailler au mieux-être de la collectivité? C'est ce que le PQ a tenté de faire mais il était seul à mettre de la pression sur monsieur Charest. Où était monsieur Dumont? Il se foutait des québécoises et des québécois et ne pensait qu'à son égo.

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