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La baisse d'impôt entraînerait une petite impasse financière

Robert Dutrisac   1 juin 2007  Québec
Monique Jérôme-Forget
Photo : Jacques Nadeau
Monique Jérôme-Forget
Québec — En raison de la baisse d'impôt de 950 millions, le budget déposé par Monique Jérôme-Forget se traduira par une impasse financière de 259 millions en 2009-10, une somme insignifiante et facile à résorber, selon le ministère des Finances.

La ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, avait demandé à son ministère de rendre publiques des projections sur plusieurs années afin de montrer l'effet de son budget sur les finances publiques à moyen terme. Le sous-ministre des Finances, Jean Houde, accompagné de sous-ministres adjoints et du secrétaire du Conseil du trésor, Luc Meunier, a donné un briefing technique pour présenter ses projections portant sur les années 2009-10 à 2011-12.

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de finances, Gilles Taillon, soupçonnait déjà que l'ampleur de la baisse d'impôt consentie par le gouvernement Charest risquait de rompre l'équilibre des finances publiques à compter de 2009-10. «Il y a une impasse. Il n'y a rien qui modifie mon appréhension», a-t-il indiqué au Devoir hier. Il a reconnu que cette impasse n'est pas aussi considérable que celle à laquelle il s'attendait. Il a dit vouloir poursuivre son analyse des chiffres fournis par le ministère hier.

Ces projections tiennent compte non seulement de l'effet de la baisse d'impôt de 950 millions, qui entrera en vigueur sur une pleine année financière en 2008-09, mais aussi de la baisse graduelle de la taxe sur le capital et de son abolition complète en 2011-12. Cette abolition prive l'État de 869 millions par année.

Alors que le plan budgétaire prévoit l'atteinte du déficit zéro pour l'année en cours et l'an prochain, les projections montrent qu'au delà de 2009-10, où l'impasse de 259 millions apparaît, le gouvernement renoue avec un solde budgétaire positif. Il dégage de légers surplus de 193 millions en 2010-11 et de 40 millions en 2011-12.

Pour arriver à ce résultat que le ministère des Finances juge gérable, le gouvernement doit limiter la croissance de ses dépenses à 3 % en 2009-10, le même pourcentage que prévoit le budget pour 2008-09. À ce degré de croissance générale des dépenses, le gouvernement pourra consentir une hausse de 5 à 6 % des budgets alloués à la santé et à l'éducation dans la mesure où les budgets des autres ministères, globalement, sont gelés, ont soutenu les hauts fonctionnaires. Notons que la croissance des dépenses de programmes a été de 5,2 % en 2006-07 et qu'elle sera de 3,9 % en 2008-09.
 
 
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    1 juin 2007 08 h 01
    Y'a des trous partout
    Les petites impasses financières, il semble y en avoir partout dans le réseau public. Les commissions scolaires, les universités, les hôpitaux etc...En plus, notre dette collective continue d'augmenter à chaque année. Il semble qu'il n'y a que l'ADQ et la prochaine génération pour s'en préoccuper ce qui n'a pas empêché cette baisse d'impôt dont, au moins la moitié, aurait bouché quelques trous incluant ceux dans nos voies publiques
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  • Normand Laporte - Abonné
    1 juin 2007 13 h 52
    Sa majesté
    Quand j'entends Jean Charest de parler de sa majesté envers Mario Dumont sa me fait rire.Vraiment Jean Charest devrait descendre de son piédestale pour être au niveau des citoyens.Quand 77% de la population lui dise qu'il ne veulent pas de baisse d'impôt et qu'il ignore complètement ces résultats qui est "Sa Majesté" Mario ou Jean?
    Jean Charest me fait penser à un gourou, il veut aller au suicide mais entrainer tous ses membres. Ce serait beaucoup plus honorable de sa part de démissionner,je sais que c'est beaucoup demander pour ce prétentieux.
    Pour terminer Mme Forget croyez-vous vraiment que les pétrolières et les banques vont vraiment payer ces hausses d'impôtes? Je crois que nos politiciens nous prennent pour des cruches
    Normand
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