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L'absent

Michel David   2 juin 2007  Québec
Jeudi soir, alors que tout le monde sur la colline parlementaire se demandait si le gouvernement Charest vivait ses dernières heures, Claude Béchard croyait se souvenir qu'à la veille du congrès où le PLQ allait enterrer le rapport Allaire, en août 1992, on cherchait déjà Mario Dumont.
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  • François Giguère - Abonné
    2 juin 2007 01 h 00
    Je pense que le PQ en sort grandi et que ça devrait se refléter dansles prochains sondages
    D'abord quel homme charmant que ce monsieur Gendron. Je ne parle pas de l'échange de mamours avec madame Jérôme-Forget, car je ne l'ai pas vu. Je parle de son point de presse en compagnie de monsieur Legault. Je comprends qu'il soit député depuis si longtemps.

    Je considère que le PQ a été relativement parfait dans les circonstances. Aurait-il pu négocier encore plus fort? Sans doute. Mais jusqu'où? Malgré les périodes de tentation par lesquelles est passé le caucus, il est clair que la décision profonde de ce parti(sans doute de madame Marois) était de ne pas aller en élection. Par respect pour la population qui ne voulait pas d'élection estivale. Et sans doute aussi parce qu'il jugeait que ce n'était pas son heure. Je pense qu'il sort grandi de cette histoire et ça devrait normalement se vérifier dansles prochains sondages.


    Quant à Jean Charest, vous avec raison. Il n'a pas été à la hauteur. Après le résultat du 26 mars et avec les messages de la population à travers les sondages, un politicien le moindrement d'envergure et de qualité ne se serait pas enfargé longtemps dans la promesse des baisses d'impôt. Dans ma tête Charest c'était son dernier test. Il ne l'a pas passé. Moi qui pensais que le nécessaire abaissement des clôtures partisanes propre à un gouvernement minoritaire allait lui permettre de reprendre du panache et de retrouver de la hauteur, de l'intelligence et de la créativité,je me suis royalement trompé. Est-ce son esprit partisan qui est trop fort et qui vient obscurcir son intelligence et fausser son jugement? Ne serait-il pas plutôt un peu borné? Ne manquerait-il pas tout simplement de gabarit?

    Et Mario Dumont? Était-il réellememt prêt à aller en élection? Sans doute en avait-il envie en raison des sondages? On ne le saura jamais. Il avait le confort d'être à peu près sûr que le P.Q négocierait. Il ne portait ainsi l'odieux de rien. Il pouvait ainsi avec un tantinet de tartufferie camper la dignité de l'opposition officielle.L'ADQ est encore sur une vague. Mais au contact de la réalité celle-ci va s'aplanir un peu. Enfin, en marge de tout cela, j'ai eu le sentiment que Mario Dumont avait surtout l'air mêlé cette semaine
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  • Jean St-Jacques - Abonné
    2 juin 2007 07 h 39
    Dumont pouvait s'absenter
    Il pouvait bien s'absenter jeudi dernier car Charest l'avait ignoré les jours précédents et s'était orienté vers le PQ. On aurait dit que l'ADQ n'existait pas. Il a attaqué Dumont avec dédain comme il sait le faire au lieu d'avouer sa faute de présenter un budget intelligent. Madame Forget est le diable en personne et elle a le don de faire rager tout le monde par son attitude hautaine et provocatrice.

    On pourrait s'attendre à des discussions relevées chez nos élus et non des accusations malsaines. Nos politiciens manquent de respect et préfèrent se lancer des bêtises. Je garde un goût amer de cette épisode de la vie parlementaire et il ne faudrait pas s'étonner que le peuple devienne de plus en plus indifférent envers le gouvernement.
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    2 juin 2007 10 h 27
    Charest et Pyrrhus: le début de la fin
    Monsieur Charest et son bouteur (bulldozer en amarikain) Madame Forget s'imaginent avoir gagné une bataille en s'obstinant à l'encontre des souhaits des trois quarts des Québécois. Mais il est loin d'avoir gagné la guerre et encore moins d'avoir gagné la paix.

    Le Grec Pyrrhus avait aussi défait les Romains à Héraclée en lançant dans la bataille ses énormes éléphants, mais il fut en fin de compte défait dans l'ultime bataille de Beneventum qui marqua le début de la fin de la suprématie militaire des Grecs sur les Romains.

    Beneventum « Bon événement » ...
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  • Roland Berger - Abonné
    3 juin 2007 17 h 16
    L'absence remarquée de Dumont
    La politique est un spectacle pour les badauds que sont les électeurs. Comme détenteur du second rôle de la pièce de théâtre qui s'est joué la semaine dernière, Dumont devait être présent. Nous sommes modernes certes, mais le théâtre ne se joue pas encore sur cellulaire. Autrement, Mario Dumont avait parfaitement raison de s'occuper de la prise du pouvoir qu'il croit à portée de main.
    Roland Berger
    London, Ontario
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